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Église paroissiale Saint-Saturnin (Belz)

Dossier IA56005471 inclus dans Bourg de Belz réalisé en 2006

Fiche

  • Vue générale sud.
    Vue générale sud.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • cimetière
    • chapelle
    • croix monumentale
    • enclos
Vocables Saint-Saturnin
Parties constituantes non étudiées cimetière, chapelle, croix monumentale, enclos
Dénominations église
Aire d'étude et canton Ria d'Etel - Belz
Adresse Commune : Belz
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 2003 AE 102

L'église ancienne : L'église est dédiée à saint Saturnin, évêque martyrisé à Toulouse vers 250. D'après Danigo, l'église conservait des parties romanes, mais avait été fortement remaniée au 15e siècle, puis en 1678. La chapelle sud devait appartenir primitivement à la maison de Keryargon, avant de tomber sous l'apanage des Rosmadec (Danigo, 1986). Les sources étudiées à ce jour ne permettent pas de confirmer explicitement ce changement d'attribution : En 1679, Jacques de Trevelec, déclare une chapelle prohibitive de la seigneurie de Keriargon, en l´église paroissiale de Belz, dédiée à saint Sébastien avec bancs et lisières (AD56, 3 A3). En 1684, Gabriel Sébastien de Rosmadec, seigneur du Plessis de Rosmadec, déclare pour la seigneurie de Kerlutu, les droits et prééminences dans le choeur de l´église paroissiale Saint Saturnin de Belz, et deux chapelles étant dans le cimetière, l´une dédiées à Notre-Dame de Pitié et l´autre à sainte Anne, avec droits de bancs, armes, écussons, lisières et autres droits honorifiques (AD56, 3 A3). L'église, bien que restaurée par les paroissiens au lendemain de la Révolution, est dans un état très délabré en 1832. Jamais des fonds suffisants ne seront réunis ni pour la restaurer ni pour l'agrandir. Elle est démolie en 1913, pour être remplacée par l'édifice actuel, la translation du cimetière ayant été opérée depuis 1882. La nouvelle église : Les plans de l'église sont de l'architecte Meignan de Saint-Brieuc, repris sur quelques détails, lorsque le projet se concrétise, par Pitou, architecte à Paris et Jamet, entrepreneur à Plouharnel. Les travaux démarrent en mai 1914. Entre temps on avait pris soin de construire un sanctuaire provisoire à proximité du cimetière (repéré). Malgré la déclaration de guerre, ils se poursuivent jusqu'à la fin de l'année. L'évêque Mgr Gouraud vient bénir l'église le 6 décembre 1914, réalisée uniquement avec les deniers de la paroisse et de l'évêché (Danigo, 1986). Cependant l'oeuvre reste inachevée. Par faute de crédit la dernière travée ouest et son clocher ne sont pas construits. En 1935 un abri pour les cloches est bâti contre la façade occidentale.

Période(s) Principale : Milieu du Moyen Age , (détruit)
Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 15e siècle , (détruit)
Secondaire : 17e siècle , (détruit)
Dates 1678, daté par source, daté par travaux historiques
1914, daté par travaux historiques
1935, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Meignan, architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Jamet Pierre, entrepreneur, attribution par travaux historiques
Personnalité : Guimarho Jean, donateur, attribution par travaux historiques
Personnalité : Rosmadec de, donateur, attribution par travaux historiques
Personnalité : Collet, commanditaire, attribution par travaux historiques

L'église ancienne : Sur un terrain en pente, l´église se trouvait dans un enclos cerné et retenu par des murs de soutènement et de clôture, avec portail au sud. La chapelle Notre-Dame du 16e siècle (détruite), occupait la partie sud-est de cet enclos et l´église la partie nord. Le cimetière s´étendait dans l´espace libre de l´enclos. Le cadastre ancien, le plan dressé par Jamet, architecte du projet de construction de la nouvelle église (AD56, 2 0 13-5), et les descriptions anciennes, confirment que l´édifice adoptait un plan en croix latine, à transept peu saillant au nord et augmenté d´une chapelle au sud. Le chevet était de forme polygonale. Un porche à bancs de pierre, avançait également au devant de la porte sud. Le clocher en charpente se trouvait au centre de l´édifice. Le pignon occidental du 17e siècle, était ouvert d´un large portail encadré d´une simple moulure, surmonté d´un oculus et de deux niches latérales dont l´une abritait la statue de saint Saturnin (Danigo, 1986). A l´intérieur, le choeur ouvrait sur le transept par une arcade brisée. Vestige de l´édifice roman, une seconde arcade soutenue par deux colonnes cylindriques engagées, minces et élevées séparait le transept de la nef. Celle-ci était éclairée de fenêtres hautes et étroites (Rosenzweig, 1863). Une vaste tribune était adossée contre le mur pignon ouest. L´ensemble était couvert d´un lambris peint d´un ciel étoilé (Danigo, 1986). Un devis de réparation dressé en 1768, dévoile que le choeur de l´église renfermait un retable à colonnes de pierre, un tableau de contre-table devant lequel était placé un tabernacle en bois doré au dessus d´un autel tombeau également en bois. Une table de communion à balustrade fermait le sanctuaire (AD56, B 2039). La nouvelle église : L'édifice occupe dans des proportions bien supérieures, l'emplacement de l'ancienne église. De plan en croix latine, elle comporte une nef flanquée de deux collatéraux. Les croisillons du transept peu saillants disparaissent en plan, derrière les deux sacristies accolées au nord et au sud du chevet polygonal. La nef est à quatre travées et le choeur à trois pans est précédé de deux travées. Toutes bénéficient de l´éclairage direct des fenêtres hautes, tandis que les collatéraux diffusent dans la nef la lumière de leurs propres fenêtres. Le pignon occidental offre les stigmates de l´oeuvre inachevée : arcs doubleaux en pierre blanche de la nef et des collatéraux, bouchés. L´ensemble des parements extérieurs est constitué d´une maçonnerie de moellons provenant probablement de l´édifice antérieur. Seuls les entourages de baies, soubassements, contreforts et corniches, sont appareillés en pierre de taille de granite gris éclaté. Ces dispositions suggèrent la présence d´un enduit qui ne fut jamais posé et reflètent une mise en oeuvre propre à l´entrepreneur Jamet. A l´intérieur l´église est entièrement voûtée en pierres blanches : voûtes d´arrêtes pour les collatéraux et voûtes à nervures quadripartites dans la nef, le transept, et partie du choeur. Les doubleaux ainsi que les nervures des ogives descendent sur les piles quadrilobées. Le chevet présente aussi un couvrement nervuré sur abside à trois pans. Il est éclairé par trois hautes baies à deux lancettes et tympan au remplage quadrilobé. L´ensemble sobre mais élancé s´inspire du style gothique rayonnant, dans une interprétation dépouillée que confirme par exemple le traitement des chapiteaux prismatiques aux faces lisses.

Murs granite
calcaire
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau, 3 vaisseaux
Couvrements lambris de couvrement
voûte d'ogives
voûte d'arêtes
Couvertures toit à longs pans
appentis
Typologies edifice néogothique rayonnant

L'église Saint-Saturnin de Belz est une illustration tardive de la frénésie constructive d'églises neuves en Bretagne dans la seconde moitié du 19e siècle et au début du siècle suivant.

Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • 20065604726NUCA : Archives communales de Belz

    20065604736NUCB : Archives départementales du Morbihan, 3 Fi.

    20065604737NUCA : Archives départementales du Morbihan, 2 O 13-5.

    20065604733NUCB : Archives départementales du Morbihan, 5 Fi.

Références documentaires

Bibliographie
  • ROSENZWEIG Louis. Répertoire archéologique du département du Morbihan. Paris 1963.

    col. 18 - 20
  • DANIGO Joseph. Eglises et chapelles du doyenné de Belz. Bannalec, 1986.

    p. 14-22