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Abattoir public municipal, rue du Guindy (Tréguier)

Dossier IA22133110 réalisé en 2016

L'abattoir public municipal de Tréguier a été construit ex nihilo en 1908 pour répondre aux besoins des bouchers et charcutiers alors que la ville compte plus de 3000 habitants. Son implantation en périphérie de la ville permet de bénéficier d'un espace important pour parquer les bêtes tout en évitant les nuisances de bruit et d’odeurs. L'abattage des animaux dans un établissement public permet de le soumettre à la surveillance constante de l'autorité administrative.

L'architecte de la Société générale des abattoirs municipaux de France a puisé dans le vocabulaire classique les formes de ces bâtiments. Ces derniers sont à la fois fonctionnels - par le souci de la distribution du bâti ou de l’écoulement des fluides par exemple - et rendus beaux par la symétrie de la composition – halle et logement administratif dans une cour fermée, ou encore par la polychromie revendiquée qui s’installe entre les briques rouges et les pierres de taille de granite clair d'une part, et l'enduit couleur sable du bâtiment administratif d'autre part.

Les archives de l'abattoir conservées dans le fonds des archives municipales de Tréguier apportent une connaissance précise de l’histoire de cet équipement, des projets d’implantation de 1907 à la fermeture de l'abattoir en 1986 en raison de sa vétusté. Les bâtiments et la cour de l'ancien abattoir public de Tréguier abritent aujourd'hui les ateliers municipaux. A l’intérieur de l'abattoir subsistent des vestiges du matériel de second œuvre, à savoir, des portes métalliques, des potences et un monorail pour le transport des carcasses, des treuils et des ensembles de crocs de boucher.

Destinations atelier, remise
Dénominations bureau, conciergerie, atelier de fabrication, abattoir, étable
Aire d'étude et canton Schéma de cohérence territoriale du Trégor - Tréguier
Adresse Commune : Tréguier
Adresse : Rue du Guindy

Dès 1906, la construction d'un abattoir public municipal est projetée pour les besoins de la ville de Tréguier afin de mieux contrôler l'abattage des animaux qui continuait de se faire à domicile. Ce projet est soutenu par la Société générale des abattoirs municipaux de France dont le siège social se trouve à Paris.

Si l'anse Sainte-Catherine située le long du Jaudy (originellement sur le territoire de la commune de Tréguier) avait été pressentie pour implanter cet équipement, c'est un autre site - dominant la ville de Tréguier au lieu dit Parc Bian - qui a finalement été retenu en 1908. L'enquête publique ouverte le 9 décembre 1907 concernant l’implantation dans l'anse Sainte-Catherine avait en effet soulevé quelques points négatifs. A cet emplacement se posait à la fois la question du respect des règles d'hygiène et de salubrité publique - compte-tenu de la présence d'un ruisseau - mais aussi, la question du maintien de l'accès à la fontaine et au routoir de Sainte-Catherine pour les usagers de la ferme (propriété de Émilie Calvez, veuve de Joseph Le Dû).

Le terrain appelé Parc Bian d'une contenance de 21 ares (2100 m2) a été acheté le 30 avril 1908 à la famille du Réau de la Gaignonnière par la ville de Tréguier afin d'y implanter l'abattoir public et la voie d'accès (large de 5 mètres) depuis le chemin de grande communication de Tréguignec à Tréguier. Le montant de la transaction s’élève à 1680 francs. Au nord de ce terrain passe la venelle Lapie tandis qu'à l'ouest commence la propriété de Kerguézec (la conduite des eaux résiduaires de l'abattoir passe à travers cette propriété et débouche au Guindy).

Le "devis descriptif" émanant de la Société générale des abattoirs municipaux de France dressé le 1er novembre 1907 à Paris a été approuvé par le préfet des Côtes-du-nord le 23 mars 1908. Conservé dans le fonds des archives municipales de Tréguier sous la cote 4F15, ce devis comprend 10 articles. Plans d'ensemble et de détails, et "devis descriptif" sont remis à l'entrepreneur (non connu) en charge de réaliser les travaux.

La provenance des maçonnerie est décrite avec soin dans le devis descriptif : "pierre de taille de l'île Grande teinte uniforme [granite]", "brique de Saint-Ilan [Langueux]" ou "moellon de Traumeur en Trélarzec [Traou Meur en Trédarzec]" assemblé avec un "mortier de chaux hydraulique de Marans" ou "mortier de ciment Portland de Boulogne, marque Demarle et Lonquety ou équivalent" et un "sable de mer, lavé ou de mine parfaitement purgé". Soubassements en "moellons de La Clarté [Perros-Guirec], [granite] rose à gros grains".

Si il s'agit d'une architecture avant tout fonctionnelle, le décor est soigné alternant briques et pierres de taille de granite clair : "Les parties formant décoration architecturale seront en briques apparentes, rouges, repressées premier choix et pierre de l'île Grande" ; "angles du bâtiment côté façade […], en briques apparentes, rouges, repressées pour être rejointoyées, et pierre de taille de granite par assises régulières" ; "encadrements des baies du pavillon d’administration [...] en briques et pierre de taille […], pour les autres baies, arc en briques avec clef et sommiers en granite […]" ; "tous les appuis des baies, les bandeaux, clefs, sommiers, les couronnements des souches de cheminées, les socles et chapiteaux des pilastres du portail d'entrée, les seuils et marches seront en pierre de taille de l'île Grande". Idem pour "les baies ajourées de la halle d'abattage des bouchers et celles du pendoir - dégraissoir et triperie des charcutiers, en briques pleines ou creuses de 0,04 cm d'épaisseur et plâtre".

Les archives municipales de Tréguier conservent plusieurs règlements administratifs de l'abattoir public : le plus ancien était annexé au traité de concession avec la Société générale des abattoirs municipaux de France daté des 30 septembre et 3 octobre 1907 ; le second, daté du 9 novembre 1908 et précédent de peu l'ouverture de l'abattoir.

L'abattoir public de Tréguier a été construit de mai à novembre 1908 : il a été ouvert le 1er décembre 1908.

Quoique placé au milieu d'une région d'élevage importante, l’abattoir municipal de Tréguier est menacé de fermeture dès 1961 par le nouveau plan d'équipements publics. En 1963 est proposé par la municipalité un projet d'agrandissement et de modernisation de l'abattoir avec l'achat d'un terrain contigu de 2500 m2. A cette date, 23 bouchers et charcutiers fréquentent régulièrement l'abattoir.

En 1966, l’abattoir de Tréguier apparaît toujours comme "trop exigu et ne répondant pas au besoin des bouchers". Sont dénoncés : "la vétusté", "l’exiguïté" et "manque d'appareillage moderne". Le maire de Tréguier intervient alors au niveau national pour demander la construction d'un abattoir industriel moderne afin de traiter les 670 tonnes annuelles de viande.

En 1974, le syndicat départemental de la boucherie et boucherie-charcuterie des Côtes-du-Nord - en l’occurrence les bouchers du secteur de Paimpol, Tréguier, Pontrieux et Lannion, s’inquiète de la fermeture prévue des abattoirs pouvant "favoriser l'abatage clandestin, les éleveurs n'étant pas disposés à effectuer de longs trajets […], augmenter le chômage par la suppression d'emplois, tueurs, et ouvriers bouchers dont les patrons ne justifieront plus le maintien".

L'abattoir de Tréguier est un équipement ancien qui apparaît fortement déficitaire : il est en sursis depuis l'année 1978. Depuis cette date en effet, la conservation de l'abattoir est conditionnée au fait que la viande ne sorte pas du territoire de la commune, hors les 2/3 de l’abattage réalisé est fait pour des communes des alentours. Quoique l'abattoir de Pontrieux reste ouvert, les services vétérinaires plaident pour un grand abattoir public à Saint-Brieuc.

Du point de vue de la pollution des eaux, la conservation de l'abattoir de Tréguier nécessiterait la "séparation des réseaux d'eaux usées et d'eau non polluées", un "dégraissage / dé-grillage, tamisage" et l'épuration des eaux usées. Du point de vue vétérinaire, les améliorations à prévoir sont nombreuses : appareil de mesure et de contrôle, comptabilité du sang et amélioration des méthodes d'entretien, collecte du sang, dispositif de stockage des abats, gras et suifs, aménagement des fumières, transport à sec des matières stercoraires...

Le 22 avril 1985, un courrier du préfet des Côtes-du-nord signale une nouvelle fois au maire de Tréguier "les mauvaises conditions d'hygiène" de l'abattoir dont le directeur des services vétérinaires a rendu compte dans son dernier rapport. Le même jour est pris un arrêté préfectoral prescrivant l'arrêt de fonctionnement de abattoir. Après 77 ans d'activité, l'abattoir public de Tréguier a fermé ses portes le 1er janvier 1986.

Les bâtiments et la cour de l'ancien abattoir public de Tréguier abritent aujourd'hui les ateliers municipaux.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1908, daté par source
Auteur(s) Auteur : Société générale des abattoirs municipaux de France,
Société générale des abattoirs municipaux de France
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architecte, attribution par source

Ensemble de bâtiments clos de murs destinés à l'abattage des animaux de boucherie (bovins, veaux, moutons et porcs). Face à l'entrée située au sud-est, se trouve le bâtiment administratif et, à la suite, la grande halle-abattoir. A l'arrière de la halle-abattoir, "bouverie" à un étage (du latin bovaria signifiant littéralement "l'habitation des bœufs") permettant le stockage du fourrage et longue étable à boxes individuels (à veaux, à moutons et à porcs) en appentis contre le mur de clôture. La cour permet une circulation aisée des animaux (morts ou vifs) et des personnels autour des bâtiments. Bâtiments d'abattage et cour sont reliés à un système de collectage et d'évacuation des fluides.

Constructions en maçonnerie de moellon enduit au ciment à l’exception de l'étable en appentis uniquement élevée en brique. Entourages des ouvertures, chaînages d'angle et bandeau alternant pierre de taille de granite gris de l'île Grande à Pleumeur-Bodou et brique de Saint-Ilan fabriquée à Langueux. Soubassement en pierre de taille de granite rose provenant de La Clarté à Perros-Guirec. La maçonnerie en moellon est dite en opus incertum à joints creux [maçonnerie réalisé avec des petits moellon en pierre de dimension et de forme irrégulières]. Fenêtres à linteau en brique en arc segmentaire et clef en granite ; volets métalliques en place et portes en bois. La halle-abattoir est dotée d'une charpente en fer et d'une couverture en tuile mécanique à longs pans surmontée par un lanterneau permettant une ventilation naturelle. Un caniveau court tout autour des bâtiments.

Le bâtiment administratif est doté d'une cave, d'un rez-de-chaussée surélevé et d'un étage carré. Il abritait des bureaux et les logements des receveur et concierge (logement patronal). Un "lavabo–vestiaire", deux "water-closet" et deux urinoirs sont dédiés aux usagers de l'abattoir.

Au nord de la halle-abattoir, cinq portes en bois à double battant permettaient l'entrée des animaux arrivant de l'étable dans les échaudoirs (lieux où l’on abat). Ce bâtiment regroupe "l'échaudoir", le "pendoir-dégraissoir" et "triperie des charcutiers", la "chambre aérothermique" et la "halle d'abattage des bouchers" (située au sud). La "chambre aérothermique" permet de conserver les viandes pendant plusieurs jours à "température uniforme" et par ventilation forcée. Les pignons nord et sud de la halle possèdent chacun une double porte surmontée d'une ouverture hémisphérique ajourée en brique permettant l'aération générale du bâtiment.

A l’intérieur de l'abattoir subsistent des vestiges du matériel de second œuvre à savoir, des portes métalliques, des potences et un monorail pour le transport des carcasses, des treuils et des ensembles de crocs de boucher. Sur une plaque émaillée fixée au mur de abattoir, on peut lire : "Installation mécanique et appareils de la maison Falcot Frères / Lyon-Soissons". Cette entreprise était spécialisée dans les appareils de pesage et matériels d'abattoir à savoir : grues, treuils, crochets d'étals et accessoires...

Murs schiste moellon enduit
Toit tuile plate
Étages rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvrements
Couvertures toit à longs pans
États conservations établissement industriel désaffecté, état moyen
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Quelques statistiques annuelles de l'abattoir de Tréguier (Archives municipales de Tréguier, 4F15)

    En 1973, 291 tonnes ont été abattues pour un tonnage journalier en pointe de 3 tonnes.

    En 1978, c'est 626 bovins, 542 veaux, 126 moutons et 1055 porcs qui sont abattus dans l’abattoir de Tréguier ce qui représente 2349 bêtes pour un poids total de plus de 311 tonnes ! (311 350 kilogrammes). Le poids moyen des porcs est de 72 kilogrammes avec un pic d’abatage en juillet et août.

    En 1981, c'est 482 bovins, 542 veaux, 143 moutons, 1109 porcs et un équidé qui sont abattus dans l’abattoir de Tréguier ce qui représente 2277 bêtes pour un poids total de plus de 258 tonnes (258 994 kilogrammes).

    En 1982, c'est 465 bovins, 422 veaux, 159 moutons, 1045 porcs qui sont abattus dans l’abattoir de Tréguier ce qui représente 2091 bêtes pour un poids total de plus de 240 tonnes (240 664 kilogrammes).

    En 1983, plusieurs usagers fréquentent régulièrement l'abattoir pour un total de 145 tonnes (chiffres de 1982 pour les gros bovins et veaux), par ordre décroissant :

    - Ange Collet (Langoat) : 25,8 tonnes,

    - Roger Ropars (Plougrescrant) : 24,1 tonnes,

    - Pierre Rio (La Roche-Derrien) : 17,6 tonnes

    - Jean Diagorn (17 place du Martray à Tréguier) : 15,6 tonnes

    - Pierrick Hegaret (Pleubian) : 15,6 tonnes,

    - Yves Loas (Pleumeur-Gaultier) : 14,5 tonnes,

    - Jean Piguel (Penvénan) : 11,3 tonnes,

    - Maurice Burel (Trélévern) : 10,8 tonnes,

    - Jean-Pierre Cantrelle (Pleudaniel) : 5,7 tonnes,

    - Jean-Yves Jegou (20 place du Martray à Tréguier) : 3,5 tonnes,

    - Jean-Claude Lebras (1 rue Renan à Tréguier) : 648 kilogrammes,

    - Jean Trémel (Trédarzec) : 362 kilogrammes.

    En 1984, c'est 305 bovins, 275 veaux, 155 moutons, 861 porcs qui sont abattus dans l’abattoir de Tréguier ce qui représente 1596 bêtes pour un poids total de plus de 175 tonnes (175 534 kilogrammes).

    En 1985, c'est 312 bovins (dans le détail : 5 taureaux, 42 bœufs, 231 génisses, 44 vaches), 220 veaux, 290 moutons, 770 porcs et 2 équidés qui sont abattus dans l’abattoir de Tréguier ce qui représente 1594 bêtes pour un poids total de plus de 169 tonnes (169 639 kilogrammes).

  • Extraits de courriers au sujet de l'abattoir de Tréguier, année 1961 (Archives municipales de Tréguier, 4F15)

    Dès 1961, l’abattoir municipal de Tréguier est menacé de fermeture par le nouveau plan d'équipements publics. Placé au milieu d'une région d'élevage importante, l'abattoir de Tréguier évite pourtant de grands déplacements onéreux pour les cultivateurs et bouchers. Alors même qu'un abattoir privé à gros débit fonctionne à Plouaret, un abattoir public de 4000 tonnes est implanté à Lannion et maintenu.

    Le maire de Tréguier écrit à un autre élu le 13 octobre 1961 : "[….] si nous n'obtenons pas satisfaction, je reprendrai ma canne à pêche et mon fusil. Depuis 3 ans bientôt, nous avons fait de gros efforts pour la renommée de notre petite ville, comme l'on dit, par les moyens du bord, mais quand il s'agit d'obtenir une aide efficace des pouvoirs publics, nous l'attendons toujours. Depuis moins de 4 ans, nous avons perdu : l'école maritime, la justice de paix, le receveur des postes et plusieurs employés. Auparavant, le petit séminaire, les communautés filles, les lignes de chemin de fer Paimpol, Pleubian, Plouec, Perros, Lannion. Nous avons perdu également 4 négociants en produit du sol, remplacés par la coopérative qui tourne au ralenti. Plusieurs ateliers ont fermé et d'autres sont sur le point de le faire. Si maintenant on nous enlève : l'abattoir, les bureaux d'enregistrement et des finances, l'enseignement technique, nous n'aurons bientôt plus que des retraités et des vieillards, comment veux-tu tenir une ville dans ces conditions ?

    Alors que les grandes et les moyennes villes sont en plein essor, les petites cités comme les nôtres meurent à petit feu. Pour ma part je ne veux pas être, jusqu'au bout, le témoin de cet agonie. Aussi, si la situation ne change pas dans quelque temps monsieur le préfet, cherchera un successeur. Il est plus que temps que l'on se rende compte que Tréguier a le meilleur port du département, malheureusement il est peu fréquenté à cause du manque de voie ferrée ou tout au moins d'un bon réseau routier vers l'intérieur".

    A un sénateur, le maire de Tréguier précise : "on décentralise pour je crois, centraliser à outrance les centres privilégiés et on fait mourir à petit feu d'autres centres".

  • Courrier en date du 22 avril 1985 du préfet des Côtes-du-nord au maire de Tréguier signalant les mauvaises conditions d'hygiène de l'abattoir dont le directeur des services vétérinaires a rendu compte (Archives municipales de Tréguier, 4F15)

    "Dans les conditions actuelles, l'entretien et la désinfection de cet établissement ne peuvent être assurés correctement : les murs et les sols doivent être refaits, de la saleté et des toiles d’araignée s'accumulent sur les murs (dont certains sont noircis par la fumée) et aux plafonds qui se délabrent.

    Du matériel en bois, disparate et insalubre, encombre les différentes pièces ; les éléments métalliques (rails, crochets...) sont rouillés.

    Il n'y aucune séparation des secteurs propres et souillés, si bien que la "marche en avant" n'est pas respectée.

    Il n'existe aucune installation frigorifique ; les carcasses restent à la température ambiante et en toute saison.

    L'habillage [après l'abattage et la saignée, l'animal est dépouillé, éviscéré, puis fendu en deux moitiés s'il s'agit de grands animaux ou du porc. Les produits de l'habillage sont la carcasse fraîche ou pantelante et le cinquième quartier : abats et issus dont la peau], aussi bien des porcs que des bovins, se déroule à même le sol.

    Enfin, le personnel et les usagers de l'abattoir ne disposent d'aucune installation sanitaire ni de lavabo.

    Dans ces conditions, je suis amené à prononcer la fermeture définitive de cet établissement à compter du 1er janvier 1986. Vous trouverez ci-joint, copie de l'arrêté préfectoral du 22 avril 1985 prescrivant l'arrêt de fonctionnement de abattoir".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Abattoir municipal ; construction, fonctionnement : correspondance diverse, arrêté préfectoral, correspondance avec la Société générale des abattoirs municipaux de France, circulaires préfectorales, compte rendus de réunions, délibération du conseil municipal, devis descriptif, enquête de commodo et incommodo, acte notarié d’acquisition des terrains, acte administratif de convention à l'amiable, règlement, arrêtés municipaux de nomination du préposé, arrêté de nomination du vétérinaire inspecteur, arrêtés municipaux instituant une régie de recettes, arrêtés municipaux de nomination du régisseur, registres de comptabilité, états de la taxe d’abatage, états des animaux abattus, conventions de locations des échaudoirs, conventions d'enlèvement des déchets, procès-verbaux d'inspection sanitaire, registre d'inspection sanitaire, inventaire de l'équipement, dossier de contentieux concernant la fourniture gratuite d'eau. 1905-1906.

    Archives communales de Tréguier : 4F15
  • Abattoir municipal ; construction : plans (1908). Projet d'agrandissement : correspondance, délibération du conseil municipal, arrêté préfectoral de déclaration d'utilité publique, dossier d'acquisition des terrains, actes notariés (1959-1963). 1908-1963.

    Archives communales de Tréguier : 1M9
Documents figurés
  • Tableau d'assemblage et plans parcellaires de la commune de Tréguier, 1834.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 362/1-4
Bibliographie
  • YVEN, Jean-Pierre. Répertoire des archives communales de Tréguier. Répertoire des archives anciennes et modernes (1549-1982). 2005-2006.

    Archives communales de Tréguier
  • COTTIN, Xavier. Vie et mort de l'abattoir de Tréguier, ville épiscopale et paradoxale. Étude sur l'évolution de la cité trégorroise au 20e siècle.