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Abbaye de bénédictins Saint-Sauveur, 16 place Saint-Sauveur (Redon)

Dossier IA00130923 réalisé en 1994

Fiche

Genre de bénédictins
Vocables Saint-Sauveur
Destinations école, église paroissiale
Dénominations abbaye
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Redon
Adresse Commune : Redon
Adresse : 16 place Saint-Sauveur , 17, 19 place Saint-Sauveur
Cadastre : 1984 AM 7, 9, 19

Mention d'une première abbaye au 9e siècle, de cette époque pourrait subsister une partie du mur nord de la nef. Reconstruction de la nef au 11e siècle, restauration de l'église et construction de la tour de croisée atypique par son plan rectangulaire transversal au 12e siècle, à l'initiative de Alain IV Fergent et de l'abbé Hervé. Le choeur de la 2e moitié du 13e siècle a remplacé l'ancien choeur roman. Le clocher occidental du début du 14e siècle a été isolé de l'église après l'incendie de 1780 qui supprime cinq travées à la nef. La chapelle nord Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, sert aujourd'hui de sacristie, elle a été édifiée sous Yves Le Sénéchal, abbé de 1440 à 1463 dont les armes figurent à la voûte. La chapelle Saint-Roch située dans le transept septentrional a été reprise ou construite au 16e siècle pour l'abbé Paul-Hector Scotti afin d'y aménager son tombeau. La porte méridionale située avant la croisée du transept date de la 1ère moitié du 17e siècle et permet la communication avec le cloître et les bâtiments conventuels reconstruits sous l'initiative de Richelieu, abbé commendataire de Redon de 1622 à 1642. La façade occidentale de l'église est, quant à elle, refaite après l'incendie de 1780, de cette période date aussi le lambris de couvrement et l'obturation des baies supérieures de la nef. C'est en 1791 que l'église abbatiale devient église paroissiale. Restaurations de détails aux 19e et 20e siècles.

Période(s) Principale : 11e siècle
Principale : 12e siècle
Principale : 2e moitié 13e siècle
Principale : 14e siècle
Principale : 2e quart 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 1ère moitié 17e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : 20e siècle

Plan en croix latine, lambris de couvrement pour la nef et le transept, clocher à la croisée du transept, coupole à trompes à la croisée du transept, voûte d'ogives pour le choeur, voûte d'arêtes, pour le cloître, chevet à pans coupés.

Murs granite
schiste
grès
enduit partiel
pierre de taille
moellon
appareil mixte
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 3 vaisseaux, 2 étages carrés, étage de comble
Couvrements lambris de couvrement
coupole à trompes
voûte d'ogives
voûte d'arêtes
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
appentis
toit conique
flèche polygonale
croupe
Escaliers
Typologies chevet à pans coupés
Techniques sculpture
peinture

L'église reconstruite au 11e siècle, semble être alors la plus grande d'Armorique. Elle est intégrée au 14e siècle dans l'enceinte de la ville. Ce sanctuaire de l'époque romane était conçu dès cette époque avec un déambulatoire et des chapelles rayonnantes. Le bas de la nef présentait encore, avant la fin du 18e siècle, quatre forts piliers, traces d'une disposition à tour-porche dans oeuvre et chapelle-haute apparentée à celle de Saint-Melaine de Rennes, disposition modifiée lors de l'édification de l'actuel clocher au 14e siècle. Dans la première moitié du 12e siècle, la tour de croisée est construite et rend compte de l'influence de riches exemples aquitains, comme l'abbaye aux Dames à Saintes. La restauration récente du bras sud a révélé un décor peint roman exceptionnel. Le choeur commencé dans la seconde moitié du 13e siècle est imprégné quant à lui d'influences anglaises. Au nord du choeur, la chapelle ducale de Notre-Dame-de Bonne-Nouvelle, incorporée au milieu du 15e siècle dans l'enceinte urbaine rappelle l'intérêt des ducs à l'abbaye. Entre 1634 et 1636, l'architecte et sculpteur Tugdual Caris intègre dans le choeur un grand retable. Au 18e siècle, un nouveau maître autel que surmonte une statue monumentale de la foi servant de suspense eucharistique, vient compléter l'aménagement spectaculaire du choeur.

Statut de la propriété propriété privée
propriété publique
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables église, clocher
Protections classé MH, 1851/11/25
classé MH, 1990/10/09
classé MH, 1862
classé MH, 1875
Précisions sur la protection

Eglise Saint-Sauveur et clocher isolé, classé MH le 25 novembre 1851. Eglise (cad. AM 7, 9) : classement par liste de 1862 ; Tour ou clocher isolé (cad. AM 7, 9) : classement par liste de 1875

Façades et toitures des bâtiments mauristes entourant le cloître ; galeries du cloître ; deuxième galerie Est ; salle de l'ancienne sacristie, dite chapelle de la Congrégation (cad. AM 11) : classement par arrêté du 9 octobre 1990