Logo ={0} - Retour à l'accueil

Ancien faubourg Saint-Melaine (Rennes)

Dossier IA35023193 inclus dans Ville de Rennes réalisé en 1999

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Vraisemblablement situé dans le prolongement de l'ancienne voie romaine de Rennes à Vitré, le faubourg Saint-Melaine traverse les terres de l'abbaye du même nom, qu'il relie à l'ancienne porte aux Foulons, au nord de la ville.

Les maisons les plus anciennes, actuellement conservées, datent du 16e siècle. L'implantation de deux communautés religieuses, au nord et au sud de la voie, au début du 17e siècle, va contribuer à la rénovation du faubourg, partiellement reconstruit à cette époque, en particulier sur la rive sud, au niveau des terrains du couvent de Visitandines. Ce secteur devient une zone stratégique dès le début du 19e siècle, après la confiscation des biens des communautés religieuses.

Les alignements imposés au milieu du 19e siècle marquent la première phase de rénovation du faubourg. La construction du séminaire et l'abandon du projet de musée, dont l'avenue constituait un obstacle à l'ouverture d'une rue reliant la rue Saint-François au carrefour Saint-Jean-Eudes, forment la phase décisive de mutation du faubourg, qui devient une des rues du nouveau quartier. La place Hoche en marque le centre, à partir duquel s'étendent des voies rayonnantes qui joignent les faubourgs voisins d'Antrain et de Fougères.

Les lotissements réalisés à la fin du 19e siècle (rue Hoche et rue de Robien) et au début du 20e siècle (rue Arthur-de-la-Borderie) constituent des exemples uniques dans la ville, par leur localisation comme par leur typologie. Cette rénovation contribue indirectement à la création des lotissements de la rue Lesage et de la rue Broussais, au nord.

La rue Saint-Melaine constitue un des faubourgs les mieux conservés malgré d'importantes reconstructions sur sa rive nord.

Parties constituantes non étudiéesfour, bureau d'octroi, auberge, maison, immeuble, hôtel, immeuble à logements, presbytère, dispensaire, hôpital, couvent, collège
Dénominationsfaubourg
Aire d'étude et cantonRennes ville - Rennes ville
AdresseCommune : Rennes

Comme l'indique l'ouvrage de Jean Meyer, un bourg, dit Bourg Saint-Melaine, est attesté au 9e siècle, au moment de sa destruction par les Normands. Selon Paul Banéat, la rue Saint-Melaine est attestée en 1265. La maison du Corps-de-Garde, flanquée de deux petites tours, est signalée, au milieu de la rue, en 1591. La barrière, fermant l'extrémité ouest de la rue, est supprimée en 1618. L'ancienne maison du Four à ban de Saint-Melaine, vendue aux Visitandines en 1634, se situait à l'emplacement de l'actuel n°4 de la rue. Enfin, la maison de la Chancellerie, dont l'auteur n'a pas identifié l'emplacement exact, est citée en 1487. C'est au nord de la rue Saint-Melaine que se situait le champ de foire de l'abbaye, attesté en 1473. Le plan Hévin (1685) en donne une première représentation, figurant une voie au tracé régulier bordée de constructions mitoyennes, sur toute sa longueur. Au nord et au sud s'étendent les jardins des couvents de Carmélites et de Visitandines. Au nord, les ruelles de la Moussaye et de Lanceseur marquent la limite du terrains des Carmélites. Après la Révolution, les propriétés des religieuses sont vendues par lots. Les Visitandines retrouvent cependant la propriété de leur couvent, au début du 19e siècle. Un document de l'an 8 (1800), expose un premier projet de percement, prolongeant la rue Saint-François (actuelle rue Hoche) jusqu'à la rue Saint-Melaine. L'objectif est de mettre celle-ci en communication avec la place du Palais, en perçant une rue qui pourrait être bordée de maisons disposant de jardins à l'arrière. L'ouverture d'une rue est à nouveau évoquée au moment de la construction de la maison d'arrêt, en 1833. L'architecte Louis Richelot propose le percement d'une rue reliant la nouvelle prison à la rue des Fossés. Le projet est refusé par l'architecte communal Charles Millardet car, "sous le rapport de la circulation et du commerce", il n'est d'aucune utilité. Le cadastre de 1842 montre que le parcellaire qui borde la rue Saint-Melaine est moins profond au sud. Le plan de 1851 figure en pointillé le projet d'une rue prolongeant la rue Saint-François, depuis la rue des Fossés jusqu'à l'actuel carrefour Saint-Jean-Eudes. Un second tracé, légèrement décalé à l'est, est visible sur le plan de 1854 ; il apparaît au nombre des travaux votés entre 1855 et 1861. Le plan de 1854, lié aux emplacements projetés de la gare, figure plusieurs projets d'axes nord-sud qui divisent le secteur en 6 îlots, avec deux voies, tracées dans l'axe de la rue Saint-François et de la rue Broussais. La construction d'un nouveau séminaire, qui s'achève vers 1860, s'accompagne du tracé définitif de la voie, qui sera construite en 1888. En 1877, la construction d'un nouveau musée est projetée, au sud du séminaire. Le plan prévoit l'aménagement d'une place, au sud du monument, et d'une voie prolongeant la rue Saint-François (rue Hoche), à laquelle s'opposent les Visitandines. Débattu entre 1877 et 1886, le musée ne sera pas construit mais une place, contemporaine de l'ouverture de la rue Hoche et de la rue de Robien, est aménagée sur les plans de l'architecte communal Jean-Baptiste Martenot. En 1909, l'ouverture de la rue Arthur-de-la-Borderie achève de restructurer le faubourg.

Période(s)Principale : 2e quart 17e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Martenot Jean-Baptiste architecte communal attribution par source

L'ancien faubourg Saint-Melaine s'étend, au nord de la ville close, entre le faubourg d'Antrain et le faubourg de Fougères. Il est limité, au sud, par la rue des Fossés, au nord, par la rue Lesage. Il présente une trame radioconcentrique reliée à la place aménagée en son centre. La rue Saint-Melaine conserve, en partie, un parcellaire et un bâti médiévaux.

Typologiesmutation
Statut de la propriétépropriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes, Série O ; 1 O 175. Voirie urbaine. Canton nord-est. Rue Saint-Melaine (1802-1938) .

  • A. C. Rennes. Série C ; C 2 - 7. Exposé des principaux actes de l'administration de M. Martin, maire de Rennes, à partir de l'année 1871. Rennes : Alphonse Leroy fils imprimeur, 1877.

    p. 10-11
Documents figurés
  • [1900 ca.]. Vue de la rue Saint-Melaine, carte postale, début 20e siècle, in VEILLARD Jean-Yves, Rennes naguère 1850-1939. Paris : édition Payot, coll. Mémoires des villes, 1981.

    p. 98
  • [1900 ca.]. Rennes. Porte et impasse des Carmélites et entrée de la rue Saint-Melaine, carte postale, 1er quart 20e siècle, in Rennes et pays de Rennes en 1900, Cesson : Jean-Luc et Jean-Marie Boure éditeurs, Mémoire photographique de notre siècle, 1992.

    p. 22
  • [1842]. Plan cadastral parcellaire de la commune de Rennes. Section B, dite du Palais, 2e feuille, dessin, Jouchel du Ranquin, Roger, Viel, Ferré et Simon géomètres, 1842 (A. D. Ille-et-Vilaine).

  • [1685 ca.]. Plan de la vieille ville ou cité, ville neuve et nouvelle ville de Rennes, capitale de la Bretagne, dit Plan de Hévin, gravure sur bois, vers 1685 (A. D. Ille-et-Vilaine ; 1 Fi Rennes 6).

  • [1784]. Plan des alignements à donner aux rues des Fossés, de la porte Saint-François, du Point-du-Jour, de la rue Neuve, de la prolongation de celle aux Foulons et aux places Sainte-Anne et de la Visitation de la ville de Rennes, dessin, par Even, 1784 (A. C. Rennes ; 3 Fi 21.

Bibliographie
  • MEYER, Jean (sous la direction de). Histoire de Rennes, Toulouse : Privat, 1972.

    p. 72
  • BANEAT, Paul. Le Vieux Rennes. Rennes : Plihon et Hommay, [1911].

    p. 536-538