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Ancienne école des filles dite pensionnat Sainte-Anne puis école Saint-Sébastien, 2, 4 rue de Saint-Alban (Pléneuf-Val-André)

Dossier IA22001804 inclus dans Ancien village, dit du Bourg de Pléneuf, actuellement quartier du Bourg (Pléneuf-Val-André) réalisé en 2003

Fiche

AppellationsPensionnat Sainte-Anne puis école Saint-Sébastien
Parties constituantes non étudiéescour, mur de clôture, chapelle, logement
Dénominationsécole
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Pléneuf-Val-André
AdresseCommune : Pléneuf-Val-André
Lieu-dit : le Bourg
Adresse : 2, 4 rue de
Saint-Alban
Cadastre : 2003 L 330

Ancienne maison d'habitation datant du 4e quart du 19e siècle. Propriété de la famille Le Péchon, elle fut acquise en 1893 par les religieuses de la communauté de Broons qui y aménagèrent trois classes au rez-de-chaussée. Elle prit le nom d'école Sainte-Anne en 1897. Agrandie du pensionnat actuel vers 1930, l'école fut inaugurée le 21 octobre 1934 par Monseigneur Serrand, évêque de Saint-Brieuc.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle

Plan d'ensemble en L délimité par un mur de clôture, comprenant : - un bâtiment rectangulaire construit en granite et grès composé de part et d'autre d'un mur de refend montant de fond en comble d'une chapelle à clocheton et d'un logis à trois travées et à double orientation ; - un bâtiment de plan rectangulaire allongé à quinze travées, plus une travée moderne, construit en granite et brique.

Mursgranite
grès
brique
moellon sans chaîne en pierre de taille
moellon
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
toit à longs pans brisés
Statut de la propriétépropriété d'une association diocésaine

Annexes

  • L'histoire des écoles de Pléneuf

    En 1836, selon Habasque, il existait à peine quinze écoles élémentaires dans les Côtes-du-Nord. A Pléneuf, c´est en 1832 que le Maire Armand Le Dosseur décida avec son conseil municipal de construire une maison d´école propre à donner l´instruction primaire dans cette commune. Mais faute de locaux disponibles, c´est le cellier du presbytère qui fut utilisé.

    L´école était dirigée par le Frère Valentin, appartenant à la congrégation du sieur de Lamenais (les Frères de Ploërmel), qui avait déjà montré ses qualités d´enseignant dans la première école élémentaire privée de la commune. Il était rétribué sur le budget de la commune et une partie des frais était prélevée dans les familles les moins pauvres. Ce fonctionnement dura jusqu´en 1848. En effet, la commune pouvait choisir d´engager un enseignant laïque ou congréganiste.

    La 2e école pour les filles fut construite par la commune en 1849 sur le tertre du bourg, route de la Ville-Berneuf, avec comme institutrice communale la Soeur Jeanne-Marie Grimaud.

    L´école des filles fut tenue ensuite par les Soeurs de Broons en 1876, après le retrait de Soeur Jeanne-Marie Grimaud.

    Entre temps, Dahouët avait été doté d´une école, aux environs de l'année 1865. Elle fonctionna longtemps dans une petite maison donnant sur le port et louée par la commune : le cellier du "Père Marchand", derrière l'épicerie de Prosper Hamonet. Elle fonctionna dans ce modeste local jusqu'en 1871. Une autre maison proche allait ensuite servir d'"appentis-école". L´unique institutrice occupait l´étage et la classe : une pièce du rez-de-chaussée qui avait servi de cuisine aux précédents locataires.

    C´est là qu´enseignèrent successivement plusieurs institurices : demoiselles Verdoya, Le Duc, Feitu, Termet et enfin Le Toiser. Une autre école provisoire fut même ouverte en 1898 au n° 17 rue du port chez Joseph Trotin.

    La nouvelle école promise fut construite et ouverte en 1907 dans la côte de Fort-à-Faire (architecte Morvan), à la sortie de Dahouët, avec Emilie Le Toiser comme directrice et Jeanne Le Toiser, sa soeur, comme adjointe. Cette école laïque mixte comportait deux grandes classes. Elle fut agrandie en 1938 par l'architecte Fauny.

    La loi de 1881, préparée par Ferry, établit l´école gratuite, la loi de 1882 rendit l´école obligatoire. L´instruction religieuse fut interdit dans les écoles publiques. La loi de 1886 imposa la laïcité. Cette dernière loi fut appliquée à Pléneuf en 1891, lorsque Jules Herbert fut nommé instituteur à Pléneuf.

    Après que l'école libre eut fermé ses portes en 1903, l´école laïque recueillit tous les élèves. Jules Herbert participa à l´instruction des marins pêcheurs islandais et Terre-Neuvas en leur donnant des cours gratuits dans sa classe pendant les mois de désarmement d´hiver, afin de préparer ces marins au cours d´hydrographie et à l´école de navigation.

    C´est ainsi qu´il fit ouvrir un cours complémentaire d´enseignement professionnel préparatoire à l´école de navigation.

    Entre 1891 et 1903, Jules Herbert présenta 20 candidats au Long-Cours et 28 candidats pour la marine marchande, dont la plupart fut reçue à l'examen. En 1906, il fut même réclamé pour enseigner l´hydrographie dans une école de Paimpol. Mais celui-ci déclina l´offre pour réaliser une forme d´école de pêche avec l´aide de l´administration maritime, comme celle de Saint-Quay-Portrieux. Mais cette école sombra dans la tourmente de la guerre.

    D'après les souvenirs de Jules Herbert publiés en 1936 "Pages d'histoire locale".

  • 20032204251NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 16 Fi 3308.

Références documentaires

Bibliographie
  • GUIGOT, André. Pléneuf-Val-André depuis la nuit des temps. Tome II : de 1789 à 1940. Fougères : Imprimerie Rousseau, 1986.

    p. 127-128