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Architecture militaire sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande

Dossier IA35040747 réalisé en 2006

Fiche

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Dès le début du 19e siècle, l'emprise militaire était forte sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande. En effet, dans les années 1930, il existait des terrains militaires à la Courrouze, au Polygone, aux camps de Verdun et de la Marne. Avant la seconde guerre mondiale certains sites furent étendus, comme le Polygone et le terrain d'aviation par exemple. Ces extensions impliquèrent la destruction de certains bâtiments comme le manoir de la Maltière ou la ferme du Bois-Teilleul notamment.

En 1941, la ferme et le château de la Pérelle furent incendiés par les allemands. Le château du Pélerinage fut également détruit par les allemands pendant la seconde guerre mondiale.

Rennes était une ville de garnison et Saint-Jacques-de-la-Lande possédait des terrains militaires, c'est pourquoi, des troupes et des chevaux y furent regroupés pendant la première guerre mondiale. Ces troupes travaillaient à l'Arsenal et étaient hébergées dans des fermes de la commune ou bien au presbytère, au château du Pèlerinage, dans les écoles... Les camps de la Marne et de Verdun furent d'ailleurs construits en 1916 pour loger les militaires qui travaillaient à la Courrouze. De plus, des soldats allemands furent envoyés à Saint-Jacques-de-la-Lande comme prisonniers. Certains étaient hébergés à la ferme de la Teillais ; ils étaient chargés de construire une route à partir de ce lieu jusqu'à la route de Nantes. Dans le langage local, cette petite route est d'ailleurs toujours appelée le "chemin des Boches".

Durant la seconde guerre mondiale, des prisonniers de guerre de l'armée française ont été retenu au camp de la Marne. En effet, le camp de la Marne était un camp de prisonniers français, anglais et américains. Les allemands les y enfermaient avant de les envoyer en Allemagne. Après le départ des allemands, ce camp est devenu un camp de prisonniers allemands tenu par les américains, puis par les français.

La Courrouze :

Le site de la Courrouze possède une vocation militaire très ancienne puisqu'un camp anglais y était installé au milieu du 14e siècle pendant la guerre de Succession de Bretagne.

Au cours de la première moitié du 19e siècle, la lande de la Courrouze est transformée en polygone (champ de tir et de manoeuvre où sont effectués les essais de projectiles et d'explosifs).

En 1856, deux magasins à poudre sont construits sur un terrain de la Courrouze. Entre le milieu du 19e siècle et le début du 20e siècle, les installations de la Courrouze se modernisent et se développent. Pendant la première guerre mondiale, la superficie du site passe de 13 à 55 hectares ; s'y trouvent des ateliers de chargement de munitions, de fabrication de caisses à munitions, un atelier de presse... De plus, treize magasins sont aménagés à la Basse Maltière pour le stockage des poudres et explosifs ; une voie ferrée, dont il subsiste des vestiges est aménagée pour relier ce site à celui de la Courrouze.

En 1880, la voie ferrée reliait le site de la cartoucherie de la Courrouze à la caserne et l'arsenal situés au sud de la ville de Rennes.

Le terrain militaire de la Courrouze s'est beaucoup développé en 1938. En effet, à partir de cette année, on entreprend l'installation d'un atelier de chargement de fusées, la construction d'une nouvelle cartoucherie, l'accélération des cadences de sorties de douilles jusqu'à 160 000 par mois. Sur un terrain à l'ouest de la Courrouze, on commence la construction d'un azoterie fulminaterie. En 1940, plus de 10 000 personnes travaillent sur le site de la Courrouze. Toutefois, le bombardement du 17 juin 1940 met fin à l'activité de guerre de la Courrouze. A partir de cette date et jusqu'au mois d'août 1944, le site est occupé par les allemands qui y abritent leurs services. Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, les allemands brûlent de nombreux bâtiments du site avant leur départ ; la fulminaterie est détruite.

En 1953, l'atelier de douillerie de l'Atelier de Construction de Rennes est transféré à la Courrouze.

Les blockhaus :

Les blockhaus de Saint-Jacques-de-la-Lande datent du début des années 1940. Celui du Haut-Bois, le plus grand de la commune, date de 1943.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationsblockhaus, édifice militaire
AdresseCommune : Saint-Jacques-de-la-Lande
Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 5
étudiées 0

Références documentaires

Bibliographie
  • "Groupe Mémoire" du Centre de la Lande. Mémoires de Saint-Jacques. Saint-Jacques-de-la-Lande, numéro 1, Mars 2004.

  • "Groupe Mémoire" du Centre de la Lande. Mémoires de Saint-Jacques. 60e anniversaire de la Libération. Saint-Jacques pendant la 2nde Guerre Mondiale. Saint-Jacques-de-la-Lande, numéro 2, Juin 2004.

  • "Groupe Mémoire" du Centre de la Lande. Mémoires de Saint-Jacques. Saint-Jacques-de-la-Lande, numéro 3, Novembre 2004.

  • "Groupe Mémoire" du Centre de la Lande. Mémoires de Saint-Jacques. Saint-Jacques-de-la-Lande, numéro 4, Mars 2005.

  • "Groupe Mémoire" du Centre de la Lande. Mémoires de Saint-Jacques. Saint-Jacques-de-la-Lande, numéro 5, Juin 2005.

  • "Groupe Mémoire" du Centre de la Lande. Mémoires de Saint-Jacques. Saint-Jacques-de-la-Lande, numéro 6, Décembre 2005.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).