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Architectures en terre (Saint-Gilles)

Dossier IA00007869 réalisé en 1972

Fiche

La commune de Saint-Gilles est marqué par la présence de l'architecture en terre. Cette utilisation de la terre se retrouve aussi bien pour les fermes, les habitations, les manoirs mais aussi pour le petit patrimoine tel que les fours à pains ou les soues à cochon.

Les fermes sont d'ailleurs un élément particulièrement représentatif de cette architecture en terre. Elles sont réparties de manière homogène sur tout le territoire de Saint-Gilles. On les retrouve soit isolées ou regroupées en hameaux. Certaines étaient d'ailleurs rattachées à des manoirs et étaient considérées comme des métairies nobles. Mais on peut également apercevoir certaines fermes qui ont été construite dans le bourg ou d'anciennes fermes qui ont été intégrées à ce dernier. Ce phénomène est dû à l'urbanisation la commune ce qui a parfois provoqué la destruction de ces édifices comme ça a été le cas pour la ferme du Guichalet, rue de la Prouverie et détruite en 1985. Un lotissement portant son nom se trouve maintenant à la place de la ferme.

La plupart de ces fermes ont été transformées en habitations tandis que certains manoirs ont pu être transformés en ferme telle que la Fresnais Bossard ou le Cohan.

Que ce soit les fermes ou les habitations en terre ces bâtiments ont beaucoup évolués et ont pu perdre leur lecture originelle avec par exemple la création de nouvelles ouvertures.De plus, dans les années 50 les façades ont pu être recouvertes d'un enduit en ciment ce qui ne permet pas toujours de reconnaitre cette architecture au premier abord.

La terre a également été utilisée pour le patrimoine d'accompagnement tel que les fours à pains ou les soues à cochon. Or aujourd'hui, ce patrimoine est peu entretenu car plus utilisé, or cela entraine sa détérioration, voire sa disparition.

Aires d'études Mordelles, Rennes Métropole
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Saint-Gilles

Edifices des 15e, 16e, 17e et 18e siècles ; chronogramme : 1409.

Période(s) Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle

La pierre n’est pas le seul matériau qui a pu être utilisé pour la construction de maisons. En effet, la commune de Saint-Gilles possède de nombreuses habitations en terre. L’utilisation de la terre dans la construction est due à la présence d’un sol argileux. Et c’est cette nature du sous-sol qui permet une bonne tenue de la terre dans la construction. Cette architecture en terre est réalisé d'après la technique de la bauge. Il s’agit d’une technique qui est présente dans l’est de la Bretagne. On la retrouve aussi dans les marais du Cotentin, ceux de la Brière ainsi que partiellement dans le nord de la Loire-Atlantique et dans l’Eure.

La mise en œuvre de la bauge s’effectue en deux étapes. La première étape a lieu en hiver et concerne la réalisation d’un soubassement en pierre que l’on nomme le solin. Des fondations peuvent être creusées mais ce n’est pas toujours le cas. Le solin a plusieurs fonctions, la première étant de protéger la bauge du rejaillissement de l’eau de pluie, et la seconde de bloquer les remontées humides du sous-sol. Enfin, dans certaines étables le solin est assez haut pour protéger le mur en terre des animaux ou bien des essieux de charrettes. Après avoir réalisé le solin le commanditaire et les maçons réfléchissent ensemble à la disposition des ouvertures. Il faut d'ailleurs que les fenêtres de l’étage soient dans la continuité des fenêtres d’en-dessous pour une question de poids car le linteau du rez-de-chaussée ne devait pas supporter trop de poids. Ces ouvertures sont appelées des carrées. Elles sont faites en bois de chêne. Durant le XXe siècle certaines seront substituées par de la brique ou du ciment.

La deuxième étape consiste à monter les murs par levées. Elle devait commencer début mars et devait finir avant la fin du mois de juin, maintenant cette étape peut finir au mois de septembre. Les levées sont réalisées à cette époque car elles doivent sécher. Une levée commence par la préparation de la bauge. La terre est mélangée à de l’eau et de la paille que l’on piétine. La première levée se fait avec une fourche, et dès que le mur est sec, le maçon doit rogner le mur avec un paroir afin de lisser la surface. Cette phase est appelée le parement. Les murs sont tapés avec un bâton après cette étape. Cela permet de tasser les cailloux dans la bauge et de rendre la surface homogène. Ensuite, quelques semaines plus tard, une deuxième levée est réalisée, puis une troisième et ainsi de suite jusqu’à atteindre la hauteur de mur voulue. L’enduit est ajouté après plusieurs années quand les murs ont bien séché et ont subi les aléas du temps.

Toits ardoise
Murs schiste
granite
pisé
bois
torchis
pan de bois
Décompte des œuvres bâti INSEE 602
repérés 7
étudiés 5

Références documentaires

Bibliographie
  • Bardel, Philippe et Maillard, Jean-Luc, Architecture de terre en Ille-et-Vilaine, Rennes, éditions Apogée- Écomusée du Pays de Rennes, 2002

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