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Ardoisière de Stéréon (Pleyben)

Dossier IA29005701 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

Dénominations ardoisière, ensemble d'industrie extractive
Aire d'étude et canton Basse-Bretagne - Pleyben
Adresse Commune : Pleyben
Lieu-dit : Stéréon
Cadastre : YZ 16 et 159

L'ardoisière de Stéréon est ouverte à ciel ouvert en 1859 par MM. François Paugam, Martin et Charles Vasselet. Ils sont à la fois propriétaires et exploitants et emploient quinze ouvriers.

Pendant la crise de 1871, l'ardoisière continue de fonctionner car elle possède des appareils d'extraction et d'épuisement perfectionnés.

En 1876, elle est reprise par Émile Crouillois, il l'abandonne en novembre 1877. L'ardoisière appartient alors à M. Rannou. Elle se compose du côté nord de bâtiments d'exploitation : un bureau, une cantine et une menuiserie. Du côté ouest se trouve le carreau. Au sud, des rails sont installés pour l'enlèvement des déblais. La matière et les déblais sont enlevés grâce à une machine à vapeur. L'ardoisière emploie entre douze et quinze ouvriers.

En 1878, l'ardoisière de Stéréon est rachetée par un ingénieur des Arts et Manufactures de Redon : Jean-Marie Simon. Ce dernier exploite aussi à la même période les ardoisières de Cajen et de Coat-Pennoc'h, elles-aussi situées à Pont-Coblant. M. Simon exploite à ciel ouvert et en 1880, une inondation l'oblige à fermer temporairement l'ardoisière.

En 1881, M. Simon est autorisé à circuler sur le chemin de halage pour desservir l'ardoisière.

A partir de 1884, l’ardoisière est exploitée par M. Mojean (ou Moyran). En 1885, il fait installer une chaudière à vapeur pour l'extraction du schiste.

En 1921, l'ardoisière passe aux mains de la Société Anonyme des Ardoisières de Stéréon et de son gérant : M. Maillard. Cette société appartient à la société des Ardoisières d'Angers. Cela marque le début de l’exploitation souterraine à Stéréon. Quatre chambres sont exploitées en remontant.

L'ardoisière produit 14 modèles différents d'ardoise.

La société investit dans du matériel plus perfectionné :

- une centrale électrique couplée d'un transformateur qui sont construits près du puits,

- un nouveau treuil de 8,50 mètres de haut avec un frein électromagnétique qui est installé dans un bâtiment particulier près de la salle du compresseur.

En 1930, le puits fait 130 mètres de profondeur. Cette année là, le coin d'une voute s'effondre entraînant avec lui un pont de travail. Un mineur, Jean-Louis Le Meur, tombe et est tué sur le coup. Son père, qui était avec lui, survivra à une chute de 3,50 mètres de haut.

A cette époque, les carriers pratiquaient encore le chômage saisonnier, pour aller aider aux travaux des champs.

En 1935, l'exploitation devient plus difficile. L'ardoisière emploie une cinquantaine d'ouvriers. Les grèves et la loi du mois de juin 1936 font bénéficier les carriers d'une augmentation de salaire.

En 1940, la Société Anonyme des Ardoisières de Stéréon finance la construction de trois cités ouvrières à Stéréon et d'une maison pour le directeur en 1942. Presque tout sera rasé par des bombardements pendant la seconde Guerre Mondiale.

M. Crenn puis son fils dirigent l'ardoisière pour le compte de la Société anonyme. Au début des années 1950, le filon s'épuise et entraîne la fermeture de la carrière.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle
Dates 1859, daté par source
1955, daté par source

L'ardoisière de Stéréon se situe à Pont-Coblant, en bordure du canal de Nantes de Brest.

L'ardoisière présentait :

- une excavation en entonnoir mesurant 40 mètres sur 60 mètres et 51 mètres de profondeur. Trois chambres ont été exploitées du niveau 51 à 63 et une quatrième du niveau 55 à 59.

- un puits vertical rejoignant l'une des chambres.

- un puits de 133 mètres de profondeur permettant l'accès à trois chambres par le biais de de deux galeries. Elles ont été exploitées en remontant.

- la salle des machines, le transformateur, la cité ouvrière, les bureaux, les ateliers, quelques rails et wagons.

Actuellement, les puits ont été remblayés et la majorité de du site est envahi par la végétation. Il est encore possible de distinguer quelques bâtiments : les bureaux, le transformateur, des ateliers ou la salle des machines.

Murs schiste moellon
béton parpaing de béton enduit
Toit ardoise
Typologies Exploitation à ciel ouvert, Exploitation de type souterraine
États conservations envahi par la végétation, établissement industriel désaffecté, menacé

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Finistère ; 8 S 14 : Mines et énergies. Dossiers communaux. Gouézec (1848-1936)

    Archives départementales du Finistère : 8 S 14
  • AD Finistère ; 8 S 16: Mines et énergies. Dossiers communaux. Pleyben (1847-1881)

    Archives départementales du Finistère : 8 S 16
  • AD Finistère ; 8 S 21 : Registre de déclarations de chaudière à vapeur. 1865-1869 ; 1880-1892.

    Archives départementales du Finistère : 8 S 21
  • AD Finistère ; 3 S 25 : Aliénations, alignements, occupations temporaires, servitudes. Châteauneuf.

    Archives départementales du Finistère : 3 S 25
Bibliographie
  • GOURMELEN, Lena. Ardoise en Bretagne. Ed. Coop Breizh, Spézet, La maison du Patrimoine, Locarn, 2008.

  • Louis CHAUMEIL, 1938, L'industrie ardoisière de Basse-Bretagne. Lorient, Imprimerie du Nouvelliste du Morbihan

    Archives départementales du Morbihan
(c) Maison du patrimoine de Locarn ; (c) Région Bretagne (c) Région Bretagne - Gourmelen Lena