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Bateau de liaison Archipel (Archipel des Glénan)

Dossier IM29005561 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations bateau de soutien logistique
Titres
Parties constituantes non étudiées bateau de soutien logistique
Aire d'étude et canton Bretagne Sud - Concarneau
Vol Le bateau Archipel se trouve au port de Concarneau
Adresse Commune : Concarneau
Lieu-dit : Port de Concarneau, Adresse :

Le bateau Archipel est lancé le 21 juin 1959 à Concarneau où son baptême est célébré. Son parrain est Corentin Le Roy et sa marraine, madame Jean Laurent, femme du constructeur.

Philippe HARLE (1931-1991), célèbre architecte naval français dessine l’Archipel en 1958. Philippe Harlé arrive au Centre nautique des Glénans en 1952, comme stagiaire, et devient vite moniteur, fort de son expérience de régatier sur Caneton. Salarié permanent de l’association, il est chargé de l’organisation des croisières, de la mise au point des règles de sécurité, des choix et de l’invention du matériel nautique. En 1955, il est directeur technique de l’école de voile. Il conçoit Archipel et un autre bateau de liaison, Pen a Men.

Archipel est le premier bateau construit par l’atelier des Glénans, sous la direction et par Jean-Louis Goldschmid et Jean Laurent, l’un des charpentiers constructeurs de Sereine, devenu permanent de l’association. C'est un bateau de service dit « de liaison », à moteur.

Les bateaux de liaison ont une place très importante dès les débuts de l’installation de l’école de voile sur le site de l’archipel des Glénan (Le Rebelle, La Chimère, Le Berceau du marin, La Diligence, La Perle, Archipel, Pen A Men, etc.).

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source
Lieu d'exécution Commune : Concarneau
Auteur(s) Auteur : Harlé Philippe,
Philippe Harlé (1931 - 1991)

Philippe HARLE (1931-1991) dessine l’Archipel en 1958.

Célèbre architecte naval français, il est l’auteur de voiliers en contre-plaqué, polyester et aluminium qui ont façonné l’histoire et le développement de la plaisance en France (Muscadet, Armagnac, Sangria, Fantasia, Romanée, Maracuja, Coco, etc.).


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architecte naval
Auteur : Laurent Jean,
Jean Laurent

Jean Laurent et Jean-Louis Goldshmidt ont réalisé la construction à l'atelier du Centre Nautique des Glénan à Concarneau.


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charpentier de marine

Bateau de service de l’école de voile assurant les liaisons entre Concarneau et les îles de l’Archipel des Glénan.

Le cahier des charges prévoit qu’il soit insubmersible, qu’il puisse transporter 50 passagers ou 6 tonnes de charge et remorquer 5 ou 6 bateaux.

Il est conçu comme léger et rapide, navigant bien dans une mer formée.

C'est une construction classique en bordé sur membrures. Il a des échantillonnages supérieurs aux constructions classiques afin de supporter ragages et heurts.

L’insubmersibilité est assurée par 3 cloisons étanches divisant la coque en 3 compartiments et 4 m2 de matériaux expansés.

Il est toujours en service en 2014. Aujourd’hui il est perçu comme un bateau lourd (13 tonnes sans chargement), avec beaucoup d’inertie en comparaison aux bateaux modernes (l’Archipel parcourt 100 à 150 mètres sur son erre une fois le moteur arrêté). Il est franc, offrant une bonne réponse aux commandes. La coque est peinte en vert, jaune et blanc, du liston à la ligne de flottaison.

Les dimensions de l’Archipel furent déterminées par la surface du pont devant accueillir 50 passagers. Le maître bau a été déterminé en fonction de la taille du pont, et reste quasiment identique du tableau au gaillard avant. La taille maximum de l’Archipel fut contrainte par les dimensions de l’atelier. Le moteur détermine la taille de l’hélice qui elle-même détermine le tirant-d’eau.

Les formes de la carène ont été dessinées ensuite, plaçant les volumes des cales : formes avant maigres, œuvres mortes évasées afin d’éviter d’avoir un bateau mouillant.

L’hélice (60 cm de diamètre environ) et le safran compensé sont avancés au maximum afin de gagner en maniabilité.

A l’origine une propulsion mixte était prévue : un moteur diesel pour diminuer les risques d’incendie, robuste, simple, nécessitant un minimum d’entretien (résiste à l’eau de mer), un moteur Baudoin, 2 cylindres, 50CV, démarrage à l’air comprimé. Il s’est avéré être un peu faible et sera changé rapidement.

Voilure sur le mât de charge : grand-voile à livarde et foc, permettant de mieux manœuvrer, de marcher mieux au vent de travers et de remédier à une panne de moteur.

En 1962-63, le moteur est changé pour un plus puissant : moteur Baudoin, 3 cylindres, 75 CV, 2 tonnes.

Depuis 2002-2003 : Moteur Volvo de 150 CV, 6 cylindres, 900 Kg. La puissance ne change pas car l’hélice est la même.

Démarrage sans préchauffage, plus simple mais plus fragile : il ne résiste pas une immersion dans l’eau de mer, contrairement au moteur Baudoin.

Catégories charpente
Structures coque à bouchain arrondi
Matériaux chêne
Mesures l : 12.5 m
:
Précision dimensions

cf. Document en PDF dans l'annexe.

Annexes

Références documentaires

Périodiques
  • Les bateaux de travail et de servitude - L’Archipel », Philippe Harlé, architecte naval, Claude Harlé et Dominique Le

    Brun, Editions Le Télégramme, 2001, p. 129.