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Batterie, Pointe de Ramonette (Le Palais)

Dossier IA00008998 réalisé en 1974

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

La batterie de Ramonette est la seule de Belle-Île dont l'architecture correspondait à son état du début des années 1880. Les lourds aménagements intervenus depuis la seconde moitié des années 1960, poursuivis jusqu'au début du 21e siècle malgré l'inscription au titre des Monuments Historiques en 2000, ont profondément dénaturé le site.

Précision dénomination batterie de côte
Appellations Batterie de Ramonette, Fort de Ramonette
Parties constituantes non étudiées batterie, fossé, mur défensif
Dénominations batterie
Aire d'étude et canton Bretagne Sud - Belle-Ile-en-Mer
Adresse Commune : Palais (Le)
Lieu-dit : Ramonette
Cadastre : ZI 186 ; ZI 185 bâtiment moderne enclavé

Lors de son passage à Belle-Île en 1689, Vauban demande la construction d'une batterie à la pointe de Ramonette. Une batterie est attestée à la fin du 17e siècle et mentionnée en 1705. En 1747, son armement se compose de deux canons de 36 livres, deux canons de 8 livres et un mortier. L'ouvrage est réaménagé dans les années 1770. Il est réoccupé dès le début des guerres de la Révolution et de l'Empire. En 1803 comme en 1813, il est armé de deux canons de 36 livres, deux de 24 livres et un mortier de 12 pouces. Il est équipé d'un corps de garde, d'un magasin à poudre et d'un fourneau à réverbère.

La batterie fait partie des sites dont on envisage le réarmement en 1830-1831.

La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles" de 1841 demande la conservation de la batterie, avec comme armement deux canons de 30 livres et deux obusiers de 22 cm. Elle lui attribue pour réduit un corps de garde défensif n° 3. La Commission de défense des côtes de 1859 augmente l'armement de la batterie d'un mortier de 32 cm pour mieux battre le mouillage du Palais.

Dès les premières études à la fin des années 1840, les ingénieurs militaires se heurtent à la difficulté de positionner la batterie et son réduit issu des plans-types de corps de garde crénelés sur un terrain en pente et dominé par les hauteurs en arrière. La proximité de la batterie de l'enceinte du Palais nécessite aussi que sa disposition lui permette d'être battue par les feux de la place en cas d'occupation par l'ennemi. Plusieurs solutions sont envisagées, y compris celle de renoncer à la construction d'un corps de garde défensif, voire de renoncer à établir une batterie à la pointe de Ramonette, comme le suggère l'Inspecteur-général en tournée en 1859. La construction d'un corps de garde crénelé sans terrasse proposée par le chef du génie en 1860 est approuvée par le Comité des fortifications dans son avis du 16 avril 1861.

L'épaulement de la batterie proprement dite est construit en 1860, les "dés" porte-sellettes des plates-formes d'artillerie sont installés en 1861. Le réduit est construit en 1861.

La batterie de Ramonette fait partie, avec les batteries du Gros Rocher et de Taillefer, des sites modernisés après 1870 sur Belle-Île. Une refonte importante a en effet lieu à la fin des années 1870 et au début des années 1880. La batterie est alors armée de deux canons de 19 cm et deux obusiers de 22 cm. L'étude d'une nouvelle réorganisation au début des années 1890 pour porter son armement à quatre canons de 19 cm, et adapter son architecture aux progrès récents de l'artillerie, n'aboutit pas. La batterie reste en service jusqu'au début du 20e siècle armée de deux canons de 19 cm.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent le site et y placent de l'armement.

La batterie est vendue à un particulier en 1954. A partir des années 1960, le site connaît des aménagements qui entraînent la destruction de parties de la batterie et du corps de garde crénelé.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle , daté par source, daté par travaux historiques , (détruit)
Principale : 18e siècle , daté par travaux historiques , (détruit)
Principale : 3e quart 19e siècle , porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
Principale : 4e quart 19e siècle , porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
Secondaire : 2e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
Dates 1705, daté par source
1861, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
1882, porte la date, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Génie

La batterie de Ramonette occupe une pointe à 500 mètres au sud-est du Palais.

Les constructions antérieures au troisième quart du 19e ont totalement disparu. La batterie de 1860-1861 est en partie conservée ainsi que son corps de garde crénelé.

La batterie de 1882 consiste en un large parapet terrassé disposé en arc de cercle, hérité de l'épaulement de la batterie de 1860. Les deux plates-formes d'artillerie avec mur de genouillère en maçonnerie sont séparées par une haute traverse-abri construite à l'emplacement de la plate-forme pour mortier de 1860. Cette traverse comporte deux locaux voûtés accolés - abri à munitions à gauche et abri à personnel à droite - accessibles par un vestibule commun. Il ne subsiste de cet ensemble que le mur de genouillère et la traverse : tous les terrassements ont été détruits. La partie frontale de la traverse a également perdu ses terres tandis que des ouvertures ont été pratiquées dans le fond des abris. Une casemate allemande pour mitrailleuse est placée au sommet de la traverse.

Un important massif terrassé recouvrait le corps de garde crénelé sur trois de ses côtés, le quatrième se confondant avec l'escarpe de l'enceinte de la batterie. Ce massif a été détruit sur la totalité de la façade nord-est et plus de la moitié de la façade sud-est du réduit. Des ouvertures ont été récemment pratiquées dans la façade nord-est.

L'organisation défensive du côté de la terre consiste en un fossé précédant une escarpe en maçonnerie flanquée par un bastionnet situé à gauche de l'entrée. La porte, précédée d'un pont-levis, est surmontée de la date "1882".

Un bâtiment allongé occupe le côté nord-ouest de l'intérieur de l'ouvrage, à l'emplacement de bâtiments attestés à la fin du 19e siècle. Un court de tennis est situé immédiatement sur la contrescarpe.

Murs schiste
granite
terre
béton
États conservations remanié, menacé
Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre
Éléments remarquables corps de garde
Sites de protection loi littoral, site classé, zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique
Protections inscrit MH, 2000/10/30

Annexes

  • Propositions de la commission de 1841 pour la défense de Belle-Ile.

    Armement proposé par le commission de 1841.

    Belle-Ile.

    Considérations générales.

    Les nombreuses tentatives faites contre Belle Ile, suffisantes au besoin pour attester l'importance de cette position et pour justifier le développement des fortifications qu'on a cru devoir y élever à toutes les époques. Les Romains au cours de leurs conquêtes dans les Gaules, avaient compris la nécessité d'être maîtres de la position de Belle Ile ; ils l'occupèrent longtemps ; le centre de leur défense parait avoir été les hauteurs qui dominent le port du Vieux Château. Les Hollandais y descendirent en 1674, 1696, 1702 et 1744. Les Anglais y débarquèrent en 1761 et s'emparèrent même de la citadelle.

    "Belle Ile, dit la Commission de défense de 1818, située à 4 lieues de la pointe de Quiberon, est la principale Ile d'un petit archipel dont font partie les îles d'Houat, d'Hoedick et de Dumet, ainsi qu'un grand nombre d’îlots et d'écueils.

    L'intervalle compris entre la côte et cet archipel, forme la rade du Parc, autre appelée la Chambre. La défense de Belle Ile, consiste en une citadelle, plusieurs batteries, redoutes et établissements, dont une partie est revêtue en maçonnerie...

    La citadelle doit être couverte par des ouvrages détachés, occupant les hauteurs circonvoisines".

    "Belle Ile, dit la Commission de 1836, doit être mise dans un état de défense respectable, soit à raison de son importance propre, soit à cause de sa situation, en face d'une portion fort accessible de nos côtes, près d'une des meilleures rades de l'Europe, et parce qu'elle serait une place d'armes dangereuse dans les mains de l'ennemi".

    Vient ensuite comme conclusion des considérations précédentes la proposition de l'agrandissement et de l'amélioration de la "citadelle, dernier refuge des troupes qui auraient combattu pour empêcher un débarquement".

    Vauban avait consigné dans un mémoire écrit par lui en 1683, et qui existe au Comité du génie, une opinion conforme à l'opinion des hautes commissions que l'on vient de citer.

    On peut donc résumer ainsi les avantages que présente la position de Belle Ile et le rôle que cette île est appelée à jouer :

    1°, Belle Ile couvre une vaste étendue du littoral et observe la passe qui conduit à Lorient. 2°, Elle se trouve au centre du mouvement commercial qui a lieu entre le Nord et le Sud de la France. 3°, Elle offre, en face du port du Palais, un mouillage d'une bonne tenue, et un refuge assuré contre les ventes d'Ouest qui règnent les trois quarts de l'année dans ces parages. Aussi, l'ennemi maître de ce point fermerait une des principales voies de communication de notre commerce côtier, il tiendrait étroitement bloqués les ports compris entre le Croisic et Lorient ; il pourrait ravitailler des escadres et organiser des expéditions ; et du haut de cette place d'armes, se rapprocher de notre frontière, menacer incessamment une grande étendue de nos côtes. Cette position est donc à juste titre considérée comme un point stratégique de 1re importance.

    La circonférence de Belle Ile est de 11 lieues environ. Sa plus grande longueur est de 16000 mètres, sa plus grande largeur de 8000. Ses côtes, élevées de plus de 100 pieds au dessus du niveau de la mer, servent de point de reconnaissance à tous les navires venant du large. Le haut plateau de l'Ile est entrecoupé de ravins nombreux, profonds, qui aboutissement à la mer, et forment à leur embouchures des anses plus ou moins grandes auxquelles on a donné le nom de ports. On en compte au moins quarante. Ce sont autant de points accessibles, mais qu'il est facile de défendre en profitant des accidents du terrain et des positions favorables à la défense.

    Les deux ports principaux sont celui du Palais, où le Département des travaux publics fait construire un bassin à flot, et celui de Sauzon, qui passe pour le meilleur.

    La plus belle plage de débarquement est celle des Grands Sables qui est accessible sur une étendue de près de 1000 mètres.

    Ce n'est pas néanmoins dans cette baie, mais dans celle d'An Dro, que les Anglais descendirent en 1761. Au port Larron, est une superbe citerne construite par Vauban, et capable de fournir de l'eau douce à une grande escadre. Lors du siège de 1761, l'amiral anglais Keppel, disait que la possession de cette citerne valait à elle seule la conquête de l'Ile.

    Le sol de Belle Ile est fertile, le bois y manque. On trouve assez de chevaux pour les transports de l'artillerie. Il n'y existe point de routes de ceinture, de sorte que les communications directes entre les différents points de la côte sont difficiles. Il serait dans l'intérêt de la défense de tracer sur la circonférence de l'Ile, un chemin praticable pour l'artillerie, qui servirait de lien aux batteries et aux divers postes d'observation.

    La côte présente vers le S, et surtout vers l'O, des escarpements d'une grande hauteur, précédés d'écueils, tantôt apparents, tantôt cachés. De ce côté, la mer brise avec violence sur les récifs : le côté de l'Ile exposé au NE, vis-à-vis du continent est le seul abordable.

    Système de défense de Belle-Ile. La citadelle du Palais, renferme les établissements nécessaires à la garnison de l'Ile entière. Commencé par le cardinal de Retz, continué par Fouquet, cet ouvrage présente un tracé irrégulier, et se trouve sous le commandement des hauteurs voisines. Vauban voulut changer sa situation ; il en fut empêché par un ordre exprès de Louis XIV ; et obligé de conserver les restes du fort Gondi, il se contenta d'indiquer les améliorations entreprises depuis, et que l'on complète en ce moment.

    L'exécution de ces derniers travaux, déjà en partie terminés, permet de modifier le système de défense adopté jusqu'à ce jour pour Belle Ile. On conçoit, en effet, que lorsque le réduit de l'Ile n'offrait pas à la défense un appui solide, et un centre d'où les retours offensifs pussent rayonner, on ait multiplié les retranchements à la circonférence, élevé de nombreuses batteries, et fermé les ravins par des coupures (plusieurs des criques de débarquement sont fermées par des parapets de 4 mètres environ d'escarpe, reliés aux deux côtes de la crique. Quand la gorge n'est pas par elle même fort étroite et abrupte, cette fermeture n'est plus un obstacle pour l'ennemi ; elle lui permet même de venir sous son abri, se masser pour escalader ensuite la position. On ne saurait sans imprudence garnir des parapets d'un aussi mince relief de défenseurs qui, exposés à être enlevés de front ou coupés, ne pourront tenir ferme contre l'ennemi débarqué ; et puisque ces retranchements ne peuvent et ne doivent même pas être défendus énergiquement, mieux vaudrait une plage unie battue à bonne portée par la mousqueterie & la mitraille d'un réduit). Il fallait alors à tout prix empêcher un débarquement : aujourd'hui les conditions de l'attaque et de la défense sont changées.

    Du côté de l'Ile qui regarde le continent se trouvent les seuls mouillages que les bâtiments puissent fréquenter et le courreau, ou passage des bâtiments qui fréquentent ces parages. C'est donc cette face qu'il faut armer de moyens d'actions extérieures, c'est à dire d'une puissante artillerie.

    Les trois autres faces n'offrent point de mouillages ; les navires ne s'en approchent pas volontiers ; il devient donc en général inutile de les armer de grosse artillerie : mais comme cette partie de l'Ile présente un grand nombre de petites criques, favorables à des débarquements partiels, comme la disposition des petites vallées qui rayonnent du haut plateau de l'Ile vers ces petites criques permettrait à l'ennemi débarqué de se masser et d'arriver sans être aperçu jusqu'au cœur de l'Ile, toute cette portion de la côte doit être mise à l'abri des descentes. Le journal de la prise de Belle Ile, en 1761, prouve que les débarquements peuvent être opérés sur des points regardés comme inaccessibles : l'entreprise qui a réussi, en 1761, pourrait être tentée bien plus facilement avec la marine à vapeur : il est donc de la plus haute importance d'organiser sur tous les côtés vulnérables de l'Ile, des moyens de surveillance.

    Des postes garde côtes, possédant une garnison de 40 hommes et 1 ou 2 obusiers de montagne, rempliraient bien ce but. Le poste devrait être établi de manière à ne pas être battu par l'artillerie des péniches ou des bateaux à vapeur de débarquement ; les sinuosités de ces criques offrent presque partout des rentrants qui permettraient de défiler les ouvrages : la force de la garnison permettrait de tenir constamment des patrouilles chargées de la surveillance exacte de la côte ; les pièces de montagne seraient destinées à tirer à obus contre les embarcations qui voudraient prendre terre, à tirer à mitraille sur les troupes débarquées, à défendre énergiquement le poste contre leur attaque ; elles seraient transportées au besoin avec les sorties sur d'autres points menacés ; enfin, dans touts les cas, elles serviraient de canon d'alarme.

    Sur les caps élevés, quelques postes d'une moindre importance pourraient être établis dans le but de relier entre eux les postes situés dans les gorges.

    En raison de la longueur de l'Ile, trois centres devraient être assignés sur le haut plateau à la défense mobile. Les positions les plus avantageuses seraient 1°, le moulin de Sauzon, observant la presqu'île du Nord entre le port du Vieux Château et le port de Sauzon ; 2e, le bourg de Bangor, observant le centre de la côte S et couvrant le Palais de ce côté ; 3°, le plateau de Samzun, observant la plage des Grands Sables et toute la pointe SE de l'Ile. Ces positions devraient être occupées dès que la présence d'escadres ennemies menaceraient l'Ile d'un danger sérieux : les deux positions extrêmes de Sauzon et de Samzun pourraient comporter chacune 500 hommes ; la position centrale de Bangor, chargée de tenir jusqu'à la rentrée au Palais des troupes des extrémités, comporterait 1000 hommes.

    Enfin, ces trois petits camps auraient eux mêmes pour réduit la place du Palais. La garnison de la place, qui, dans le moment où l'on aura à disputer le débarquement à l'ennemi pourra être réduite à 1000 hommes, s'augmentera en cas d'échec, de toutes les troupes établies précédemment à la circonférence, & devra s'élever à 3500 hommes, chiffre minimum de la garnison d'une Ile aussi importante que Belle Ile. Sous l'empire cette garnison était habituellement de 5000 hommes, sous le commandement d'un lieutenant général commandant supérieur.

    En résumé la face de l'Ile exposée au NE, peut être considérée comme un grand front de fortification, armé pour agir au loin sur les mouillages & le courreau ; les autres faces peuvent être considérées comme formant la gorge de l'ouvrage, leur fortification doit être simplement défensive.

    On comptait quarante trois batteries dans Belle Ile savoir : 1°, Vingt de la citadelle du Palais à la pointe de Kéréso ; elles étaient consacrées à la défense de diverses plages de débarquement, des mouillages et de la portion de mer comprise entre l'Ile et le continent.

    2°, Douze de la pointe de Kéréso à la pointe aux Poulains, c'est à dire, du côté de la mer sauvage ; leur seule destination était de battre au large, car elles étaient dans des positions trop élevées pour pouvoir défendre les petites anses, peu accessibles du reste, près desquelles elles ont été construites.

    3°, Enfin, onze de la pointe aux Poulains à la citadelle du Palais ; elles remplissaient le même objet que les 20 premières.

    Des retranchements terrassés à l'entrée des vallées, plusieurs postes, notamment à la pointe aux Poulains, à Borderies et à Locmaria, complétaient cet ensemble de mesures défendeurs qui péchaient évidemment par la multiplicité des ouvrages.

    (Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843, p. 121-126)

  • Propositions de la commission de 1841 pour la batterie de Ramonette.

    Armement proposé par la commission de 1841.

    Belle-Ile.

    [...]

    Batterie Ramonet.

    La batterie Ramonet sera appropriée.

    [...]

    La batterie sera armée de 4 bouches à feu tirant au large :

    - 2 canons de 30

    - 2 obusiers de 22c

    Elle aura pour réduit un corps de garde défensif n° 3.

    Elle sera classée de 1re importance.

    La première batterie que l'on rencontre en sortant de la Citadelle et en se dirigeant vers l'est, est la batterie Ramonet, qui d'un côté bat l'entrée du port du Palais et de l'autre protège l'anse comprise entre le cap sur lequel elle se trouve, et cette point que l'on nomme Gros Rocher.

    L'ancienne batterie est à la fois trop éloignée de la mer et trop élevée ; il faudrait l'abaisser et la porter le plus possible en avant. Il y a un corps de garde pour 16 hommes & un magasin à poudre qui pourrait être utilisé.

    (Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843, p. 126-127)

  • Dossier d'inventaire papier

Références documentaires

Documents d'archives
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 4, Frontières de la France : 1 VD 57, Défense de la frontière des côtes de Bretagne, 1683-1759. Batteries des côtes de Bretagne avec leur armement, 1747.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VD 57
  • Service historique de la Défense, Département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 55, Direction de Nantes. Tableau d'armement des côtes de la Direction par arrondissement et par batteries au 1er fructidor an 11e [20 août 1803].

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 55
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Directions d'Artillerie de Nantes et de Brest. État général de l'armement des batteries de côtes au 1er juillet 1813.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 32
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement des côtes du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 32
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 42, Travail de la commission d'armement des côtes sur les frontières maritimes, 1844. Avis du Comité des fortifications du 7 novembre 1844.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 42
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 577. Commission de défense des côtes : tableau faisant connaître le nombre, l'armement et le classement des batteries de côtes des 1er (Cherbourg), 2e (Brest), 3e (Lorient), 4e (Rochefort) et 5e (Toulon) arrondissements maritimes, de la Corse, de l'Algérie et des colonies, 1860-1862.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 577
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 8, Places françaises et d'Algérie : 1 VH 296, Place de Belle-Île-en-Mer, projets et dépenses annuels, 1860-1861. Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Ile, Mémoire du chef du Génie sur les projets pour 1860-1861, 20 novembre 1859.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VH 296
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 8, Places françaises et d'Algérie : 1 VH 296, Place de Belle-Île-en-Mer, projets et dépenses annuels, 1860-1861. Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Ile, Mémoire du chef du Génie sur les projets supplémentaires pour 1860-1861, 24 novembre 1860

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VH 296
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 584, Registre des avis du Comité des fortifications sur le crédit général pour la défense des côtes, 1858-1867. Séance du 16 avril 1861, Place de Belle-Île.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 584
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Lorient. Archives de la Place et du Génie de Belle-Île-en-Mer ; Sous-série 4 S2, archives du Génie de Belle-Île-en-Mer : 4 S2 52, Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Île, Règlement général et définitif des dépenses faites pour les fortifications de la place de Belle-Île (défense des côtes) pendant l'exercice 1860, 1er juin 1861.

    Service Historique de la Défense de Lorient : 4 S2 52
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Lorient. Archives de la Place et du Génie de Belle-Île-en-Mer ; Sous-série 4 S2, archives du Génie de Belle-Île-en-Mer : 4 S2 52, Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Île, Règlement général et définitif des dépenses faites pour les fortifications de la place de Belle-Île (défense des côtes) pendant l'exercice 1861, 19 juillet 1862.

    Service Historique de la Défense de Lorient : 4 S2 52
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 41, Mémoires généraux sur les frontières maritimes, 1853-1885. Rapport sur la situation des travaux de défense des côtes à la fin de l'exercice 1861.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 41
  • Service historique de la Défense, Département Armée de Terre, Vincennes. Archives de la Guerre, Troisième République ; Sous-série 7 N, Etat-Major de l'Armée : 7 N 1881, Commission de défense des côtes, délibérations et correspondance expédiée, 1870-1878. Tableau détaillé par directions et par batteries du personnel nécessaire au service des batteries de côte, joint à la note du 22 février 1876, armement définitif.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 7 N 1881
  • Service historique de la Défense, Département Armée de Terre, Vincennes. Archives de la Guerre, Troisième République ; Sous-série 7 N, Etat-Major de l'Armée : 7 N 1904, Défense des fronts de mer, dossiers de l’inspection générale permanente d’armement des côtes - Atlantique : pièces collectives, Belle-Ile, Blaye, Bordeaux, Brest (1878-1912). Avis commun des Inspecteurs permanents au sujet de la réorganisation de la batterie de Ramonette à Belle-Ile, 6 mai 1893.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 7 N 1904
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité, collection d'atlas des batteries de côte (1893-1913) : 1 VK 736, Atlas des batteries de côte, tome II, côtes de l'Océan au nord de la Pointe St Gildas, sans date [début 20e siècle].

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 736
Bibliographie
  • LE POURHIET-SALAT, Nicole, La défense des îles bretonnes de l´Atlantique, des origines à 1860, Vincennes, Service Historique de la Marine, 1983, 2 vol. : XLV-375 p. XXV pl.

  • TRUTTMANN, Philippe, Belle-Ile, ou la défense globale d'un littoral, In CONGRES DE L'ASSOCIATION VAUBAN (5,6,7 mai 1989), Vauban à Belle-Île, Le Palais, Éditions Gondi, 1990, pages 88-98.

  • FAUCHERRE, Nicolas, PROST, Philippe, CHAZETTE, Alain (sous la dir. de), Les Fortifications du littoral, La Bretagne Sud, Chauray-Niort, 1998, 279 p., collection : les fortifications du littoral. ISBN 2-910137-24-4.

  • MALCHAIR, Luc, et al. Index de la fortification française : Métropole et Outre-mer, 1874-1914. Auto-édition, 2008, 832 p.

  • TOMINE, Jacques, Le Mur de l'Atlantique à Belle-Île-en-Mer, Locmaria, Société historique de Belle-Île-en-Mer, 2007, 64 pages.

Périodiques
  • CHAURIS, Louis, Nature et provenance des pierres mises en œuvre dans les ouvrages défensifs à Belle-Île (Morbihan), Bulletin de l'association bretonne, 2011, CXX, p. 285-302.

Liens web