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Batterie, Pointe du Gros Rocher (Le Palais)

Dossier IA00008994 réalisé en 1974

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

L'état actuel de la batterie du Gros Rocher, assez peu affecté par les aménagements résidentiels, est un intéressant témoignage de l'organisation d'une batterie lourde de côte du début des années 1890, adaptée aux récents progrès de l'artillerie.

Précision dénomination batterie de côte
Appellations Batterie du Gros Rocher, Fort du Gros Rocher
Parties constituantes non étudiées batterie, fossé, mur défensif, poudrière, magasin de munitions
Dénominations batterie
Aire d'étude et canton Belle-Ile-en-Mer - Belle-Ile-en-Mer
Adresse Commune : Palais (Le)
Lieu-dit : Gros Rocher
Cadastre : ZK 157 batterie à terre ; ZK 158 batterie en mer

Lors de son passage à Belle-Île en 1689, Vauban demande la construction d'une batterie sur le Gros Rocher. Cette batterie est mentionnée dès la fin du 17e siècle et en 1705. Elle fait l'objet de travaux dans les années 1740 et 1750. En 1747, elle est armée de deux canons de 36 livres, un de 24 livres et trois de 12 livres. Une deuxième batterie est construite sur la partie terrestre de la pointe à la fin du 18e siècle. La position est réarmée au début des guerres de la Révolution et de l'Empire. En 1803, la batterie à la mer est armée de trois canons de 6 livres et d'un mortier de 8 pouces, la batterie de terre de deux canons de 36 livres et d'un mortier de 12 pouces. En 1813, cet armement est respectivement de 3 canons de 18 livres et un mortier de 10 pouces, et deux canons de 36 livres et un mortier de 12 pouces.

La batterie fait partie des sites dont on envisage le réarmement en 1830-1831.

La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles " de 1841 conserve la batterie du Gros Rocher en terre et lui attribue un armement composé de deux canons de 30 livres et deux obusiers de 22 cm. Un corps de garde défensif n° 3 doit lui servir de réduit.

L'étude des projets commence en 1847 avant d'être reprise à partir de 1857. L'emplacement de la batterie, initialement envisagé à l'extrémité de la pointe, est reculé à la place de l'ancienne batterie de terre. La batterie est construite en 1859, le corps de garde en 1859-1860. La commission de défense des côtes de 1859 augmente l'armement de la batterie d'un mortier de 32 cm destiné à contribuer à la défense du mouillage du Palais. Sa plate-forme est construite en 1862, en même temps que sont mis en place les "dés" en maçonnerie des plates-formes des autres pièces d'artillerie.

Le Gros Rocher est l'un des trois sites de Belle-Île, avec Ramonette et Taillefer, a être modernisé après 1870. Une première refonte a lieu entre 1877 et 1881. L'armement de la batterie est désormais de deux canons de 24 cm et deux de 16 cm. Une deuxième modernisation rendue nécessaire par les progrès accomplis par l’artillerie se déroule vers 1892. L'armement de la batterie est porté à quatre canons de 24 cm. Une "batterie annexe" armée de quatre canons de 95 mm est installée 200 mètres en arrière.

Comme beaucoup d'ouvrages d’artillerie de côte, la batterie du Gros Rocher est désarmée en 1915 et son matériel envoyé au front.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands utilisent le site comme dépôt de vivres et de munitions.

La batterie est vendue à un particulier en 1961.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 18e siècle , daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 19e siècle , porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
Principale : 4e quart 19e siècle , porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
Dates 1705, daté par source
1859, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
1880, daté par travaux historiques
1892, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Génie

Le site du Gros Rocher se compose :

- d'une batterie de la fin du 17e siècle sur l'îlot en avant de la pointe ;

- d'un corps de garde crénelé intégré à la batterie de la fin du 19e siècle ;

- d'une batterie des années 1880 et 1890.

La batterie à la mer est un ouvrage semi-circulaire en maçonnerie percé d'embrasures. Elle est accessible à marée basse.

Il ne subsiste rien de la batterie de la fin du 18e siècle établie sur la terre ferme, ni de l'épaulement de la batterie de 1859 qui l'a remplacée. Son corps de garde crénelé du type de 1846 pour 20 hommes est actuellement enterré sous le massif central de la batterie des années 1880 et 1890.

Il faut distinguer pour cette dernière batterie les éléments dus à la campagne de travaux de la fin des années 1870 et du début des années 1880, et ceux de la refonte de 1891-1892 :

- de la première il subsiste essentiellement l'organisation défensive à la gorge, fossé, murs crénelés et bretèches de flanquement (réemploi d'éléments de celles du corps de garde ?) et porte ;

- à la seconde sont dus le parapet actuel, les plates-formes d'artillerie et leurs traverses, les niches à munitions et le magasin à poudre souterrain.

Le site a connu des aménagements résidentiels. Une maison a été construite sur le dessus du massif abritant le corps de garde crénelé.

Murs schiste
granite
béton
terre
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété d'une société privée
Éléments remarquables batterie, corps de garde
Sites de protection loi littoral, site classé, zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique
Protections inscrit MH, 2000/10/30

Annexes

  • Propositions de la commission de 1841 pour la défense de Belle-Ile.

    Armement proposé par le commission de 1841.

    Belle-Ile.

    Considérations générales.

    Les nombreuses tentatives faites contre Belle Ile, suffisantes au besoin pour attester l'importance de cette position et pour justifier le développement des fortifications qu'on a cru devoir y élever à toutes les époques. Les Romains au cours de leurs conquêtes dans les Gaules, avaient compris la nécessité d'être maîtres de la position de Belle Ile ; ils l'occupèrent longtemps ; le centre de leur défense parait avoir été les hauteurs qui dominent le port du Vieux Château. Les Hollandais y descendirent en 1674, 1696, 1702 et 1744. Les Anglais y débarquèrent en 1761 et s'emparèrent même de la citadelle.

    "Belle Ile, dit la Commission de défense de 1818, située à 4 lieues de la pointe de Quiberon, est la principale Ile d'un petit archipel dont font partie les îles d'Houat, d'Hoedick et de Dumet, ainsi qu'un grand nombre d’îlots et d'écueils.

    L'intervalle compris entre la côte et cet archipel, forme la rade du Parc, autre appelée la Chambre. La défense de Belle Ile, consiste en une citadelle, plusieurs batteries, redoutes et établissements, dont une partie est revêtue en maçonnerie...

    La citadelle doit être couverte par des ouvrages détachés, occupant les hauteurs circonvoisines".

    "Belle Ile, dit la Commission de 1836, doit être mise dans un état de défense respectable, soit à raison de son importance propre, soit à cause de sa situation, en face d'une portion fort accessible de nos côtes, près d'une des meilleures rades de l'Europe, et parce qu'elle serait une place d'armes dangereuse dans les mains de l'ennemi".

    Vient ensuite comme conclusion des considérations précédentes la proposition de l'agrandissement et de l'amélioration de la "citadelle, dernier refuge des troupes qui auraient combattu pour empêcher un débarquement".

    Vauban avait consigné dans un mémoire écrit par lui en 1683, et qui existe au Comité du génie, une opinion conforme à l'opinion des hautes commissions que l'on vient de citer.

    On peut donc résumer ainsi les avantages que présente la position de Belle Ile et le rôle que cette île est appelée à jouer :

    1°, Belle Ile couvre une vaste étendue du littoral et observe la passe qui conduit à Lorient. 2°, Elle se trouve au centre du mouvement commercial qui a lieu entre le Nord et le Sud de la France. 3°, Elle offre, en face du port du Palais, un mouillage d'une bonne tenue, et un refuge assuré contre les ventes d'Ouest qui règnent les trois quarts de l'année dans ces parages. Aussi, l'ennemi maître de ce point fermerait une des principales voies de communication de notre commerce côtier, il tiendrait étroitement bloqués les ports compris entre le Croisic et Lorient ; il pourrait ravitailler des escadres et organiser des expéditions ; et du haut de cette place d'armes, se rapprocher de notre frontière, menacer incessamment une grande étendue de nos côtes. Cette position est donc à juste titre considérée comme un point stratégique de 1re importance.

    La circonférence de Belle Ile est de 11 lieues environ. Sa plus grande longueur est de 16000 mètres, sa plus grande largeur de 8000. Ses côtes, élevées de plus de 100 pieds au dessus du niveau de la mer, servent de point de reconnaissance à tous les navires venant du large. Le haut plateau de l'Ile est entrecoupé de ravins nombreux, profonds, qui aboutissement à la mer, et forment à leur embouchures des anses plus ou moins grandes auxquelles on a donné le nom de ports. On en compte au moins quarante. Ce sont autant de points accessibles, mais qu'il est facile de défendre en profitant des accidents du terrain et des positions favorables à la défense.

    Les deux ports principaux sont celui du Palais, où le Département des travaux publics fait construire un bassin à flot, et celui de Sauzon, qui passe pour le meilleur.

    La plus belle plage de débarquement est celle des Grands Sables qui est accessible sur une étendue de près de 1000 mètres.

    Ce n'est pas néanmoins dans cette baie, mais dans celle d'An Dro, que les Anglais descendirent en 1761. Au port Larron, est une superbe citerne construite par Vauban, et capable de fournir de l'eau douce à une grande escadre. Lors du siège de 1761, l'amiral anglais Keppel, disait que la possession de cette citerne valait à elle seule la conquête de l'Ile.

    Le sol de Belle Ile est fertile, le bois y manque. On trouve assez de chevaux pour les transports de l'artillerie. Il n'y existe point de routes de ceinture, de sorte que les communications directes entre les différents points de la côte sont difficiles. Il serait dans l'intérêt de la défense de tracer sur la circonférence de l'Ile, un chemin praticable pour l'artillerie, qui servirait de lien aux batteries et aux divers postes d'observation.

    La côte présente vers le S, et surtout vers l'O, des escarpements d'une grande hauteur, précédés d'écueils, tantôt apparents, tantôt cachés. De ce côté, la mer brise avec violence sur les récifs : le côté de l'Ile exposé au NE, vis-à-vis du continent est le seul abordable.

    Système de défense de Belle-Ile. La citadelle du Palais, renferme les établissements nécessaires à la garnison de l'Ile entière. Commencé par le cardinal de Retz, continué par Fouquet, cet ouvrage présente un tracé irrégulier, et se trouve sous le commandement des hauteurs voisines. Vauban voulut changer sa situation ; il en fut empêché par un ordre exprès de Louis XIV ; et obligé de conserver les restes du fort Gondi, il se contenta d'indiquer les améliorations entreprises depuis, et que l'on complète en ce moment.

    L'exécution de ces derniers travaux, déjà en partie terminés, permet de modifier le système de défense adopté jusqu'à ce jour pour Belle Ile. On conçoit, en effet, que lorsque le réduit de l'Ile n'offrait pas à la défense un appui solide, et un centre d'où les retours offensifs pussent rayonner, on ait multiplié les retranchements à la circonférence, élevé de nombreuses batteries, et fermé les ravins par des coupures (plusieurs des criques de débarquement sont fermées par des parapets de 4 mètres environ d'escarpe, reliés aux deux côtes de la crique. Quand la gorge n'est pas par elle même fort étroite et abrupte, cette fermeture n'est plus un obstacle pour l'ennemi ; elle lui permet même de venir sous son abri, se masser pour escalader ensuite la position. On ne saurait sans imprudence garnir des parapets d'un aussi mince relief de défenseurs qui, exposés à être enlevés de front ou coupés, ne pourront tenir ferme contre l'ennemi débarqué ; et puisque ces retranchements ne peuvent et ne doivent même pas être défendus énergiquement, mieux vaudrait une plage unie battue à bonne portée par la mousqueterie & la mitraille d'un réduit). Il fallait alors à tout prix empêcher un débarquement : aujourd'hui les conditions de l'attaque et de la défense sont changées.

    Du côté de l'Ile qui regarde le continent se trouvent les seuls mouillages que les bâtiments puissent fréquenter et le courreau, ou passage des bâtiments qui fréquentent ces parages. C'est donc cette face qu'il faut armer de moyens d'actions extérieures, c'est à dire d'une puissante artillerie.

    Les trois autres faces n'offrent point de mouillages ; les navires ne s'en approchent pas volontiers ; il devient donc en général inutile de les armer de grosse artillerie : mais comme cette partie de l'Ile présente un grand nombre de petites criques, favorables à des débarquements partiels, comme la disposition des petites vallées qui rayonnent du haut plateau de l'Ile vers ces petites criques permettrait à l'ennemi débarqué de se masser et d'arriver sans être aperçu jusqu'au cœur de l'Ile, toute cette portion de la côte doit être mise à l'abri des descentes. Le journal de la prise de Belle Ile, en 1761, prouve que les débarquements peuvent être opérés sur des points regardés comme inaccessibles : l'entreprise qui a réussi, en 1761, pourrait être tentée bien plus facilement avec la marine à vapeur : il est donc de la plus haute importance d'organiser sur tous les côtés vulnérables de l'Ile, des moyens de surveillance.

    Des postes garde côtes, possédant une garnison de 40 hommes et 1 ou 2 obusiers de montagne, rempliraient bien ce but. Le poste devrait être établi de manière à ne pas être battu par l'artillerie des péniches ou des bateaux à vapeur de débarquement ; les sinuosités de ces criques offrent presque partout des rentrants qui permettraient de défiler les ouvrages : la force de la garnison permettrait de tenir constamment des patrouilles chargées de la surveillance exacte de la côte ; les pièces de montagne seraient destinées à tirer à obus contre les embarcations qui voudraient prendre terre, à tirer à mitraille sur les troupes débarquées, à défendre énergiquement le poste contre leur attaque ; elles seraient transportées au besoin avec les sorties sur d'autres points menacés ; enfin, dans touts les cas, elles serviraient de canon d'alarme.

    Sur les caps élevés, quelques postes d'une moindre importance pourraient être établis dans le but de relier entre eux les postes situés dans les gorges.

    En raison de la longueur de l'Ile, trois centres devraient être assignés sur le haut plateau à la défense mobile. Les positions les plus avantageuses seraient 1°, le moulin de Sauzon, observant la presqu'île du Nord entre le port du Vieux Château et le port de Sauzon ; 2e, le bourg de Bangor, observant le centre de la côte S et couvrant le Palais de ce côté ; 3°, le plateau de Samzun, observant la plage des Grands Sables et toute la pointe SE de l'Ile. Ces positions devraient être occupées dès que la présence d'escadres ennemies menaceraient l'Ile d'un danger sérieux : les deux positions extrêmes de Sauzon et de Samzun pourraient comporter chacune 500 hommes ; la position centrale de Bangor, chargée de tenir jusqu'à la rentrée au Palais des troupes des extrémités, comporterait 1000 hommes.

    Enfin, ces trois petits camps auraient eux mêmes pour réduit la place du Palais. La garnison de la place, qui, dans le moment où l'on aura à disputer le débarquement à l'ennemi pourra être réduite à 1000 hommes, s'augmentera en cas d'échec, de toutes les troupes établies précédemment à la circonférence, & devra s'élever à 3500 hommes, chiffre minimum de la garnison d'une Ile aussi importante que Belle Ile. Sous l'empire cette garnison était habituellement de 5000 hommes, sous le commandement d'un lieutenant général commandant supérieur.

    En résumé la face de l'Ile exposée au NE, peut être considérée comme un grand front de fortification, armé pour agir au loin sur les mouillages & le courreau ; les autres faces peuvent être considérées comme formant la gorge de l'ouvrage, leur fortification doit être simplement défensive.

    On comptait quarante trois batteries dans Belle Ile savoir : 1°, Vingt de la citadelle du Palais à la pointe de Kéréso ; elles étaient consacrées à la défense de diverses plages de débarquement, des mouillages et de la portion de mer comprise entre l'Ile et le continent.

    2°, Douze de la pointe de Kéréso à la pointe aux Poulains, c'est à dire, du côté de la mer sauvage ; leur seule destination était de battre au large, car elles étaient dans des positions trop élevées pour pouvoir défendre les petites anses, peu accessibles du reste, près desquelles elles ont été construites.

    3°, Enfin, onze de la pointe aux Poulains à la citadelle du Palais ; elles remplissaient le même objet que les 20 premières.

    Des retranchements terrassés à l'entrée des vallées, plusieurs postes, notamment à la pointe aux Poulains, à Borderies et à Locmaria, complétaient cet ensemble de mesures défendeurs qui péchaient évidemment par la multiplicité des ouvrages.

    (Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843, p. 121-126)

  • Propositions de la commission de 1841 pour la batterie du Gros Rocher.

    Armement proposé par la commission de 1841.

    Belle-Ile.

    [...]

    Batterie du Gros Rocher.

    La batterie du Gros Rocher sera restaurée.

    [...]

    Elle sera armée de 4 bouches à feu tirant sur le mouillage en avant du Port Larron et des grands sables :

    - 2 pièces de 30

    - 2 obusiers de 22c

    Elle aura pour réduit un corps de garde défensif n° 3.

    Elle sera classée de 1re importance.

    A 1000 mètres de Bordadoué, sur une roche très saillante est construite une batterie qui flanque tous les points de la côte. A sa droite, elle croise avec la batterie du Bugull & jette des deux sur le mouillage de la plage de Samzun ; à sa gauche, elle croise avec la batterie Ramonet, dont elles est éloignée de 2000 mètres, et couvre l'anse du Port-Larron. Cette position est importante.

    A 2000 [sic] mètres environ de la batterie, se trouve un rocher détaché de la côte, et avec lequel on ne peut communiquer qu'à la marée basse, par des degrés pratiqués dans son escarpement.

    Une batterie située sur le Gros Rocher en mer aurait une saillie avantageuse ; mais outre qu'elle est d'un accès difficile, comme on vient de le dire, elle serait exposée aux éclats de pierres que les boulets ennemis, en frappant sa base, feraient pleuvoir sur les défenseurs. La Commission conserve la position du Gros Rocher en terre qui n'a aucun des inconvénients précédents.

    (Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843, p. 128-129)

  • Dossier d'inventaire papier

Références documentaires

Documents d'archives
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 4, Frontières de la France : 1 VD 57, Défense de la frontière des côtes de Bretagne, 1683-1759. Batteries des côtes de Bretagne avec leur armement, 1747.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VD 57
  • Service historique de la Défense, Département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 55, Direction de Nantes. Tableau d'armement des côtes de la Direction par arrondissement et par batteries au 1er fructidor an 11e [20 août 1803].

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 55
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Directions d'Artillerie de Nantes et de Brest. État général de l'armement des batteries de côtes au 1er juillet 1813.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 32
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement des côtes du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 32
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 42, Travail de la commission d'armement des côtes sur les frontières maritimes, 1844. Avis du Comité des fortifications du 7 novembre 1844.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 42
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 577. Commission de défense des côtes : tableau faisant connaître le nombre, l'armement et le classement des batteries de côtes des 1er (Cherbourg), 2e (Brest), 3e (Lorient), 4e (Rochefort) et 5e (Toulon) arrondissements maritimes, de la Corse, de l'Algérie et des colonies, 1860-1862.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 577
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 41, Mémoires généraux sur les frontières maritimes, 1853-1885. Rapport sur la situation des travaux de défense des côtes à la fin de l'exercice 1861.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 41
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Lorient. Archives de la Place et du Génie de Belle-Île-en-Mer ; Sous-série 4 S2, archives du Génie de Belle-Île-en-Mer : 4 S2 52, Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Île, Règlement général et définitif des dépenses faites pour les fortifications de la place de Belle-Île (défense des côtes) pendant l'exercice 1859, 30 mai 1860.

    Service Historique de la Défense de Lorient : 4 S2 52
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Lorient. Archives de la Place et du Génie de Belle-Île-en-Mer ; Sous-série 4 S2, archives du Génie de Belle-Île-en-Mer : 4 S2 52, Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Île, Règlement général et définitif des dépenses faites pour les fortifications de la place de Belle-Île (défense des côtes) pendant l'exercice 1860, 1er juin 1861.

    Service Historique de la Défense de Lorient : 4 S2 52
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Lorient. Archives de la Place et du Génie de Belle-Île-en-Mer ; Sous-série 4 S2, archives du Génie de Belle-Île-en-Mer : 4 S2 52, Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Île, Règlement général et définitif des dépenses faites pour les fortifications de la place de Belle-Île (défense des côtes) pendant l'exercice 1862, 6 mars 1863.

    Service Historique de la Défense de Lorient : 4 S2 52
  • Service historique de la Défense, Département Armée de Terre, Vincennes. Archives de la Guerre, Troisième République ; Sous-série 7 N, Etat-Major de l'Armée : 7 N 1881, Commission de défense des côtes, délibérations et correspondance expédiée, 1870-1878. Tableau détaillé par directions et par batteries du personnel nécessaire au service des batteries de côte, joint à la note du 22 février 1876, armement définitif.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 7 N 1881
  • Service historique de la Défense, Département Armée de Terre, Vincennes. Archives de la Guerre, Troisième République ; Sous-série 7 N, État-major de l'Armée : 7 N 1904, Défense des fronts de mer, dossiers de l’inspection générale permanente d’armement des côtes - Atlantique : pièces collectives, Belle-Ile, Blaye, Bordeaux, Brest (1878-1912). Avis commun des Inspecteurs permanents au sujet de la réorganisation de la batterie du Gros-Rocher à Belle-Ile, 1er octobre 1891.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 7 N 1904
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité, collection d'atlas des batteries de côte (1893-1913) : 1 VK 736, Atlas des batteries de côte, tome II, côtes de l'Océan au nord de la Pointe St Gildas, sans date [début 20e siècle].

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 736
Bibliographie
  • LE POURHIET-SALAT, Nicole, La défense des îles bretonnes de l´Atlantique, des origines à 1860, Vincennes, Service Historique de la Marine, 1983, 2 vol. : XLV-375 p. XXV pl.

  • TRUTTMANN, Philippe, Belle-Ile, ou la défense globale d'un littoral, In CONGRES DE L'ASSOCIATION VAUBAN (5,6,7 mai 1989), Vauban à Belle-Île, Le Palais, Éditions Gondi, 1990, pages 88-98.

  • FAUCHERRE, Nicolas, PROST, Philippe, CHAZETTE, Alain (sous la dir. de), Les Fortifications du littoral, La Bretagne Sud, Chauray-Niort, 1998, 279 p., collection : les fortifications du littoral. ISBN 2-910137-24-4.

  • MALCHAIR, Luc, et al. Index de la fortification française : Métropole et Outre-mer, 1874-1914. Auto-édition, 2008, 832 p.

  • TOMINE, Jacques, Le Mur de l'Atlantique à Belle-Île-en-Mer, Locmaria, Société historique de Belle-Île-en-Mer, 2007, 64 pages.

Périodiques
  • CHAURIS, Louis, Nature et provenance des pierres mises en œuvre dans les ouvrages défensifs à Belle-Île (Morbihan), Bulletin de l'association bretonne, 2011, CXX, p. 285-302.

Liens web