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Batteries, Pointe de Taillefer (Le Palais)

Dossier IA00008957 réalisé en 1974

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Précision dénomination batterie de côte
Appellations Fort de Taillefer
Parties constituantes non étudiées batterie, casemate, fossé, poudrière, magasin de munitions, enceinte, poste d'observation
Dénominations batterie
Aire d'étude et canton Bretagne Sud - Belle-Ile-en-Mer
Adresse Commune : Palais (Le)
Lieu-dit : Pointe de Taillefer
Cadastre : ZD 462 ; ZD 463 ; ZD 466 ; ZD 467 ; ZD 468 ; ZD 469

Lors de son passage à Belle-Île en 1689, Vauban demande la construction d'une batterie à la pointe de Taillefer. Cette batterie est attestée en 1692. En 1747 la pointe de Taillefer est armée de deux canons de 36 livres, deux de 12 livres et deux de 8 livres, et d'un mortier. La batterie est restaurée dans les années 1770. Elle reprend du service pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire. En 1803 comme en 1813, la batterie de Taillefer est armée de trois canons de 36 livres et un mortier de 12 pouces, et dispose d'un fourneau à réverbère.

La batterie de Taillefer fait partie des sites dont on envisage le réarmement en 1830-1831.

La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles" de 1841 conserve la batterie de Taillefer avec un armement composé de trois canons de 30 livres et trois obusiers de 22 cm. Un corps de garde défensif n° 2 doit lui servir de réduit. La Commission de défense des côtes de 1859 remplace une des pièces d'artillerie par un mortier de 32 cm destiné à battre le mouillage du Palais.

Dès les premiers projets étudiés à la fin des années 1840, et de nouveau lors de leur reprise à la fin des années 1850, il est prévu de reprendre l'emplacement de l'ancienne batterie. Le nouvel épaulement est construit en 1859, le corps de garde crénelé pour 30 hommes est commencé en 1859 et achevé en 1860. Les "dés" en maçonnerie des plates-formes d'artillerie et l'emplacement du mortier sont construits en 1862.

Un sémaphore est construit en 1861 en arrière de la batterie.

La batterie de Taillefer est l'un des trois ouvrages de Belle-île, avec les batteries du Gros Rocher et de Ramonette, à être conservé et modernisé après 1870. La nouvelle batterie construite en 1882-1883 est armée de deux canons de 24 cm et deux de 16 cm. Le corps de garde de la batterie de 1859-1860 est conservé et intégré à la nouvelle organisation.

Au début des années 1890, les progrès de l'artillerie amènent à moderniser une nouvelle fois le site. Le programme établi par la Commission d'études pour la défense du littoral en 1888 fixe l'armement de la batterie à quatre canons de 24 cm. Cet armement prend place en entier dans une nouvelle batterie construite en 1893 au sud-est de celle des années 1880. Deux "batteries annexes" armées chacune de quatre canons de 95 mm sont également construites à la fin du 19e siècle.

Comme beaucoup d'ouvrages d'artillerie du littoral, la batterie de Taillefer est désarmée en 1915 et ses matériels envoyés au front. En 1918, deux pièces de 95 mm sur affût de côte constituent un poste de défense contre les sous-marins (PDCSM).

Une nouvelle batterie armée de quatre canons de 138 mm est construite sur le site dans les années 1930. L'armée allemande la réutilise de 1940 à 1945. La batterie est définitivement désarmée après la guerre.

Le site reste propriété militaire jusqu'à l'abandon du sémaphore par la marine en 1999.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle , daté par source, daté par travaux historiques , (détruit)
Principale : 18e siècle , daté par source, daté par travaux historiques , (détruit)
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 2e siècle
Dates 1692, daté par source, daté par travaux historiques
1859, daté par source
1860, daté par source
1861, porte la date
1882, daté par travaux historiques
1893, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Génie

Le site de la pointe de Taillefer est composé :

- d'un corps de garde crénelé du type de 1846 ;

- d'un sémaphore construit en 1861 ;

- des vestiges d'une batterie construite vers 1880 ;

- d'une batterie construite au début des années 1890 ;

- d'une batterie construite vers 1930.

La batterie du 17e-18e siècle a totalement disparu, de même que le parapet de la batterie de 1859.

L'extrémité nord-ouest du site est occupé par la batterie des années 1880, très altérée par les travaux successifs sur le site. Elle se compose à l'origine de deux plates-formes semi circulaires pour canons de 24 cm, avec parapet terrassé, séparées par un abri-traverse, et d'un emplacement pour pièce de 16 cm à chaque extrémité du site. Ces structures ont été bouleversées par les aménagements postérieurs. Le corps de garde crénelé de 1860 est intégré à cette batterie, recouvert comme ceux des batteries du Gros Rocher et de Ramonette par un important massif terrassé, actuellement en partie arasé. L'organisation défensive de la batterie côté terre consiste en une escarpe maçonnée formant un redan très aplati, précédée d'un fossé et flanquée par un bastionnet placé à l'angle saillant. L'entrée était munie d'un pont-levis. Actuellement seule la partie centrale de cette enceinte est conservée.

La batterie de 1893 se développe de manière linéaire au sud-est du site. Elle est organisée comme celle contemporaine du Gros Rocher, avec quatre emplacements de pièces séparés par des traverses ne dépassant pas le niveau du sol. Un magasin à poudre souterrain, des magasins à munitions et des postes de commandement complètent cette batterie. Une batterie pour canons de 95 mm sur affûts de côte la prolonge vers le sud-est. Une autre batterie de 95 mm, sur affûts de campagne, existait en dehors du site, au sud-ouest du sémaphore.

La batterie des années 1930 se compose de quatre cuves bétonnées accompagnées de niches à munitions, réparties sur l'ensemble du site et implantées sur les anciens ouvrages, et d'un poste de direction de tir.

Murs schiste
granite
béton
terre
États conservations inégal suivant les parties
Statut de la propriété propriété de la commune
propriété privée
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre
Éléments remarquables batterie, corps de garde
Sites de protection loi littoral, site classé, zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique
Protections inscrit MH, 2000/10/30

Annexes

  • Propositions de la commission de 1841 pour la défense de Belle-Ile.

    Armement proposé par le commission de 1841.

    Belle-Ile.

    Considérations générales.

    Les nombreuses tentatives faites contre Belle Ile, suffisantes au besoin pour attester l'importance de cette position et pour justifier le développement des fortifications qu'on a cru devoir y élever à toutes les époques. Les Romains au cours de leurs conquêtes dans les Gaules, avaient compris la nécessité d'être maîtres de la position de Belle Ile ; ils l'occupèrent longtemps ; le centre de leur défense parait avoir été les hauteurs qui dominent le port du Vieux Château. Les Hollandais y descendirent en 1674, 1696, 1702 et 1744. Les Anglais y débarquèrent en 1761 et s'emparèrent même de la citadelle.

    "Belle Ile, dit la Commission de défense de 1818, située à 4 lieues de la pointe de Quiberon, est la principale Ile d'un petit archipel dont font partie les îles d'Houat, d'Hoedick et de Dumet, ainsi qu'un grand nombre d’îlots et d'écueils.

    L'intervalle compris entre la côte et cet archipel, forme la rade du Parc, autre appelée la Chambre. La défense de Belle Ile, consiste en une citadelle, plusieurs batteries, redoutes et établissements, dont une partie est revêtue en maçonnerie...

    La citadelle doit être couverte par des ouvrages détachés, occupant les hauteurs circonvoisines".

    "Belle Ile, dit la Commission de 1836, doit être mise dans un état de défense respectable, soit à raison de son importance propre, soit à cause de sa situation, en face d'une portion fort accessible de nos côtes, près d'une des meilleures rades de l'Europe, et parce qu'elle serait une place d'armes dangereuse dans les mains de l'ennemi".

    Vient ensuite comme conclusion des considérations précédentes la proposition de l'agrandissement et de l'amélioration de la "citadelle, dernier refuge des troupes qui auraient combattu pour empêcher un débarquement".

    Vauban avait consigné dans un mémoire écrit par lui en 1683, et qui existe au Comité du génie, une opinion conforme à l'opinion des hautes commissions que l'on vient de citer.

    On peut donc résumer ainsi les avantages que présente la position de Belle Ile et le rôle que cette île est appelée à jouer :

    1°, Belle Ile couvre une vaste étendue du littoral et observe la passe qui conduit à Lorient. 2°, Elle se trouve au centre du mouvement commercial qui a lieu entre le Nord et le Sud de la France. 3°, Elle offre, en face du port du Palais, un mouillage d'une bonne tenue, et un refuge assuré contre les ventes d'Ouest qui règnent les trois quarts de l'année dans ces parages. Aussi, l'ennemi maître de ce point fermerait une des principales voies de communication de notre commerce côtier, il tiendrait étroitement bloqués les ports compris entre le Croisic et Lorient ; il pourrait ravitailler des escadres et organiser des expéditions ; et du haut de cette place d'armes, se rapprocher de notre frontière, menacer incessamment une grande étendue de nos côtes. Cette position est donc à juste titre considérée comme un point stratégique de 1re importance.

    La circonférence de Belle Ile est de 11 lieues environ. Sa plus grande longueur est de 16000 mètres, sa plus grande largeur de 8000. Ses côtes, élevées de plus de 100 pieds au dessus du niveau de la mer, servent de point de reconnaissance à tous les navires venant du large. Le haut plateau de l'Ile est entrecoupé de ravins nombreux, profonds, qui aboutissement à la mer, et forment à leur embouchures des anses plus ou moins grandes auxquelles on a donné le nom de ports. On en compte au moins quarante. Ce sont autant de points accessibles, mais qu'il est facile de défendre en profitant des accidents du terrain et des positions favorables à la défense.

    Les deux ports principaux sont celui du Palais, où le Département des travaux publics fait construire un bassin à flot, et celui de Sauzon, qui passe pour le meilleur.

    La plus belle plage de débarquement est celle des Grands Sables qui est accessible sur une étendue de près de 1000 mètres.

    Ce n'est pas néanmoins dans cette baie, mais dans celle d'An Dro, que les Anglais descendirent en 1761. Au port Larron, est une superbe citerne construite par Vauban, et capable de fournir de l'eau douce à une grande escadre. Lors du siège de 1761, l'amiral anglais Keppel, disait que la possession de cette citerne valait à elle seule la conquête de l'Ile.

    Le sol de Belle Ile est fertile, le bois y manque. On trouve assez de chevaux pour les transports de l'artillerie. Il n'y existe point de routes de ceinture, de sorte que les communications directes entre les différents points de la côte sont difficiles. Il serait dans l'intérêt de la défense de tracer sur la circonférence de l'Ile, un chemin praticable pour l'artillerie, qui servirait de lien aux batteries et aux divers postes d'observation.

    La côte présente vers le S, et surtout vers l'O, des escarpements d'une grande hauteur, précédés d'écueils, tantôt apparents, tantôt cachés. De ce côté, la mer brise avec violence sur les récifs : le côté de l'Ile exposé au NE, vis-à-vis du continent est le seul abordable.

    Système de défense de Belle-Ile. La citadelle du Palais, renferme les établissements nécessaires à la garnison de l'Ile entière. Commencé par le cardinal de Retz, continué par Fouquet, cet ouvrage présente un tracé irrégulier, et se trouve sous le commandement des hauteurs voisines. Vauban voulut changer sa situation ; il en fut empêché par un ordre exprès de Louis XIV ; et obligé de conserver les restes du fort Gondi, il se contenta d'indiquer les améliorations entreprises depuis, et que l'on complète en ce moment.

    L'exécution de ces derniers travaux, déjà en partie terminés, permet de modifier le système de défense adopté jusqu'à ce jour pour Belle Ile. On conçoit, en effet, que lorsque le réduit de l'Ile n'offrait pas à la défense un appui solide, et un centre d'où les retours offensifs pussent rayonner, on ait multiplié les retranchements à la circonférence, élevé de nombreuses batteries, et fermé les ravins par des coupures (plusieurs des criques de débarquement sont fermées par des parapets de 4 mètres environ d'escarpe, reliés aux deux côtes de la crique. Quand la gorge n'est pas par elle même fort étroite et abrupte, cette fermeture n'est plus un obstacle pour l'ennemi ; elle lui permet même de venir sous son abri, se masser pour escalader ensuite la position. On ne saurait sans imprudence garnir des parapets d'un aussi mince relief de défenseurs qui, exposés à être enlevés de front ou coupés, ne pourront tenir ferme contre l'ennemi débarqué ; et puisque ces retranchements ne peuvent et ne doivent même pas être défendus énergiquement, mieux vaudrait une plage unie battue à bonne portée par la mousqueterie & la mitraille d'un réduit). Il fallait alors à tout prix empêcher un débarquement : aujourd'hui les conditions de l'attaque et de la défense sont changées.

    Du côté de l'Ile qui regarde le continent se trouvent les seuls mouillages que les bâtiments puissent fréquenter et le courreau, ou passage des bâtiments qui fréquentent ces parages. C'est donc cette face qu'il faut armer de moyens d'actions extérieures, c'est à dire d'une puissante artillerie.

    Les trois autres faces n'offrent point de mouillages ; les navires ne s'en approchent pas volontiers ; il devient donc en général inutile de les armer de grosse artillerie : mais comme cette partie de l'Ile présente un grand nombre de petites criques, favorables à des débarquements partiels, comme la disposition des petites vallées qui rayonnent du haut plateau de l'Ile vers ces petites criques permettrait à l'ennemi débarqué de se masser et d'arriver sans être aperçu jusqu'au cœur de l'Ile, toute cette portion de la côte doit être mise à l'abri des descentes. Le journal de la prise de Belle Ile, en 1761, prouve que les débarquements peuvent être opérés sur des points regardés comme inaccessibles : l'entreprise qui a réussi, en 1761, pourrait être tentée bien plus facilement avec la marine à vapeur : il est donc de la plus haute importance d'organiser sur tous les côtés vulnérables de l'Ile, des moyens de surveillance.

    Des postes garde côtes, possédant une garnison de 40 hommes et 1 ou 2 obusiers de montagne, rempliraient bien ce but. Le poste devrait être établi de manière à ne pas être battu par l'artillerie des péniches ou des bateaux à vapeur de débarquement ; les sinuosités de ces criques offrent presque partout des rentrants qui permettraient de défiler les ouvrages : la force de la garnison permettrait de tenir constamment des patrouilles chargées de la surveillance exacte de la côte ; les pièces de montagne seraient destinées à tirer à obus contre les embarcations qui voudraient prendre terre, à tirer à mitraille sur les troupes débarquées, à défendre énergiquement le poste contre leur attaque ; elles seraient transportées au besoin avec les sorties sur d'autres points menacés ; enfin, dans touts les cas, elles serviraient de canon d'alarme.

    Sur les caps élevés, quelques postes d'une moindre importance pourraient être établis dans le but de relier entre eux les postes situés dans les gorges.

    En raison de la longueur de l'Ile, trois centres devraient être assignés sur le haut plateau à la défense mobile. Les positions les plus avantageuses seraient 1°, le moulin de Sauzon, observant la presqu'île du Nord entre le port du Vieux Château et le port de Sauzon ; 2e, le bourg de Bangor, observant le centre de la côte S et couvrant le Palais de ce côté ; 3°, le plateau de Samzun, observant la plage des Grands Sables et toute la pointe SE de l'Ile. Ces positions devraient être occupées dès que la présence d'escadres ennemies menaceraient l'Ile d'un danger sérieux : les deux positions extrêmes de Sauzon et de Samzun pourraient comporter chacune 500 hommes ; la position centrale de Bangor, chargée de tenir jusqu'à la rentrée au Palais des troupes des extrémités, comporterait 1000 hommes.

    Enfin, ces trois petits camps auraient eux mêmes pour réduit la place du Palais. La garnison de la place, qui, dans le moment où l'on aura à disputer le débarquement à l'ennemi pourra être réduite à 1000 hommes, s'augmentera en cas d'échec, de toutes les troupes établies précédemment à la circonférence, & devra s'élever à 3500 hommes, chiffre minimum de la garnison d'une Ile aussi importante que Belle Ile. Sous l'empire cette garnison était habituellement de 5000 hommes, sous le commandement d'un lieutenant général commandant supérieur.

    En résumé la face de l'Ile exposée au NE, peut être considérée comme un grand front de fortification, armé pour agir au loin sur les mouillages & le courreau ; les autres faces peuvent être considérées comme formant la gorge de l'ouvrage, leur fortification doit être simplement défensive.

    On comptait quarante trois batteries dans Belle Ile savoir : 1°, Vingt de la citadelle du Palais à la pointe de Kéréso ; elles étaient consacrées à la défense de diverses plages de débarquement, des mouillages et de la portion de mer comprise entre l'Ile et le continent.

    2°, Douze de la pointe de Kéréso à la pointe aux Poulains, c'est à dire, du côté de la mer sauvage ; leur seule destination était de battre au large, car elles étaient dans des positions trop élevées pour pouvoir défendre les petites anses, peu accessibles du reste, près desquelles elles ont été construites.

    3°, Enfin, onze de la pointe aux Poulains à la citadelle du Palais ; elles remplissaient le même objet que les 20 premières.

    Des retranchements terrassés à l'entrée des vallées, plusieurs postes, notamment à la pointe aux Poulains, à Borderies et à Locmaria, complétaient cet ensemble de mesures défendeurs qui péchaient évidemment par la multiplicité des ouvrages.

    (Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843, p. 121-126)

  • Propositions de la commission de 1841 pour la batterie de Taillefer.

    Armement proposé par la commission de 1841.

    Belle-Ile.

    [...]

    Batterie de Taillefer.

    La batterie de Taillefer sera restaurée.

    [...]

    La batterie sera armée de 6 bouches à feu :

    - 3 canons de 30

    - 3 obusiers de 22c

    dont 2 tirant sur le mouillage de Port Jean et de Port Fouquet, 2 sur les approches du mouillage du Palais & 2 au large.

    Elle aura pour réduit un corps de garde défensif n° 2.

    Elle sera classée de 3e importance.

    La batterie de Taillefer est située sur un cap très saillant, et d'où l'on découvre parfaitement l'espace compris jusqu'à la citadelle. Cette batterie appuie la gauche de la position du Palais, offre une protection aux bâtimens qui doublent la pointe N de l'Ile, et peut assurer le mouillage devant Port Jean et Port Fouquet.

    (Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843, p. 139-140)

  • Dossier d'inventaire papier

Références documentaires

Documents d'archives
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 4, Frontières de la France : 1 VD 57, Défense de la frontière des côtes de Bretagne, 1683-1759. Batteries des côtes de Bretagne avec leur armement, 1747.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VD 57
  • Service historique de la Défense, Département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 55, Direction de Nantes. Tableau d'armement des côtes de la Direction par arrondissement et par batteries au 1er fructidor an 11e [20 août 1803].

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 55
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Directions d'Artillerie de Nantes et de Brest. État général de l'armement des batteries de côtes au 1er juillet 1813.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 32
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement des côtes du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 32
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 42, Travail de la commission d'armement des côtes sur les frontières maritimes, 1844. Avis du Comité des fortifications du 7 novembre 1844.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 42
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 577. Commission de défense des côtes : tableau faisant connaître le nombre, l'armement et le classement des batteries de côtes des 1er (Cherbourg), 2e (Brest), 3e (Lorient), 4e (Rochefort) et 5e (Toulon) arrondissements maritimes, de la Corse, de l'Algérie et des colonies, 1860-1862.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 577
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 8, Places françaises et d'Algérie : 1 VH 296, Place de Belle-Île-en-Mer, projets et dépenses annuels, 1860-1861. Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Ile, Mémoire du chef du Génie sur les projets pour 1860-1861, 20 novembre 1859.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VH 296
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 584, Registre des avis du Comité des fortifications sur le crédit général pour la défense des côtes, 1858-1867. Séance du 29 mai 1860, Place de Belle-Île.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 584
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Lorient. Archives de la Place et du Génie de Belle-Île-en-Mer ; Sous-série 4 S2, archives du Génie de Belle-Île-en-Mer : 4 S2 52, Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Île, Règlement général et définitif des dépenses faites pour les fortifications de la place de Belle-Île (défense des côtes) pendant l'exercice 1860, 1er juin 1861.

    Service Historique de la Défense de Lorient : 4 S2 52
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Lorient. Archives de la Place et du Génie de Belle-Île-en-Mer ; Sous-série 4 S2, archives du Génie de Belle-Île-en-Mer : 4 S2 52, Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Île, Règlement général et définitif des dépenses faites pour les fortifications de la place de Belle-Île (défense des côtes) pendant l'exercice 1862, 6 mars 1863.

    Service Historique de la Défense de Lorient : 4 S2 52
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 41, Mémoires généraux sur les frontières maritimes, 1853-1885. Rapport sur la situation des travaux de défense des côtes à la fin de l'exercice 1861.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 41
  • Service historique de la Défense, Département Armée de Terre, Vincennes. Archives de la Guerre, Troisième République ; Sous-série 7 N, Etat-Major de l'Armée : 7 N 1881, Commission de défense des côtes, délibérations et correspondance expédiée, 1870-1878. Tableau détaillé par directions et par batteries du personnel nécessaire au service des batteries de côte, joint à la note du 22 février 1876, armement définitif.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 7 N 1881
  • Service historique de la Défense, Département Armée de Terre, Vincennes. Archives de la Guerre, Troisième République ; Sous-série 7 N, Etat-Major de l'Armée : 7 N 1904, Défense des fronts de mer, dossiers de l’inspection générale permanente d’armement des côtes - Atlantique : pièces collectives, Belle-Ile, Blaye, Bordeaux, Brest (1878-1912). Avis commun des Inspecteurs permanents au sujet de la réorganisation de la batterie de Taillefer à Belle-Ile, 21 mars 1892.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 7 N 1904
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité, collection d'atlas des batteries de côte (1893-1913) : 1 VK 736, Atlas des batteries de côte, tome II, côtes de l'Océan au nord de la Pointe St Gildas, sans date [début 20e siècle].

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 736
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Vincennes. Archives de la Première Guerre mondiale ; Sous-série SS EE, Etat-major général, 5e section (défense du littoral) : SS EE 22, défense du littoral du 3e arrondissement maritime. Tableau n° 1 annexé à l'instruction du 18 janvier 1918 fixant le statut du personnel mis à la disposition de la Marine par les Départements de la Guerre et de l'Armement, pour le service des ouvrages de côte.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SS EE 22
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Vincennes. Archives de la Première Guerre mondiale ; Sous-série SS EE, Etat-major général, 5e section (défense du littoral) : SS EE 22, défense du littoral du 3e arrondissement maritime. Inspection des PDCSM de Lorient, inspection des postes de défense passée pendant le mois de juin, 25 juin 1918.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : SS EE 22
Bibliographie
  • CAROFF (capitaine de frégate), Les Forces maritimes de l'Ouest 1939-1940, Marine nationale, 1954.

  • LE POURHIET-SALAT, Nicole, La défense des îles bretonnes de l´Atlantique, des origines à 1860, Vincennes, Service Historique de la Marine, 1983, 2 vol. : XLV-375 p. XXV pl.

  • TRUTTMANN, Philippe, Belle-Ile, ou la défense globale d'un littoral, In CONGRES DE L'ASSOCIATION VAUBAN (5,6,7 mai 1989), Vauban à Belle-Île, Le Palais, Éditions Gondi, 1990, pages 88-98.

  • FAUCHERRE, Nicolas, PROST, Philippe, CHAZETTE, Alain (sous la dir. de), Les Fortifications du littoral, La Bretagne Sud, Chauray-Niort, 1998, 279 p., collection : les fortifications du littoral. ISBN 2-910137-24-4.

  • MALCHAIR, Luc, et al. Index de la fortification française : Métropole et Outre-mer, 1874-1914. Auto-édition, 2008, 832 p.

  • TOMINE, Jacques, Le Mur de l'Atlantique à Belle-Île-en-Mer, Locmaria, Société historique de Belle-Île-en-Mer, 2007, 64 pages.

  • CHAZETTE, Alain, et al. Atlantikwall. Mythe ou réalité. Éditions Histoire et Fortifications, 2008, 480 p.

Périodiques
  • TOMINE, Jacques, Les batteries d'artillerie du fort de Taillefer de 1880 à 1939, Belle-Ile Histoire, 2014, n° 55.

  • CHAURIS, Louis, Nature et provenance des pierres mises en œuvre dans les ouvrages défensifs à Belle-Île (Morbihan), Bulletin de l'association bretonne, 2011, CXX, p. 285-302.

Liens web