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Calice, patène

Dossier IM22005030 réalisé en 1994

Fiche

Bien que ne portant pas de poinçons, ce calice d´une belle qualité d´exécution présente le grand intérêt d´être daté, de 1594, par une inscription gravée sous le pied. Celle-ci fait état de la donation de l´objet par la fille de Charles Marot, riche dinannais appartenant à une famille qui compte à la fin du XVIe siècle plusieurs syndics de la ville ainsi qu´un sénéchal anobli par Henri IV en 1598. Les armoiries gravées sur le pied -une main dextre accompagnée d´une étoile- sont celles de cette famille bourgeoise en voie d´anoblissement qui eut un rôle de premier plan dans les fondations hospitalières de la ville entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Les boutons du noeud gravés de quintefeuilles portant des traces d´émail, s´inscrivent encore dans la tradition gothique. Par contre, le décor de rayons et de flammes qui orne le pied, le noeud et la fausse coupe, présent sur les oeuvres rennaises du milieu du XVIe siècle, est encore employé à Paris à la fin du siècle, ainsi que le montre le calice de Fréhel, réalisé en 1597 par l´orfèvre parisien Jérôme Acher. L´emploi de couronnes ajourées au sommet du pied, inconnu à Paris, se retrouve dans les calices nantais de la même époque, ainsi que sur un calice de Corentin le Baron, orfèvre de Quimper, daté de 1583. Ici, de façon originale, la même couronne, inversée orne à la manière d´un lambrequin la partie inférieure de la fausse coupe.. Il convient de noter que ce calice se démonte entièrement à l´aide de pas de vis, celui qui se trouve sous le pied comportant une pièce soudée à l´équerre pour former clef. Ce principe rappelle celui de plusieurs calices de Basse Bretagne de la même époque, dont le pied pouvait éventuellement servir de support pour un ostensoir. C´est peut-être ici le cas de cet objet.

En l´absence de tout poinçon, l´attribution de ce calice à un atelier local, voire haut breton reste une supposition logique, qui permet d´envisager que la donatrice de l´objet, Jeanne Marot, se soit adressée à un orfèvre dinannais, malouin ou rennais.

Dénominationscalice, patène
Aire d'étude et cantonHaute-Bretagne - Dinan
AdresseCommune : Dinan

Calice réalisé dans le dernier quart du 16e siècle, sans doute par une orfèvre de haute Bretagne. Il ne porte aucun poinçon. L'inscription atteste de son offrande en 1594 à l'hôpital de Dinan par Jeanne Marot, fille de l'un des principaux bienfaiteurs de l'établissement.

Période(s)Principale : 4e quart 16e siècle
Dates1594

Base à huit lobes. Couronne fleuronnée à la partie supéreiure du pied. Noeud à huit boutons gravés de fleurs avec traces d'émail. La base, le noeud et la fausse coupe sont ornés de flammes et de rayons. Le calice se démonte entièrement.

Catégoriesorfèvrerie
Structuresdémontable
Matériauxargent, doré, ciselé, gravé, fondu, émail
Précision dimensions

h = 27,5 ; d = 17,5. Diamètre de la base. Dimension de la patène : d = 16.

Iconographiesflamme
rayon
Précision représentations

Décor de flammes et de rayons sur le dessus du pied, le noeud et la fausse coupe.

Inscriptions & marquesinscription concernant le donateur
armoiries
Précision inscriptions

Inscription : IANNE MAROT FILLE de CHARLLES MADONNE A LA MAISON DIEU 1594 (sous la base). Armoiries (gravées sur une des lobes du pied) : d'azur à la main dextre d'argent, accompagnée d'une étoile d'or au premier canton : famille Marot.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreÀ signaler
Protectionsclassé au titre objet, 1965/12/06

Références documentaires

Bibliographie
  • Trésors secrets des Côtes-d'Armor, 1991, catalogue d'exposition.

    p. 121 (notice Francis Muel)