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Calice (Plouër-sur-Rance)

Dossier IM22005023 réalisé en 2003

Fiche

Dossiers de synthèse

L´équilibre des formes et la pureté des lignes de ce calice sont soulignées avec élégance par un décor discret d´une exécution parfaite. L´alternance de surfaces unies et de feuilles d´acanthes stylisées qui fait le décor de la bordure du pied résume l´esthétique générale de l´oeuvre. Le pied, à bordure ornée est uni, le noeud, uni est lui-même contenu entre deux frises d´acanthes appliquées, la coupe enfin repose sur un discret culot portant le même décor. Ce dernier est réalisé par des feuilles d´acanthes estampées à l´aide d´une matrice, selon le même principe que la bordure du pied ; les feuilles estampées, découpées avec soin ont ensuite été soudées à la partie inférieure de la coupe. Le décor du noeud est obtenu selon le même procédé. Quoi qu´il en soit, bien que pour partie issu d´une technique « mécanique », le travail et le fini n´en est pas moins parfait et l´illusion d´un travail au repoussé-ciselé est quasi totale et le but recherché par l´orfèvre, celui d´obtenir un effet décoratif maximum en gagnant du temps est atteint.

La technique du décor par application, assez répandue sur les pièces d´orfèvrerie civile d´époque Louis XIV, où elle est toujours l´indice d´une réalisation de qualité, est en revanche peu fréquente sur les pièces religieuses où on lui préfère dans la grande majorité des cas, pour économiser le poids de métal employé, celle du repoussé-ciselé. Au contraire les pièces d´orfèvrerie, même sobres sont souvent généreuse quant au poids du métal employé. L´extraordinaire enrichissement du milieu malouin au cours du XVIIe siècle, dans le grand commerce de mer et « l´interlope » avec les colonies espagnoles et portugaises d´Amérique latine, où se trouvent alors les plus fabuleux gisements de métal précieux, y est certainement pour beaucoup.

Charles Lossieux, sieur des Saudraies appartient à l´une des deux grandes dynasties d´orfèvres malouins. Son poinçon ici insculpé à côté du poinçon de communauté au navire accompagné de la lettre Y, poinçon déjà en usage en 1688, associé à un poinçon de charge antérieur. Compte tenu de la durée variable des lettres-dates de Saint-Malo et de la présence certaine de la lettre B en 1697, cette oeuvre peut donc être située vers 1690.

Dénominations calice
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude - Dinan Ouest
Adresse Commune : Plouër-sur-Rance
Emplacement dans l'édifice sacristie
Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle
Lieu d'exécution Édifice ou site : Bretagne, 35, Saint-Malo
Auteur(s) Auteur : Lossieux Charles, orfèvre

Base repercée. Noeud uni à deux bandes de feuilles estampées et appliquées. Coupe unie avec collerette de feuilles à la base. Croix rustique ciselée sur le dessus du pied.

Catégories orfèvrerie
Matériaux argent, repoussé, ciselé
Précision dimensions

h = 22,5 ; d = 13,7. Diamètre de la base.

Inscriptions & marques poinçon de maître
poinçon de communauté
poinçon de charge
Précision inscriptions

Poinçon de maître : initiales C, L, S en pointe : Charles Lossieux (sous la base) ; poinçon de communauté : navire surmontant lettre V : poinçon de communauté de Saint-Malo (sous la base) vers 1690. Poinçon de charge : abeille surmontée d'une fleur de lys (sous la base).

Objet d'une grande élégance qui témoigne de la qualité de la production des orfèvres malouins.

Statut de la propriété propriété de la commune
Protections classé au titre objet, 1966/02/15

Références documentaires

Bibliographie
  • Trésors secrets des Côtes-d'Armor, 1991, catalogue d'exposition.

    p. 137, n°69 (notice Francis Muel)

Liens web