Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Chapelle de l'île Maudez (Lanmodez)

Dossier IA22013848 inclus dans Écart : Île Maudez (Lanmodez) réalisé en 2008

Fiche

Œuvres contenues

Vocables Chapelle de Saint-Maudez
Destinations église, dépendance, remise
Dénominations chapelle
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Lézardrieux
Adresse Commune : Lanmodez
Lieu-dit : l'Île Maudez
Cadastre : 1958 A504

La chapelle moderne de l'Îe Maudez fait partie des vestiges de l'ancienne église priorale et d'un ensemble monastique daté à l'origine du 12ème siècle. Elle est datée de 1884 et fut bénie le 1er juin 1885. Elle a remplacé une chapelle plus ancienne d'origine cistercienne, décrite avant sa destruction par Gaultier du Mottay dans son 'Répertoire archéologique'. Une lèproserie existait aussi à proximité. L'édifice est aujourd'hui intégré dans un ensemble de bâtiments, reconstruits, servant de résidence secondaire.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1884, daté par travaux historiques, porte la date

L'édifice religieux, de plan rectangulaire régulier, est construit en moellons de granite. Deux baies s'ouvrent au Sud. D'après le plan de Barbier (1949), l'ancien choeur, à l'état de vestiges, était placé sur la partie Est du monument, dont il ne subsiste que le contrefort Sud d'un ancien pilier et des fragments de piliers, au niveau de l'ancien mur collatéral Nord. Il subsiste encore l'emplacement de l'arcade en plein cintre de la partie Est de la nef. L'édifice mesure 8, 50 mètres de long et 5, 72 mètres de large hors d'oeuvre. Ie bâtiment est couvert d'un lambris de bois en berceau plein cintre. Il renferme plusieurs statues en bois, dont la polychromie d'origine a été en partie enlevée : saint Yves, saint Maudez, saint Antoine et saint Michel, terrassant le dragon. Les statues de Saint Eloi, de sainte Anne, ainsi qu'une autre madone, ont disparu, enlevées par l'ancien propriétaire, avant 1968. L'autel est surmonté de la statue de Notre-Dame-de-la-Mer. Des vitraux modernes (inspirés de la tradition celtique, représentant une forme de serpent) ont été installés au niveau des ouvertures par l'actuel propriétaire. Deux portes, l'une à l'Ouest surmontée de la date de 1884, l'autre au Sud, donnent accès dans l'édifice. Le bâtiment n'a pas été transformé. On peut remarquer à côté de l'édifice, près de la façade Sud, une pierre tombale, longue de 2, 20 mètre, large de 0, 65 mètre et haute de 0, 50 mètre. Un ancien tronc d'église en granite (appelé 'Kef' en breton), haut de 1, 47 mètre et de 0, 58 mètre de section, semblable à celui trouvé à l'intérieur de l'oratoire, situé à proximité de cette pierre tombale, et à signaler.

Murs granite
moellon
Toit ardoise
Plans plan rectangulaire régulier
États conservations bon état
Techniques maçonnerie
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extrait de l'article de Pierre Barbier 'Le prieuré de l'Ile Saint-Maudez : la chapelle circulaire et les ruines de l'église prieurale, publié dans les 'Mémoires de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord, tome LXXX, 1951.

    La Vita Prima de saint-Maudez nous apprend qu'en s'installant dans l'île Guelt Enes, le saint construisit aussitôt plusieurs cellules pour lui et ses disciples et qu'il mourut dans le présent lieu. Selon La Borderie, le monastère aurait été détruit lors des invasions normandes et relevé ensuite.

    Dans le courant du 12ème siècle, l'île saint-Maudez et son monastère furent donnés à l'abbaye de Bégard, de l'ordre de Citeaux, fondée en 1130 au diocèse de Tréguier. Elle en devint un petit prieuré et le resta jusqu'à la Révolution sous le nom de 'Prieuré de Saint-Maudet de l'Isle, Sanctus Maudetus de Insula'. En 1456, une bulle du pape Calixte III concède des indulgences à l'église du prieuré et l'hôpital y attenant (léproserie). L'île y est encore nommée 'Guelt Enès', 'l'Île Sauvage'. Deux titres de baux sont conservés auprès des Archives départementales des Côtes d'Armor, l'un daté de 1587 et l'autre de 1634, affermant le domaine de l'île à un fermier. Alors que l'île continuait d'attirer de nombreux pèlerins fidèles au culte de saint Maudez.

    Des travaux eurent lieu au cours du 13ème siècle et à la fin du 15ème siècle sur la partie orientale de l'église (aujourd'hui à l'état de vestiges).Une lettre datée du 21 novembre 1717, rédigée par le recteur de l'Île de Bréhat, mentionne les travaux réalisés sur l'église, la chapelle de Saint-Michel et la chaire de Saint-Maudez.

    On apprend que le pardon de saint Maudez se déroulait le 18 novembre de chaque année.

    L'île aurait été utilisé en 1636 pour y faire brûler du goémon à des fins de produire de la poudre à canon.

Références documentaires

Bibliographie
  • GAULTIER DU MOTTAY J. Répertoire archéologique du département des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc : 1885, rééd. 1884.

    p.
  • BARBIER, Pierre. Les vestiges monastiques des îles de l'embouchure du Trieux : l'île Saint-Maudez et l'île-Verte. Les Presses Bretonnes, Saint-Brieuc, 1952.

    p. 25
  • BARBIER, Pierre. Le Trégor historique et monumental. Saint-Brieuc : Presses bretonnes, 1960.

    p.