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Chapelle de La Vraie Croix, place du Palais (La Vraie Croix)

Dossier IA56008563 réalisé en 2015

Fiche

Dénominations chapelle, crypte
Aire d'étude et canton Bretagne - Questembert
Adresse Commune : Vraie-Croix (La)
Lieu-dit : Adresse : place du Palais

En 1160, les Hospitaliers reçoivent un hospitalis in Suluniac, c’est à partir de ce don que le bourg hospitalier de la Vraie-Croix va se constituer. En 1429, le commandeur de Carentoir, frère Guillaume de La Roche, tient en tenues et héritages presque la totalité du village de l’ospital de Suilliniac, ses propres possessions consistant en un manoir et maison contre l’église, un moulin et son étang ainsi que des terres arables et non-arables en dépendances. En 1574, le commandeur Jean Pelletier jouist du tiers des oblation et aumosnes faites au temple de la Vraye-Croix en la paroisse de Sulnyac. La chapelle a été reconstruite au début du XVIIe siècle comme l'indique l’inscription 1611 sur le linteau de la porte nord de la nef. Selon l’aveu de 1643, le commandeur Gilles du Buisson possédait à Sulniac un autre temple appelé la Vraye-Croix, fondé de Saint-Sauveur et de Saint Jan-Baptiste, de la mesme sorte et nature que les surnommez, en bonne et deub réparation, où les oblations se lèvent pour l'entretien du service et réparations. Autour de ladite église sont plusieurs tenues sur lesquelles sont deub quelques rentes avec un petit droit de dixme ; et n'y a aucun domaine ny habitation du propre de ladite commandrye. Il s’agit de l’église paroissiale Saint-Isidore aujourd’hui totalement reconstruite, mais la double vocation du Temple de La Vraie-Croix indique peut-être la présence de deux édifices religieux distincts. Quoiqu’il en soit le commandeur Charles Laurencin déclare, huit années plus tard, posséder croix et banniere à l’entour duquel temple et eglize est un grand village qui est presque tout tenu de la dicte comanderye les habitans de et qui est dans ledict fief sont estager dudict Commandeur et qui doibvent nombre de rentes et debvoir seigneuriaux et feodaux et la dixme à la coustume. Il ajoute que les plaids généraux se tiennent le lendemain du jour de la Vraye-Croix et d'y faire venir des hommes des temples, de Gorvello et de Moulac. Lors de sa visite au milieu du XIXe siècle, Cayot-Delandre précise que les escaliers de la chapelle ont été reconstruits moins d’une cinquantaine d’années avant son étude et que l’escalier intérieur a été comblé à cette occasion.

Période(s) Principale : 13e siècle, 16e siècle, 17e siècle
Secondaire : 12e siècle
Dates 1611, porte la date

En grande partie reconstruite au XVIIe siècle, la chapelle de la Vraie-Croix adopte une élévation particulière sur deux niveaux. La chapelle haute est construite sur un passage voûté supporté par deux arcades en ogive traversant l’édifice dans un axe Nord-Sud parallèlement au transept. Au milieu du passage, à l’Ouest, s'ouvre un portail gothique à cinq redents en arc brisé datant de la fin du XIIIe siècle ou du tout début du XIVe siècle. La voussure précédant la porte est soulignée d’un épais tore et repose sur des colonnettes engagées aux chapiteaux décorés de motifs végétaux. Les ébrasements de la porte sont marqués par deux fines colonnettes toriques à embase sans chapiteau séparées d’un cavet simple et se rejoignant au sommet de l’arc brisé. Ce portail ouvre sur une crypte où un escalier à vis, aujourd’hui comblé, permettait d’accéder à la chapelle haute. À l’extérieur, deux rampes d’escalier, remaniées au début du XIXe siècle, donnent accès à la nef haute, au nord et au sud. On peut y voir des fragments de dalles funéraires et de linteau en réemploi sur certains degrés de marche.

À l’étage, une nef unique au transept peu saillant définit l’espace liturgique principal, le gouttereau occidental du bras sud-est taillé d’une crédence enfermant un reliquaire de la Vraie-Croix. À l’angle de la porte d’entrée du transept nord, on devine encore l’ancienne ouverture en anse de panier de l’escalier intérieur.

Murs granite moyen appareil
Toit ardoise
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Statut de la propriété propriété de la commune
Protections inscrit MH, 1926/10/05

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Loire-Atlantique : B908
  • Archives départementales de Loire-Atlantique : B908
  • Archives départementales du Morbihan : 58H1
  • Archives départementales de la Vienne : 3H1 310
Bibliographie
  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dits Chevaliers de Malte en Bretagne, Nantes, 1902.

  • LE MENÉ, Jean-Marie. Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes. Vannes, 1891-1894. Reéd. Coop Breizh, 1994.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • CAYOT-DELANDRE, François-Marie. Le Morbihan, son Histoire & ses Monuments. Vannes : A. Caudéran, édit. 1847, réimp. Auray : éd. du Bastion, 1990.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • ROSENZWEIG, Louis. Répertoire archéologique du Département du Morbihan. Paris : Imprimerie impériale, 1863.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)

Liens web

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