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Chapelle Saint-Jean-Guénan (Le Faouët)

Dossier IA00008420 réalisé en 1986

Fiche

Vocables Saint-Jean
Dénominations chapelle
Aire d'étude et canton Bretagne - Faouët (Le)
Adresse Commune : Faouët (Le)
Lieu-dit : Saint-Jean

La chapelle Saint-Jean du Faouët n’apparaît dans les archives hospitalières de la commanderie de La Feuillée qu’au XVIIe siècle sous le vocable de Saint-Jean-Guénan, car bâtie au village du même nom. Lors du procès-verbal de la visite de La Feuillée de 1617, le commandeur René de Saint-Offange précise que les vitres de la chapelle portent les armes de Malte, du duc de Bretagne et du baron du Faouët. En 1697, le commandeur Leonor de Beaulieu de Belthomas décrit ses dépendances en la paroisse du Faouët : la Chapelle de St Jean Guenan distant du moulin du Croisty dune lieüe et demy dans laquelle le Commandeur n’est tenu à aucun service, et desservie et entretenue des aumones et oblations qui y tombe. Il ajoute que, du domaine de la commanderie, dépendent aussi le moulin de Kerballec, afféagé au baron du Faouët, et quatre autres villages en tenures. En 1705, le croquis d’arpentage de la commanderie de La Feuillée propose une chapelle dédiée à Sain Jan de plan basilical, avec un portail occidental, un portail méridional et trois autels. L’aquarelle du terrier de La Feuillée de 1731 confirme en partie cette ordonnance, on distingue aisément le portail occidental, une baie sur le gouttereau sud, un portail méridional, un bras de transept sud percé d’une baie. Mais au milieu du siècle suivant, la chapelle tombe en désuétude comme semble le déplorer le commandeur de La Feuillée Jean-François du Bouilly : cette chapelle est pauvre et sans fondation, la couverture mauvaise et fort viciée, la messe se dispense le dimanche, il ÿ a trois ornements mal propre et un calice doré.

Période(s) Principale : 16e siècle, 19e siècle
Secondaire : 13e siècle, 14e siècle , (?)

La chapelle Saint-Jean, bâtie au sommet d’un petit tertre, adopte un plan en croix latine à large transept. Le mur pignon occidental est totalement dépourvu d’élément décoratif, comme l’ensemble de l’élévation extérieure de la chapelle. Il est percé d’un portail en plein-cintre simplement mouluré en cavet et sommé d’un campanile construit en 1865, selon la date portée sur le linteau occidental de la chambre de la cloche. Au sud, un portail en arc brisé simplement mouluré donne accès à la nef, tandis que le transept est percé d’une baie au remplage moderne. Au niveau du chevet, un oculus éclaire le chœur via le mur gouttereau sud et le mur pignon est percé d’une baie au remplage flamboyant, soit deux lancettes trilobées et réseau à trois soufflets et écoinçons en symétrie. Les rampants sont lisses et deux imposantes pierres de taille en granite forment les crossettes du pignon. Le bras de transept nord est percé à l’est d’une baie à deux lancettes trilobées surmontées d’un soufflet encadré par deux écoinçons. Le mur pignon de ce transept est totalement aveugle, mais un portail en arc légèrement brisé, semblable à celui du mur gouttereau sud, en permet l’accès. Les trois murs qui forment l’ensemble de la façade septentrionale sont totalement aveugles.

Le parement intérieur de la chapelle est entièrement composé de moellons, contrastant avec le moyen et grand appareil du parement externe. La nef étant exempte de fenêtre, ce sont les baies des transepts et du chœur qui sont sources de luminosité. Malgré leur symétrie apparente, les bras de transept ne présentent pas la même modénature. Le bras de transept sud est marqué par une série de deux arcs brisés simplement chanfreinés reposant sur une pile octogonale et sur des piles semi-octogonales engagées dans les murs adjacents. Au nord, c’est une série d’arcs en plein-cintre à doubles voussures à pénétration directe, mais il n’est pas exclu que ces arcades remplacent une série plus ancienne, car le bénitier de la nef réemploie une pile octogonale semblable à celle du transept sud. Un linteau monolithe en ogive incrusté dans la maçonnerie indique la présence d’une baie antérieure au XVe siècle. Plusieurs bancs en pierre longent les murs des transepts et du chœur, mais certains arrachements laissent penser qu’ils devaient être ininterrompus, de l’angle de la nef et des transepts au pignon du chœur. Le bras du transept nord abrite une statue figurant une Vierge de Pitié, elle présente encore des traces de polychromie et son style indique une œuvre du XVIe siècle. Enfin, si les armoiries des verrières décrites dans les archives ont disparu, on peut encore lire, sur le culot d’une des consoles du chœur, un blason barré d’argent (?) et de gueule.

Murs granite moyen appareil
granite grand appareil
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau
Statut de la propriété propriété de la commune
Protections inscrit MH, 1944/07/22

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Loire-Atlantique : B912
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : H512
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : H512
  • Archives départementales de la Vienne : 3H1 444
Documents figurés
  • Archives départementales de la Vienne : 3H1 448
Bibliographie
  • LE MENÉ, Jean-Marie. Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes. Vannes, 1891-1894. Reéd. Coop Breizh, 1994.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dits Chevaliers de Malte en Bretagne, Nantes, 1902.

Liens web