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Chapelle Saint-Marc

Dossier IA22003863 réalisé en 2004

Fiche

Œuvres contenues

Vocables saint Marc
Appellations Saint-Marc
Parties constituantes non étudiées croix monumentale
Dénominations chapelle
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Etables-sur-Mer
Adresse Commune : Tréveneuc
Lieu-dit : Saint-Marc
Adresse : rue de Saint-Marc
Cadastre : 1822 A 822 ; 1982 A1 242, 243

René Couffon indique que la chapelle Saint-Marc fut presqu'entièrement reconstruite en 1715 et profondément modifiée de 1781 à 1786 (condamnation de la fenêtre du grand autel, ouverture du chevet de deux fenêtres latérales, réfection de l'autel Saint-Marc). L'analyse architecturale suggère cependant une construction du 15ème siècle, remaniée aux 17ème et 18ème siècles (ouvertures), puis une restauration intervenue à la fin du 20ème siècle. Le site comprend également une croix érigée en 1921 (porte la date) à la mémoire des disparus en mer et des victimes de la guerre 1914-1918 (d'après inscription gravée sur une plaque de marbre issue de l'atelier du sculpteur Lesage).

Période(s) Principale : 15e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1921, porte la date
Auteur(s) Auteur : Lesage, sculpteur, signature

Chapelle orientée construite en granite, schiste et poudingue sur un plan en tau. L'élévation ouest est aveugle, tout comme les pignons du transept. L'élévation sud de la nef est ouverte d'une porte en arc brisé et d'un jour à arcature trilobée (15ème siècle), l'élévation ouest du bras du transept sud d'une porte en plein cintre appareillée en partie en poudingue (17ème siècle) et l'élévation est de deux baies latérales (18ème siècle). Un clocher-peigne à deux baies soutenu par un arc-diaphragme reposant sur des contreforts couronne l'édifice à la jonction de la nef et du transept. La croix est une croix en bois dressée sur un soubassement appareillé en maçonnerie. Elle était ornée autrefois d'un Christ en croix.

Murs granite
schiste
poudingue
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toit ardoise
Étages 1 vaisseau
Couvertures toit à longs pans
noue
pignon découvert
Typologies plan en tau. Croix sur soubassement

La chapelle Saint-Marc conserve un volume homogène. L'étude est souhaitable.

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à étudier

Annexes

  • La chapelle Saint-Marc de Tréveneuc (Guy Prigent) :

    Chapelle votive, dédiée aux marins et au saint protecteur de Venise. A cette époque, les trois pèlerinages les plus importants d´Europe étaient : Saint Pierre de Rome, Saint Marc de Venise et saint Jacques de Compostelle. La tradition locale rapporte que la chapelle aurait été édifiée par les marins d´un bateau vénitien qui, en difficulté près de nos côtes, invoquant leur saint patron, aurait trouvé le salut en s´abritant dans le petit port naturel de saint Marc. Cette version est possible, car depuis le 11ème siècle, les routes commerciales maritimes des Vénitiens longeaient les côtes bretonnes pour remonter vers Londres et Bruges.

    Probablement précédée d´un modeste oratoire, édifié par les marins rescapés, la chapelle primitive fût bâtie au 15ème siècle en même temps que le château fort qui s´élevait près du château de Pommorio actuel, et qui fut sans doute rasé par le cardinal de Richelieu comme le château de Tonquédec vers 1622. La chapelle, déjà restaurée en 1715, fut agrandie avant la Révolution, entre 1781 et 1786. Cette date est portée sur le tableau, se trouvant au fond de la nef. Cette toile commandée pour l´agrandissement de l´édifice représente saint Marc écrivant son évangile. Elle est due au pinceau de Jean Blévin, peintre de Saint-Quay-Portrieux, dont les oeuvres furent nombreuses entre 1758 et 1790. La chapelle ayant servi de corps de garde aux Républicains, ce tableau eut à souffrir de cette cohabitation car on voyait encore au dos de la toile, de longues balafres réparées grossièrement. Lors de la rénovation de la chapelle dans les années 1980, décrochée au mur, la toile, entièrement vermoulue, invisible sous la poussière, avait été jetée sur le tas de gravats partant pour la décharge. Sauvée « in extremis », restaurée bénévolement en 1980 par Raymond Pierret, elle fut replacée dans la chapelle après rénovation de celle-ci, par son maître d´oeuvre, Pierre Le Goallec, aidé pour certains travaux par quelques habitants du village. A côté de la chapelle, on peut remarquer une fontaine (non étudiée) et un if tricentenaire.

    Dans l'aile de gauche, une statue en bois polychrome, représentant saint Brieuc, datée du 17ème siècle. A droite, se trouve une statue de saint Marc avec son lion. D'autre-part, dans cette chapelle, les panneaux des marins disparus en mer ont été reconstitués sous une forme nouvelle, d'après un projet de André Deiss (sous la forme de la croix de saint François d'Assise) et fixés à leur ancienne place. Sur l'autel, veillent saint François d'Assise et saint Antoine de Padoue. Cet ensemble fut restauré en 1986.

    Une peinture de Raymond Pierret remplaçant un modeste papier bleu, restitue la vue sur la grève qui était celle des premiers temps de la chapelle, une petite ouverture se trouvant à cet emplacement, à la fondation de l'édifice.

    L'autel en bois avait été précédé par un autel en granite qui fut retrouvé il y a quelques années, servant depuis longtemps de pont sur le ruisseau de saint Colomban, lorsque celui-ci fut busé, pour ouvrir la route venant de Saint-Quay. Cette table a été replacée sous la croix de Kercadoret, en bas du bourg de Tréveneuc.

    La chapelle de droite, dédiée à saint Joseph, le représente tenant un lys, symbole de pureté. Les ex-voto ainsi que celui de la nef témoignent de la reconnaissance des marins sauvés par la grâce divine. Le clocher est dit "en peigne", rare en Bretagne, alors que l'on retrouve très souvent ce style de construction en Languedoc.

    Les écussons de la nef ont été offerts par un artiste amateur Raymond Mahé ; Ils représentent tous une allégorie chrétienne et maritime.

    Ernest Le Nordez décrivait la chapelle en 1889 : " Cette chapelle, isolée au milieu de la prairie, le bruit des galets que roule le flot, l'aspect sauvage des rochers, de la falaise, tout cela a un charme bien particulier qui ravit le regard et l'esprit. On est bien là pour rêver seul ou deviser en sympathique compagnie ".

    Texte : Guy Prigent, d'après témoignages oraux et recherches historiques.

  • 20042207226NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/29, Numplan 2.

    20042207194NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 16 Fi, Tréveneuc.

    20042207257NUCB : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/29, plans cadastraux parcellaires de 1822.

    Numplan 2, section A, feuille unique
Bibliographie
  • COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939.

    p. 574