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Château, actuellement golf de Rimaison (Bieuzy fusionnée en Pluméliau-Bieuzy en 2019)

Dossier IA56000859 réalisé en 2001

Fiche

Œuvres contenues

Destinations golf
Parties constituantes non étudiées chapelle, communs, ferme, puits, four à pain, logement, clôture de jardin, moulin
Dénominations château
Aire d'étude et canton Baud - Baud
Adresse Commune : Pluméliau-Bieuzy
Lieu-dit : Bieuzy, Rimaison
Cadastre : 1828 B2 368, 370, 367, 365, 366 ; 1967 ZE 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26
Précisions commune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de Bieuzy

Un premier manoir est mentionné en 1427, appartenant aux enfants d'Eon de Rimaison. Le château est construit dans le dernier 1/4 du 16e siècle, peut-être en 1579, pour Michel de Rimaison. La famille de Rimaison est éteinte vers 1653. Le château est vendu comme bien national en 1794, mais il était déjà inhabité et probablement en ruines, tel qu'il figure sur le plan cadastral de 1828, de même que le colombier dans la cour (aujourd'hui disparu), et le bâtiment à l'entrée à l'extérieur de l'enclos. En 1817, les ruines sont achetées par Patern Le Mouel qui en utilise une partie pour construire une ferme à Kerdanet sur la commune voisine du Sourn. Une porte est également remployée dans une ferme construite en 1826 au bourg de Bieuzy. Un corps de ferme, construit dans le 1er quart du 19e siècle à l'ouest immédiat du logis, remploie deux cheminées et un escalier secondaire en vis du château. Le puits qui l'accompagne est daté 1814 sur sa superstructure, cependant, sa base paraît plus ancienne, du 17e siècle. Les ruines subsistantes du grand corps de logis sont protégées au titre des Monuments Historiques en 1925. En 1951 ou 1952, une cheminée encore en place est vendue et remontée au fort de Locmaria à Belle-Isle-en-mer. Enfin, le classement du vestibule en 1958 n'empêche pas la vente des ruines de l'aile nord, remontée au bourg de Pluvigner.

Oeuvre déplacée à Commune : Sourn (Le)
Oeuvre déplacée à Commune : Bieuzy
Oeuvre déplacée à Commune : Locmaria
Oeuvre déplacée à Commune : Pluvigner
Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle
Secondaire : 1er quart 19e siècle
Auteur(s) Personnalité : Rimaison de, commanditaire, attribution par travaux historiques

Dans un enclos en moellon étaient regroupés le corps de logis, les communs, le colombier (disparu) et plus tard, ferme, puits, four. Le corps de logis principal construit en pierre de taille de granite était prévu avec un plan symétrique avec corps d'escalier central, ailes terminées par des pavillons avec tourelle en hors-oeuvre aux angles nord-est et sud-est : seule l'aile nord et son pavillon ont été réalisés. L'accès à l'escalier axial dans-oeuvre tournant à retours sans jour, en maçonnerie, se faisait par un vestibule avec quatre portes, deux donnant sur l'extérieur, deux dans les pièces latérales (l'une au nord disparue, la seconde au sud non réalisée). Identiques, ces portes se différencient par leur clef sculptée de masques. Ces quatre portes et le départ de l'esclier sont aujourd'hui les seuls vestiges du grand corps de logis. La chapelle (signalée comme telle sur le cadastre ancien) est située sur la clôture, une position habituelle ; en pierre de taille de granite, elle est en ruines. Non orientée et éclairée au chevet de fenêtres jumelées, elle est peu conforme à la forme habituelle d'une chapelle, si ce n'est son emplacement, adossé à la clôture. Communs en moellon de granite et de schiste, à comble à surcroît, couverts en ardoise d'un toit à croupes, remployant deux blasons en granite portant les armes des Rimaison et la date de 1581. Ferme construite en pierre de taille de granite, couverte en ardoise avec toiture à pignon découvert ; elle possède un comble à surcroît desservi par un escalier en vis en pierre remployé de l'ancien château, et regroupe sous le même toit salle, chambre et étable. Les cheminées sont également remployées, celle de la chambre porte en décor deux bustes en ronde-bosse d'un homme et d'une femme. Puits à base en pierre de taille, superstructure à piédroits et traverse monolithe. Four à pain en ruines adossé à l'enclos à l'ouest.

Murs granite
schiste
pierre de taille
moellon
Toit ardoise
Étages sous-sol, 1 étage carré, comble à surcroît
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
croupe
pignon découvert
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour, en maçonnerie
États conservations vestiges, mauvais état
Techniques sculpture
Représentations armoiries masque buste d'homme buste de femme
Précision représentations

Deux blasons, l'un plein aux armes des Rimaison, le second aux armes de l'épouse de Michel de Rimaison, sont encastrés dans le mur nord de l'aile sud des communs. Masques ornant les clefs d'arcs des portes du vestibule. Bustes d'homme et de femme sculptés en ronde-bosse sur la corniche de la cheminée remployée dans la ferme.

Les vestiges ainsi que les photos anciennes montrent un édifice de la seconde Renaissance d'un grand intérêt. Le livre d'architecture de Philibert De l'Orme est ici illustré par un architecte inconnu.

Statut de la propriété propriété d'une société privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables porte
Protections inscrit MH partiellement, 1925/05/14
classé MH partiellement, 1958/03/29

Annexes

  • Extrait de : CAYOT-DELANDRE, le Morbihan, son histoire et ses monuments.

    " Ce château de Rimaison... dont il ne reste que des ruines, était une riche construction de la Renaissance située sur les bords du Blavet. Il était remarquable par un grand luxe d'ornementation. J'y vis une cheminée dont les sculptures de granite mériteraient d'être dessinées ; ce qui reste de cette belle demeure n'est considérée par le propriétaire actuel que comme une carrière où l'on trouve le granite tout taillé ; il en fait construire des maisons de ferme dans les environs. Cet amateur des arts est un laboureur du nom de Le Mouel, qui habite le village de Kerdanet, voisin de Rimaison. Il a décoré la façade de son habitation de plusieurs morceaux de sculpture arrachés au château ; on y remarque surtout, encastrés dans le mur de chaque côté de la porte d'entrée, deux belles cariatides de grandeur humaine, qu'il a mutilées en les coupant au niveau des cuisses ; il les désigne sous le nom de "Monsieur et Madame de Rimaison". (Cf. fig. 36).

  • Extrait de : Inventaire général des Monuments et richesses artistiques de la France. Région Bretagne. Vallée du Blavet. Le canton de Baud 2003. (Coll. Images du Patrimoine ; N°235).

    Bieuzy. Rimaison, château

    Par son ampleur, son plan et son décor, la demeure de cette puissante famille locale était, jusqu´à son démantèlement progressif depuis le 18Ie siècle, une des réalisations les plus spectaculaires de l´architecture civile en Bretagne centrale. Construit vers 1579 pour Michel de Rimaison, le logis, dont ne subsistent que les vestiges du corps d´entrée envahis par la végétation, révèle la connaissance et l´adaptation partielle d´éléments empruntés aux traités d´architecture de la seconde Renaissance (De l´Orme, Androuet du Cerceau).

    Cette entrée monumentale donnait accès au vestibule, à l´origine voûté, qui assurait la distribution de tout l´édifice partiellement pourvu de souterrains. Les arcades à clefs saillantes figurant des masques, tout comme les colonnes et les pilastres à bagues vermiculées, invention originale consistant au creusement de petits canaux dans la pierre, ont peu d´équivalents en Bretagne. Le plan général à pavillons d´angle circulaires et la qualité du décor intérieur disparu mais partiellement connu par des documents anciens, notamment une cheminée monumentale dont le linteau reposait sur des cariatides et comparable à celle d´Ereq à Questembert (aujourd´hui à Kerjean, Finistère), font de Rimaison, au même titre que Kergournadec´h (Finistère Nord) une oeuvre isolée mais majeure de la Renaissance en région.

    A la Révolution, le château de Rimaison, en ruines, est acquis par un riche paysan, Patern Le Mouel. Exploitant le château comme une carrière, il fait construire trois logis de fermes (sur place, au bourg de Bieuzy et à Kerdanet, commune du Sourn) qui remploient des éléments monumentaux du bâtiment. Remontés hors de leur contexte, ces éléments de grande qualité reflètent l´ambition du personnage nouvellement enrichi.

  • 20015603413NUCA : Archives municipales de Bieuzy

    20015603165NUCA : Archives départementales du Morbihan, 3P.

    20035603004NUCA : Cliché Archives photographiques. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine. © CMN, Sap01_mh064936_p.jpg.

    20035603005NUC : Cliché Archives photographiques. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine) © CMN, Sap01_mh064937_p.jpg.

    20035603006NUC : Cliché Archives photographiques. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine) © CMN, Sap01_mh064938_p.jpg.

Références documentaires

Documents figurés
  • Archives des Monuments historiques. Clichés n° 64936, 64937 et 64938. 1922, par Estève. Vue des ruines et d'une cheminée.

    p.
  • A.D. Morbihan. Série Fi. Documents figurés. 3 Fi 16.

    p.
Bibliographie
  • CAYOT-DELANDRE, M. Le Morbihan, son histoire et ses monuments.Vannes, Caudéran, 1847.

    p. 411
  • Le Patrimoine des communes, le Morbihan. Paris : Flohic. Editions, 1995. (Collection Le Patrimoine des communes de France).

    p. 108
  • Inventaire général des Monuments et des Richesses artistiques de la France. Région Bretagne. Vallée du Blavet. Le canton de Baud. 2003 (Images du Patrimoine ; 235).

    p. 56-58
  • LAIGUE, René, comte de. La noblesse bretonne aux XVe et XVI siècles. Réformations et montres. Evêché de Vannes. Vannes, 1902.

    p. 91-92
  • LE MENE, Joseph-Marie. Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèce de Vannes. Vannes : imprimerie Galles, 1891.

    p. 71
  • ROSENZWEIG, Louis. Répertoire archéologique du département du Morbihan. Paris, 1863.

    col. 71

Liens web