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Château de Beaumont (Mordelles)

Dossier IA00007851 réalisé en 1986

Fiche

Parties constituantes non étudiées communs, chapelle, cour, jardin, terrasse en terre-plein, parc, fossé, motte
Dénominations château
Aire d'étude et canton Rennes Métropole
Adresse Commune : Mordelles
Lieu-dit : Beaumont
Cadastre : ?

Le château de Beaumont marque le siège de l'ancienne châtellenie du même nom. S'étendant sur une dizaine de paroisses, elle constituait une importante seigneurie au Moyen Age. La première mention des seigneurs de Beaumont date de 1198 avec un certain Hervé de Beaumont témoin d'un accord entre André de Vitré et Guillaume de La Guerche. Au nord du château, une motte castrale subsiste encore aujourd'hui et rappelle l'importance primitive et l'ancienneté du site de Beaumont.

La seigneurie resta aux mains de la famille de Beaumont jusqu'en 1422 où elle passa par héritage à la famille Raguenel. En 1433, Jean Raguenel obtint du duc Jean V, l'érection de la seigneurie de Beaumont en haute justice.

De cette époque il ne reste que peu de choses de la motte et de son logis selon un aveu de 1636 qui cite "l'emplacement d'un vieil chasteau tout ruisné auquel il n'y a plus qu'un portail aussi fort ruiné avec des douves alentours". Le seul témoin de la demeure médiévale de Beaumont est la chapelle édifiée dans la grande basse-cour, initialement dédiée à Saint-André et consacrée depuis 1835 à Marie Immaculée.

Le domaine fut vendu en 1654 aux Greffier qui firent construire une nouveau corps de logis durant la seconde moitié du 17e siècle, "basti à la moderne" selon un aveu de 1686. Le logis fut complété au 18e siècle par deux pavillons, puis au 19e siècle par des nouveaux communs et une serre. L'intérieur du château a complétement été remanié au 19e siècle tout en conservant en place l'escalier d'origine.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Dates 1686, daté par source

Le château de Beaumont est implanté sur un ancien site de motte castrale dont l'examen du cadastre napoléonien en révèle les structures d'origine. Le site semble avoir été constitué par deux buttes de terre d'inégales proportions. D'abord par une grande motte dotée d'un fossé annulaire qui domine une large basse-cour rectangulaire implantée au sud. Au nord de cette grande butte, une seconde basse-cour est discernable avec en son centre une seconde motte plus petite, dotée également d'un fossé annulaire. S'agissait-il d'une seconde motte castrale ou d'une simple butte avec un moulin à vent ? Un important réseau hydrographique (douves et vivier) complétait cet ensemble, ainsi qu'une probable petite motte de guet entourée d'eau à l'angle sud-est de la basse-cour méridionale. La grande motte et son fossé annulaire existent toujours, de même que les remblais et talus qui cernaient la basse-cour principale. L'autre motte a quant à elle été arasée au tournant des 19e et 20e siècle.

L'actuel château de Beaumont est constitué d'un logis, d'une chapelle, et d'une aile de communs. Le logis est construit au sommet d'un petit plateau selon un plan rectangulaire, presque carré. Il se compose d'un rez-de-chaussée surélevé, d'un étage carré et d'un étage de comble. Sur sa façade ouest, le corps central est flanqué de deux pavillons latéraux demi-hors-œuvre. Une terrasse dominant le jardin à la française a été aménagée entre ces deux pavillons et elle est fermée par un garde-corps à balustre à panse galbée en tore. Un escalier droit en pierre permet d'accéder au jardin.

Le corps central du logis et les pavillons sont composés de travées régulières : trois travées pour les façades est et ouest, et une travée pour chaque face des pavillons. L'encadrement harpé des baies est réalisé en pierre de taille calcaire et les linteaux sont en forme d'arc segmentaire.

Le corps central est coiffé d'un toit à croupes et à coyau percé de quatre lucarnes à fronton arrondi. La toiture à l'impériale des pavillons latéraux et des lanternes qui dominent les travées centrales des façades est et ouest, est un élément architectural particulièrement intéressant. A titre de comparaison ces éléments en partie haute sont à mettre en lien avec les toitures saillantes couvrant les cages d'escalier des hôtels Racapé de La Feuillée et de La Louvre situés place des Lices à Rennes.

Située au sud du château, à proximité des anciennes douves, la chapelle de plan rectangulaire est orientée nord-sud. Le toit, à deux versants et à coyau, est surmonté d'un clocheton. Sur sa façade orientale s'ouvrent une porte en arc brisé à encadrement de calcaire mouluré, et une fenêtre de même type. Le mur pignon sud est également percé d'une fenêtre en arc brisé.

Murs schiste moellon
calcaire pierre de taille
enduit
Toit ardoise
Plans plan symétrique
Étages sous-sol, 1 étage carré, étage de comble, rez-de-chaussée surélevé
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
toit à l'impériale
croupe
Escaliers escalier de distribution extérieur
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 1995/03/20

Références documentaires

Documents d'archives
  • Dossier de pré-inventaire, Service de l'inventaire du Patrimoine de Bretagne, 1973

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) : 196 - Mordelles
Documents figurés
  • Archives départementales d'Ille-et-Vilaine : 3 P 5424
  • Archives départementales d'Ille-et-Vilaine : 3 P 5817
Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)

Liens web