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Château, la Haute Touche (Monterrein)

Dossier IA00010095 réalisé en 1986

Fiche

Œuvres contenues

Au château de la Haute-Touche, les communs forment un assemblage complexe de bâtiments des 16e et 17e siècles, vestiges de l'ancien manoir. Comme la résidence d'été des évêques de Saint-Malo, aujourd'hui détruite, à Saint-Malo-de-Beignon, et le château du Val-Néant au Roc-Saint-André, la silhouette du nouveau château construit en 1760, témoigne de la pénétration dans l'intérieur de la province du style des ingénieurs et rappelle celle des malouinières. Toutefois, son isolement complet par rapport aux communs - rejetés hors de la composition d'ensemble - est conforme aux recommandations des recueils publiés à partir de 1733 par Jacques-François Blondel pour les maisons de campagne. Le principe des cuisines en sous-sol, qui n'est pas nouveau sur le territoire de Malestroit, est en revanche étranger aux malouinières. L'emploi de portes-fenêtres est aussi plus typique de l'époque Louis XV. À l'intérieur, des lambris à décor de fleurs et de trophées de musique portent la marque stylistique des meubles peints par les artistes génois au 18e siècle. Au début du 20e siècle, l'architecte rennais Jobbé-Duval apporte des embellissements : douves, portail et jardin à la française, lucarnes de pierre, nouveau perron, ferronnerie et dégagement des chaînes en harpes autour des baies. Une nouvelle chapelle est aussi construite, pour faire pendant avec le colombier du 18e siècle : à l'intérieur, un beau tabernacle de la seconde moitié du 17e siècle, surmonté du Christ du Jugement Dernier, provient de l’église de Réminiac.

(J. -J. Rioult)

Parties constituantes non étudiées portail, jardin, colombier, communs, calvaire, chapelle, parc, fossé
Dénominations château
Aire d'étude et canton Bretagne - Ploërmel
Adresse Commune : Monterrein
Lieu-dit : la Haute-Touche
Cadastre : 1982 ZE 84 à 86, 88, 89, 91 à 93

Le domaine de la Haute-Touche se compose de l'ancien manoir des 16e-17e siècles transformé au 18e siècle en communs, et du château construit dans les années 1760. Le logis se présente dans son aspect architectural du 18e siècle modifié par l'architecte rennais Jobbé-Duval en 1907. L'intérieur de la demeure conserve d'intéressantes boiseries des 17e et 18e siècles. Jobbé-Duval réorganise l'entrée du domaine en créant une composition symétrique : en réponse au colombier de forme ronde construit au 18e, il construit au début du 20e siècle, sa réplique à usage de chapelle, chaque édifice cantonnant des douves courbes. Il crée des jardins réguliers dans la cour d'honneur et un parc paysager sur l'arrière du château.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1760, porte la date
1907, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Jobbé-Duval Frédéric, architecte,

Dans les années 1760, une nouvelle demeure est édifiée. Le château se présente dans son aspect architectural 18e siècle auquel l'architecte rennais Jobbé-Duval a apporté monumentalité en 1902-1903. Son intervention s'inspire de l'architecture des malouinières. Le logis, construit en rez-de-chaussée surélevé, comprend un étage carré et des combles. L'entrée de la demeure s'effectue par les deux façades. Elle est accessible grâce à un escalier en fer à cheval, à une volée. En façade antérieure, l'escalier date du 18e siècle, tandis que celui de la façade opposée est une copie par Jobbé-Duval.

(É. Lauranceau)

Murs granite moellon
schiste moellon enduit
Toit ardoise
Plans plan régulier
Étages sous-sol, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour
escalier de distribution extérieur : escalier en fer-à-cheval
escalier hors-oeuvre : escalier en vis sans jour
Typologies restauration. Néo-XVIIIe, type malouinière
Techniques ferronnerie
sculpture
Représentations armoiries
Précision représentations

Armes des Boisbaudry.

L'arrêté d'inscripton du 9 novembre 2001 ne mentionnait pas la parcelle ZE 84. L'intérêt patrimonial retenu est "l'exemplarité de la recomposition de l'ensemble d'un domaine du 18e siècle par l'architecte Jobbé-Duval au début du 20e siècle".

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH, 2001/11/09
inscrit MH, 2002/03/28
Précisions sur la protection

Le château en totalité, les façades et les toitures des éléments composant l'entrée du domaine, à savoir : la chapelle, le colombier ainsi que les douves et le portail, le parc paysager et le jardin régulier, le calvaire (cad. ZE 89, 91 à 93, 88, 84 à 86) : inscription par arrêté du 9 novembre 2001, modifiée par arrêté du 28 mars 2002.

Annexes

  • Anciens historiques

    Ancien manoir 16e et 17e siècles transformé en communs ; château et colombier construits en 1760, date portée ; chapelle début 20e siècle.

    (J. -P. Ducouret)

    Le domaine de la Haute-Touche se compose de l'ancien manoir 15e-16e transformé au 18e siècle en communs, et du château construit dans les années 1760. Le logis se présente dans son aspect architectural 18e modifié par l'architecte rennais Jobbé-Duval en 1907. Guidé par un souci d'harmonie d'ensemble, se référant à l'architecture des malouinières, Jobbé-Duval accentue la symétrie des façades rythmées de travées régulières, en ajoutant des éléments semblables (escaliers en fer à cheval et lucarnes de pierre). La façade antérieure se distingue toutefois par un décor porté de pierre sculptée et de ferronnerie. L'intérieur de la demeure conserve d'intéressantes boiseries des 17e et 18e siècles. Jobbé-Duval réorganise l'entrée du domaine en créant une composition symétrique : en réponse au colombier de forme ronde construit au 18e, il construit sa réplique à usage de chapelle, chaque édifice cantonnant des douves courbes. Il crée des jardins réguliers dans la cour d'honneur et un parc paysager sur l'arrière du château.

    (É. Lauranceau)

Références documentaires

Documents figurés
  • Monterrein. Cadastre napoléonien, section A2 de la Morhanais. Levée par M. Thébaud, géomètre du cadastre, 1829, échelle : 1/2500e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 185/3
  • Monterrein. Cadastre napoléonien, section B3 du Bourg. Levée par M. Thébaud, géomètre du cadastre, 1829, échelle : 1/2500e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 185/6
  • Environs de PLOERMEL - Château de la Haute-Touche. Carte postale, [s. l. ; s. n. ; 1er quart 20e siècle].

    Collection particulière
Bibliographie
  • MENANT, Marie-Dominique, RIOULT, Jean-Jacques. Canton de Malestroit, Morbihan. Rennes : Institut culturel de Bretagne, 1989. (Images du Patrimoine ; n° 60).

    p. 18, fig. Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)

Liens web

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