Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Châteaux et manoirs (Saint-Gilles)

Dossier IA35132657 réalisé en 2018

Fiche

Aires d'études Rennes Métropole
Dénominations château, manoir
Adresse Commune : Saint-Gilles

La commune de Saint-Gilles est marquée par la présence d’un château et de plusieurs manoirs. L'histoire de Saint-Gilles est liée à la chevalerie dès le 12e siècle. En effet, les Chartes de l'abbaye de Saint Melaine mentionnent dès 1163 un seigneur de Saint-Gilles. Il s'agit de Guillaume de Saint-Gilles, un possible cadet de la baronnie des Montfort-Gaël qui se trouvait à Montfort-sur-Meu. Il utilisait d'ailleurs les deux noms. En ce qui concerne la famille de Saint-Gilles il s'agirait d'une des plus vieilles familles de Bretagne qui siégeait aux États de Bretagne ce qui montre l'importance de cette famille.

Le premier château a été construit sur une ancienne motte castrale dont le tracé est toujours visible aujourd'hui à 800m de l'église. Il était situé à la Porte. Un aveu de 1462, écrit suite à la mort de Guillaume de Saint-Gilles 3e du nom, indique « L’ostel, motte et mannoir de Saint-Gilles ». Une nouvelle construction se trouvait donc à coté de l’ancienne motte. Ici, le terme de manoir désigne un territoire sous l'autorité d'une seigneurie, étant plus ou moins importante, plutôt qu'un bâtiment.

Ce manoir construit en pierre daterait du début du XVe siècle et il s'agit maintenant de la ferme de La Porte. On peut d'ailleurs apercevoir sur sa façade les caractéristiques architecturales d'un logis à salle basse sous charpente. C'est typique de la Bretagne. Ce type de logis est reconnaissable à sa porte en plein cintre en pierre taillée avec un décor mouluré et une fenêtre de grande taille qui indique l'emplacement de la pièce d'honneur. Il serait d'ailleurs possible que cela ne soit pas la seule salle basse qu'il y avait à Saint-Gilles. La façade principale de Cohan montre des portes en plein cintre jumelées et une grande fenêtre murée ce qui signifierait peut être l'existence d'une salle basse sous charpente. La Fresnais-Bossard devient un domaine noble après que son propriétaire M. Bossard est anobli en 1641.

En effet, le seigneur du château de Saint-Gilles n’était pas le seul seigneur sur ce territoire. D'autres nobles de rang inférieur détenaient des fiefs et résidaient dans des manoirs. Selon Marc Bloch un manoir « est une maison bien bâtie, souvent pourvu de défenses, moins qu'un château bien fortifié mais plus qu’un logis de paysans ». L’existence de ces manoirs est attestée dans les Les Réformations de 1427 et 1513, enquêtes commandées par les ducs de Bretagne pour dresser la liste des personnes exemptes d'impôt par leur état de noblesse. A Saint-Gilles, ces seigneuries étaient les suivantes : la Breil-Haye, le Vaurouil, Cacé, Cohan, la Motte, la Fresnais-Belleville, le Halfaut, la Fresnais-Bossard et peut être Classé. Une motte castrale se trouvait également à la Motte Henri. Et, parmi toutes ces seigneuries seuls les seigneurs de l'ancien manoir du Breil-Haye avaient les mêmes droits de haute justice que les seigneurs de Saint-Gilles.

Le château de Saint-Gilles, aussi appelé le Grand Domaine, est un édifice construit au 19e siècle qui s'apparente plus à un hôtel particulier. Après la Révolution, les grandes et belles demeures étaient désignées par le terme "châteaux" d'où la persistance de l’appellation pour le Grand Domaine.

Finalement, la plupart des seigneuries sont devenues des exploitations agricoles. Les différents manoirs de Saint-Gilles sont tous composés selon le même principe : un logis, des communs et des dépendances.

Toits ardoise
Murs schiste moellon
bauge
grès moellon
poudingue moellon
granite
Décompte des œuvres 7

Annexes

  • Jean-Yves Eveillard,“Histoire de Saint-Gilles”, article paru dans le Bulletin municipal de Saint-Gilles.

Références documentaires

Bibliographie
  • Le manoir en Bretagne, 1380-1600. Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France. Paris : Imprimerie Nationale, 1993. (Cahiers de l'Inventaire ; 28).

  • OLIVIER Corentin, Les charpentes armoricaines : inventaire, caractéristiques et mise en œuvre d’un type de charpente méconnu, Mémoire de master 2, Université Rennes 2, sous la direction de LAFFONT Pierre-Yves et BERNARD Vincent, 2013-2014, 410 p.

    Unité Mixte de Recherches 6565 du CNRS
(c) Rennes Métropole (c) Rennes Métropole ; (c) Université de Rennes 2 ; (c) Région Bretagne (c) Région Bretagne - Nicol Murielle - Passini-Ouddane Andréa