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Citadelle (Le Palais)

Dossier IA56001939 réalisé en 2005

Á rapprocher de

"Il est certain qu'on pourra considérer la citadelle de Belle-île comme l'une des meilleures places du royaume, s'entend si on ajoute la clôture de la ville, car pour lors, tout s'y trouvera dans un degré de perfection qui ne laisse pas seulement à l'ennemi d'y pouvoir raisonnablement penser [...]", Vauban, Belle-île, 30 mars 1683.

Les premières fortifications de l'île aux 54 fleuves : la citadelle.

Belle-île avec près de 80 kilomètres de côte est la plus grande des îles de Bretagne et aussi l'une des plus riches au niveau agricole. Contrairement à ses sœurs (Ouessant, Molène, Sein...) on y trouve même des "arbustes" et de l'eau en abondance. L'île, ou plutôt Le Palais, est fortifiée dès le Moyen-Age (14e siècle) et François de Rohan (lieutenant général de Bretagne pour le Roi) y construisit au milieu du 16e siècle un fort carré bastionné aux quatre angles. Par économie, l'île est érigée en marquisat et sa défense est confiée à la famille de Gondi en 1572 (quelques mois seulement après l'attaque de l'île par une flotte protestante). Les flanquements du premier fort sont modernisés et adaptés aux progrès de l'artillerie. De vrais bastions à double niveau de feu viennent remplacer les anciens "atrophiés". L'enceinte est doublée d'une fausse-braie et dotée d'un chemin de ronde.

En 1658, Belle-île est achetée par Nicolas Fouquet, surintendant des Finances de Louis XIV (à partir de 1653). Collaborateur de Richelieu, François Fouquet (le père de Nicolas) était armateur et commerçant dans les ports de Concarneau, Guérande, le Croisic et l'île d'Yeu, et amassa une grosse fortune... Fouquet fils achète Belle-île pour en faire, semble-t-il, un comptoir commercial fortifié. Belle-île, comme Tatihou d'ailleurs (Cotentin) et le rocher de Tombelaine dans la baie du Mont-Saint-Michel (Manche), est une île idéalement située sur les routes commerciales...

Nicolas Fouquet normalise le tracé de l'ouvrage au sud et ajoute à la forteresse une demi-lune, de petites places d'armes, des traverses et un glacis au nord et à l'ouest (afin de voir de plus loin et de contrôler la campagne...). Un magasin à poudre circulaire et un arsenal sont également construits.

Alors que la politique royale est de dresser des citadelles à cheval sur les enceintes des villes pour contrôler les "populations autochtones", et de récupérer les forteresses municipales (en 1660, la garnison du fort du Taureau est remplacée par une garnison royale), la politique ambitieuse de Fouquet fait tâche et dérange le clan Colbert. Jean-Baptiste Colbert, convaincu des malversations de Nicolas Fouquet, parvient à obtenir le procès puis sa disgrâce. Ce dernier est arrêté à Nantes par d'Artagnan en 1661 et Colbert le remplace à la gestion des Finances de l'Etat. Depuis 1661 donc, la forteresse de Belle-île est une citadelle royale.

A Belle-île, forcément on arrive par la mer... c'est ce que fit Vauban au cours de ses trois visites dans l'île en mars 1683, septembre 1685 et février 1689... et c'est par mer que l'on découvre les avantages et surtout les inconvénients de cette place. Vauban projette pour Belle-île un véritable ensemble fortifié à grande échelle : corps de garde, batteries de côte, barrages de plages et retranchements, redoutes, enceinte urbaine...

Lorsque Vauban arrive à Belle-île, il dispose déjà d'un plan de la citadelle établi en 1680 (quoique légèrement erroné !). Son projet directeur du 30 mars 1683 comprend un plan général du bourg du Palais et de la citadelle, un plan particulier et plus intéressant : des élévations et développements de chaque front de la citadelle montrant la hauteur d´avant sa visite et celle projetée. Vauban "l'attaquant" décrit le point faible de la place : "De l'autre côté, il y a un grand vallon où la place ne se voit point, dans lequel deux enfoncements à peu près parallèles se viennent rendre, ce vallon qui peut servir de tranchée depuis son ouverture jusqu'à la portée du pistolet de la place, est et sera toujours le vrai chemin des attaques tant que le bourg ne sera pas fortifié, et ce d'autant plus qu'il y conduit l'ennemi presque à couvert... [...]. Le bourg contient quelque deux cent soixante dix maisons assez bien bâties, et en contiendrait bien davantage s'il était fermé".

Un mémoire général en 76 volets classé du général au particulier présente les avis de l'ingénieur sur les "réparations" de la citadelle à entreprendre. Sa nouvelle place-forte englobera l'ancienne, ainsi la fausse-braie des Gondi sert d'assise à une nouvelle enceinte plus grande. Vauban est très critique vis à vis de la deuxième enceinte qu'il juge : bizarre, au dessin "impertinent et des plus mal conçus" et au chemin couvert à la tournure "ridicule" ! Dans le souci d'améliorer la défense de la place en cas de siège, l'ingénieur propose de faire déménager et raser le petit bourg de la Haute-Boulogne, la maison de feu Fouquet, de déplacer deux moulins et de faire "transporter" ailleurs le cimetière...

Après l'achèvement de la citadelle, Vauban souhaite aménager le havre au moyen d'une digue, écluse et quais. Il projette de le transformer en un véritable port et de doter le bourg du Palais d'une enceinte urbaine, afin, écrit-il, que : "cette ville et ses fossés devien[nent] un refuge assuré pour tous les habitants de l'île qui pourraient y retirer le meilleur de leurs effets, leurs personnes et bestiaux en sûreté, ce qui les rendrait plus affectionnés à sa défense et ôterait à l'ennemi le moyen d'y pouvoir subsister commodément [...]".

Vauban revient à Belle-île en septembre 1685 après une halte aux îles d'Houat et Hoedic. Le grand ingénieur peaufine encore une fois son projet directeur et donne ses instructions à l'ingénieur de la place. Il surveille tout : de la plongée des embrasures aux évents d'aération du magasin à poudre !

Le 17, Vauban adresse un bilan de son inspection et ses observations à Seignelay, Secrétaire d'état à la Marine. Les chemins couverts et dehors ont bien avancé depuis sa dernière visite en dépit du rocher très friable (schiste)... mais les travaux ont du retard. Sur place, plusieurs ingénieurs ordinaires chargés de la faisabilité et de la mise en oeuvre en fonction des budgets se succèdent : Desréaux (1683), Hue de Luc (1684-1685), Bordier et Girval (1689).

En chef de chantier avisé (n'oublions pas que durant des années Vauban conduisait les creusement des tranchées d'attaques et ce sous le feu ennemi !), il dresse un tableau peu reluisant des entrepreneurs travaillant au chantier : "misérables qui ne savent où donner de la tête, les fripons et les ignorants [...] ; tous ces rabais et bons marchés tant recherchés sont imaginaires, d'autant qu'il est d'un entrepreneur qui se perd, comme d'un homme qui se noie, qui se prend à tout ce qu'il peut. Or se prendre à tout ce qu'on peut en matière d'entreprise est ne pas payer les marchands chez qui il prend les matériaux, mal payer les ouvriers qu'il emploie, friponner ceux qu'il peut, n'avoir que les plus mauvais, parce qu'ils se donnent à meilleur marché que les autres, n'employer que les plus méchants matériaux qu'il peut, tirer toujours le cul en arrière, sur tout ce à quoi il est obligé, tromper sur leur façon, chicaner sur toutes choses et toujours crier miséricorde contre celui-ci et celui-là et notamment contre tous ceux qui les veulent obliger à faire son devoir".

A nouveau à Belle-île en février 1689, Vauban poursuit son oeuvre : la citadelle. Côté mer, sa haute muraille se cramponne solidement au rocher ; côté campagne, son plan en étoile éclatée en fait un joyau de l´architecture militaire du Grand Siècle. A la fois perfectionniste jusqu'à l'excès, il fait montre d'une véritable pédagogie lorsqu'il donne par exemple "sa recette" pour faire un "bon ciment". Il l'est encore plus lorsqu'il explique au jeune Ministre de la Marine les besoins en matières premières du chantier et notamment en chaux : "La Loire a 150 lieues de cours et va vite comme la poste ; il n'y a qu'à établir des correspondances le long de son cours ou d'autres rivières navigables qui s'y rendent pour avoir toute la chaux, pierre, bois, fer, tuile, ardoise et carreau dont on peut pouvoir avoir besoin dans peu de temps, à prix raisonnable. C'était par où il fallait commencer et ne pas s'attendre aux entrepreneurs qui n'ont ici ni crédit ni les reins assez forts pour se pouvoir faire servir avec la diligence requise dans un temps où il faut forcer les mesures et employer des moyens extraordinaires pour avancer".

Pragmatique lorsqu'il fait abattre le bourg primitif de la Haute-Boulogne "gênant" son projet, Vauban se révèle humain lorsqu'il se soucie du sort des habitants ainsi expropriés : "Cela va mettre près de quatre-vingt dix ménages sur le pavé, avec leurs bestiaux, qui sont tous pauvres gens qui ne sauront où donner de la tête ni où et comment se rétablir. Faites s'il vous plaît, Monseigneur que ces estimations soient faites avec justice et charité... [...]". Afin de compléter ses observations de 1683, Vauban rédigeait le 12 février 1689, un mémoire intitulé : "les accès par où l'on peut aborder Belle-île et ce qu'on peut faire de mieux pour la mettre en état de résister aux descentes". Faisant le tour à pied, à cheval et en chaloupe, il a identifié dix-neuf "échouages ou petits ports" à fortifier en priorité. Les Sables de Samzun (aujourd'hui les Grands Sables) ont sa préférence ! Les fortifications et retranchements des Grands Sables et de Bordardoué sont réalisés au milieu du 18e siècle.

Ayant passé la porte du Bourg, il faut longer les flancs des bastions du Dauphin et de Saint-Louis défendus par des casemates de tir flanquant les fossés pour pénétrer dans le corps de place par la porte dite du Donjon. Cette nouvelle porte monumentale avec pont-levis à bascule (1698) remplace l'ancienne (de 1683-1685) jugée disgracieuse. Au 18e siècle, les travaux d'achèvement de la citadelle se poursuivent avec la construction du Grand Quartier sur l'enceinte côté mer...

Inscrite au titre des Monuments Historiques en 1933, la citadelle, après des années d'oubli (1880-1960), a été restaurée pendant plus de 40 ans par Monsieur et Madame Larquetoux. Aujourd'hui, la citadelle change de propriétaire pour devenir un "Hôtel-Musée" : puisse leur oeuvre longtemps se perpétuer.

L'enceinte urbaine et la défense globale de l'île au 19e siècle.

En juin 1761, la citadelle est vaincue par le général de division Studholme Hodgson après un mois de siège. Il profite du point faible de la citadelle décrit par Vauban dès 1683 : le front du port ! L'île devenue base navale avancée sert durant deux ans à la flotte anglaise pour perturber les communications entre les arsenaux français. Finalement, Belle-île est échangée contre l´Acadie et Minorque (Traité de Paris, 1763). La citadelle ruinée et en partie incendiée doit être relevée, c'est à cette époque qu'est construit l'arsenal.

Imaginée par Vauban en 1683 pour protéger la citadelle de Belle-île et le port, l´édification de l´enceinte urbaine du Palais n´est entreprise en réalité qu´en 1803 après de nombreuses tergiversations. Le projet de Marescot (inspecteur général du Génie) réalisé sous le Premier Empire fait appel à trois forts détachés casematés se flanquant mutuellement, casernes, deux réduits de place d'armes, glacis, chemin de ronde, fossés, galerie de contrescarpe à créneaux de fusillade (1803-1814), portes : Bangor (1803-1808), Locmaria (1850 ; 1866) et Vauban (1864). L´argent manque et les travaux s´éternisent alors que la France est une fois de plus en guerre avec l´Angleterre. L´enceinte est achevée en 1870, à la fin du Second Empire avec la construction des courtines (1862-1866) et de l´ouvrage du Beau-Soleil (1866-1870).

En 1840, sous le règne de Louis-Philippe, la question de la défense des côtes ainsi que celle de la défense de Paris par une enceinte urbaine et des forts détachés revient à l'ordre du jour avec le regain de tension entre l´Angleterre et la France suite à l'affaire d´Égypte. Une commission mixte d´armement des côtes, de la Corse et des îles composée d'officiers d'Artillerie, du Génie et de la Marine est mise en place en février 1841. Elle intervient dans des domaines variés : conception, réalisation et construction d´ouvrages, artillerie (des petits matériels et autres fournitures aux tubes en passant par les affûts...), projectiles (amélioration, approvisionnement des places-fortes...) et personnel. Sur le littoral, il s'agit d'inspecter les batteries de côte et de compléter le programme des tours-modèles dite "tours de l'Empire" ou de "Napoléon" interrompu en 1814. Ces propositions visant à réorganiser la défense du littoral s'appuient sur la réduction des points à défendre ; un grand nombre des batteries de côtes secondaires héritées du 18e siècle et de la fin du 17e siècle est proposé au déclassement. Entre 1858 et 1862, le littoral de Belle-île se couvre de nombreux ouvrages dits réduits de batteries de côte modèle "1846". Les plus représentatifs sont Port-Larron, la Ferrière (quoique arasé), Kerdonis, Port-An-Dro, Pointe des Poulains dit Fort de Sarah Bernhardt (en cours de restauration) et le site de la pointe de Taillefer (superposition d'ouvrages de Vauban au Mur de l'Atlantique).

(Guillaume Lécuillier in La route des fortifications en Bretagne et Normandie, 2006).

Appellations Citadelle de Belle-Ile-en-Mer
Destinations musée, promenade, hôtel de voyageurs
Parties constituantes non étudiées ouvrage fortifié, ouvrage d'entrée, caserne, arsenal, poudrière
Dénominations citadelle
Aire d'étude et canton Bretagne Sud
Adresse Commune : Palais (Le)

Les travaux d'amélioration de la citadelle au 19e siècle (Patrick Jadé, 2017).

A partir du début des années 1820, les projets de fortification reprennent pour la citadelle de Belle-Île. Ils consistent à essayer de corriger les défauts de l'ouvrage constatés lors du siège de 1761 : mauvais défilement des vues depuis les hauteurs de Palais, vulnérabilité des fronts sud, manque d'abris à l'épreuve de la bombe.

Si les parapets du bastion 1 et de la courtine 1-2 sont exhaussés dès 1824, la concrétisation de ces projets intervient essentiellement entre le début des années 1830 et le milieu des années 1840 :

- organisation du défilement de la courtine 3-4 par l'aménagement de traverses (bastion 2, bastion 3) et la construction d'un grand parados porté par une nouvelle caserne casematée - également solution au manque d'abris voûtés (1833-1836) ;

- réorganisation du cavalier du bastion 2 (1837-1839) ;

- réorganisation du front sud de l'Enveloppe pour mieux couvrir les escarpes du front 1-2 par des masses terrassées et création d'une coupure entre la tenaille 6 et la contregarde 7, contrôlée par un haha (1839-1843).

En dehors de ces points principaux, la comparaison des états des lieux de la citadelle en 1822, en 1839 et en 1866 permet de prendre la mesure des importantes modifications réalisées aux parapets des différents ouvrages, épaissis et dotés de plates-formes, banquettes et traverses.

D'autres travaux sont réalisés à la même époque : le pignon sud du Grand Quartier est prolongé pour aménager des locaux disciplinaires, tandis que les ponts dormants des portes du Bourg et de l'Avancée sont reconstruits.

La face gauche de la contregarde 7 s'effondre en mars 1873. Elle est reconstruite sous la forme d'un plan incliné terrassé.

Trois nouveaux magasins à poudre sont construits au cours de la seconde moitié du 19e siècle, dans l'Avancée (1860), dans l'Enveloppe (1880) et sous le bastion 3 (ca. 1870-1890).

Quelques niches à munitions datables de la fin du 19e siècle encore présentes sur les parapets rappellent que la citadelle a conservé tardivement un armement d'artillerie : trois canons de 138 mm, deux canons de 120 mm, deux canons de 4 de campagne, trois canons de 4 de montagne et deux mortiers lisses de 22 cm mentionnés vers 1890.

Un observatoire identifiable comme un poste de commandement de groupe de batteries de côtes de la fin du 19e-début du 20e siècle est installé dans le cavalier du bastion 4.

Les résultats de ces travaux du 19e siècle sont encore bien présents (caserne casematée, cavalier du bastion 2, traverse du pavillon d'officiers, haha, magasins à poudre, ponts), bien que la majeure partie des terrassements associés ont été victimes de la restauration de la citadelle.

"Le XIXe siècle, outre le haha du front du port et les casernements à l'épreuve du front nord, fut caractérisé par l'apport massif de terre, destinée à dissimuler les défenseurs des tirs en trajectoire. La suppression des crêtes de feu du corps de place et de l'enveloppe, dans les aménagements actuels, ne permet plus une lecture cohérente de l'organisation défensive du XIXe siècle" (BAUDRY, Marie-Pierre, FAUCHERRE, Nicolas, La citadelle de Belle-Ile, In CONGRES DE L'ASSOCIATION VAUBAN (5,6,7 mai 1989), Vauban à Belle-Île, Trois cents ans de fortification côtière en Morbihan, Le Palais, Éditions Gondi, 1990, p. 51-70, p. 60).

Période(s) Principale : Fin du Moyen Age
Principale : 16e siècle
Principale : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle , porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
Secondaire : 3e quart 19e siècle , porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
Secondaire : 4e quart 19e siècle , porte la date
Dates 1559, daté par source
1683, daté par source
1685, daté par source
1689, daté par source
1761, daté par source
1763, daté par source
1774, daté par source
1836, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
1843, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
1845, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
1860, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
1880, porte la date, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Daigremont, maître de l'oeuvre, attribution par source
Auteur : Dieulaman, maître de l'oeuvre, attribution par source
Auteur : Vauban, ingénieur militaire, attribution par source
Auteur : Desréaux, ingénieur, attribution par source
Auteur : Luc, ingénieur, attribution par source
Auteur : Bordier, ingénieur, attribution par source
Auteur : Girval, ingénieur, attribution par source
Personnalité : François 1er, personnage célèbre, attribution par travaux historiques
Personnalité : Albert de Gondi, personnage célèbre, attribution par travaux historiques
Personnalité : Fouquet, personnage célèbre, attribution par travaux historiques
Personnalité : Louis XIV, personnage célèbre, attribution par travaux historiques
Personnalité : Colbert, personnage célèbre, attribution par travaux historiques
Personnalité : Louis XVI, personnage célèbre, attribution par travaux historiques
Personnalité : Napoléon III, personnage célèbre, attribution par travaux historiques
Auteur : Génie
Murs granite
schiste
terre
rocaille
pierre de taille
moyen appareil
petit appareil
moellon
Toit pierre en couverture, ardoise
Étages sous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés
Couvertures terrasse
toit à deux pans
États conservations restauré

N° notice Inventaire : IA00008188.

Statut de la propriété propriété d'une société privée
propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre vestiges de guerre, à étudier
Éléments remarquables ensemble fortifié
Protections inscrit MH, 1994/03/09
classé MH, 2007/06/22
Précisions sur la protection

1952 : site inscrit.

Le mur de Haute-Boulogne (cad. AH 9, 12, 94) : inscription par arrêté du 9 mars 1994 - La citadelle, à savoir les façades et les toitures de l'ensemble de ses éléments constitutifs et parmi ceux-ci, la totalité de la poudrière circulaire, des vestiges des casemates réalisées par les architectes de Gondi et de la poudrière souterraine de l'Enveloppe (cad. AC 11 ; AH 14, 16 à 18) : classement par arrêté du 22 juin 2007

Annexes

  • Dossier d'inventaire papier

Références documentaires

Bibliographie
  • LE POURHIET-SALAT, Nicole, La défense des îles bretonnes de l´Atlantique, des origines à 1860, Vincennes, Service Historique de la Marine, 1983, 2 vol. : XLV-375 p. XXV pl.

  • BAUDRY, Marie-Pierre, FAUCHERRE, Nicolas, La citadelle de Belle-Ile, In CONGRES DE L'ASSOCIATION VAUBAN (5,6,7 mai 1989), Vauban à Belle-Île, Trois cents ans de fortification côtière en Morbihan, Le Palais, Éditions Gondi, 1990, p. 51-70.

  • FAUCHERRE, Nicolas, PROST, Philippe, CHAZETTE, Alain (sous la dir. de), Les Fortifications du littoral, La Bretagne Sud, Chauray-Niort, 1998, 279 p., collection : les fortifications du littoral. ISBN 2-910137-24-4.

  • LÉCUILLIER, Guillaume. La route des fortifications en Bretagne et Normandie. Paris, éd. du Huitième Jour, coll. Les étoiles de Vauban (dir. N. Faucherre), 2006, 168 p.

Périodiques
  • LÉCUILLIER, Guillaume. "Quand l'ennemi venait de la mer. Les fortifications littorales en Bretagne de 1683 à 1783". Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 114-4, 2007.

Liens web

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