Logo ={0} - Retour à l'accueil

Corps de garde crénelé actuellement maison, batterie de Beg Quilvi (Saint-Pierre-Quiberon)

Dossier IA56132025 inclus dans Batterie, Beg Quilvi (Saint-Pierre-Quiberon) réalisé en 2016

Fiche

Précision dénominationCorps de garde crénelé servant de réduit à une batterie d'artillerie de côte
Corps de garde défensif
AppellationsFort de Beg Quilvi
Destinationsmaison
Parties constituantes non étudiéescaserne, poudrière, cuisine, citerne, mur défensif
Dénominationscorps de garde, réduit
Aire d'étude et cantonBretagne Sud
AdresseCommune : Saint-Pierre-Quiberon
Adresse : 19 impasse
de Beg Quilvi
Cadastre : AL 0695

La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles" de 1841 attribue comme réduit à la batterie de Beg Quilvi un corps de garde crénelé pour 20 hommes. Celui-ci est construit avec le reste de la batterie en 1860-1861.

Il est transformé en maison après le déclassement de la batterie en 1889 et son achat par un particulier en 1891. Le rajout d'un étage a été effectué vers 1903.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 1er quart 20e siècle , daté par source
Dates1861, daté par source
Auteur(s)Auteur : Génie

Le corps de garde crénelé de la batterie de Beg Quilvi est conforme au modèle n° 3, pour 20 hommes, de la circulaire du ministère de la Guerre du 31 juillet 1846. Les matériaux employés sont le granite, mis en œuvre sous forme de moellons et de pierre de taille, mais aussi le calcaire pour les encadrements d'ouvertures. Le calcaire tendre est fréquemment employé pour les embrasures de tir des corps de garde défensifs car il est moins susceptible de produire des éclats en cas d'impact de projectile.

L'aspect actuel du corps de garde de Beg Quilvi est fortement marqué par les modifications intervenues au début du 20e siècle. La terrasse défensive a été transformée en étage. Cette modification s'est faite avec le souci de conserver l'aspect martial du bâtiment par le prolongement des bretèches vers le haut, la conservation des créneaux de tir à titre décoratif et la création d'une rangée de créneaux factices au niveau du couronnement. Comme dans d'autres corps de garde défensifs aménagés en résidence, des percements supplémentaires ont été réalisés, notamment par le prolongement vers le bas des baies des chambrées. La distribution intérieure a également été adaptée au nouvel usage du bâtiment. La voûte d'une des chambrées a été percée pour l'aménagement d'une cage d'escalier.

Mursgranite moellon enduit
granite pierre de taille
calcaire pierre de taille
Toitbitume
Plansplan rectangulaire régulier
Couvrementsvoûte en berceau
Couvertures
TypologiesCorps de garde crénelé type 1846 n° 3 pour 20 hommes
États conservationsbon état
Mesuresl : 14.75 m
la : 12.0 m
Statut de la propriétépropriété privée
Éléments remarquablescorps de garde
Protections

Annexes

  • Propositions de la commission de 1841 pour la défense de la presqu'île de Quiberon.

    Armement proposé par la commission de 1841.

    Presqu'île de Quiberon.

    Le fort Penthièvre a été construit en 1747, sur la partie la plus étroite de l'isthme qui rattache au continent la presqu'île de Quiberon. L'expédition des Anglais en 1746 en avait fait sentir la nécessité.

    Le fort Penthièvre fut pris le 3 juillet 1795 par un corps d'émigrés débarqué du côté de St-Colomban. Il fut repris le 20 du même mois par le général Hoche. Agrandi depuis et amélioré à différentes époques, ce fort reçoit en ce moment (1841) des développements importants qui doivent le mettre en état de résister aux entreprises les plus sérieuses. Il peut contenir dès aujourd'hui les troupes, les vivres et les munitions nécessaires à la défense de la presqu'île. C'est un fait dont on a dû tenir compte dans l'organisation de la défense de cette partie du littoral.

    Le fort Penthièvre qui commande tout le terrain de l'isthme et qui découvre la mer à l'E et à l'O, est la clé de la position de la presqu'île de Quiberon. Il paralyse en effet dès le début, toutes les descentes opérées dans la presqu'île. En supposant même que l'ennemi parvint à s'emparer des ports d'Orange et de Portaliguen, il n'occuperait qui des villages sans importance, sans ressources, et peuplés de quelques centaines d'habitants. Pour s'avancer dans le pays, il faudrait qu'il entreprit et menât à bonne fin le siège régulier d'un fort qui peut attendre l'arrivée des secours de l'intérieur.

    La défense de la presqu'île de Quiberon étant désormais concentrée à l'isthme, les batteries qui étaient uniquement destinées à prévenir les débarquements, perdent leur importance : aussi les anciennes batteries de Kerné, de Begnaude, de Begervil, de Conguel, et de St-Julien, peuvent être supprimées sans inconvénient ; mais celles qui bordent la côte orientale de la presqu'île, et de là protègent l'excellente rade de Quiberon, doivent être conservées ; ce sont les batteries de Port-Orange, de Portaliguen, de Beg-Rohu, et le Fort neuf. Enfin sur la côte méridionale se trouve une anse assez facilement accessible, que l'on nomme l'Anse ou le Port Maria ; les Hollandais et les Anglais y sont descendus à diverses reprises ; c'est d'ailleurs l'embarcadère des bâtiments pour Belle-Île ; la commission croit dont nécessaire d'y entretenir une surveillance.

    (Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843, p. 79-80)

  • Propositions de la commission de 1841 pour la batterie de Beg Quilvi.

    Armement proposé par la commission de 1841.

    [...]

    Batterie de Beg-Quilvi.

    Une batterie serait établie sur la pointe de Beg-Quilvi.

    Cette batterie serait armée de 4 bouches à feu :

    - 2 pièces de 30

    - 2 obusiers de 22 cm

    tirant sur le mouillage et vers l'entrée du port d'Orange.

    Elle aurait pour réduit un corps de garde défensif n° 3 et serait classée de 3e importance.

    L'ancienne batterie du port d'Orange touche de si près aux premières maisons du village, que c'est à peine si l'on y a conservé l'espace nécessaire pour le service de deux pièces. Tout serait à créer ; l'épaulement tombe en ruines, le magasin est devenu une étable dont la charpente est pourrie. La commission transporte cette batterie à l'autre extrémité de l'anse d'Orange au Beg-Quilvi ; cette position partage en deux parties égales la distance de Beg-Rohu au fort Penthièvre ; elle protège mieux le mouillage, et surtout le port d'Orange dont elle flanque l'entrée.

    (Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843, p. 83)

Références documentaires

Documents d'archives
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement des côtes du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 32
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 42, Travail de la commission d'armement des côtes sur les frontières maritimes, 1844. Avis du Comité des fortifications du 7 novembre 1844.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 42
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 577. Commission de défense des côtes : tableau faisant connaître le nombre, l'armement et le classement des batteries de côtes des 1er (Cherbourg), 2e (Brest), 3e (Lorient), 4e (Rochefort) et 5e (Toulon) arrondissements maritimes, de la Corse, de l'Algérie et des colonies, 1860-1862.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 577
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 584, Avis du comité des Fortifications sur le crédit général pour la défense des côtes, 1858-1867. Avis du Comité des Fortifications du 11 avril 1860, place de Quiberon.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 584
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 584, Avis du Comité des Fortifications sur le crédit général pour la défense des côtes, 1858-1867. Avis du Comité des Fortifications du 18 juin 1861, place de Quiberon.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 584
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 41, Mémoires généraux sur les frontières maritimes, 1853-1885. Rapport sur la situation des travaux de défense des côtes à la fin de l'exercice 1861.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 41
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 8, Places françaises et d'Algérie : 1 VH 1518, Place de Quiberon, projets et dépenses annuels, 1847-1874. Direction du Génie de Brest, Place de Quiberon, Mémoire complémentaire du chef du Génie sur les projets pour 1861-1862, 13 février 1861.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VH 1518
Bibliographie
  • MALCHAIR, Luc, et al. Index de la fortification française : Métropole et Outre-mer, 1874-1914. Auto-édition, 2008, 832 p.