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Corps de garde du Cap Tanguy dite de la Ville Pichard, le Château-Tanguy (Pléneuf-Val-André)

Dossier IA22002149 inclus dans Milieu rural et Domaine Public Maritime (Pléneuf-Val-André) réalisé en 2003

Fiche

Dénominations corps de garde
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Pléneuf-Val-André
Adresse Commune : Pléneuf-Val-André
Lieu-dit : Château-Tanguy
Cadastre : 1847 A 4 ; 2003 R 226

Les premiers terrassements pour établir des fortifications sur la pointe de Château-Tanguy datent de 1694. En 1746, une batterie était épisodiquement gardée avec l'appui d'un corps de garde. En mars 1793, le corps de garde de la Ville Pichard était un simple poste d'observation, qui nécessitait d'urgentes réparations (batterie de 2e classe à l'abandon). En dessous était signalée la présence d'un canon de calibre 8, non monté sur affût. Il dominait la grève de Nantois et celle de Saint-Symphorien. On lui adjoinit une poudrière et une guérite, qui existent toujours dans la propriété construite par Gustave Théry. Plus tard, le corps de garde disposa de 2 canons de calibre 6, de 137 boulets et de 330 cartouches. Son poids de poudre était de 194 kg. Le 5 janvier 1857, le ministre de la Guerre décidait d'abandonner les anciennes batteries de la Ville-Pichard devenues complètement inutiles pour le service militaire et les remettait aux Domaines. Le service des Ponts et Chaussées demanda la conservation de la guérite afin qu'elle servit d'amer aux pilotes et marins (AD 22, série 7 R). En 1746, les trois batteries de Dahouët furent mises en état d'alerte par la présence d'un bateau corsaire britannique de 48 canons. Cette alerte accéléra la réalisation d'un programme prévu par Vauban quelque quatre-vingt ans plus tôt et que Louis XV mit en chantier au milieu du 18e siècle : la construction de véritables corps de garde en remplacement des cabanes de guet d'autrefois. Le 18 février 1886, le corps de garde avec le fortin est mis en vente avec le terrain attenant. Le 28 mars 1886 l'ensemble est vendu à M. de Cargouët (section A n° 4 du cadastre napoléonien, enclavé dans la propriété de la Société balnéaire du Val André initié par M°Cotard), pour y établir une carrière. Cependant, le corps de garde devait être entretenu en bon état pour continuer à servir d'abri et de lieu de repos aux douaniers, qui en avaient le libre accès. Ces bâtiments servirent aussi d'amer à la pointe de la Ville Pichard.

Période(s) Principale : 1ère moitié 18e siècle

Cet édicule de forme circulaire mesure 2,20 mètres de diamètre intérieur pour une hauteur de 4 mètres. La construction est en pierres de grès et de granite maçonnées. Elle comporte trois ouvertures, dont une porte d'entrée (sans huisserie, avec un linteau en pierre de Saint-Cast) et deux meurtrières. La couverture est en lauze et se termine en cône. Le 2e bâtiment qui n'existe plus aujourd'hui avait une forme rectangulaire de 8 m sur 3,80 m avec une voûte. Il était compartimenté en deux parties.

Toit grès en couverture
Couvertures extrados de voûte
États conservations bon état
Mesures d : 100.0
h : 227.0

Cette guérite en bon état mérite d'être sauvegardée.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à étudier

Annexes

  • 20032205198NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, E 497.

    20032205542NUCB : Mairie de Pléneuf-Val-André

    20032205063NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 5 L 123.

    20032205061NUCB : SHAT

    20032205332NUCB : Collection particulière (Loïc Bois)

    20032205287NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 11 S 5 (31).

    20032205288NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 11 S 5 (31).

Références documentaires

Bibliographie
  • GRIMAUD, Michel. Pléneuf-Val-André et Dahouët au temps du train Renard, des goëlettes et des processions. Saint-Brieuc : Imprimerie briochine, 1982.