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Écart : hameau de la Ville Louais (Pordic)

Dossier IA22013052 réalisé en 2008

Fiche

AppellationsLa Ville Loye, L'Hermot, Lermo
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Plérin-sur-Mer
AdresseCommune : Pordic
Lieu-dit : la Ville Louais
Cadastre : 1847 C

L'écart ou village de la Ville Louais, encore appelé L'hermot ou Lermo au milieu du 19ème siècle, formait un habitat groupé, composé majoritairement de gens de mer, marins-pêcheurs, à la grande pêche et à la pêche côtière et marins au cabotage. Ce village a peu changé dans sa physionomie architecturale. Les maisons ont été rénovées avec de nouvelles ouvertures mais ont été rarement sur-élevées. Seule la structure sociologique de la population a évolué, avec une économie maritime qui n'existe plus, le vieillessement et le renouvellement de la population.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

L'habitat rural du hameau de la Ville Louais ne se distingue pas particulièrement d'un habitat de marin. Les habitations sont de taille modeste, avec un étage sous combles, une cour intérieure et un appentis, servant de crèche pour abriter un âne, un cochon, ou une vache. Elle sont souvent situées dans un même alignement, regroupées autour des voies de communication : la rue des Grèves, la rue de la vallée et la rue Duguay Trouin. La maçonnerie est en pierres de schiste et de briques, plus rarement en moellons de granite. La façade principale des maisons tourne le dos à la mer. Le Petit-Havre ou port de L'Hermot est distant de quelques kilomètres.

Annexes

  • La fabrique des filets à L'Hermot

    Pordic s'est fait une spécialité de la fabrication des filets pour la grande pêche à Terre-Neuve, à bord des chaloupes. Cette activité de main d'oeuvre familiale entretenait l'aisance de plus de 50 ménages autour du quartier de l'Hermot. Elle est due à M. Allenou, qui le premier, en 1823, donna la confection d'une seine aux frères Bodin, marins pêcheurs, qui n'avaient jamais fait que des rets, des havenets, et racommodé le sac d'une seine à capelans. Le marché des filets, en provenance de Saint-Malo, se tourna en faveur de Pordic et perdura jusqu'au 3ème quart du 20ème siècle. Plusieurs de ces établissements de fabrique de filets de pêche s'établirent à Pordic, dont Yves Audouard Fils et la dernière 'corderie' de la famille Kerlaouëzo, fermé en 1963. Cette activité artisanale se doublait d'une activité vivrière agricole pour les familles de marins à la grande pêche.

  • Extrait de l'enquête de Le Masson du Parc en 1726

    Sources Arch. Nat.C520.

    En 1726, L'enquête de Le Masson du Parc, dans l'amirauté de Saint-Brieuc, permet de relever 17 pêcheurs dans la paroisse de Pordic et 33 à Plérin sur un total de 216 pêcheurs ou dénommés comme tels.

    Pour Plérin, artie des dénommés cy dessus sont des petits pescheurs avec bateaux classés, et partie sont non classés pescheurs de pied et tendeurs de basse-eau sont ausy pour la plupart occupés à la culture des terres. Pour Pordic "la plupart des pescheurs de cette paroisse ainsy que des précédentes et des suivantes s'adonnent au moins et plus au labourage et à la culture des terres qu'à la pesche qu'ils quittent pour la moisson et faire les semences, il y a aussy peu de pescheurs de pied parce que la côte se trouve escarpée et impraticable.

  • 20082211925NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Numplan 1.

Références documentaires

Bibliographie
  • LE MASSON DU PARC. Inspection de Le Masson du Parc, 1727. Paris : Archives nationales, C5, Folio 20.