Logo ={0} - Retour à l'accueil

Ensemble défensif de Locqueltas (Larmor-Plage)

Dossier IA56006364 réalisé en 2008

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesmaison, poudrière, corps de garde, casemate, amer, ensemble non identifié
Dénominationsensemble fortifié
Aire d'étude et cantonBretagne - Ploemeur
AdresseCommune : Larmor-Plage
Lieu-dit : Locqueltas

A l´ouest du bourg se trouve le quartier de Locqueltas à proximité d´une zone marécageuse. Dès le 18e siècle, le site est occupé par l´armée. Un fort y est construit avant 1758 (cartographié sur la « carte particulière de la côte maritime du département du Port-Louis »). Il couvre les approches de l´estuaire du Blavet et croise ses feux vers le large avec ceux du fort du Talud, plus à l´ouest, sur le territoire de Ploemeur. Il se compose de douze canons, d´une poudrière et d´un corps de garde. Ce dernier semble avoir été détruit par la suite, car le Génie en établit un nouveau en 1848, vis à vis de la batterie de Gâvres, et l´arme de quatre canons de 320 mm, bien qu´il puisse en accueillir jusqu´à onze. Des abris sous roc sont creusés en 1892 pour stocker les projectiles. A la fin des années 1920, la commune de Larmor-Plage souhaite voir le déclassement du fort et de sa zone de servitude qui empêche le développement balnéaire du site. Un ambitieux projet est en effet prévu à proximité à Lorient-Plage (aujourd´hui Kerguélen-Plage). Mais la demande de déclassement reste lettre morte car le site de Locqueltas figure alors dans un nouveau programme d´armement du littoral. Le littoral Larmorien est au ceuur de la concurrence entre défense militaire et développement balnéaire. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le fort n´abrite qu´un modeste armement. Les artilleurs de marine allemands installés sur place dès 1940 ne modifient rien jusqu´en 1942. Ils améliorent ensuite la défense du fort en ajoutant des ouvrages bétonnés dissimulés au milieu de la muraille et en l´armant de six canons. Tout ou partie du matériel devait être acheminé par la voie maritime, comme semble l´attester une rampe (cale pentue) située au pied du fort et de ses blockhaus. Plusieurs bornes géodésiques servant à la délimitation de l'espace militaire du fort ont été conservées. Le mode de construction de ces ouvrages et la proximité du Port-Maria permettent de privilégier l´hypothèse selon laquelle ils devaient servir aux Allemands essentiellement pour acheminer le ciment nécessaire à l´édification des casemates. Aujourd´hui, le quartier de Locqueltas s´est urbanisé autour de l´espace militaire. Des bunkers ont été transformés en théâtre. D´autres servent de remises municipales ou abritent un club nautique ou des associations de pêcheurs amateurs. Un camping s´est également établit en partie sur l´ancienne batterie.

Période(s)Principale : milieu 18e siècle
Principale : milieu 20e siècle

Ce quartier se trouve au sud de la commune de Larmor-Plage, entre les plages de Port-Maria à l´est et de Kerguélen à l´ouest. Au 18e siècle, le site apparaît sous la forme d´un fort bastionné à parapet maigre et crénelé. Du côté de la terre deux bastions s´avancent et défendent l´entrée de l´enceinte. Un talus entoure le site. Le corps de garde de 1848 est reconstruit en 1881 et armé de quatre canons. Sur les plans du Génie, il apparaît au centre du site. En juin 1940, le fort abrite deux canons et, deux ans après, l´organisation Todt bétonne des encuvements et des casemates pour abriter de nouvelles pièces d´artillerie destinées à défendre l´accès au port de Lorient. L´occupant allemand transforme complètement les abords du fort qui voit sa haute muraille de pierres crénelée par quelques niches en béton pour des armes légères. Il est protégé à l´est comme à l´ouest par des murs antichars en béton surmontés de pointes aiguisées. Si l´on compte les abris pour le logement et l´intendance et la soute à munitions, au total, les Allemands ont réalisé 43 ouvrages. La batterie de Locqueltas est désormais constituée de quatre bunkers bétonnés : deux à l´intérieur du fort et deux autres à l´extérieur. La rampe et une des bornes géodésiques se trouvent sur la grève au pied du fort de Locqueltas. Ils sont fabriqués à partir de grosses pierres ramassées sur la grève et assemblées avec le même béton que pour les bunkers.

Sites de protectionzone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique

Annexes

  • 20085606076NUC : Laboratoire Géomer, Non coté.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives Départementales du Morbihan. Affaires militaires, série R 1366, déclassement du fort de Locqueltas et de sa zone de servitude, 1926-1930.

Bibliographie
  • GAMELIN, Paul. Les bases sous-marines allemandes de l´Atlantique et leurs défenses, 1940-1945. La Baule : éditions des paludiers, 1981.

    p. 78-80
  • Van MEEUWEN, Gil ; PIRIOU, Erwan. A la découverte du mur de l´Atlantique dans le pays de Lorient. Association Fortification et défense des Côtes en Bretagne. 1994.

    p. 3, 12, 13
  • HUMEAU, Jean ; van MEEUWEN, Gil ; PIRIOU, Erwan. Le mur de l´Atlantique au pays de Lorient. Association Fortification et défense des Côtes en Bretagne. 1994.

    p. 7, 8
  • FAUCHERRE, Nicolas ; PROST, Philippe ; CHAZETTE, Alain. Les fortifications du littoral. La Bretagne Sud. Prahecq : Editions Patrimoines et Médias. 1998.

    p. 199-200
  • HUCHET, Patrick ; LUKAS, Yann ; MOY, Maryvonne. Histoire du Pays de Ploemeur. Quimper : Editions Palantines, 2000.

    136 p
  • www.festunglorient.blogspot.com. Les batteries côtières allemandes de Lorient. Rédacteur : GIL (?). Dernière mise à jour : février 2007.

  • www.histoire-genealogie.com. La citadelle de Port-Louis. Au cur d´un système de défense. Les premières batteries garde-côtes. LE LAN, Jean-Yves. Dernière mise à jour : janvier 2008.

  • www.fortiff.be/iff/index. Index de la fortification française 1874-1914. MALCHAIRE, Luc. FRIJNS, Marco. MOULINS, Jean-Jacques. PUELINCKX, Jean. Dernière mise à jour : janvier 2008.

Périodiques
  • DESQUESNES, Rémy. Les vestiges architecturaux du mur de l´Atlantique sur les côtes de Bretagne. Rennes : Mémoire de la Société d´Histoire et d´Archéologie de Bretagne, Tome LXIX, 1992.

    p. 357-364