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Ensemble fortifié, Perrohen, Pointe de Barnénez (Plouézoch)

Dossier IA29000962 inclus dans Capitainerie de Morlaix : ensemble fortifié réalisé en 2002

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéescorps de garde, batterie, ouvrage fortifié, enceinte
Dénominationsensemble fortifié
Aire d'étude et cantonBretagne Nord
AdresseCommune : Plouézoch
Lieu-dit : Pointe de Barnénez
Adresse : Perrohen

Fonction : protéger l'anse de Térénez, croisement des feux avec les batteries de Térénez (reconstruie en 1745) et celle de la pointe Saint-Samson (1756). Système défensif de la baie de Morlaix. Le site de Perrohen est très probablement un ancien éperon barré comme l'indique la configuration du site et la découverte dans un fossé "d'une assez grande quantité de haches druidiques, d'anneaux en cuivre, mais brisés, et un fer de lance aussi en cuivre" (extrait d'un article d'une collection particulière non référencé).

Période(s)Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 1ère moitié 19e siècle
États conservationsmenacé
Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvrevestiges de guerre

Annexes

  • YSNEL, Franck. La défense de la Baie de Morlaix aux XVIIème et XVIIIème siècles. Mémoire de D.E.A., sous la dir. de Claude Nières, Rennes, 1991.

    "Deux batteries semblent avoir été élevées de part et d'autre de l'anse de Térénez ; en 1744, le chevalier de Lescouët précise qu'il existe des vestiges d'une batterie à Térénez et une autre en face sur la pointe de Barnénez à Perrohan (A. G. Art. 4, Section 2, Paragraphe 3, carton 1, état des batteries le 21 juin 1744). Toutes deux sont percées d'embrasures. En 1745, la batterie de Térénez est reconstruite entièrement suivant les plans de l'ingénieur de Combles. Elle est élevée dans le même matériau que celui de Primel mais la plate-forme est formée parallèlement au parapet intérieur de 12 pieds de large avec une dénivellation sur le parapet de 8 pouces pour le recul du canon.

    Avec la reprise des hostilités pendant la guerre de Sept-Ans, les ingénieurs militaires comprennent qu'une batterie sur la pointe de Tréhouant (actuelle pointe de Saint-Samson) et sur celle de Primel sur le rocher serait plus judicieux (A. N. Mar., G 154, Etat des milices garde-côtes de Bretagne suivant les extraits de revues faites en 1755). Les travaux n'auront pas lieu à Primel, par contre, une nouvelle batterie est installée en 1756 à Saint-Samson et un corps de garde est construit sur la pointe de Port-Blanc au Diben (A. N. Mar., D/2/22, Saint-Malo : 1610-1783).

    Celui-ci est installé sur l'actuelle pointe Annalouesten, près de la plage de Port-Blanc. Ce petit bâtiment de 6 pieds sur 12 est destiné à recevoir 4 hommes pour le service de guet ; le coût de la construction est fort modeste : 624 livres (A. D. 35, C 4708, Etat des corps de garde et guérites à construire, le 3 juillet 1756). Les canonniers de Saint-Samson sont hébergés en temps de guerre dans une maison affermée au lieu-dit An Dour (A. N. Mar., D/2/22).

    A Barnénez, le corps de garde en place dès la fin du XVIIème siècle, est un bâtiment voûté de 16 pieds sur 10 qui semble être bien entretenu par les habitants jusqu'en 1770. Les rapports d'inspection en 1716 et 1744 affirment le bon état de la maison mais en 1774 ce n'est plus qu'un vieux corps de garde qui tombe en ruine (S. H. A. T., MR 1092). Il a le même aspect que celui de Primel, même si la batterie de Perrohen n'est plus utilisée. Le corps de garde de Barnenez est le dernier élément de défense de ce côté de la baie. Le château du Taureau sert de liaison entre les deux capitaineries".

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume