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Ensemble fortifié (retranchements, redoutes, batteries, corps de garde crénelé, blockhaus), Les Grands Sables (Locmaria)

Dossier IA00008991 réalisé en 1974

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Précision dénomination retranchement
barrage de plage
Parties constituantes non étudiées batterie, redoute, mur défensif, blockhaus
Dénominations ensemble fortifié
Aire d'étude et canton Bretagne Sud - Belle-Ile-en-Mer
Adresse Commune : Locmaria
Lieu-dit : les Grands Sables
Cadastre : ZB 56 ; ZB 57 ; ZI 1 ; ZI 2 ; ZI 17 ; ZI 18 ; ZI 19 ; ZI 20 ; ZI 21 ; ZI 40 ; ZI 234 ; ZM 2

Lors de son passage à Belle-Île en 1689, Vauban demande de renforcer la défense des Grands Sables, plus grande plage de l'île et principal point de débarquement. Cinq ouvrages sont mentionnés en 1692.

En 1746, une campagne d'importants travaux est entamée pour renforcer les défenses des Grands Sables et de la plage de Samzun. C'est à cette occasion qu'est créée la batterie de La Ferrière, à mi-chemin entre les redoutes de Saint-Laurent et de Ker David, au centre du dispositif. Les travaux, interrompus à la fin de la guerre de Succession d'Autriche, reprennent dès le début de la guerre de Sept Ans. Les batteries et les retranchements sont entretenus et renforcés durant les guerres de la Révolution et de l'Empire.

La "Commission mixte d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles" de 1841 reconnaît l'importance de la défense des Grands Sables et lui attribue trois batteries, du Bugul, de La Ferrière et de la Biche, qui sont en 1858 les premières de son programme pour Belle-Île à être entreprises. La batterie de La Ferrière doit initialement avoir un armement composé de trois canons de 30 livres et trois obusiers de 22 cm, et avoir pour réduit une tour crénelée n° 2 armée de deux obusiers de montagne. Cet armement est réduit de six à quatre pièces lourdes par la Commission de défense des côtes en 1862, tandis que la tour crénelée est remplacée par un corps de garde renforcé dès les premières études en 1846.

La batterie est construite en 1858, le corps de garde crénelé commencé la même année est achevé en 1859. Les "dés" en maçonnerie des plate-formes d'artillerie sont posés en 1862.

Malgré son désarmement décidé par la commission de défense des côte en 1874, la batterie de La Ferrière est néanmoins conservée pour servir de point d'appui à la défense mobile, comme en attestent les modifications de son corps de garde datables des années 1870-1880.

En 1939-1940, un détachement de "garde des points importants du littoral" (GPIL) est affecté à la surveillance des Grands Sables. Pendant l'Occupation, les Allemands fortifient les Grands Sables en y construisant de nombreux ouvrages aux extrémités et en arrière de la plage, complétés par un réseau de tranchées.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle , (détruit)
Principale : 1ère moitié 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1692, daté par source
1858, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
1859, daté par source
Auteur(s) Auteur : Génie

La fortification des Grands Sables, qui se développe sur 1,5 kilomètre, associe des éléments de plusieurs époques :

- redoutes, batteries et retranchements du 18e siècle ;

- batterie de côte et corps de garde crénelé du milieu du 19e siècle ;

- ouvrages du Mur de l'Atlantique.

La grande escarpe maçonnée construite au 18e siècle structure et met en relation tous ces éléments. Un important réseau de retranchements en terre (18e et début du 19e siècle), de postes de combats et de tranchées de la Seconde Guerre mondiale existe aussi sur le plateau en retrait.

L'ensemble est actuellement menacé de disparition du fait du recul de la côte et du manque d'entretien. La vitesse de dégradation s'accélère depuis la seconde moitié du 20e siècle. Plusieurs ouvrages saillants ont déjà presque totalement disparu.

La batterie de La Ferrière, initialement dotée d'un parapet terrassé plusieurs mètres d'épaisseur en forme de U aplati, en a perdu toute la partie frontale.

Murs schiste
granite
terre
béton
États conservations mauvais état, menacé
Statut de la propriété propriété de la commune
propriété du département
propriété d'une société privée
Intérêt de l'œuvre à signaler, vestiges de guerre
Sites de protection loi littoral, site classé, zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique
Protections inscrit MH partiellement, 2001/03/02
Précisions sur la protection

inscription d'un partie du mur d'escarpe (parcelles ZI 1,2,3 et 5), et de la batterie de la Ferrière (parcelle ZI 17)

Annexes

  • Propositions de la commission de 1841 pour la défense de Belle-Ile.

    Armement proposé par le commission de 1841.

    Belle-Ile.

    Considérations générales.

    Les nombreuses tentatives faites contre Belle Ile, suffisantes au besoin pour attester l'importance de cette position et pour justifier le développement des fortifications qu'on a cru devoir y élever à toutes les époques. Les Romains au cours de leurs conquêtes dans les Gaules, avaient compris la nécessité d'être maîtres de la position de Belle Ile ; ils l'occupèrent longtemps ; le centre de leur défense parait avoir été les hauteurs qui dominent le port du Vieux Château. Les Hollandais y descendirent en 1674, 1696, 1702 et 1744. Les Anglais y débarquèrent en 1761 et s'emparèrent même de la citadelle.

    "Belle Ile, dit la Commission de défense de 1818, située à 4 lieues de la pointe de Quiberon, est la principale Ile d'un petit archipel dont font partie les îles d'Houat, d'Hoedick et de Dumet, ainsi qu'un grand nombre d’îlots et d'écueils.

    L'intervalle compris entre la côte et cet archipel, forme la rade du Parc, autre appelée la Chambre. La défense de Belle Ile, consiste en une citadelle, plusieurs batteries, redoutes et établissements, dont une partie est revêtue en maçonnerie...

    La citadelle doit être couverte par des ouvrages détachés, occupant les hauteurs circonvoisines".

    "Belle Ile, dit la Commission de 1836, doit être mise dans un état de défense respectable, soit à raison de son importance propre, soit à cause de sa situation, en face d'une portion fort accessible de nos côtes, près d'une des meilleures rades de l'Europe, et parce qu'elle serait une place d'armes dangereuse dans les mains de l'ennemi".

    Vient ensuite comme conclusion des considérations précédentes la proposition de l'agrandissement et de l'amélioration de la "citadelle, dernier refuge des troupes qui auraient combattu pour empêcher un débarquement".

    Vauban avait consigné dans un mémoire écrit par lui en 1683, et qui existe au Comité du génie, une opinion conforme à l'opinion des hautes commissions que l'on vient de citer.

    On peut donc résumer ainsi les avantages que présente la position de Belle Ile et le rôle que cette île est appelée à jouer :

    1°, Belle Ile couvre une vaste étendue du littoral et observe la passe qui conduit à Lorient. 2°, Elle se trouve au centre du mouvement commercial qui a lieu entre le Nord et le Sud de la France. 3°, Elle offre, en face du port du Palais, un mouillage d'une bonne tenue, et un refuge assuré contre les ventes d'Ouest qui règnent les trois quarts de l'année dans ces parages. Aussi, l'ennemi maître de ce point fermerait une des principales voies de communication de notre commerce côtier, il tiendrait étroitement bloqués les ports compris entre le Croisic et Lorient ; il pourrait ravitailler des escadres et organiser des expéditions ; et du haut de cette place d'armes, se rapprocher de notre frontière, menacer incessamment une grande étendue de nos côtes. Cette position est donc à juste titre considérée comme un point stratégique de 1re importance.

    La circonférence de Belle Ile est de 11 lieues environ. Sa plus grande longueur est de 16000 mètres, sa plus grande largeur de 8000. Ses côtes, élevées de plus de 100 pieds au dessus du niveau de la mer, servent de point de reconnaissance à tous les navires venant du large. Le haut plateau de l'Ile est entrecoupé de ravins nombreux, profonds, qui aboutissement à la mer, et forment à leur embouchures des anses plus ou moins grandes auxquelles on a donné le nom de ports. On en compte au moins quarante. Ce sont autant de points accessibles, mais qu'il est facile de défendre en profitant des accidents du terrain et des positions favorables à la défense.

    Les deux ports principaux sont celui du Palais, où le Département des travaux publics fait construire un bassin à flot, et celui de Sauzon, qui passe pour le meilleur.

    La plus belle plage de débarquement est celle des Grands Sables qui est accessible sur une étendue de près de 1000 mètres.

    Ce n'est pas néanmoins dans cette baie, mais dans celle d'An Dro, que les Anglais descendirent en 1761. Au port Larron, est une superbe citerne construite par Vauban, et capable de fournir de l'eau douce à une grande escadre. Lors du siège de 1761, l'amiral anglais Keppel, disait que la possession de cette citerne valait à elle seule la conquête de l'Ile.

    Le sol de Belle Ile est fertile, le bois y manque. On trouve assez de chevaux pour les transports de l'artillerie. Il n'y existe point de routes de ceinture, de sorte que les communications directes entre les différents points de la côte sont difficiles. Il serait dans l'intérêt de la défense de tracer sur la circonférence de l'Ile, un chemin praticable pour l'artillerie, qui servirait de lien aux batteries et aux divers postes d'observation.

    La côte présente vers le S, et surtout vers l'O, des escarpements d'une grande hauteur, précédés d'écueils, tantôt apparents, tantôt cachés. De ce côté, la mer brise avec violence sur les récifs : le côté de l'Ile exposé au NE, vis-à-vis du continent est le seul abordable.

    Système de défense de Belle-Ile. La citadelle du Palais, renferme les établissements nécessaires à la garnison de l'Ile entière. Commencé par le cardinal de Retz, continué par Fouquet, cet ouvrage présente un tracé irrégulier, et se trouve sous le commandement des hauteurs voisines. Vauban voulut changer sa situation ; il en fut empêché par un ordre exprès de Louis XIV ; et obligé de conserver les restes du fort Gondi, il se contenta d'indiquer les améliorations entreprises depuis, et que l'on complète en ce moment.

    L'exécution de ces derniers travaux, déjà en partie terminés, permet de modifier le système de défense adopté jusqu'à ce jour pour Belle Ile. On conçoit, en effet, que lorsque le réduit de l'Ile n'offrait pas à la défense un appui solide, et un centre d'où les retours offensifs pussent rayonner, on ait multiplié les retranchements à la circonférence, élevé de nombreuses batteries, et fermé les ravins par des coupures (plusieurs des criques de débarquement sont fermées par des parapets de 4 mètres environ d'escarpe, reliés aux deux côtes de la crique. Quand la gorge n'est pas par elle même fort étroite et abrupte, cette fermeture n'est plus un obstacle pour l'ennemi ; elle lui permet même de venir sous son abri, se masser pour escalader ensuite la position. On ne saurait sans imprudence garnir des parapets d'un aussi mince relief de défenseurs qui, exposés à être enlevés de front ou coupés, ne pourront tenir ferme contre l'ennemi débarqué ; et puisque ces retranchements ne peuvent et ne doivent même pas être défendus énergiquement, mieux vaudrait une plage unie battue à bonne portée par la mousqueterie & la mitraille d'un réduit). Il fallait alors à tout prix empêcher un débarquement : aujourd'hui les conditions de l'attaque et de la défense sont changées.

    Du côté de l'Ile qui regarde le continent se trouvent les seuls mouillages que les bâtiments puissent fréquenter et le courreau, ou passage des bâtiments qui fréquentent ces parages. C'est donc cette face qu'il faut armer de moyens d'actions extérieures, c'est à dire d'une puissante artillerie.

    Les trois autres faces n'offrent point de mouillages ; les navires ne s'en approchent pas volontiers ; il devient donc en général inutile de les armer de grosse artillerie : mais comme cette partie de l'Ile présente un grand nombre de petites criques, favorables à des débarquements partiels, comme la disposition des petites vallées qui rayonnent du haut plateau de l'Ile vers ces petites criques permettrait à l'ennemi débarqué de se masser et d'arriver sans être aperçu jusqu'au cœur de l'Ile, toute cette portion de la côte doit être mise à l'abri des descentes. Le journal de la prise de Belle Ile, en 1761, prouve que les débarquements peuvent être opérés sur des points regardés comme inaccessibles : l'entreprise qui a réussi, en 1761, pourrait être tentée bien plus facilement avec la marine à vapeur : il est donc de la plus haute importance d'organiser sur tous les côtés vulnérables de l'Ile, des moyens de surveillance.

    Des postes garde côtes, possédant une garnison de 40 hommes et 1 ou 2 obusiers de montagne, rempliraient bien ce but. Le poste devrait être établi de manière à ne pas être battu par l'artillerie des péniches ou des bateaux à vapeur de débarquement ; les sinuosités de ces criques offrent presque partout des rentrants qui permettraient de défiler les ouvrages : la force de la garnison permettrait de tenir constamment des patrouilles chargées de la surveillance exacte de la côte ; les pièces de montagne seraient destinées à tirer à obus contre les embarcations qui voudraient prendre terre, à tirer à mitraille sur les troupes débarquées, à défendre énergiquement le poste contre leur attaque ; elles seraient transportées au besoin avec les sorties sur d'autres points menacés ; enfin, dans touts les cas, elles serviraient de canon d'alarme.

    Sur les caps élevés, quelques postes d'une moindre importance pourraient être établis dans le but de relier entre eux les postes situés dans les gorges.

    En raison de la longueur de l'Ile, trois centres devraient être assignés sur le haut plateau à la défense mobile. Les positions les plus avantageuses seraient 1°, le moulin de Sauzon, observant la presqu'île du Nord entre le port du Vieux Château et le port de Sauzon ; 2e, le bourg de Bangor, observant le centre de la côte S et couvrant le Palais de ce côté ; 3°, le plateau de Samzun, observant la plage des Grands Sables et toute la pointe SE de l'Ile. Ces positions devraient être occupées dès que la présence d'escadres ennemies menaceraient l'Ile d'un danger sérieux : les deux positions extrêmes de Sauzon et de Samzun pourraient comporter chacune 500 hommes ; la position centrale de Bangor, chargée de tenir jusqu'à la rentrée au Palais des troupes des extrémités, comporterait 1000 hommes.

    Enfin, ces trois petits camps auraient eux mêmes pour réduit la place du Palais. La garnison de la place, qui, dans le moment où l'on aura à disputer le débarquement à l'ennemi pourra être réduite à 1000 hommes, s'augmentera en cas d'échec, de toutes les troupes établies précédemment à la circonférence, & devra s'élever à 3500 hommes, chiffre minimum de la garnison d'une Ile aussi importante que Belle Ile. Sous l'empire cette garnison était habituellement de 5000 hommes, sous le commandement d'un lieutenant général commandant supérieur.

    En résumé la face de l'Ile exposée au NE, peut être considérée comme un grand front de fortification, armé pour agir au loin sur les mouillages & le courreau ; les autres faces peuvent être considérées comme formant la gorge de l'ouvrage, leur fortification doit être simplement défensive.

    On comptait quarante trois batteries dans Belle Ile savoir : 1°, Vingt de la citadelle du Palais à la pointe de Kéréso ; elles étaient consacrées à la défense de diverses plages de débarquement, des mouillages et de la portion de mer comprise entre l'Ile et le continent.

    2°, Douze de la pointe de Kéréso à la pointe aux Poulains, c'est à dire, du côté de la mer sauvage ; leur seule destination était de battre au large, car elles étaient dans des positions trop élevées pour pouvoir défendre les petites anses, peu accessibles du reste, près desquelles elles ont été construites.

    3°, Enfin, onze de la pointe aux Poulains à la citadelle du Palais ; elles remplissaient le même objet que les 20 premières.

    Des retranchements terrassés à l'entrée des vallées, plusieurs postes, notamment à la pointe aux Poulains, à Borderies et à Locmaria, complétaient cet ensemble de mesures défendeurs qui péchaient évidemment par la multiplicité des ouvrages.

    (Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843, p. 121-126)

  • Propositions de la commission de 1841 pour la batterie de La Ferrière.

    Armement proposé par la commission de 1841.

    Belle-Ile.

    [...]

    Batterie de La Ferrière.

    La batterie de La Ferrière sera appropriée.

    [...]

    La batterie sera armée de 8 bouches à feu :

    - 2 obusiers de montagne affectés au réduit

    - 3 pièces de 30 livres, 2 obusiers de 22 cm tirant sur les approches des grands sables

    Elle aura pour réduit une tour n° 2.

    Elle sera classée de 1re importance.

    Les Grands Sables s'étendent sur une plage de 1500 mètres de longueur ; c'est, comme on l'a déjà dit, la partie de la côte la plus accessible aux débarquements : aussi y a t'on accumulé les moyens de défense. Outre les batteries, placées sur les saillants de la baie, on a élevé sur toute la plage un retranchement continu, revêtu en maçonnerie, et flanqué par des bastions en forme de redoutes. Les redoutes de gauche ont reçu la dénomination de batteries du bas et du haut Laurent, celles de droite, le nom de batteries du haut et du bas Kerdavic ; au centre est la batterie La Ferrière. Tous ces ouvrages étaient destinés à recevoir de l'artillerie de campagne. Quelques uns sont même aujourd'hui effacés par le temps, comme les redoutes du haut Laurent et du haut Kerdavic, qui figurent encore sur les états d'armements, mais qui ont été abandonnées depuis longtemps, parce qu'elles se trouvent dans une position trop élevée pour avoir une action bien efficace sur les plages. La Commission propose de supprimer les deux batteries du bas Laurent et du bas Kerdavic.

    Il est toutefois nécessaire d'avoir sur cette sorte de courtine, en arrière des saillants du Bugull et de La Biche, quelques pièces battant directement les approches de la plage et la plage elle-même, que n'atteignent pas les feux trop dominant de La Biche et du Bugull, mais au lieu de disperser ces pièces dans les différens bastions du retranchement, la commission propose de les concentrer dans la redoute du centre dite de La ferrière.

    Cette redoute serait agrandie et élevée de manière à avoir un commandement sur le reste du retranchement ; elle serait fortement liée à une tour n° 2, qu'on placerait en arrière, et qu'on défilerait au moyen du massif de la batterie : elle constituerait une défense centrale capable de se maintenir longtemps contre les efforts de l'ennemi débarqué.

    Les deux redoutes du bas Kerdavic et du bas Laurent seraient supprimées comme batteries de côte, et considérées seulement comme des retranchements élevés pour la défense mobile et propres à recevoir de l'artillerie de campagne.

    (Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843, p. 129-131)

  • Dossier d'inventaire papier

Références documentaires

Documents d'archives
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement des côtes du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 32
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 42, Travail de la commission d'armement des côtes sur les frontières maritimes, 1844. Avis du Comité des fortifications du 7 novembre 1844.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 42
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 41, Mémoires généraux sur les frontières maritimes, 1853-1885. Rapport sur la situation des travaux de défense des côtes à la fin de l'exercice 1861.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 41
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 577. Commission de défense des côtes : tableau faisant connaître le nombre, l'armement et le classement des batteries de côtes des 1er (Cherbourg), 2e (Brest), 3e (Lorient), 4e (Rochefort) et 5e (Toulon) arrondissements maritimes, de la Corse, de l'Algérie et des colonies, 1860-1862.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 577
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 8, Places françaises et d'Algérie : 1 VH 292, Place de Belle-Île-en-Mer, projets et dépenses annuels, 1847. Direction du Génie de Nantes, Place de Belle-Ile, Inspection générale de 1846, extrait des ordres laissés par M l'Inspecteur général en tournée, 14 janvier 1847.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VH 292
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Lorient. Archives de la Place et du Génie de Belle-Île-en-Mer ; Sous-série 4 S2, archives du Génie de Belle-Île-en-Mer : 4 S2 52, Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Île, Règlement général et définitif des dépenses faites pour les fortifications de la place de Belle-Île (défense des côtes) pendant l'exercice 1859, 30 mai 1860.

    Service Historique de la Défense de Lorient : 4 S2 52
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Lorient. Archives de la Place et du Génie de Belle-Île-en-Mer ; Sous-série 4 S2, archives du Génie de Belle-Île-en-Mer : 4 S2 52, Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Île, Règlement général et définitif des dépenses faites pour les fortifications de la place de Belle-Île (défense des côtes) pendant l'exercice 1862, 6 mars 1863.

    Service Historique de la Défense de Lorient : 4 S2 52
Bibliographie
  • LE POURHIET-SALAT, Nicole, La défense des îles bretonnes de l´Atlantique, des origines à 1860, Vincennes, Service Historique de la Marine, 1983, 2 vol. : XLV-375 p. XXV pl.

  • TRUTTMANN, Philippe, Belle-Ile, ou la défense globale d'un littoral, In CONGRES DE L'ASSOCIATION VAUBAN (5,6,7 mai 1989), Vauban à Belle-Île, Le Palais, Éditions Gondi, 1990, pages 88-98.

  • FAUCHERRE, Nicolas, PROST, Philippe, CHAZETTE, Alain (sous la dir. de), Les Fortifications du littoral, La Bretagne Sud, Chauray-Niort, 1998, 279 p., collection : les fortifications du littoral. ISBN 2-910137-24-4.

  • MALCHAIR, Luc, et al. Index de la fortification française : Métropole et Outre-mer, 1874-1914. Auto-édition, 2008, 832 p.

  • TOMINE, Jacques, Le Mur de l'Atlantique à Belle-Île-en-Mer, Locmaria, Société historique de Belle-Île-en-Mer, 2007, 64 pages.

  • CAROFF (capitaine de frégate), Les Forces maritimes de l'Ouest 1939-1940, Marine nationale, 1954.

Périodiques
  • CHAURIS, Louis, Nature et provenance des pierres mises en œuvre dans les ouvrages défensifs à Belle-Île (Morbihan), Bulletin de l'association bretonne, 2011, CXX, p. 285-302.

Liens web