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Fort de Locqueltas, rue du Fort ; promenade de l'Océan (Larmor-Plage)

Dossier IA56006360 inclus dans Ensemble défensif de Locqueltas (Larmor-Plage) réalisé en 2008

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Destinations camping
Parties constituantes non étudiées poudrière, corps de garde, casemate, mur de soutènement
Dénominations fort
Aire d'étude et canton Bretagne - Ploemeur
Adresse Commune : Larmor-Plage
Lieu-dit : Locqueltas
Adresse : rue du Fort , promenade de l' Océan
Cadastre : AN 906

La « carte particulière de la côte maritime du département du Port-Louis », dressée par du Revest en 1758, recense les défenses implantées aux abords de Lorient, pour protéger les chantiers navals de la Compagnie des Indes. A cette période, on recense sept installations militaires dont la batterie de Kernevel et le fort de Locqueltas ou de Larmor, nouvellement construit. Ce fort couvre les approches de l´estuaire du Blavet et croise ses feux vers le large avec ceux du fort du Talud, plus à l´ouest, sur le territoire de Ploemeur. Il se compose de douze canons, d'une poudrière et d´un corps de garde. Ce dernier semble avoir été détruit par la suite, car le Génie en établit un nouveau en 1848, vis à vis de la batterie de Gâvres, et l´arme de quatre canons de 320 mm, bien qu´il puisse en accueillir jusqu´à onze. Des abris sous roc sont creusés en 1892 pour stocker les projectiles. A la fin des années 1920, la commune de Larmor-Plage souhaite voir le déclassement du fort et de sa zone de servitude qui empêche le développement balnéaire du site. Mais la demande reste lettre morte car le site figure alors dans un nouveau programme d´armement du littoral. Selon un article paru dans le journal le « Nouvelliste du Morbihan » le 17 mai 1930 : « ce fort désarmé au lendemain de la Première guerre mondiale n´abrite plus que des lapins et de vieilles munitions ». Le même jour, le journal le « Phare de la Loire » relate qu´à force de pétitions, le champ de tir de Kercavès a été déclassé et vendu et que ce sont les propriétaires de Lorient-Plage et de Larmor-Plage qui souhaitent voir le déclassement du fort. Le littoral Larmorien est au cœur de la concurrence entre défense militaire et développement balnéaire. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le fort n´abrite qu´un modeste armement. Les artilleurs de marine allemands installés sur place dès 1940 ne modifient rien jusqu´en 1942. Durant cette période, l´artillerie côtière de la Kriegsmarine arme trois batteries pour la défense de Lorient, en plus de deux installations lourdes au Fort-du-Talut et à Groix. Outre les batteries de Gâvres et de l´île Saint-Michel, celle de Loqueltas est armée de six canons. Le fort de Locqueltas se situe aujourd´hui sur un terrain militaire de la Marine Nationale, mais une partie de la batterie est incluse dans un camping.

Période(s) Principale : milieu 18e siècle
Principale : milieu 20e siècle
Secondaire : milieu 19e siècle

Ce fort est implanté sur le littoral, au sud de la commune de Larmor-Plage, entre les plages de Port-Maria à l´est et de Kerguélen à l´ouest. Au 18e siècle, le site apparaît sous la forme d´un fort bastionné à parapet maigre et crénelé. Par souci d´adaptation au site, le bastion de droite a un angle d´épaule droit, celui de gauche présente au contraire une épaule arrondie. Du côté de la terre deux bastions s´avancent et défendent l´entrée de l´enceinte. Un talus entoure le site. Le corps de garde de 1848 est reconstruit en 1881 et armé de quatre canons. Sur les plans du Génie, il apparaît au centre du site. En juin 1940, le fort abrite deux canons et, deux ans après, l´organisation Todt bétonne des encuvements et des casemates pour abriter de nouvelles pièces d´artillerie destinées à défendre l´accès au port de Lorient. L´occupant allemand transforme complètement les abords du fort qui voit sa haute muraille de pierres crénelée par quelques niches en béton pour des armes légères. Il est protégé à l´est comme à l´ouest par des murs antichars en béton surmontés de pointes aiguisées. Chaque plage est défendue par un canon, le dispositif est complété par des casemates pour mitrailleuses légères. Si l´on compte les abris pour le logement et l´intendance et la soute à munitions, au total, les Allemands ont réalisé 43 ouvrages. La batterie de Locqueltas est désormais constituée de quatre bunkers bétonnés : deux à l´intérieur du fort et deux autres à l´extérieur. Le tir des quatre pièces est coordonné par un poste de direction de tir sous béton situé dans l´enceinte du fort. Les constructions bétonnées s´étalent à l´est du fort, dont deux des casemates de marine.

États conservations état moyen, remanié

Données complémentaires architecture PATMAR

REFC LPL 11
THPA Défense militaire des côtes
DREC moyennement cité
INGP intérêt de mémoire ; intérêt paysager et pittoresque
PING Le fort de Locqueltas est un élément fort du patrimoine larmorien en raison de son importance stratégique et de son architecture.
RECO Le fort de Locqueltas, héritage militaire à forte valeur pédagogique, pourrait être intégré à un circuit de découverte pédestre axé sur la défense de la rade de Lorient, au 17e siècle, 18e siècle et durant la Seconde Guerre mondiale (blockhaus). Ce fort, reconnu comme un élément important du patrimoine maritime culturel de Larmor-Plage, serait une étape essentielle du parcours.
Statut de la propriété propriété de l'Etat
Sites de protection zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives Départementales du Morbihan. Affaires militaires, série R 1366, déclassement du fort de Locqueltas et de sa zone de servitude, 1926-1930.

Bibliographie
  • GAMELIN, Paul. Les bases sous-marines allemandes de l´Atlantique et leurs défenses, 1940-1945. La Baule : éditions des paludiers, 1981.

    p. 78-80
  • Van MEEUWEN, Gil ; PIRIOU, Erwan. A la découverte du mur de l´Atlantique dans le pays de Lorient. Association Fortification et défense des Côtes en Bretagne. 1994.

    p. 3, 12, 13
  • HUMEAU, Jean ; van MEEUWEN, Gil ; PIRIOU, Erwan. Le mur de l´Atlantique au pays de Lorient. Association Fortification et défense des Côtes en Bretagne. 1994.

    p. 7-8
  • FAUCHERRE, Nicolas ; PROST, Philippe ; CHAZETTE, Alain. Les fortifications du littoral. La Bretagne Sud. Prahecq : Editions Patrimoines et Médias. 1998.

    p. 199-200
  • HUCHET, Patrick ; LUKAS, Yann ; MOY, Maryvonne. Histoire du Pays de Ploemeur. Quimper : Editions Palantines, 2000.

    136 p
  • www.histoire-genealogie.com. La citadelle de Port-Louis. Au cur d´un système de défense. Les premières batteries garde-côtes. LE LAN, Jean-Yves. Dernière mise à jour : janvier 2008.

  • www.fortiff.be/iff/index. Index de la fortification française 1874-1914. MALCHAIRE, Luc. FRIJNS, Marco. MOULINS, Jean-Jacques. PUELINCKX, Jean. Dernière mise à jour : janvier 2008.

  • www.festunglorient.blogspot.com. Les batteries côtières allemandes de Lorient. Rédacteur : GIL (?). Dernière mise à jour : février 2007.

Périodiques
  • DESQUESNES, Rémy. Les vestiges architecturaux du mur de l´Atlantique sur les côtes de Bretagne. Rennes : Mémoire de la Société d´Histoire et d´Archéologie de Bretagne, Tome LXIX, 1992.

    p. 357-364