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Fort Montbarrey (fort détaché de Brest)

Dossier IA29001752 inclus dans Ville-port de Brest réalisé en 2004

"Les forts détachés de Brest : Montbarrey" par Jean-Yves Besselièvre. 2007.

in Fortifications Littorales, La Rade de Brest, projet de publication du Service de l'Inventaire du Patrimoine (SINPA), Région Bretagne.

"Implanté sur le plateau qui domine la place de Brest à l´ouest, le fort Saint-Pierre en reprend le nom jusqu´à la jusqu´à la visite d´Alexandre-Marie-Léonor de Saint-Mauris, prince de Montbarrey (1732-1796), secrétaire d´État à la Guerre, en 1779. Construit entre 1777 et 1784, cet ouvrage constitue de part sa position avancée « la tête » du camp retranché de Saint-Pierre (1776-1784). Son rôle est de stopper la progression d´un assaillant venant de l´ouest et de contrôler un vallon rejoignant la rade au sud en direction du fort du Portzic.

Plus traditionnel dans son tracé que les forts de Penfeld et de Keranroux, l´ouvrage, large de 110 m, oppose à l´assaillant un front constitué de deux demi-bastions reliés par une courtine. Isolé par un fossé sec de 13 m de largeur, le corps de l´ouvrage abrite en son centre un imposant cavalier d´artillerie en forme de U, détaché de l´escarpe, et dont la gorge est défendue par des meurtrières de fusillade. Ce cavalier, de 75 m d´ouverture et de près de 5 m de haut, reçoit 12 des 32 pièces d´artillerie qui composent l´armement du fort. Comme dans le fort de Penfeld, des casemates à l´épreuve de la bombe sont aménagées dans le cavalier pour accueillir les 671 hommes de la garnison. La défense du fossé est assurée par des galeries de contrescarpe sur les flancs ainsi qu´à la gorge de l´ouvrage. La communication vers le chemin couvert est possible grâce à des caponnières couvertes sur les flancs et une double caponnière sur front. Le chemin couvert est doté de réduits avec meurtrières de fusillade sur les places d´armes.

Soumis aux tirs du cuirassé britannique Warspite en septembre 1944, le fort a perdu la gauche de son cavalier, remplacée par un blockhaus français dans les années 1950. Pour le reste l´ouvrage, propriété de la Marine nationale, demeure bien conservé malgré la végétation sous laquelle il disparaît peu à peu. Il abrite depuis les années 1980 le Mémorial du Finistère et peut être visité".

AppellationsFort Saint-Pierre, Fort Montbarrey
Parties constituantes non étudiéesbatterie, caserne
Dénominationsceinture de forts, fort
Aire d'étude et cantonBretagne Nord
AdresseCommune : Brest
Adresse : Montbarrey
Période(s)Principale : 4e quart 18e siècle
Dates1776, daté par source, porte la date
1784, daté par source
Auteur(s)Auteur : De Caux ingénieur militaire attribution par travaux historiques
Personnalité : Louis XVI personnage célèbre, commanditaire attribution par travaux historiques
Personnalité : Marquis de Langeron, lieutenant général en chef de la division de Bretagne
Marquis de Langeron, lieutenant général en chef de la division de Bretagne
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personnage célèbre attribution par travaux historiques
Mursgranite
maçonnerie
pierre de taille
moyen appareil
moellon
Toitterre en couverture, pierre en couverture, granite en couverture
Plansplan carré régulier, système bastionné
Étagessous-sol, rez-de-chaussée
Couvrementsvoûte en berceau
Couverturesterrasse
Typologiesfort détaché conçu pour une garnison de 39 officiers et 632 soldats, armé de 6 canons de 16, 10 canons de 12, 4 canons de 8, 6 canons de 4, 2 mortiers de 8, 2 obusiers
États conservationsmauvais état, inégal suivant les parties, envahi par la végétation
Statut de la propriétépropriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvrevestiges de guerre, à signaler, à étudier

Annexes

  • Précis historique des ouvrages ordonnés par le Règlement du roi du 21 décembre 1776 d'après l'Atlas des places fortes de France de 1777

    Ouvrages extérieurs de Brest

    Précis historique des ouvrages ordonnés par le Règlement du roi du 21 décembre 1776

    D'après l'Atlas des places fortes de France de 1777 : tome 69 : ouvrages extérieurs de Brest par De Caux

    (Extraits de l'introduction).

    "En 1655, on jeta les fondations des arsenaux et des bâtiments nécessaires aux constructions navales. 1694 voit l'achèvement de la fortification de Brest. Le dessin du cordon des remparts est achevé par un mur crénelé. Cette fortification se révèle imparfaite car pouvant être attaquée depuis les hauteurs.

    En 1763, le duc de Choisel charge monsieur Filley, lieutenant général du corps royal du Génie de chercher les moyens d'aggrandir l'étendue du port pour le mettre en état de contenir le nombre des vaisseaux, de construire les ateliers, magasins nécessaires à cette augmentation, d'assurer ces nouveaux établissements en temps de guerre contre les entreprises de l'ennemi.

    Dans son rapport de 1764, il propose du côté de Recouvrance l'ouvrage à corne de Quéliverzan, du côté de Brest l'ouvrage couronné des hauteurs du Bouguen et du Ménès, enfin, sur la carrière du Pape un autre ouvrage à corne. Il propose de faire usage de son système de fortification qu'il avait nommé la Mézalectre. Il projette encore deux lunettes sur les hauteurs du Stiff (détruites sur ordre du roi daté du 23 août 1779). En 1770, il est remplacé par monsieur Dajot, chargé de continuer la construction des ouvrages projetés.

    Dajot propose la construction des forts de l'île Longue, Lanvéoc, Plougastel, Le Corbeau ainsi que la rectification des Lignes de Quélern et de l'ancienne enceinte en terre faite autour des batteries du Portzic [le fort de terre]. Leur construction eut lieu en 1774. L'année suivante, l'ouvrage à corne de Quéliverzan et les deux lunettes du Stiff furent commencées et continuées en 1776. La même année monsieur Dajot eut l'ordre de substituer à la Mézalectre projetée par monsieur Filley les fronts bastionnés du système de monsieur de Vauban rectifié par monsieur de Cormontaigne.

    En 1776, le marquis de Langeron prend le comandement des troupes, un nouveau plan d'ouvrages est soumis au roi :

    - Premièrement : couronnement des hauteurs du Bouguen et du Ménès.

    - Deuxièmement : construction de cinq forts (Le Portzic, Saint-Pierre, Keranroux, Questel Bras, Penfeld) en avant de Recouvrance, afin de former un camp retranché et d'arrêter l'ennemi à distance de Brest. Ils doivent être assez respectables pour obliger l'ennemi aux préparatifs d'un siège en règle et à la fois tirer leur plus grande défense de la part de l'artillerie afin de pouvoir être défendus par le moins de monde possible. Il est nécessaire de chercher la position où ils pourraient découvrir en avant la plus grande étendue de terrain et dans leur tracé à diriger une partie des feux de manière qu'ils se protègent mutuellement.

    - Troisièmement : rectification des Lignes de Quélern".

  • Ouvrages extérieurs de Brest

    Mémoire sur le fort de Montbarey

    Article 3 du règlement du Roi du 31 décembre 1776 par De Caux, 1er mai 1785

    (Transcription G. Lécuillier).

    (Ce fort dans le règlement du Roi est nommé fort Saint-Pierre, étant placé à un quart de lieue en avant de ce bourg sur le chemin qui conduit à la Trinité. On lui a donné le nom de fort Montbarrey à la visite que ce Prince en a fait le 20 juillet 1779 lors de sa construction, nomination qui a été approuvée du Roi, ainsi que le porte la lettre du ministre en date du 2 août de la même année).

    "Après avoir fait une reconnaissance exacte et étudiée du terrain désigné dans le règlement du Roi, on a jugé que la meilleure position où ce fort pouvait être assis, était sur une sommité qui joint la Croix du Ru à la Croix du Coët et sur laquelle passe le grand chemin de Brest à Saint-Mathieu, traversant les villages de Saint-Pierre et de la Trinité. Cette sommité termine par sa gauche un vallon qui y prend sa naissance et se prolonge jusqu´à la mer à l´endroit dit Anse Garen ; par sa droite, elle termine de vastes vallées qui s´étendent jusqu´aux hauteurs de Guiler et où prennent naissance des sources qui vont se jeter, partie dans la rivière de Penfeld, passant sous le Pont-de-Buis, et partie dans les marais de Saint-Renan ; en face est une pente douce qui remonte à un plateau qui s´étend jusqu´à la Trinité.

    Cette position a paru remplir avantageusement l´intention de la Cour. Elle se trouve sur le véritable cheminement de l´ennemi, qui, supposé débarqué au Conquet ou à Bertheaume, voudrait marcher directement sur Brest, et, en cas qu´il s´en écartât, de droite ou de gauche, elle domine le terrain qu´il aurait à parcourir, et l´oblige de se jeter dans un pays bas, coupé de ruisseaux, dont on pourrait même tirer parti pour rendre son passage difficile et le retarder dans sa marche.

    De plus, le fort placé sur cette crête de terrain ne peut être attaqué en règle que par le front, la pente précipitée de droite et de gauche ne permettant pas à l´ennemi d´y établir des batteries ou, au moins, ces batteries par leur grande infériorité devenant sans effet pour détruire les défenses.

    Ce sont ces avantages réunis qui ont fixé l´emplacement de ce fort : l´étendue et la forme du terrain en ont désigné le tracé, tel qu´il suit.

    On a formé en tête un petit front ; deux branches droites ont bordé les côtés pour enfiler les vallons et l´ouvrage a été fermé par la gorge.

    Le front s´est trouvé ne pouvoir porter que 62 toises de côté extérieur au cordon et même, quoiqu´on ait borné les fossés à 8 toises de largeur et qu´on ait donné que le moins possible de longueur aux flèches des places d´armes latérales, on a encore été obligé de former un glacis coupé au saillant de celle de la gauche, la chute précipitée du terrain empêchant d´y pratiquer des glacis ordinaires.

    On a donné 68 toises de longueur à chacune des branches.

    La grandeur de ce fort étant ainsi déterminée par l´étendue du terrain sur lequel il est assis, on a cherché à le mettre en état par les ressources intérieures qu´on y a ménagées, de procurer la plus grande défense avec les 5 ou 600 hommes que la Cour a marqué avoir intention d´y affecter, et en même temps de contenir à l´abri de la bombe cette garnison, avec tout ce qui est nécessaire pour trois semaines de défense.

    Pour cela, on a élevé dans l´intérieur un vaste cavalier qui a le double avantage de porter sur son rempart une artillerie formidable plongeant sur le terrain qui l´environne et de fournir dans les souterrains qu´on y a pratiqués tous les logements nécessaires à la garnison et à ses besoins.

    Dans le développement des flancs de la courtine du front, on a ménagé une galerie crénelée qui donne des feux couverts sur toutes les crêtes des glacis dans l´intérieur des chemins couverts et places d´armes ainsi que dans les fonds des fossés, dont une partie ne peut être vue des feux du rempart à cause de la petitesse du front : ces feux, ne pouvant jamais être détruits par le canon des attaques à moins que l´établissement n´en soit fait sur la crête du chemin couvert, resteraient intacts et dans leur entier, au moment où l´ennemi voudrait tenter une attaque de vive force. Ils deviendraient même en ce moment d´autant plus funestes que les soldats seraient en sûreté et aussi meurtriers la nuit comme le jour, les créneaux obligeant de les diriger aux endroits où ils doivent agir.

    Nota. Il restait une incertitude sur l´effet de ces galeries crénelées ; on craignait que la fumée des amorces jointe à celle du canon, dont une partie rentre dans les créneaux, ne fût trop considérable et par conséquent n´en rendît l´usage impraticable en suffoquant ceux qui seraient destinés à leur service. Il est véritablement probable que cet inconvénient aurait pu avoir lieu sans les précautions qu´on a prises pour s´en garantir. A cet effet, on a pratiqué des ouvertures par en bas qui établissent un courant d´air ; et des évents par en haut qui donnent issue à la fumée.

    L´expérience a prouvé ce que le raisonnement avait indiqué.

    Lors de la visite du fort par Monsieur le Prince de Montbarrey le 20 juillet 1779, on avait placé dans chaque galerie du front deux fusiliers par créneau. L´ordre fut donné de faire feu tous ensemble et de le continuer. Ce feu fut servi pendant un quart d´heure avec vivacité, la fumée quoique considérable s´échappait par les évents, en sorte qu´aucun soldat n´en fut incommodé.

    Le Prince voulant ensuite voir jusqu´où cela pouvait aller, en fit porter un troisième rang dans une des galeries ; alors trois fusiliers faisant un feu bien nourri par le même créneau, la fumée devint trop considérable, et on fut obligé de cesser, les soldats ne pouvant y tenir. Mais un moment après que le feu fut éteint, la galerie s´éclaircit et ceux qui y étaient restés cessèrent d´en être incommodés.

    D´après cette expérience, on peut donc compter avec assurance sur l´usage de ces galeries couvertes et crénelées et par conséquent être certain qu´elles rempliront l´objet auquel elles sont destinées.

    Les deux galeries du front contiennent 30 créneaux, en sorte que, comptant sur deux fusiliers par chaque, on voit que dans la défense il faut y destiner 60 hommes. Cette galerie crénelée n´a pas été continuée le long des faces des demi-bastions, afin de ne pas en affaiblir le revêtement, ces faces dans un siège pouvant être battues en brèche. C´est la même raison qui a empêché de les prolonger dans les branches. On communique à ces galeries du front par un passage sous le rempart, qui prend son entrée dans le souterrain du milieu.

    Tout le dessous du cavalier est occupé par de grandes casemates voûtées à l´épreuve de la bombe. La légende du plan des distributions indique l´usage auquel chacune est destinée. En la parcourant, on verra qu´il y a de quoi loger à l´aise 600 hommes et 30 officiers. On y verra de plus un hôpital, une boulangerie, et qu´il reste encore des magasins capables de contenir les munitions de guerre et de bouche nécessaires pour la défense.

    Nota. Dans la construction de ces casemates, on n´a rien négligé pour les rendre sèches et aérées. Chaque chambre a trois croisées du côté intérieur et un abat-jour du côté extérieur. La croisée du milieu du côté de la place et l´abat-jour opposé sont placés tout au sommet de la voûte comme le moyen de procurer le plus grand renouvellement d´air, les vapeurs se rendant dans la partie la plus élevée. On a aussi placé une grande cheminée dans chaque souterrain, tant pour que les soldats y puissent faire leur ordinaire en sûreté, que pour contribuer à les rendre encore plus secs et y inciter le renouvellement d´air. De plus, il a été pratiqué, ainsi qu´on l´a remarqué dans la légende, une séparation dans tous les murs adossés aux terres pour préserver l´intérieur de l´humidité et toutes les précautions possibles ont été apportées pour empêcher les filtrations [infiltrations] d´eau pluviale au travers des voûtes, en sorte que l´on peut assurer que ces logements, qui d´ailleurs sont à l´abri de la bombe en blindant les ouvertures, sont aussi très habitables en cas d´attaque, et qu´ils peuvent même être occupés en tous temps, sans craindre les maladies pour la troupe qui y serait logée. C´est ce que l´expérience a déjà prouvé puisque, depuis quatre ans, les soldats travailleurs du fort, au nombre de 60 par (chaque) souterrain, n´ont pas eu d´autre habitation, hiver comme été, et qu´on n´a pas remarqué qu´ils aient eu aucune incommodité qu´on ait pu attribuer au logement.

    Le dessus du cavalier est principalement destiné à l´artillerie. On croit que les pièces qu´on y placerait auraient une action bien efficace sur les attaques de l´ennemi à cause de son grand commandement et qu´il serait très difficile de les démonter, la direction du front ne pouvant être prolongée puisque, de droite et de gauche, elle tombe dans des vallons très profonds et que les branches sont trop courtes pour que le ricochet y fût à craindre. L´épaisseur des parapets de ce cavalier est de 3 toises et le talus extérieur de 45 degrés, en sorte que le boulet n´y ferait pas grand effet et que les terres qui s´en ébouleraient tombant sur le rempart, il serait toujours très facile au moyen de sacs à terre de les remonter toutes les nuits et par conséquent de réparer les dommages que les batteries de l´ennemi auraient pu y occasionner pendant le jour (On a adopté pour ces ouvrages les nouveaux affûts de place, qui tirent par dessus le parapet, regardant comme un grand avantage d´éviter les embrasures qui donnent prise au canon ennemi et qui sont très périlleuses à réparer).

    [...]

    1. Etat de la garnison

    1. Etat-major : (7 officiers)

    1 commandant en chef

    1 commandant en second

    1 aumônier

    1 chirurgien

    1 aide

    1 munitionnaire

    1 employé

    Domestiques (10 soldats)

    2. Troupes :

    Infanterie (25 officiers ; 500 soldats)

    Artillerie (5 officiers ; 100 soldats)

    Domestiques des officiers (10 soldats)

    3. Corps du Génie :

    Officiers du Génie (2 officier)

    Sergents ouvriers (12 soldats)

    Total (39 officiers ; 632 soldats)

    Total des bouches : 671 bouches.

    [...]

    2. Mémoire sur l´artillerie que l´on juge nécessaire pour l´armement du fort Montbarey

    [...]

    Résumé de l´artillerie nécessaire pour ce fort

    Emplacement des pièces :

    Sur le cavalier : 6 canons de 16 ; 6 canons de 12.

    Sur le front et la gorge : 6 canons de 4 ; 2 mortiers de 8 ; 2 obusiers.

    Sur les branches : 4 canons de 12 ; 4 canons de 8.

    Total de chaque calibre : 6 canons de 16 ; 10 canons de 12 ; 4 canons de 8 ; 6 canons de 4 ; 2 mortiers de 8 ; 2 obusiers.

    Total des bouches à feu : 32

    Etat des munitions nécessaires pour l´artillerie ci-dessus, à 250 coups par pièce

    1500 boulets de 16.

    2 500 boulets de 12.

    1 000 boulets de 8.

    1 500 boulets de 4.

    300 bombes de 8.

    300 bombes d´obusier.

    Poudre au 1/3 du boulet : 34 800 livres.

    Poudre pour l´infanterie à raison d´une livre par jour : 10 000 livres.

    Pour les mines et fougasses, artifices, etc. : 9 000 livres

    Total de la poudre : 53 800 livres.

    Nota. Quoique le magasin à poudre ne puisse contenir que 25 milliers de poudre, les 28 milliers restants se placeraient aisément dans le commencement du siège, soit dans les petits magasins particuliers, soit dans une partie des galeries qu´on affecterait à cet usage.

    [...]

    A Cherbourg, le 1er mai 1785, De Caux".

  • Caux (de) (alias Decaux) d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille du Ponthieu originaire d'Abbeville. Echevins de cette ville en 1503. Installée à Montreuil-sur-Mer au 17e siècle. Principe d'anoblissement mal dégagé.

    1710, Pierre de Caux, écuyer.

    1737, Pierre-Jean de Caux, écuyer.

    Né à Hesdin le 24 décembre 1720.

    Père : Pierre, ingénieur qui précède.

    Mère : Marie-Anne d'Arras.

    Marié avant 1749 avec Jeanne-Marie Bouillon des Forges.

    Enfant :

    - Anténor-Jean-Pierre, officier de cavalerie.

    Mort à Cherbourg le 18 août 1792 (72 ans).

    Lieutenant en second au régiment de Pons infanterie en 1734.

    Ingénieur ordianire et lieutenant réformé à 17 ans en 1737 ; affecté à Cherbourg auprès de son père.

    Campagnes d'Allemagne en 1744 ; des Pays-Bas de 1745 à 1748.

    Capitaine réformé au régiment de Lyonnais infanterie en 1747.

    A Arras en 1748.

    A Port-Louis en 1749.

    A Granville en 1750.

    Chevalier de Saint-Louis en 1751.

    A l'équipage du Havre en 1756.

    Ingénieur en chef en 1758.

    Campagnes d'Allemagne de 1758 à 1761.

    Lieutenant-colonel en 1761.

    A Lille en 1763.

    Colonel en 1768.

    Brigadier d'infanterie en 1770.

    Directeur des fortifications de Haute-Provence en 1771. De Basse-Normandie en 1775.

    Chargé en outre, de 1776 à 1786, de celles de Bretagne. Maréchal de camp en 1780.

    Cordon rouge de l'ordre de Saint-Louis en 1788. Le reçut des mains du roi venu à Cherbourg : "Vous ne pouvez venir à Versailles ; j'ai voulu vous l'apporter".

    Retiré le 1er avril 1791.

    Sièges :

    1744, Fribourg (blessé),

    1746, Anvers (blessé), Namur ville et château,

    1747, Berg-op-Zoom (blessé), Fort Frédéric-Henry, Lillo, Zumberg, bataille de Lawfeld,

    1748, Maestricht (blessé),

    1758, bataille de Crefeld,

    1761, défense de Dorsten, prisonnier de guerre.

    Donna ses soins aux grands travaux de Brest ; à ceux du fort de Châteauneuf près de Saint-Malo ; aux grands travaux de la rade de Cherbourg.

    Atlas 1775,

    Antibes - 10 planches (tome 58).

    Fort de Sainte-Marguerite et de l'île Saint-Honorat - 12 pages, 6 planches (tome 59).

    Entrevaux - 10 pages et 5 planches (tome 60).

    Colmars - 10 pages et 4 planches (tome 61).

    Cherbourg et la côte du nez de Carteret au cap Levi - 9 pages et 6 planches (tome 72).

    Granville, le Mont-Saint-Michel et la côte de Pontorson au nez de Carteret - 16 pages et 12 planches (tome 71).

    Le fort de la Hougue, l'île de Tatihou et la côte du cap Levi à la redoute d'Audouville - 5 pages et 13 planches (tome 73).

    Carentan et la côte de la redoute d'Audouville à la batterie de Beuzeville - 1 page et 4 planches (tome 75).

    Atlas 1777,

    La presqu'île du Cotentin - 23 pages et 6 planches (tome 76).

    Le fort de Châteauneuf - 15 pages et 4 planches (tome 70).

    Ouvrages extérieurs de Brest - 22 pages et 18 planches (tome 69).

    Atlas 1785,

    Ouvrages extérieurs de Brest - 107 pages et 26 planches (tome 69a).

    Saint-Malo, avec des mémoires sur la côte nord de Bretagne, du Mont-Saint-Michel à Morlaix - 48 pages et 26 planches (tome 74).

    1740, Jean-Baptiste de Caux de Blacquetot, écuyer".

  • Selon le programme général de défense des côtes du 1er août 1922 (Service Historique de la Marine, 1 BB3, 180 et 181), une batterie de défense contre avions (DCA) composée de 4 canons de 75 mm est installée au fort Montbarey.

  • 19712900686Z : Archives Départementales, Finistère

    19712900685Z : Archives Départementales, Finistère

    19712900687Z : Archives Départementales, Finistère

    19712900697Z : Archives Départementales, Finistère

    19712900689Z : Archives Départementales, Finistère

    19702901023Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702901022Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20062907187NUCA : Musée des Plans-reliefs, Paris, Article 4, n° 131.

    20062907188NUCA : Musée des Plans-reliefs, Paris, Article 4, n° 131.

    20062907189NUCA : Musée des Plans-reliefs, Paris, Article 4, n° 131.

    20062904782NUCA : Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants (SEAC), Paris

    20062904781NUCA : Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants (SEAC), Paris

    20082909385NUC : Archives municipales et communautaires, Brest, 2Fi05150.

    20062904783NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest

    20082909383NUC : Archives municipales et communautaires, Brest, 2Fi05149.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Cahiers de développement du plan-relief de Brest. Épures, relevés.

    Musée des Plans-reliefs de Paris : Article 4, n° 131
Bibliographie
  • BESSELIEVRE (J.-Y.), Le camp retranché de Saint-Pierre, 1776-1784, Brest, Centre de Ressources Bretonnes et Celtiques, 1998, n. p.

  • BESSELIEVRE (J.-Y.), "Les travaux de fortification de Brest à la fin du XVIIIe siècle, 1776-1784", mémoire de Maîtrise d´Histoire moderne de l´université de Bretagne Occidentale, sous la dir. de Fanch Roudaut, Brest, 1996.

  • FLOCH (H.) - LE BERRE (A.), L'enfer de Brest, Bayeux, Heimdal, 2001, 304 p.

    Archives municipales et communautaires de Brest
(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume