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Fortifications littorales : le Mur de l'Atlantique

Dossier IA29002282 réalisé en 2004

Fiche

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Aires d'étudesBretagne Nord
Dénominationsabri, blockhaus, casemate

Dès janvier 1941, l´organisation Todt entame la construction des bases de sous-marins de Brest, Lorient et Saint-Nazaire. Stations radars, émetteurs et aérodromes participent à la défense antiaérienne des chantiers du Mur de l´Atlantique. En Bretagne, le « Mur » vanté par la propagande nazie comptait quelque 2000 ouvrages bétonnés répartis sur 1250 Km de côtes. En réalité il ne s´agit que d´une succession de points d´appui plus ou moins bien armés dont la fonction est surtout dissuasive. Seules les forteresses comme Saint-Malo ou Brest était vraiment bien défendues. Conservatoire militaire : Du Couesnon à la Loire, le chemin côtier permet de découvrir les monolithes de béton du Mur de l´Atlantique. Difficile de croire aujourd´hui que des hommes ont vécu dans ces Tobrouk, casemates et tranchées où la nature a depuis longtemps repris ses droits. Aujourd'hui, ils sont délaissés, oubliés, dépecés, abandonnés comme des "carcasses vides" servant de "latrines" ou de décharges sauvages. Très rarement mis en valeur comme "blockhaus". En campagne : servant de remises, garages ou d'ateliers et dans certains cas de véritable dépotoir (site de la batterie lourde de Keringar, 20 Ha, commune du Conquet). Ensablées, murées, basculées, ses fortifications quelquefois oubliées de tous cachent encore quelques trésors : poêles, portes blindées ou encore peintures murales. Même si ces ouvrages désarmés rappellent un passé douloureux : occupation, travail obligatoire et réquisitions, ils font partie de notre patrimoine. Blockhaus : A l´origine au 18e siècle, il s´agissait d´un ouvrage de fortification passagère en bois offrant asile contre le froid et le mauvais temps, destiné à tenir les positions d´hiver. Au 19e siècle, le béton remplace les rondins...Le blockhaus est standardisé par les Allemands durant la Seconde Guerre Mondiale. Le camouflage : Pour échapper aux reconnaissances aériennes, les blockhaus s´enterrent. Peintures en trompe l´oeil, faux terrain d´aviation et même canons factices participent au camouflage et à la propagande, mais c´est sans compter sans les résistants qui renseignent les alliés.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Auteur(s)Auteur : Organisation Todt ingénieur militaire
Toitsbéton en couverture
Mursciment
enduit
béton armé
maçonnerie
moellon
Décompte des œuvres repérés 500
étudiés 500

Annexes

  • Sources : le rapport Pinczon du Sel

    Conservé au Service Historique de la Marine à Vincennes, le rapport Pinczon du Sel est fondamental pour l´étude du Mur de l´Atlantique sur le littoral français. En effet, ce rapport dresse un inventaire des fortifications côtières allemandes au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Ce fond d´archives est accessible dans son intégralité en salle de lecture du Service Historique de la Marine à Vincennes. Le rapport Pinczon du Sel est composé de plusieurs dossiers appelés livres. Les livres concernant la Bretagne portent les numéros IV et V : le Mur de l´atlantique : la Côte de la Manche et de l´Atlantique du Mont Saint-Michel à Laïta, le Mur de l´Atlantique : la côte Atlantique de la Laïta à la Baie de Bourgneuf. Au Service Historique de la Marine à Brest, le rapport Pinczon du Sel est connu sous le nom de rapport Seyeux - Delpeuc´h, nous aurons l´occasion de revenir plus longuement sur le fond d´archives conservé à Brest.

    Historique du rapport Pinczon du Sel

    Dès 1944, l´amiral Lemonnier, chef d´état major général de la Marine, fait relever la liste et les plans des ouvrages et obstacles du Mur de l´Atlantique. Pour la Marine, l´inventaire des réalisations défensives allemandes a un double intérêt : historique : garder dans les archives le bilan de ces travaux et des dispositions que le Commandement allemand avait prises ou envisagées, et militaire : "dégager, pour l'avenir, les enseignements de la dernière guerre, sur cette question de la défense des côtes de France". A partir de 1946-1947, l´Etat-Major général de la Défense Nationale (E.M.D.N.) se préoccupe du classement de ces ouvrages en créant la commission de classement des ouvrages militaires construits en France durant les hostilités. Celle-ci deviendra par la suite la Commission de Classement des Ouvrages ex-Allemands (C.C.O.A.) rattachée ensuite à la Commission de Déclassement et d´Aliénation des Ouvrages Anciens (C.D.A.O.A.). Ce classement a pour but la récupération et la conservation d´ouvrages ex-allemands pour l´organisation défensive et l´équipement économique du pays. En 1948, ces ouvrages sont considérés comme un "capital pour le pays en cas de conflit futur".

    La Commission de Classement des Ouvrages ex-Allemands est divisée en deux sous-commissions se répartissant l´inventaire suivant des critères purement géographiques :

    - La Sous-commission de Classement des Ouvrages militaires de l´Intérieur Construits pendant les Hostilités (S.C.O.I.C.H.) dépendant de l´Inspection du Génie recense la "série d´abris situés à l´arrière de la ligne côtière, un certain nombre de carrefours routiers, quelques embryons de front de terre protégeant certains points". Cet inventaire est conservé au Service Historique de l´Armée de terre à Vincennes (Série 3 V).

    - La sous-commission des ouvrages de côtes relevant du ministère de la Marine dont le rapport Pinczon du Sel est le résultat.

    Sont considérés comme ouvrages côtiers "non seulement ceux édifiés sur le littoral, mais ceux construits sur une profondeur de quatre kilomètres environ à l´intérieur des terres".

    Derrière la question du recensement par l´Armée et la Marine se pose la question de la conservation et du partage des ouvrages ex-allemands. En Bretagne, le partage entre l´Armée et la Marine pose un véritable problème au point qu´une réunion de conciliation a lieu à Rennes en 1946 afin de confronter les listes d´ouvrages et d´établir un classement provisoire des ouvrages à conserver. Finalement la Marine disposera d´un droit de préemption sur l´ensemble des ouvrages côtiers. Que va faire la Marine de ces installations ? Les archives du Service Historique de la Marine à Brest permettent de répondre en partie à cette question... Si le rapport Pinczon du Sel revêt un indéniable aspect documentaire, il convient de s´interroger sur la valeur de ce recensement, son exhaustivité, ainsi que le type d´informations qu´il contient.

    Contenu du rapport Pinczon du Sel

    Chaque livre du rapport Pinczon du Sel est organisé en chapitres géographiques. Les textes mêlent des descriptions des ensembles fortifiés allemands et des anecdotes sur la Libération, l´effectif des troupes d´occupation, quelquefois la date à laquelle les défenses ont été mises hors d´usage. Ces anecdotes s´appuient sur des témoignages recueillis sur le terrain par les enquêteurs de la Marine. Les descriptions de certains ensembles fortifiés jugés les plus intéressants sont accompagnées d´un plan schématique et de photographies. Le rapport Pinczon du Sel est une compilation des informations recueillies sur le Mur de l´Atlantique dans toutes les Régions Militaires. La qualité du rapport Pinczon du Sel est variable d´une région à une autre (La 2ème région maritime a pour port militaire chef lieu : Brest) ; en Bretagne, ce rapport est jugé assez satisfaisant par les autorités militaires (Et par les spécialistes du Mur de l´Atlantique comme Alain Chazette).

    Les sources du rapport

    Pour son recensement des ouvrages allemands, la Marine disposait de l´ensemble des plan-types des fortifications dès décembre 1944. En effet, "le répertoire des types fixes d´ouvrages de fortification permanente, 1942-1943" découvert dans les archives de l´Etat-Major du Génie de forteresse allemande au château de Castillon près d´Arengosse (Dans les Landes, entre Mont le Marsan et Morcenx) a été traduit, étudié et dupliqué en une cinquantaine d´exemplaires envoyés dans toutes les régions militaires. Ces découvertes de documents allemands sont les fruits du hasard, la règle en la matière était de détruire ces archives avant qu´elles ne tombent dans les mains de l´ennemi.

    Les archives du château de Castillon contenaient entre autre, les dates de mise en application des divers types d´ouvrages, les plan-types, notamment des ouvrages côtiers, et des remarques générales sur la construction des blockhaus. L´étude des documents par les autorités militaires françaises, en particulier "le répertoire des types d´ouvrages classés d´après leur destination" conclut à une spécialisation des ouvrages de fortification. C´est sans doute cette spécialisation des ouvrages qui pousse à l´abandon de la typologie allemande au profit d´une typologie simplifiée, axée uniquement sur la destination de l´ouvrage.

    Typologie simplifiée en fonction de la destination de l´ouvrage

    Le recensement des ouvrages allemands fait appel à une typologie simplifiée divisée en trois catégories : les ouvrages, les obstacles, le terrain. Catégories permettant de décrire à la fois les ouvrages eux même et leur environnement proche. Cette simplification était nécessaire pour permettre aux enquêteurs de la Marine de mener à bien leur mission de recensement. Cette typologie se retrouve dans la légende des plans schématiques des ensembles fortifiés.

    Les ouvrages

    Poste de direction de tir

    Mirador

    Tourelle

    Casemate

    Cuve

    Plate-forme

    Tobrouk

    Niche

    Poste de guet

    Epaulement de terre

    Coupole

    Abri

    Baraquement

    Réservoir

    Piscine

    Radar

    Projecteur

    Poste d´écoute

    Les obstacles

    Mines marines

    Mines de plages (K. M. A.)

    Pyramides en tétraèdres

    Pieux en bois

    Chevaux de frise

    Mur en ciment

    Fossés antichars

    Hérissons et obstacles de route

    Fil de fer barbelé

    Mines terrestres

    Lances flammes

    Tranchées et boyaux

    Le terrain

    Route

    Sentier ou chemin forestier

    Voie ferrée normale

    Voie Decauville ou tramway

    Rivière ou canal

    Pont et viaduc

    Passage à niveau

    Phare

    Sémaphore

    Château d´eau

    Maison d´habitation

    Usine

    Archéologie de terrain

    Pour les enquêteurs de la Marine, l´archéologie de terrain a été la principale ressource pour l´établissement de cet inventaire. Dans ce domaine, rien ne peut remplacer les visites de terrain. Visites dont la qualité varie d´un site à l´autre. Après plusieurs sondages dans les archives suivies de vérifications, il semble que des ensembles fortifiés manquent à l´appel. Ainsi, si des sites décrits dans le rapport Pinczon du Sel ont aujourd´hui disparu, des ensembles fortifiés redécouverts sur le terrain ne sont mentionnés dans aucune de nos archives. Pour tout inventaire, il nous faut tenir compte des critères de sélection, de la méthode et de la typologie employées. Le recensement des ouvrages allemands s´est fait dans un but de conservation (Le terme employé par la Marine st celui de "récupération"), ainsi la priorité a-t-elle été donnée aux ensembles fortifiés les plus importants aux dépens d´ensembles fortifiés secondaires traités beaucoup plus rapidement.

    Contexte du recensement

    Le recensement des ouvrages allemands intervient alors que la France est en pleine reconstruction : les préoccupations sont ailleurs. Le rétablissement de la sécurité dans les zones côtières est prioritaire pour relancer les activités économiques notamment la pêche et l´agriculture. Le déminage des côtes, l´évacuation des munitions stockées ici et là... sont un frein à l´inventaire des fortifications menées par la Marine. De plus, en raison de la pénurie d´acier, le dépeçage et le pillage des ouvrages allemands ont déjà commencé, accélérant encore, le déclassement (Déclassement forcé, pour cause de destruction des installations par les ferrailleurs) d´un certain nombre d´ouvrages.

  • Le rapport Pinczon du Sel en Bretagne

    Au cours de nos recherches, nous avons pu retrouver dans les archives du Service Historique de la Marine à Brest certains éléments constitutifs du rapport Pinczon du Sel connu ici sous le nom de rapport Seyeux - Delpeuc´h. Les photos annexées au rapport font partie de la collection Destouches : "Le mur de l´Atlantique sur les côtes bretonnes" constituée de 186 tirages noir et blanc conservés dans la série 1 U 61. Ces photos sont identiques à celles accompagnant le rapport Pinczon du Sel à Vincennes. Les autres archives concernant le Mur de l´Atlantique en Bretagne n´ont pas été classées, elles sont stockées en vrac dans quatre cartons.

    Le plus intéressant dans les archives de la Marine à Brest est sans conteste les fiches d´inventaire utilisées par les enquêteurs de la Marine. Elles contiennent des informations absentes du rapport Pinczon du Sel susceptibles d´apporter de plus amples renseignements sur les ensembles fortifiés. De plus, le type d´information mentionné dans ces fiches est une source non négligeable pour notre inventaire des fortifications littorales. Certains champs d´information pourtant logique dans un inventaire du patrimoine fortifié sont absents de la méthodologie de l´Inventaire Général développé il est vrai pour un type de patrimoine plus classique. Nous pensons par exemple à des champs informatifs comme : "Vues et champs de tir, mission probable" ou simplement celui de l´accès au site. En effet, bien souvent, si le site est pointé sur les cartes d´état-major, son accès peut s´avérer très difficile voir problématique.

    Fiches n°... Brest

    Désignation de l'ouvrage / Nom, commune / Coordonnées Lambert

    Numéro repère

    Caractéristiques générales / Nombres et calibre des armes / Protection

    Accès

    Vues et champs de tir

    Mission probable

    Divers élément de l'ouvrage / Type / Etat

    Domanialité

    Observations et propositions / Catégorie

    Les archives de la Marine de Brest, non classées (Et surtout non déposé au Service Historique de la Marine), sont très riches. Nous apprenons par exemple que les ouvrages ex-allemands situés à moins de vingt kilomètres des côtes sont du ressort du Service des Travaux Maritimes, mais aussi, à travers des demandes de logement dans des blockhaus que la pénurie de logement après la Guerre conduit à des solutions de fortune. Se pose toujours en toile de fond cette question du devenir des fortifications allemandes oscillant entre conservation et destruction.

    Si la Marine tente de limiter les destructions inconsidérées d´ouvrages bétonnés, on apprend aussi grâce à ces archives que c´est bien souvent pour des questions d´argent. Les crédits ne sont pas suffisants pour l´acquisition totale des ouvrages par les ministères militaires et le ministère de l´Intérieur et leur destruction est trop coûteuse à cause de la remise en état des lieux.

    Après la Guerre, l´Etat préférait donc indemniser les propriétaires sur les fonds du Ministère de la reconstruction et de l´urbanisme (En vertu de l´article 26 de la loi sur les dommages de guerre) plutôt que d´acquérir ou détruire un ouvrage. Malgré tout un propriétaire peut détruire un ouvrage à ses frais... où en faire ce qu´il souhaite... tant qu´il en fait la demande et que celle-ci est acceptée. Ce statut ambigu des ouvrages ex-allemands a encore aujourd´hui des répercussions sur les propriétaires de terrain dans lequel se trouve des blockhaus. Ces archives nous éclairent sur les origines de la symbolique du Mur de l´Atlantique et de son rejet par les propriétaires, malgré eux, de patrimoine fortifié ex-allemand.

    Nous trouvons aussi à Brest une correspondance importante (Courriers, circulaires ministérielles datés de 1946, 1947) sur diverses propositions de la commission de classement des ouvrages de côte ex Allemands dans les secteurs de Brest, du Couesnon à Roscoff émanant du Ministère des Armées et de la Marine Nationale.

    Une carte au 1/80 000 de la région de Brest depuis le cap de la Chèvre jusqu'à Roscoff mentionnent les principaux ouvrages d'artillerie construits par les Allemands tandis que de nombreux documents, schémas, plans concernent la batterie longue portée de Keringar dans le secteur du Conquet. Un rapport de près de 77 pages regarde la défense de Brest, il est accompagné en annexe de cartes, plans et photos. Dans une enveloppe sont conservées 59 photos aériennes d´ensembles fortifiés de Bretagne Nord datant toutes de septembre octobre 1946, avec au verso des informations sur l´objectif, la date de la prise de vue, le pilote... ces photos n´ont pas eu leur place dans le rapport Pinczon du sel.

    Lacunaire en ce qui concerne les fiches d´inventaire des ouvrages ex-allemands (D´après nos sondages, moins de la moitié des fiches d´inventaire des ouvrages ex-allemands ont été conservées), le fond d´archives du Service Historique de la Marine de Brest est néanmoins extrêmement précieux. Il permet de retracer l´Histoire du recensement des ouvrages ex-allemand en Bretagne et apporte de nombreuses précisions au rapport Pinczon du Sel qui, nous l´avons vu, est loin d´être exhaustif.

  • Sources : fonds du mémorial Fort Montbarey (Adresse topographique : Mémorial des Finistériens, fort Montbarey, allée de Bir Hakeim, B. P. 40, 29278, BREST CEDEX. Tél. : 02. 98. 05. 39. 46. Sur rendez-vous)

    C´est en consultant l´ouvrage de Roland Bohn, Chronique d´hier, La vie du Léon 1939-1945, paru en 1993 que nous avons vu mentionner comme source le Fort de Montbarey au bas de documents utilisés en illustration. Nos visites sur place au Fort de Montbarey ont révélé un fond d´archives original et d´une extrême richesse quoique assez difficile d´accès, nous reviendrons plus tard sur les conditions d´accès.

    Les archives du Fort Montbarey sont composées du fond du service interdépartemental de déminage en Bretagne ayant atterri là par le biais d´un retraité ex-démineur membre de l´association du Mémorial Montbarey (Ce fond aurait dû être déposé dans un centre d´archives...).

    Ce fonds est constitué d´une part des archives de minage provenant de l´Etat-Major Allemand datant de mars 1943 à juillet 1944 et d´autre part des archives du service de déminage français s´étalant de 1945 aux années cinquante. Ces archives concernent la Bretagne et le département du Finistère en particulier. Le minage était principalement réalisé pour la défense du littoral, des points d´appui, des principaux carrefours routiers et autour des infrastructures telles que les aérodromes et les postes de commandement. Pour empêcher l´avancée des Alliés et par mesure de représailles, les gares et les ponts avaient aussi été préalablement minés. A noter, qu´il est assez rare qu´un fond d´archives contienne l´ensemble de ces sources.

    Ces documents, non inventoriés, s´entremêlent pour former plus de quatre mètres linéaires d´archives. Ils sont cependant classés par communes avec la codification et la numérotation allemandes. Un fonds analogue concernant le secteur Nord Pas-de-Calais avait été découvert par hasard dans un blockhaus au début des années des années quatre vingt dix (Source : Alain Chazette).

    D´après les sondages que nous avons effectué dans le fond Montbarey en prenant comme échantillon notre aire d´étude test (Communes littorales des capitaineries de Saint-Pol-de-Léon et Morlaix), chaque dossier communal allemand de minage est structuré de façon identique :

    - Pochette cartonnée avec la codification allemande en secteur.

    - Plan de situation (Echelle 1/80 000) .

    - Carte des mines (Echelle 1/10 000) .

    - Plan des mines (Echelle 1/1 000) .

    (Description et localisation des engins (Présenté sous forme de tableau) / Nombre et type des mines posées (Présenté sous forme de tableau) / Nombre et type des mines posées (Présenté sous forme de tableau) / Annotation de l´Etat Major Allemand / Service compétent / Responsable (Nom / Grade / Numéro de poste aux armées / Date).

    Dans un certain nombre de cas, nous avons pu retrouver le double sur calque des documents allemands en partie traduit par le service de déminage français. Mais souvent, c´est l´original lui même qui a servi au démineur pour réaliser son travail sur le terrain. Les cartes allemandes se trouvent ainsi annotées au crayon gris par les artificiers. Certaines cartes portent des annotations en allemand ce qui laissent supposer que des prisonniers allemands attachés au déminage ont travaillé sur ces documents conjointement avec les artificiers Français.

    De grands calques établis par les démineurs récapitulent les informations recueillies sur plusieurs plans de situation, on peut ainsi suivre l´évolution du déminage sur certains secteurs côtiers.

    Des demandes de déminage effectuées par des propriétaires ou par le maire d´une commune ont été également conservées dans ce fonds ainsi que les attestations de déminage de surface envoyée par les maires au service interdépartemental de déminage basé à Quimper. Nous savons ainsi que les campagnes de déminages sont encore intensives plus de dix ans après la Libération.

    Contenu

    Le fond Montbarey apporte un souffle neuf à l´étude du Mur de l´Atlantique en Bretagne qui n´était jusqu´à présent basé que sur le seul rapport Pinczon du Sel. Si ces archives nous renseignent que peu sur les constructions allemandes elles mêmes, elles nous éclairent sur la destination des ouvrages, ainsi là où le rapport Pinczon du Sel nous indiquait seulement un abri, les archives Montbarey précise s´il s´agissait d´une cuisine, d´un abri à munitions ou autre... Nous progressons ainsi dans la connaissance de la répartition des fonctions des ouvrages au sein d´un même ensemble fortifié, ce qui viendra enrichir notre thématique sur la vie quotidienne.

    Mais, le principal intérêt de ces archives est de permettre de cartographier la totalité des ensembles fortifiés (Nous envisageons pour un certain nombre d´ensembles fortifiés d´utiliser les plans de mines allemands comme fond cartographique dans notre géoréférencement des fortifications). Pour la première fois, il est ainsi possible de cerner le contour exact d´un point d´appui, de connaître sa codification allemande (Inconnue jusqu´alors pour la Bretagne Nord), par exemple : "Stp 81", abréviation de "Stützpunkt" pour le point d´appui de Penn-Al-Lann à Carantec. Ce fonds nous permettra de tendre encore un peu plus vers l´exhaustivité dans notre mission d´inventaire.

    Le fonds Montbarey permet l´étude des ensembles fortifiés dans leur globalité. En effet, les champs de mines - majoritaires en terme de superficie - sont une partie constituante essentielle pour la compréhension des fortifications littorales allemandes. Pourtant en dépit de nombreuses études sur le Mur de l´Atlantique dans d´autre région de France, cette partie constituante des fortifications n´a que très peu été pris en compte du fait de l´absence de sources. En cernant l´ensemble fortifié, nous avons la possibilité de mesurer l´impact des anciens champs de mines dans le modelage du paysage littoral (Voir les problématiques environnementales).

    Constitution d´un lexique Allemand Français

    Le travail sur des documents originaux allemands a demandé la mise en place d´un lexique allemand français. Le vocabulaire employé, spécifique à la terminologie militaire et propre au Mur de l´Atlantique utilise de nombreux mots composés qui nous ont obligé à faire appel à un professeur d´allemand. Une collaboration est envisagée pour la traduction, la mise en ligne et l´échange de ce vocabulaire particulier.

    Tests sur le terrain

    Plusieurs tests grandeur nature ont permis de démontrer l´utilité de ce fonds d´archives. Il nous a permis, plage du Clouët à Carantec de retrouver un socle de mines antichar à quelques mètres de sa position initiale en juillet 1944. A Cléder, ce sont les bornes en béton délimitant les ensembles fortifiés que nous avons pu redécouvrir au milieu des résidences secondaires. Les repères mentionnées sur les cartes et plans existent encore pour la plus part et facilitent grandement nos recherches sur le terrain.

    Les problèmes rencontrées dans l´étude du fonds Montbarey

    Les documents sont conservés dans l´ancien poste de commandement français du fort de Montbarey où l´atmosphère est très humide. La conservation du fond est donc relativement mauvaise, ajouté à un stockage debout des dossiers. Considéré à tort comme un "butin de guerre" par les membres de l´association du Mémorial Montbarey, ce fonds d´archives est difficile d´accès mais ces réticences ne sont pas insurmontables.

    Après des sondages sur les communes de notre aire d´étude test, nous avons opté pour une numérisation du fond en 350 Dpi permettant d´une part, d´étudier par informatique le document et d´autre part, de pouvoir l´utiliser pour une éventuelle édition papier. Dans l´avenir, nous avons prévu de réaliser un inventaire exhaustif du fonds comprenant un classement en carton par communes avec index et une numérisation complète. Enfin, il paraît essentiel d´insister auprès des membres de l´Association pour que ces archives soient conservées dans un lieu plus approprié.

  • Sources : la Médiathèque de la Défense / L' Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (E.C.P.A.D. est un établissement public à caractère administratif / Adresse topographique : Médiathèque de la Défense E.C.P.A.D. Fort d'Ivry, 2 à 8, route du fort, 94205 IVRY sur SEINE Cedex / Site Internet : http://www.ecpad.fr/ecpa/index.htm)

    Les sections photographiques et cinématographiques des armées ont été créées conjointement par les ministères de la Guerre, des Affaires étrangères et de l'instruction publique, en avril et mai 1915 (En 1917, la Section Photographique des Armées (S.P.A.) et la Section Cinématographique des Armées (S.C.A.) sont fusionnées sous le nom de Section Photographique et Cinématographique des Armées (S.P.C.A.). Leurs missions étaient de rassembler des preuves incontestables des dégâts de la guerre, de constituer des archives militaires et historiques. Ce premier service fut dissous en 1919.

    En 1939, c´est la renaissance du Service cinématographique des armées (S.C.A.) (Chaque armée a sa propre section cinématographique (Terre, Air et Marine). Ce service produit et diffuse notamment "les Journaux de Guerre". Déménagé à Marseille en zone libre, le Service cinématographique des armées est secondé par deux autres services cinématographiques basés en Afrique du Nord et à Londres autour des Français libres. En 1944, toutes les sections s'installent à Paris, et accompagnent la marche des alliés jusqu'en Allemagne.

    Devenu interarmes en 1946, le Service cinématographique des armées s´installe au fort d´Ivry sur Seine dans le Val de Marne (94). Par la suite, le service couvrira les guerres de décolonisations.

    Devenu successivement l´Etablissement Cinématographique des Armées (E.C.A.) en 1961, puis l´Etablissement Cinématographique et Photographique des Armées (E.C.P.A.) en 1969, le service est rebaptisé en avril 2001 en Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (E.C.P.A.D.). Le service est rattaché à la Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense (D.I.C.O) ex Service d'Information et de Relations Publiques des Armées (S.I.R.P.A).

    L' Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense s´est engagé dans la numérisation de ces fonds qui offre une reproductibilité à l'infini de tous les supports. Un partenariat a été envisagé avec la Délégation à l'Information et à la Communication de la Défense (D.I.C.O) lors du Salon du Patrimoine en novembre 2001.

    Ouverture :

    Photographie : accès libre du lundi au jeudi de 10h à 16h (pas d'aide à la recherche entre 12h30 et 13h30) et le vendredi de 9h à 11h.

    Films et vidéos : accès réservé uniquement aux professionnels, sur rendez-vous au 01 49 60 52 76.

    La Médiathèque de la Défense est un lieu ouvert à tous. Les archives photographiques conservées à l'E.C.P.A.D. et représentant à l'heure actuelle environ quatre millions de clichés datant de 1898 à 2001, sont mises à la disposition du public en salle de lecture. Les albums sont en libre accès et une équipe de documentalistes est là pour l'accueil et l'aide à la recherche personnalisée. Un documentaliste du pôle des archives effectue alors une pré-recherche parmi les 16000 titres de films, vidéos et rushes conservés.

    Un service effectue les pré-recherches dans les 16000 titres de films, vidéos et rushes conservés.

    Fonds photographiques

    La collection sur la seconde Guerre Mondiale regroupe différents fonds photographiques.

    - Les fonds alliés (environ 112 000 clichés).

    - La Drôle de guerre (septembre 1939 - mai 1940) : ce fonds témoigne de la vie en campagne des armées françaises, de la mer du Nord à la frontière italienne, entre la déclaration de guerre et le début de la campagne de France. Il est particulièrement riche en matériel militaire, on y trouve également de nombreux clichés sur les rencontres sportives, les prises d'armes, la ligne Maginot, la participation des mobilisés aux travaux agricoles, les usines d'armement. Les combats de la Campagne de France ne sont pas abordés.

    - Vichy (octobre 1940 - début 1944) : ce fonds concerne les activités protocolaires du gouvernement de Vichy et celles de l'armée d'Armistice, essentiellement en zone libre mais également en Afrique du Nord, avant le débarquement allié.

    - L'armée de Libération : fonds le plus important sur l'armée française durant la seconde guerre mondiale, il retrace les principaux combats des armées françaises de libération de l'Afrique du Nord à l'Europe, depuis Alger en novembre 1942 jusqu'à la libération des camps de concentration en 1945, en passant par la Corse, l'île d'Elbe, l'Italie, la libération du territoire national, le franchissement du Rhin et la campagne d'Allemagne.

    - Les Forces Françaises Libres : le fonds photographique est hétéroclite, de valeur inégale. Toutefois un ensemble de reportages sur le gouvernement provisoire du général De Gaulle à Londres permet de présenter les principales figures civiles et militaires ralliées au général, les unités françaises en formation en Angleterre sont également représentées. Le principal handicap du fonds est l'absence de nombreuses légendes et de dates.

    - Le fonds allemand (environ 350 000 clichés). Ces photos, réalisées par les "Propaganda Kompagnien" allemandes, constituent la part française d'une prise de guerre faite par les Alliés à la fin de la dernière guerre.

    Les films français

    Les films français d'actualité correspondent à deux phases du conflit :

    - Les Journaux de guerre (1939-1940, puis 1945), 57 films d'actualités.

    Dès le début du conflit, un "Journal de guerre" est créé pour les armées et services officiels. Diffusé dans les pays alliés ou neutres, il permet de contrer le cinéma de propagande allemand.Trente-trois numéros de ce Journal, montés pour la plupart par Jean Delannoy, se succèdent ainsi sur un rythme hebdomadaire d'octobre 1939 à juin 1940.

    - France libre actualités (1944), 15 films d'actualités.

    En 1944, avec la libération progressive de l'Europe, la production de magazines d'actualités reprend sous trois formes : "France Libre Actualités" produit par le Comité de Libération du Cinéma Français (septembre 1944 - janvier 1945), "Magazine du S.C.A." (novembre 1944 - novembre 1945) et "Journal filmé de l'armée" (avril - septembre 1945).

    - Magazine des armées (1944-1957), 71 films d'actualités.

    - Films généraux du service cinématographique des armées (1944-1971), environ 1 050 films.

    Les films étrangers

    - Série de films allemands récupérés à l'issue de la guerre (1927-1945), 640 films.

    - "Services alliés" (1941-1945), 490 films.

    - "Training films" : films d'instruction américain et anglais (1941-1957), 600 films.

    - Rushes américains sur le Débarquement du 6 juin 1944, 200 rushes.

  • Sources : la Cinémathèque de Bretagne à Brest / Gwarez Filmou (Adresse topographique : 2 avenue Clemenceau, B. P. 6611, 29266, BREST CEDEX, Tél. : 02.98.43.38.95, Contact : Hervé LE BRIS, documentaliste)

    La Cinémathèque de Bretagne conserve un important fonds de films amateurs et professionnels sur la bataille de Brest notamment des doubles de films américains conservés à Washington. Ses films ont fait l´objet d´un mémoire de maîtrise soutenu à l´Université de Brest et de plusieurs conférences dans le cadre de l´anniversaire de la libération de la ville. Nous voyons assez bien le système défensifs qui ceinture la ville élevé au rang de "Festung" : champs de mines, obstructions et défenses de plages ainsi que des éléments du Mur de l´Atlantique.

    Fonds de 13 000 films : 6 000 films professionnels, 7 000 films amateur. 8 000 films tournés en Bretagne. Recherche dans la base de données de la cinémathèque sur un certains nombres de mots clés : fortification, château, tour, corps de garde, blockhaus, sondages par le nom des communes... Quelques résultats intéressants concernant la ville de Brest (la libération, les derniers combats, une séance de déminage, le résultats des bombardements) et le château du Taureau (film muet, fiction du début du siècle).

  • Sources : collections particulières

    Les plans allemands

    Grâce à nos recherches, nous avons pu retrouver un plan allemand représentant le point d´appui lourd de Penn-Al-Lann à Carantec. Il a été retrouvé à la Libération dans une maison qui avait été réquisitionnée par l´Armée allemande. S´agissant de collections particulières non inventoriées, il se peut que nous soyons amenés par le bouche-à-oreille à découvrir des plans similaires.

    Les photographies

    Les historiens et amateurs du Mur de l´Atlantique se sont intéressés très tôt aux archives allemandes. La photographie joue un rôle important. Il faut distinguer les photographies prises par l´Armée Allemande à des fins de propagande des photographies prises par les soldats eux-mêmes. Les photographies aériennes américaines et britanniques avant et après les bombardements constituent des sources non négligeables (Conservées respectivement à Washington et Londres. Ces photographies dupliquées par des libraires ou collectionneurs alimentent un véritable marché. Revendu avec ou sans légende, les sources ne sont jamais mentionnées). Notons aussi que des photographes français ont été réquisitionnés pour photographier les ouvrages fortifiés. Nous sommes sur la piste du fonds d´un photographe de Perros-Guirec réquisitionné par l´Armée Allemande pour photographier les défenses et qui a couvert par la suite l´avancée américaine dans le Trégor.

    Conservées aujourd´hui par des collectionneurs, ses photographies sont très difficiles d´accès. L´ouvrage de CHAZETTE (A.) -DESTOUCHES (A.) - PAICH (B.), Album Mémorial Atlantikwall, Le Mur de l´Atlantique en France 1940-1944 reste la référence en matière de photographies anciennes. Elles ont été collectées dans le milieu des anciens combattant allemands. D´ici à la fin de l´année 2003, un nouvel ouvrage devait voir le jour sur le Mur en Atlantique et sur les côtes méditerranéennes avec des photographies anciennes encore inédites. Aujourd´hui, c´est au terme d´échange "donnant donnant" que ces photographies s´échangent. Sortie de son contexte, une photographie peut tout dire... et même l´inverse de ce qu´elle voulait dire à l´origine, il faut donc prendre avec précaution ces clichés venant de diverses provenances.

    Les collectionneurs d´armes de Guerre

    Passionnés, ils ont souvent beaucoup d´anecdotes à raconter susceptibles d´être croisées avec d´autre sources pour attester leur véracité. Leurs connaissances en matière d´armement peuvent s´avérer très importante pour l´identification de la fonction défensives de certains sites notamment des batteries antiaériennes de campagne non mentionnées par le rapport Pinczon du Sel.

  • La Bunker archeologie

    (Virilio (P.), « Bunker archéologie », Architecture Principe, mars 1967.)

    « De grandes différences d´aspects subsistent entre l´écran aveugle des murs latéraux, l´étanchéité passive des arrières et l´ouverture offensive de la face avant ; quand au dessus, à l´exception de la cuvette du guetteur, avec le petit escalier qui mène au nid de béton, il n´y a que les tuyaux d´échappement des gaz de la pièce d´artillerie qui émergent de la dalle de béton recouverte de terre.

    Désaffecté, l´ouvrage s´inverse : sans canon, l´embrasure ressemble à une porte ornée de reliefs, avec ses redans verticaux ; le débordement du « front Todt » en tympan au dessus de l´ouverture rectangulaire fait pendant au porche d´un édifice culturel ; par cet accès improvisé on pénètre dans une salle basse, ronde ou hexagonale, bardée de poutrelle d´acier et qui possède, en son centre, un socle assez semblable à une table de sacrifice. Des trappes s´ouvrent dans le sol de ciment, par où l´on peut descendre dans une crypte, la soute à munitions, juste au dessous de l´embasement du canon.

    En poursuivant la pénétration par le fond, à l´intérieur de l´ouvrage, on retrouve le système de chicanes des défenses de proximité, avec ses meurtrières - l´une dans l´axe de l´entrée, l´autre en flanquement -, petit créneaux sans grande visibilité, par où l´on observe les abords immédiats, dans un espace restreint où le plafond vous frôle.

    La sensation d´écrasement ressentie dans le circuit à l´extérieur de l´ouvrage, est encore accentuée ici. Les différents volumes sont trop étroits pour une activité normale, pour une réelle mobilité du corps ; tout l´édifice pèse sur les épaules de l´occupant. Comme un habit à peine trop grand vous embarrasse autant qu´il vous couvre, l´enveloppe de béton et d´acier vous gêne aux entournures et tend à vous figer dans une semi-paralysie assez proche de celle de la maladie.

    Ralenti dans son activité physique mais attentif, anxieux des probabilités catastrophiques de son environnement, l´habitant de ces lieux du péril est oppressé par une singulière pesanteur ; en fait, il possède déjà cette rigidité cadavérique que la protection de l´abri était censé lui éviter ».

  • Guides ou indicateurs du patrimoine fortifié

    Cinquante ans après le débarquement en Normandie, deux ouvrages sont consacrés, la même année, 1994, au Mur de l´Atlantique en Bretagne. D´apparence assez similaire et dans un format assez proche d´environ 120 pages, ces deux ouvrages se veulent des guides ou indicateurs du patrimoine fortifié à l´usage des néophytes ou des amateurs confirmés du Mur de l´Atlantique.

    Différents dans leur approche et la méthodologie employée, ces deux ouvrages sont les premiers à s´intéresser au Mur de l´Atlantique en Bretagne. L´étude d´Alain Dupont et Eric Peyle est consacrée au Mur de l´Atlantique sur la Côte d´Emeraude tandis que celle de Patrick Andersen Bo concerne l´ensemble de la Bretagne y compris le département de la Loire-Atlantique.

    Dès la page de couverture et le titre, Le Mur de l´Atlantique en Bretagne 1944-1994, Andersen Bo nous amène à nous interroger sur l´évolution architectonique d´un des ouvrages les plus impressionnant du mur de l´Atlantique, le blockhaus, poste de commandement de la Dilanne (Depuis 1997, ce blockhaus a été reconverti en un musée privé retraçant l´histoire de la poche de Saint-Nazaire). Deux photos prises dans le même axe, le blockhaus après la Libération avec son camouflage réalisé à l´aide de peintures en trompe-l´oeil, et le blockhaus en 1994 sans ses mêmes peintures... sont censées provoquer la réaction du lecteur. Pour Andersen Bo, l´image ou plutôt l´illustration, est un vecteur important dans la découverte de ce patrimoine historique. Ce patrimoine fortifié "d´origine étrangère" appartient en effet à notre paysage côtier.

    Andersen Bo, responsable du Musée de la Résistance Bretonne de Saint-Marcel, a sélectionné les "blockhaus les plus intéressants" de Bretagne alors que Dupont et Peyle ont tenté de dresser un inventaire exhaustif des fortifications allemandes de la "Festung Saint-Malo", forteresse de Saint-Malo, qui s´étendait sur le territoire de 21 communes situées rive Droite et rive Gauche de la Rance. Pratiquant la Bunker archéologie, étude des vestiges du Mur de l´Atlantique, les auteurs utilisent la typologie allemande pour décrire les fortifications. Ces deux guides ont la particularité d´offrir des plans et coupes des ouvrages bétonnés. L´ouvrage d´Andersen Bo partait d´une très bonne idée, celle de donner aux lecteurs une sélection d´édifices, mais nous aimerions connaître ses critères de sélection. De même, on peut s´interroger sur ces sources non mentionnées à l´exception du Service Historique de la Marine à Vincennes dont certaines photographies d´archives proviennent. Il semble néanmoins que l´auteur se soit très fortement inspiré du rapport du capitaine de vaisseau Yves Delpeuc´h consacré au Mur de l´Atlantique aussi connu sous le nom de rapport Pinczon du Sel. Conçu comme un très bon ouvrage de vulgarisation, l´étude d´Andersen Bo est pédagogique et marque une avancée dans la perception de ce type de patrimoine oublié. Cependant, nous pouvons nous demander quel est l´intérêt historique de faire poser un figurant habillé en soldat Allemand alors qu´il existe des photographies d´archives ? Est-ce seulement pour nous faire profiter d´une photographie couleur de l´uniforme ou n´y a t-il pas derrière une fascination malsaine ? La question se pose dans le premier tome et le second où l´on voit cette fois ci encore poser un jeune homme en uniforme. De l´avis de certains historiens du Mur de l´Atlantique, c´est parce que certains auteurs "dérapent" que le patrimoine fortifié allemand est aussi peu considéré et que nous passons souvent pour le grand public et même par d´autres historien pour des extrémistes attardés ou des militants d´extrême droite.

  • Pathologie du Mur de l'Atlantique

    (Prost (Ph.), « Inventaire et état de conservation », in Quel avenir pour le patrimoine fortifié ? Lille décembre 1992, Actes des Colloques de la Direction du Patrimoine, Direction du patrimoine, Caisse des Monuments Historiques et des Sites, Association pour la Connaissance et la mise en valeur du Patrimoine, Paris, Picard, 1995).

    « Les ouvrages de fortification contemporains réalisés en béton présentent une série de problèmes encore plus spécifiques. Concernant leur stabilité tout d´abord, les plages du débarquement présentent nombre de blockhaus ayant basculé, le sol, rongé par la mer, s´étant dérobé sous leurs fondations, ou faute de fondations suffisamment larges. Concernant le matériau béton en lui-même, sa composition, sa mise en oeuvre, la position des fers sont autant de facteurs, en cas de mauvaise exécution, de dégradation liée, une fois de plus, à l'action de l'eau entraînant la rouille du ferraillage provoquant l´éclatement du béton. Des problèmes d´étanchéité complexes se posent dans le cas d´ouvrages souterrains, sans oublier les dégradations des ouvrages métalliques (blindages, cloches, etc.) ».

  • 20082910376NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20082910399NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20082910400NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20082910401NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20082910402NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20052903037NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052903038NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052903039NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052903040NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052903041NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052904206NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052903043NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052904207NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052903045NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052903051NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052903046NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052903047NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052904211NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052903049NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20052903050NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine

    20042904024NUCA : , P001191.

    20042904025NUCA : , P001192.

    20042904026NUCA : , P001193.

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    20042904028NUCA : , P012286.

    20022903080NUCA : Service Historique de la Défense, Brest. Archives de la Marine

    20042903572NUCA : Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), Paris, Fonds photographique.

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    20042903590NUCA : Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), Paris, Fonds photographique.

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    20042903605NUCA : Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), Paris, Fonds photographique.

    20042903617NUCA : Bibliothèque nationale, Paris, Speer : 10 750.

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    20042903610NUCA : Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), Paris, Fonds photographique.

    20042903611NUCA : Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), Paris, Fonds photographique.

    20042903612NUCA : Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC), Paris, Fonds photographique.

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Article 21 : Objets d´art, Section 5 : fortification passagère. Paragraphe 1 : travaux de campagne, 1654-1906. Paragraphe 2 : blockhaus, 1782-1899. Carton n° 34. Pièce n°1 : Potsdam, 1782. Chapitre 7 : "des Blockhaus", extrait de l´ouvrage de Louis Müller (Meuller), lieutenant colonel du Génie au service de sa majesté le roi de Prusse, traduction de l´allemand : essai sur l´art de fortifier les positions d´hiver. "Bâtiments dans lesquels de petits détachements qui n´ont pas d´artillerie peuvent se défendre et y attendre leur délivrance, quoi qu´attaqué par un ennemi bien plus nombreux qui aurait même avec lui de l´artillerie de gros calibre". Paragraphe 96 : "Un bâtiment qui puisse offrir asile contre le froid et le mauvais temps". "Il sera donc très avantageux de pouvoir en peu de temps et avec peu de frais construire un bâtiment, qui aux avantages des autres retranchements joigne celui d´empêcher l´effet des batteries dominantes, et offre un abri au détachement nécessaire à la défense ; sans qu´on eût à craindre qu´il soit détruit ou incendié facilement par l´artillerie ennemi". Paragraphe 97 : Certains de ces bâtiments ont été construits à l´occasion de la Guerre de Succession de Bavière. Le but avec les perfectionnements de Müller serait de pouvoir "se servir avantageusement de ces bâtiments tant pour l´attaque que pour la défense des places". Paragraphe 98 : "On peut construire ses retranchements de différentes formes, forces, et grandeur, nous allons seulement indiquer comment ils doivent être construits et disposés pour une garnison de 20 à 200 hommes sans canon afin qu´elle puisse résister à un ennemi qui l´attaquerait avec des forces majeures et des canons de 8 de 12 et même des obusiers. Comme une garnison pourrait cependant se laisser intimider par une attaque très vive ou par la menace de faire brèche, on indiquera des moyens de défense tels que, quand même l´ennemi construirait réellement des batteries et voudrait exécuter ses menaces, il ne pourrait jamais forcer la garnison à se rendre dans les premières 24 heures". Paragraphe 99 : Constructions des blockhaus : bois vert, les pins et les sapins sont préférés aux autres espèces. "Presque toutes les maisons des gens de campagne qui habitent les pays abondant en bois sont faites de cette manière ; ainsi ce genre de construction qui demande le moins d´art et le moins de soins est le plus commun et le plus simple". Paragraphe 101 : Offrir le moins de longueur de face à l´artillerie ennemie. Paragraphe 103 : "Les demies poutres extérieures (sur le plancher) ont principalement pour but d´empêcher la terre qui est sur le blockhaus de s´écrouler et de tomber devant le créneau". Paragraphe 104 : "Quand tout ce plancher est bien fixé, soit par des chevilles, des broches ou des crampons, calfeutré avec de la mousse ou du chanvre si l´on peut s´en procurer, on répand ensuite du goudron bouillant exceptant cependant les parties extérieures et les demies poutres mises sur les bords, afin que l´ennemi n´y mette pas facilement le feu". Paragraphe 105 : Le plancher est recouvert de terre glaise ou argile avec un pied d´épaisseur en son milieu et une pente vers l´extérieur. Paragraphe 106 : Le lit d´argile est couvert de six pouces de fumier avec de longues pailles entremêlées et par dessus un pied de terre ordinaire en pente vers les côtés du bâtiment. "Les terres qui couvrent le blockhaus le garantirait de l´incendie, la paille et le fumier mis sous cette terre la rendant élastique diminuant l´effet des obus et des ricochets, et le poids de ces terres donnant de la consistance aux poutres qui forment les côtés empêchent les boulets de les rompre aussi facilement". Paragraphe 107 : Les terres servent de remblai au blockhaus jusqu´à 8 pieds de largeur. Derrière un fossé de 12 à 14 pieds de large, 8 pieds de profondeur garni de gazon. (Préférable aux fascines qui en séchant peuvent facilement être incendiées par l´ennemi). Devant le fossé protégé par des palissades, le reste des terres sert à faire un glacis. Paragraphe 108 : Porte d´entrée de 4 pieds de large en madriers coupée par un ou deux créneaux. Chapitre 8 : "description plus détaillée des blockhaus, leur disposition intérieure, de leur défense et de leur construction". Paragraphe 116 : La banquette : quatre pieds de hauts, un pieds de talu garnie de plancher est accessible par des escaliers construits aux angles rentrants du blockhaus. Paragraphe 117 : Pour gagner en solidité et pour "construire un blockhaus destiné à durer plus d´un hiver", il faut enterrer de trois à quatre pieds les poutres qui doivent former les côtés. Paragraphe 118 : Dans les petits blockhaus, l´évacuation des fumées se fait par les créneaux, dans les bâtiments plus grands, on utilise des poêles en position centrale. "On fait une base de maçonnerie de huit pieds sur huit sur laquelle on construit ce poêle avec des briques de champ, lui donnant quatre pieds de largeur intérieur, afin qu´on puisse chauffer avec des troncs d´arbres et des souches. A cinq ou six pieds de hauteur on commence à le rétrécir sur tous les côtés et on forme sa cheminée. Les poutres supérieures qui sont ni marquées par des lignes ponctuées cc ne sont points interrompues malgré cette cheminée ; mais comme elles n´ont point ainsi que celles ff à supporter le poids du dessus du blockhaus ; on y fait des entailles jusqu´à la moitié de leur épaisseur et on les garnit d´argile pour les garantir du feu". Paragraphe 119 : Trappe d´accès de l´intérieur à la couverture du blockhaus. La trappe de couverture pour le conduit de la cheminée est protégé des obus et grenades par des poutres. Paragraphe 120 : Les plus grands blockhaus disposent de deux portes d´entrée. Chaque entrée a deux portes s´ouvrant à l´intérieur : une porte de défense faite de forts madriers percée d´un ou deux créneaux et une porte pour garantir le blockhaus du froid. Le blockhaus peut être divisé par une cloison intérieure de manière à réserver un espace aux officiers. Cet espace est relié au blockhaus par une porte et dispose d´une entrée indépendante. "Cette séparation est faite de manière que le logement des officiers est chauffé par un des côtés du poêle pendant que celui des soldats l´est par les trois autres ; enfin on l´a placée de manière que les officiers ont une entrée particulière laissant l´autre pour le reste de la garnison". Paragraphe 122 : Mobilier du blockhaus : tables et bancs pour les soldats (logement du commun), tables et chaises pour les sous-officiers et officiers. Eclairage par des lanternes avec des lampes dans le haut du blockhaus. Châssis garni de vitres pour donner de la lumière pendant le jour tout en masquant les créneaux et ainsi préserver la garnison du froid. "Il ne faut pas que ces châssis soient fixés afin qu´en cas d´alarme on puisse les ôter de suite". Paragraphe 123 : Eviter le construction de tels blockhaus à la fin de l´automne. Paragraphe 124 : "Pour la sûreté de ces poutres il faut placer auprès des trois premiers blockhaus au moins deux doubles sentinelles, tandis que les trois derniers n´ont besoin que d´une double sentinelle sur la haut du bâtiment. Il faut aussi pour la police mettre une sentinelle intérieurement à l´entrée des soldats, une auprès de la lanterne et une auprès du poêle. Quand à ce qui concerne les patrouilles, leur force, leur but, leurs nombres, leur destination quand et où elles doivent aller, tout cela dépend du terrain voisin et de beaucoup d´autres circonstances qui sont plutôt l´objet du service de campagne que le but de cet ouvrage, cependant on trouvera quelques données à ce sujet dans le chapitre 13". Paragraphe 125 : Equipement indispensables à chaque blockhaus : une douzaine de bêche (entretien des créneaux, pour étouffer un feu...), deux haches et deux scies "pour couper les parties de bois qui pourraient être rompues par le canon et qui généraient pour la défense", deux solides cordes "pour tirer à soi et pour pouvoir replacer les madriers qui forment les poutres", deux faux emmanchées comme des piques "pour couper et pousser en dehors les éclats que pourraient occasionner les boulets qui atteindraient directement les créneaux". Paragraphe 126 : Dispositions à prendre en cas d´alarme de nuit. Paragraphe 127 : Sur la protection des tireurs contre la mousqueterie ennemie dans le blockhaus. Avancement des armes dans le créneau pour que les fumées des bassinets s´échappent à l´extérieur. Paragraphe 128 : En cas d´attaque au canon de nuit : boucher les créneaux dans l´axe des batteries pour éviter de donner aux ennemis des points de repère. Paragraphe 129 : Sur l´assaut difficilement possible du blockhaus : feu des défenseurs, fossés, palissades, escalade du parapet en terre et de la couverture. En cas d´attaque par la couverture pour lancer des obus et grenades au travers. Réponse à la baïonnette sur la couverture du blockhaus. Paragraphe 130 : En cas de plein fouet sur un créneau. Paragraphe 131 : Attaque par brèche dans le blockhaus. Paragraphe 132 : Moyens de renforcer le blockhaus. Paragraphe 133 : Remblai au pied du blockhaus avec des pierres de taille variables. Paragraphe 134 : Au lieu de servir de terre pour remplir les intervalles qui se trouvent entre les poutres, utiliser des pierres rentrées en force avec de plus petites maintenues par de l´argile. Paragraphe 135 : Mettre des pierres en plus en couverture. Paragraphe 136-139 : [...]. Paragraphe 140 : Sur la possibilité de construire un blockhaus à deux étages avec des pièces d´artillerie de 4 et de 6, mais dont la construction ne pourrait être confiée qu´à des gens de l´art. Etat estimatif du 1er blockhaus : 53 arbres, 70 petits arbres (palissades). Etat estimatif du 5ème blockhaus : 226 arbres (32 pieds de longueur d´équarrissage), 7 planches, 38 madriers. Dessins : (1 planche) Légende de la 8ème planche : Figure n° 1 : Blockhaus pour 30 hommes. Figure n° 2 : Profil du blockhaus figure 1 d´après la ligne AB. Figure n° 3 : Profil du même blockhaus sur la ligne CD. Figure n° 4 : Blockhaus construit sur le sommet d´une hauteur. Figure n° 5 : Blockhaus pour 40 hommes construit avec une double enceinte en poutre. Figure n° 6 : Profil sur EF du blockhaus figure 5. Figure n° 7 : Blockhaus à 8 côtés pour 48 hommes. Légende de la 9ème planche : Figure n° 1 : Blockhaus à 12 côtés ou en étoile pour 60 hommes. Figure n° 2 : Profil sur AB du Blockhaus. Figure n° 3 : Blockhaus en croix pour 100 hommes. Figure n° 4 : Profil sur CD du Blockhaus. Légende de la 10ème planche : Figure n° 1 : Blockhaus pour une garnison de 120 à 200 hommes. Figure n° 2 : Profil sur AB de ce blockhaus. Pièce n° 2 : Extrait d´un journal d´un voyage fait dans l´intérieur de l´Amérique septentrionale. Edition de Paris de 1793. "Comme les redoutes ne sont pas généralement connues en Angleterre, je vous en donnerai une description. Elles sont construites de troncs d´arbre posés l´un sur l´autre, d´une épaisseur suffisante pour résister au feu de la mousqueterie, et elles sont assez vastes pour contenir cent, même cent vingt hommes. Il y a deux chambres l´une sur l´autre ; la chambre supérieure est pour les officiers. Dans ces deux appartements, sont deux pièces de canon, et quatre embrasures pour les pointer facilement de tous les côtés par où la redoute pourrait être attaquée ; et dans ce cas où l´ennemi voudrait tenter d´y mettre le feu pendant la nuit, il y a des meurtrières pour tirer sur les assaillants. Ces redoutes sont d´une bonne défense, comme on l´a reconnu dans des occasions où ceux qui y étaient enfermés ont repoussé un nombre trois fois supérieur ; mais afin que vous puissiez mieux vous faire une idée de ces fortifications peu usitées, j´en ai joint ici un dessin qui en représente et la coupe et l´élévation". C´est une sorte de retour du donjon médiéval percé d´embrasures et de créneaux de mousqueterie. Coupe et plan d´un fort. Pièce n° 3 : 1793. Plan, profil et élévation d´un block house susceptible de 80 hommes de garnison exécuté à Saint-Domingue. Particularité, la toiture est protégée par une palissade. Pièce n° 4 : 1796. Plan d´un blockhaus exécuté à la gorge de la lunette coté 4 de la tête de pont de Neuvied sur le Rhin l´an 4 de la République française. Pièce n° 5 : 1797. Plan, profil et élévation d´un blockhaus exécuté au fort Marceau près de Coblenz. Pièce n° 6 : 1800. Plan, coupe et élévation d´un blockhaus en croix. Pièce n° 7 : 1807. Mémoire sur les tours en bois connues vulgairement sous le nom de "blockhaousses" avec quelques détails sur leur construction et sur leurs avantages dans la défense des lunettes de Palma Nova par le colonel Moulut. Pièce n° 8 : 1809. Lever de la redoute numéro 4 de la tête de pont de Spitz avec son blockhaus et sa casemate à feux de revers par Breistroff. Pièce n° 9 : 1809. Coupes et élévation des blockhaus, tours ou fort en bois de Malborghetto et Prediel dans le Tyrol. Pièce n° 10 : 1810. Plan, coupe et profil d´un blockhaus à construire dans le chemin couvert du fort Hagelsberg à Dantzig. Pièce n° 11 : idem. Pièce n° 12-13 : rien. Pièce n° 14 : 1827. Expériences faites à Arras pour enfumer un blockhaus et y faire brèche par le canon et par la poudre par Esnault. Pièce n° 15 : 1830. Croquis d´un Schardacq ou fort en bois exécuté en Espagne et qui a servi de modèle pour les blockhaus de l´expédition d´Alger. Pièce n° 16-25 : rien. Pièce n° 26 : 1870. Modèle d´un fort tournant en Anglais par Ryan. Pièce n° 27 : rien. Pièce n° 28 : 15 novembre 1899. Notice concernant la construction d´un blockhaus en béton armé. "Deuxième type (le premier était un quadrilatère). Dans le type définitivement admis et réalisé, la forme de l´ouvrage en plan est celle d´un pentagone, dont les angles exposés ont été arrondis. Il convient de signaler dès à présent les difficultés considérables auxquelles à donné lieu l´exécution en béton armé, de ces arrondis : elles semblent hors de proportion avec les avantages qu´on peut attendre de cette forme, et de nature à la faire écarter à l´avenir, dans les cas analogues". Epaisseur de 80 centimètres des murs. "L´épaisseur doit être déterminée par la considération de résistance aux projectiles à craindre".

  • "Signal". Journal de propagande nazie. (1940-1944)

Documents figurés
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Périodiques
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  • PALLUD (J.-P.), "U Boote Les sous-marins allemands. 2 - Les bases : Brest - Lorient - Saint-Nazaire - La Pallice - Bordeaux" in 39-45 Magazine, Heimdal, hors série, s. d., 192 p.

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(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume