Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Fortifications littorales : les réduits de batterie de côte modèle "1846" ou modifié modèle "1846-1861" et casernes défensives

Dossier IA29002284 réalisé en 2004

Fiche

Voir

LES FORTIFICATIONS DE LA RADE DE BREST, UN PATRIMOINE RECONNU

La défense maritime et terrestre des approches et des mouillages du port de Brest

Les réduits de batterie de côte modèle 1846 (2011)

"Près de 160 corps de garde crénelés sont élevés sur le littoral français en Atlantique et en Méditerranée en une quinzaine d’années. En rade de Brest, trois vagues successives de construction ont lieu de 1846 à 1862 ; au total, ce sont ainsi 21 ouvrages nouveaux dont 15 corps de garde crénelés qui sont élevés durant cette période. Il s’agit en grande majorité de sites déjà fortifiés a minima par implantation d’une batterie de côte dès le 18e siècle. Seule l’implantation d’ouvrages défensifs de 1847 à 1849 sur l’îlot des Capucins constitue une véritable nouveauté dans le système défensif de la rade de Brest. Deux ouvrages récents, âgés d’à peine 34 ans, sont proposés au déclassement : les tours modèles de Saint-Marzin et de Créac’h Meur (Plougonvelin) qui pâtissent de leur mauvais emplacement en falaise faisant doublon avec des ouvrages modernes : à l’ouest le réduit de la pointe Saint-Mathieu (1854) et à l’est les batteries du fort de Bertheaume.

Prioritairement, il s’est agi de mettre en état de défense l’anse des Blancs Sablons dont le dispositif s’étend de l’anse de Porsmoguer au nord (Plouarzel) à la pointe de Kermorvan au sud (Le Conquet). Six ouvrages sont ainsi élevés de 1846 à 1852 et deux redoutes pour l’infanterie sont modernisées (à l’origine, des redoutes vaubaniennes mises en œuvre par l’ingénieur Mollart).

Dans le cas de l’îlot des Capucins (1848) et de la pointe Robert (1857), il s’agit de plans-types "contrariés" : dans le premier cas, la commission avait proposé l’établissement d’une tour crénelée n° 1 et dans le second cas l’établissement d’un corps de garde crénelé n° 1. Hors normes, ces ouvrages sont à rapprocher des casernes des redoutes-modèles. Programmé en 1847, le réduit de Quélern (Roscanvel) est construit de 1852 à 1856 sur des plans s’approchant de ceux des redoutes-modèles.

À partir de 1858, le principe de l’artillerie rayée est adopté. Les conséquences sont les suivantes : un accroissement considérable de la portée, une plus grande justesse et une régularité des tirs qui sont aussi désormais beaucoup plus destructeurs du fait de l’utilisation de projectiles explosifs. Une dernière vague de constructions issue du programme de 1857, réalisée de 1859 à 1862, concerne tout particulièrement la défense de l’anse de Camaret et la rade de Brest (1859), l’anse de Morgat et l’île d’Ouessant.

Les derniers corps de garde crénelés modèle 1846-1861, modifiés par l’élargissement des murs porteurs, sont construits en 1862. Sur l’île de l’Aber, le plan-type est adapté afin de lui permettre de porter de l’artillerie de petit calibre. Si l’armement se maintient de 1841 à 1858, en 1870 le nombre de pièces d’artillerie destinées à la défense du port de Brest passe de 470 à 249 pièces soit une réduction de 53%. On assiste également à un rééquilibrage de la puissance de feu entre le nord et le sud du goulet. Le nombre de positions évolue logiquement à la baisse passant de 51 en 1858 à 20 en 1870. Le programme de fortification permanente de 1846 a été interrompu dans la décennie 1860 par les progrès de l’artillerie rayée embarquée qui rendent obsolètes ce type d’ouvrages : "Aujourd’hui [1885], ces réduits seraient complètement insuffisants. Ils sont généralement vus de loin, et tout coup destiné aux batteries peut s’il est long les atteindre et les détériorer de manière à les rendre dangereux et même intenables. Dans les batteries où les réduits existent, il n’y a pas lieu de les démolir ; il faut, au contraire les utiliser, en les modifiant pour le logement des hommes, ainsi que pour emmagasinement des poudres et des projectiles". En raison de l’importance stratégique de l’anse de Morgat, les batteries du Kador et de l’île de l’Aber (Crozon), capables de croiser leurs feux, sont maintenues en 1870 comme "défenses extérieures" et leur armement modernisé".

(Lécuillier Guillaume, 2011)

Lécuillier Guillaume (dir.), Jean-Yves Besselièvre, Alain Boulaire, Didier Cadiou, Christian Corvisier, Patrick Jadé. Les fortifications de la rade de Brest : défense d'une ville-arsenal. Rennes, éd. Presses Universitaires de Rennes, coll. Cahiers du patrimoine, 2011, n° 94, 388 p.

Aires d'études Bretagne Nord
Dénominations batterie, caserne, citerne, poudrière

En 1840, sous le règne de Louis-Philippe, la question de la défense des côtes ainsi que celle de la défense de Paris par une enceinte urbaine et des forts détachés revient à l'ordre du jour avec le regain de tension entre l´Angleterre et la France suite à l'affaire d´Egypte.

Une commission mixte d´armement des côtes, de la Corse et des îles composée d'officiers d'Artillerie, du Génie et de la Marine est mise en place en février 1841. Elles intervient dans des domaines variés : conception, réalisation et construction d´ouvrages, artillerie (des petits matériels et autres fournitures aux tubes en passant par les affûts...), projectiles (amélioration, approvisionnement des places-fortes...) et le personnel.

Sur le littoral, il s'agit d'inspecter les batteries de côtes et de compléter le programme des tours-modèles dite "tours de l'Empire" ou de "Napoléon" interrompu en 1814. Ces propositions visant à réorganiser la défense du littoral s'appuient sur la réduction des points à défendre ; un grand nombre des batteries de côtes secondaires héritées du 18e siècle et de la fin du 17e siècle est proposé au déclassement.

La commission préconise une uniformisation des calibres de l'artillerie pour résoudre les problèmes d'approvisionnement en projectiles et en matériels. Seuls 3 calibres sont retenus pour la défense des côtes :

- le canon de 30 livres,

- l'obusier de 22 centimètres

- le mortier de 32 centimètres.

Les fourneaux à rougir les boulets - devenus "à la mode" des ingénieurs militaires pendant la Révolution, sont définitivement abandonnés.

Le personnel des batteries de côtes - en général 5 hommes par canon, sera désormais recruté uniquement dans les régiments d'artillerie. Seuls des auxiliaires, les aide-canonniers, pourront être recrutés dans les populations littorales.

La circulaire du ministre de la Guerre en date du 31 juillet 1846 fixe les plans-types des nouveaux réduits de batterie de côte nommés corps de garde crénelés.

En 1846 sont adoptés trois types d'ouvrages :

1er type : corps de garde crénelé

- Corps de garde crénelé n° 3 pour 60 hommes, deux bretèches par côté. L'armement " régulier " consiste en 12 canons.

- Corps de garde crénelé n° 2 pour 40 hommes, deux bretèches par côté. L'armement " régulier " consiste en 8 canons.

- Corps de garde crénelé n° 3 pour 20 hommes, deux bretèches par côté.

L'armement " régulier " consiste en 4 canons.

2ème type : tour crénelée

De plan carré et de forme légèrement pyramidale.

- Tour crénelée n° 1.

- Tour crénelée n° 2.

- Tour crénelée n° 3 pour 20 hommes, deux bretèches par côté. La particularité de cet ouvrage est de posséder 4 niveaux (souterrains, casernements 1 et 2 et terrasse).

3ème type : redoute modèle et caserne défensive

- Redoute-modèle n° 1 pour 300 hommes.

- Redoute-modèle n° 2 pour 200 hommes.

La redoute - modèle est un fort doté d'une caserne défensive voûtée à l'épreuve des bombes. Les premières "casernes défensives" dites voûtées à l'épreuve de la bombe remontent à la 1ère moitié au 18e siècle, elles sont conçues de manière à faire partie intégrante du front fortifié (comme celle du fort du Taureau construite de 1741 à 1745).

Les forts détachés de Brest construits de 1776 à 1784 à l´occasion de la Guerre d´Indépendance Américaine reprennent le principe de caserne défensive voûtée à l´épreuve de la bombe sous la forme de cavalier, l´ouvrage portant sur sa terrasse à l´abri d´un parapet de terre une batterie d´artillerie.

En 1826, un premier modèle-type de caserne défensive voûtée à l'épreuve de la bombe est défini par le Comité des fortifications.

Les casernes défensives modèle 1846 sont inspirées de celle du Fort Penthièvre (caserne défensive de 80 mètres de longueur pour 300 hommes voûtée à l'épreuve des bombes construite de 1802 à 1835).

La redoute modèle est souvent utilisée comme solution architecturale pour établir un "fort central" doté de casernements : Houat (Redoute-modèle n° 1 pour 300 hommes construite de 1847 à 1855), Hoëdic (Redoute-modèle n° 2 pour 200 hommes construite de 1847 à 1850), Fort-Surville à Groix (Fort et caserne défensive mesurant 51 mètres par 15 mètres sur 3 niveaux voûtés construits de 1846 à 1851), Ile Madame (caserne construite de 1847 à 1849, caserne du Centre en rade de Toulon (caserne défensive de 50 mètres par 15 mètres construite de 1843 à 1845) Fort-L'Ecluse dans les Alpes.

Le goulet de Brest conserve une caserne défensive de plan rectangulaire de 27 mètres par 9 mètres construite au milieu du 19e siècle. La caserne défensive Robert dite "Fort Robert" adaptée au site de falaise est dotée en plus d'arcs boutants.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : milieu 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle

De plan rectangulaire, le corps de garde crénelé se distingue par sa taille : 23,3 mètres par 14,8 mètres pour le corps de garde crénelé n° 1 ; 19,9 mètres par 12,4 mètres pour le corps de garde crénelé n° 2 ; 14,7 mètres par 12 mètres pour le corps de garde crénelé n° 3.

L'épaisseur des murs est portée à 0,6 mètres et 1,2 mètres pour le magasin à poudre. En dépit des plans-types, les matériaux de construction : granite, brique, calcaire... varient selon les sites notamment en milieu insulaire où l'approvisionnement est difficile. Le corps de garde crénelé comporte trois niveaux : - 1er niveau (accessible par une trappe située sous le passage d'entrée) : citerne souterraine.

- 2ème niveau voûté à l'épreuve des bombes : rez-de-chaussée percé de créneaux de fusillade, entrée dotée d'un pont-levis basculant, magasins à poudre, au matériel d'artillerie, aux vivres, cuisine, casernements, logement du garde-batterie.

- 3ème niveau à l'air libre (accessible par un escalier droit) : parapet à bretèches percé de créneaux de fusillade et terrasse d'artillerie.

Si les organes défensifs : dispositifs d'entrée, créneaux de fusillade (rappelant les archères), bretèches (créneaux de pied) et même le principe de la tour (rappelant le donjon) semblent inspiration médiévale, en réalité il s'agit d'une réédition de motifs fonctionnels adaptée à l'arme portative : le fusil. Les corps de garde crénelé modèle 1846 sont dotés d'un vestibule d'entrée flanqué de créneaux de fusillade. Un fossé sec et un glacis concourent à la défense rapprochée du corps de garde.

Un important programme de construction de réduits de batterie de côte démarre en 1846, plusieurs plans - types sont définis. Près de 160 corps de garde crénelés seront construits sur le littoral Français en Atlantique et en Méditerranée. Ce programme de fortification est interrompu par les progrès de l'artillerie rayée qui rendent obsolète ce type d'ouvrage. Les derniers corps de garde crénelés modèles "1846/1861", modifiés par l'élargissement des murs porteurs sont construits en 1862. Le corps de garde crénelé de l'île de l'Aber (Crozon) est une variante du modèle 1846 construit en 1862 ; de plan carré et mesurant 16 mètres de côté, l'ouvrage se singularise par un parapet en pans coupés inspirés des tours-modèles de l'Empire.

Typologies tour-réduit
Toits pierre en couverture, granite en couverture, bitume
Murs granite
schiste
enduit
pierre de taille
moyen appareil
maçonnerie
moellon
Décompte des œuvres repérés 23
étudiés 23

Annexes

  • Défense des côtes et géostratégie aux 19e et 20e siècles
    L´histoire de la fortification a souvent été associé à des études de géostratégie. Depuis longtemps, les militaires se sont intéressés à la question de la défense de côte car toute guerre maritime intéresse la géostratégie. En effet, la mer constitue un "moyen de communication entre les Etats et entre ceux-ci et leurs dépendances - c´est-à-dire entre théâtres". En conséquence, la mer est géostratégique par essence, alors que la terre ne le devient que par accident, en fonction de l´échelle des opérations. Depuis l´aviation stratégique et les transports à long rayon d´action, l´air joue lui aussi comme un théâtre et un trait d´union entre théâtres. La Seconde Guerre mondiale et les conflits ultérieurs, englobant les trois milieux terrestre, maritime et aérien, marquent l´apothéose de la géostratégie.

    Au 19e et au début du 20e siècle, certains auteurs comme Didelot, Gaffarel, Laboria, se contentent d´une description stratégique du littoral accompagnée ou non de cartes. Ce sont les début de la géostratégie qui pose au lecteur la question de savoir si la géographie détermine la stratégie ou la stratégie qui utilise la géographie ? Grivel en prenant en compte les progrès techniques ira plus loin encore dans son ouvrage : De la guerre maritime avant et depuis les nouvelles inventions : attaque et défense des côtes et des ports, guerre du large : étude historique et stratégique édité à Paris en 1869.

    Le Service Historique de la Marine à Brest conserve de nombreux cours de fortifications plus techniques, issus de différentes écoles militaires : Ecole militaire et d´application du Génie, Ecole d´application de l´artillerie et du Génie, Ecole royale spéciale militaire de Saint-Cyr. Parmi les plus intéressant que nous avons consulté figurent, le Cours de fortification permanente de Delair et le Cours élémentaire de fortification fait à l´école spéciale militaire d´Emy.

    Dans le dernier quart du 20ème siècle, deux auteurs vont aller beaucoup plus loin dans leurs réflexions sur les fortifications, la Marine et la géostratégie mondiale tout en proposant des modules de réflexion à plus long terme.

    Ouvrage de référence, La pierre et le vent, fortifications et marine en Occident d´Alain Guillerm traite du contrôle de l´espace terrestre et maritime de l´Antiquité à la Guerre Froide. Dans l´étude de "l´espace de la guerre", Alain Guillerm rejoint Paul Virilio auteur de Bunker archéologie. Guillerm y évoque l´éternelle course entre le boulet et la muraille, les progrès de la fortification et de la marine mais surtout s´interroge sur les liens étroits entre stratégie et technologie. Ce que Nicolas Faucherre appelle "le dialogue entre des moyens d´attaque toujours plus performants et des moyens de défense qui y répondent toujours avec retard".

    Guillerm pose une question fondamentale : "Pourquoi écrire sur la guerre lorsqu´on est un homme de paix ? " et nous offre une très bonne analyse de ce qui nous attendra dans nos travaux : "la stratégie est autant l´histoire de la guerre que l´art de la guerre - ce domaine rejoint l´archéologie, l´histoire des techniques et plus généralement l´archéologie du savoir", notre étude sera donc forcément pluridisciplinaire.

    Chez Paul Virilio, les blockhaus, sont des "bornes de l´espace militaire contemporain" qui continue à exercer de la fascination car aujourd´hui, il n´y a plus de bornes : la dimension du danger a changé. "La terre est devenu un immense glacis exposé au feu nucléaire" et le blockhaus vient nous rappeler ce bouleversement : il y a 60 ans, il pouvait abriter l´homme alors qu´aujourd´hui l´homme n´est plus à l´abri nul part... c´est l´idée d´extension du phénomène de la guerre à l´échelle mondiale.

    Dans son ouvrage publié en 1985, Alain Guillerm va dans le même sens en résumant les profondes mutations qui ont eut lieu depuis la Seconde Guerre Mondiale comme le primat de "l´échelle mondiale" dans les calculs stratégiques.

    Ce primat se manifeste d´ailleurs dans le terme géostratégie, combinaison des termes géographie et stratégie, qui pour les militaires, les géographes et les historiens désignent la spécificité des opérations conduites "aux plus vastes dimensions, et avec la plus grande variété de moyens d´action", selon l´expression d´André Vigarié. Mais chaque époque, en fonction de ses moyens de communications, possède ses propres "plus vastes dimensions" à laquelle on peut associer un type de fortification. A cela près qu´aujourd´hui, le sous-marin d´attaque a vaincu la vieille muraille.

    "A l´époque du tank et de l´avion, une ligne fortifiée est devenue le synonyme de l´absence de volonté de vaincre. D´ailleurs les puissances de l´Axe, dès leurs premières défaites, vont tomber dans ce travers ; le mur de l´Atlantique de Hitler, les îles fortifiées japonaises du Pacifique (de Tarawa à Okinawa), seront le symptôme de ce tournant dans la fortune des armes comme dans les esprits". Pourquoi élever des fortifications si la guerre peut avoir lieu n´importe où, n´importe quand ? Même les missiles n´ont qu´une portée limitée et sont tirés depuis l´élément marin, en quoi ils relèvent toujours de la géostratégie. L´extension du rayon d´action des armées favorise cette multiplication des théâtres qui définit l´essence même de la géostratégie. "Dans cette optique on peut donc affirmer qu´en 1940 comme en 1980, la fortification, "le béton", est radicalement dépassée, et que le char et l´avion restent les rois du champ de bataille quelle que soit la puissance des missiles employés contre eux. Mais si le "béton" est dépassé, le concept de fortification lui, ne l´est pas. La défense du territoire - sa sanctuarisation - a simplement changé de nature. Pour une puissance indépendante c´est, pensons-nous, la dissuasion, la menace du feu nucléaire stratégique qui est devenue la forme moderne de la fortification".

  • 19712902380NUCA : Base d´Aéronautique Navale, Lanvéoc-Poulmic (BAN)

    19712900609P : Base d´Aéronautique Navale, Lanvéoc-Poulmic (BAN)

    19712900652P : Base d´Aéronautique Navale, Lanvéoc-Poulmic (BAN)

    19712902381NUCA : Base d´Aéronautique Navale, Lanvéoc-Poulmic (BAN)

    19712900678P : Base d´Aéronautique Navale, Lanvéoc-Poulmic (BAN)

Références documentaires

Bibliographie
  • TRUTTMANN, Philippe (Colonel), Les derniers châteaux forts, les prolongements de la fortification médiévale en France 1634-1914 , Thionville, Klopp, 1993, 253 p. ISBN 2-906535-75-3.

  • JADÉ, Patrick, Les tours et corps de garde de défense côtière de la monarchie de Juillet au Second Empire : un état des lieux, In Battre le littoral. Histoire, reconversion et nouvelles perspectives de mise en valeur du petit patrimoine militaire maritime, journées d'études internationales, Université Bordeaux 3 (Bordeaux, 15-16 novembre 2012) : Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 2014, coll. Architectures, p. 33-47.

  • Défense des côtes de France au 19e siècle AVICE (C.C. J.), La défense des frontières maritimes, Paris, Augustin Challamel, 1922, 185 p.

  • DELAUNEY (F.J.), Napoléon et la défense des côtes, Paris, 1890, 78 p.

  • DIDELOT (C.) (Lieutenant de vaisseau), La défense des Côtes d´Europe. Etude descriptive du double point de vue militaire et maritime, Paris, 1894, an VIII.

  • DIDELOT (C.) (Lieutenant de vaisseau), Atlas, La défense des Côtes de l´Europe, Paris, 1894, an VIII, 204 cartes.

  • FERRON, Considérations sur le système défensif de la France, Paris, Plon, 1873, 96 p.

  • GAFFAREL (P.), Les frontières françaises et leur défense, Paris, Félix Alcan éditeur, s. d., 192 p.

  • GRASSET (A.), La défense des côtes, Paris, Berger-Levrault, 1899, 672 p.

  • GRIVEL, De la guerre maritime avant et depuis les nouvelles inventions : attaque et défense des côtes et des ports, guerre du large : étude historique et stratégique, Paris, 1869, 282 p.

  • JADE (P.), "Les ouvrages de fortification littorale du port de Brest - 1872-1917. La défense des côtes en France à l´âge industriel", mémoire de maîtrise d´Histoire Contemporaine de l´Université de Bretagne Occidentale, sous la dir. de M.-T. Cloître, 2004, 293 p. et 141 p.

  • LABORIA (capitaine d´artillerie de Marine), Notice sur la défense des côtes maritimes en France, Paris, 1841.

  • MARION (général), De l´Armement des places de guerre, Paris, 1845.

  • ROGER (P.), "Brest et la Marine en 1898 : l´alerte de Fachoda", Ponant, n° 21, 1961.

  • TAKASHIMA (T.), "La défense des ports militaires français et japonais contre l´expansion maritime des puissances continentales, 1887-1909", Thèse de Doctorat d´Histoire Contemporaine de l´Université Paul-Valéry, Montpellier III, sous la dir. de A. Martel, 1997, 390 p. (SHM, Brest).

  • TOUCHARD (vice-amiral), La défense des frontières maritimes, Paris, 1877.

  • Cours, essais de fortification BOUSMARD (H. J. B.), Essai général de fortification et d´attaque et défense des places, Paris, 1837, 4 vol.

  • DELAIR (P. E.), Cours de fortification permanente, Paris, 1882.

  • DELAIR (P. E.), Histoire de la Fortification jusqu'en 1870, Thionville, éditeur Gérard Klopp, 2003, 188 p.

  • DUHOUSSET (J.), Cours de fortification passagère, Brest, 1841, 147 p.

  • EMY (A. R.), Cours élémentaire de fortification fait à l´école spéciale militaire, s. réf., Bibliothèque de la Marine Brest.

  • HEBERT (capitaine), Cours de fortification, attaque et défense des places, Ecole d´application de l´artillerie et du Génie, 1911.

  • IMBERT (J.), Cours élémentaire de fortification précédé de... Considération sur la manière d´envisager l´étude de cette science dans ses rapports avec la tactique et la stratégie, à l´usage des élèves de l´école royale spéciale militaire de Saint-Cyr, Paris, 1833.

  • LESAGE (E.), Cours sur la fortification permanente à l´usage des élèves de l´école royale de l´artillerie et du Génie, Metz, école d´artillerie et du Génie, 1825, 201 p.

  • MARGA (A.), Géographie militaire, Paris, 1885, 2 vol.

  • MONTIGNY (lieutenant-colonel), Abrégé de fortification permanente, Ecole militaire et d´application du Génie, 1937.

  • NOIZET (capitaine), Principes de fortifications, tome II, "Des frontières maritimes", Paris, 1859.

  • NORMIER (capitaine), Organisation défensive des côtes, Cours de l´Ecole d´application de l´artillerie et du génie, 1903.

  • RATHEAU (capitaine), Cours de fortification permanente, Ecole d´application de l´artillerie et du Génie, 1875.

  • ROCARD (A.), Notices historiques sur les batteries de côtes, Paris, 1883.

  • SAVART (N.), Cours élémentaire de fortification à l´usage de messieurs les élèves de l´école spéciale militaire, s. l., Bibliothèque de la Marine Brest, 1872.

  • La Marine ACERRA (M.) - ZYSBERG (A.), L´essor des marines de guerre européennes, 1680-1790, s.l., Sedes, collection : les Espaces maritimes.

  • BAXTER (J.) (traduction de H. Thiers), Naissance du cuirassé, Paris, éditions de la Nouvelle Revue critique, 1935, 314 p.

  • BELTRAN (A.) - GRISET (P.), Histoire des techniques aux XIXe et XXe siècles, Paris, Armand Colin, 1990, 190 p.

  • BOUDRIOT (J.), Le vaisseau de 74 canons, Grenoble, les Quatre seigneurs, 1975-1978, 4 vol. : 166 p., 212 p. 280 p., 392 p. I II III : Construction du vaisseau, IV : L´équipage, la conduite du vaisseau.

  • BOUDRIOT (J.), (avec la collab. de H. Berti), L´artillerie de mer. Marine française, 1650-1850, Paris, collection : Ancre, 1992, 192 p., 92 planches.

  • DE BON, Les ports militaires de la France. Notices historiques et descriptives. Paris, Challamel et Bertrand, 1867.

  • DEMANGEON (A.), Les vaisseaux et les villes, Liège, Mardaga, 1978.

  • HILL (R.) (traduction de B. Krebs), Atlas des guerres. Les guerres maritimes. La marine à vapeur, 1855-1905, Paris, Autrement, 2003, 224 p.

  • LE MASSON (H.), Histoire du torpilleur en France, Paris, Académie de Marine, 1965, 377 p.

  • LE ROY (T.), "L´aéronautique maritime et la lutte anti-sous-marine en Bretagne, 1917-1918", mémoire de maîtrise d´Histoire Contemporaine de l´Université de Bretagne Occidentale, sous la dir. de ..., Brest, 1988, 2 vol. : 230 p et 92 p. (CRBC : M-04214).

  • MAC INTYRE (D.), Les navires de combat, Paris, Stock, 1971.

  • MASSON (P.), "La politique navale française de 1850 à 1914", Revue maritime, n° 251, février 1968, p. 183-203.

  • MASSON (P.), Histoire de la Marine, tome II : "De la vapeur à l´atome", Paris, Charles Lavauzelle, 1983, 581 p.

  • ORLOWSKI (S.) (traduction de P. Roullet), La révolution de la vapeur dans les marines du XIXe siècle, 1800-1900, Le Touvet, éditions Marcel-Didier Vrac, 2001, 190 p. (A vérifier).

  • RANDIER (J.), La Royale, tome I : "La vergue et le sabord", tome II : "L´éperon et la cuirasse", Brest, éditions de la Cité, 1978, 359 p. et 256 p.

  • REUSSNER (A.) - NICOLAS (L.), La puissance navale dans l´histoire, Paris, éditions maritimes et d´Outre-mer, 1963, 2 tomes. (A vérifier).

  • Les Compagnies garde-côtes BINET (H.), "Les milices garde-côtes bretonnes 1483-1759", Bulletin Historique et Philologique, 1909.

  • CHARDON (T.), "Les Milices garde-côtes de Moyenne et Basse-Normandie durant la Guerre de Sept Ans (1756-1763)", mémoire de maîtrise, Histoire : Caen, 1992. (AD14 : Br 18756).

  • BOULAIRE (A.), "Garde-côtes et gardes côtes en Bretagne au XVIIème et XVIIIème siècle", Mémoire de la Société d´Histoire et d´Archéologie de Bretagne, 1992, p. 307-317.

  • DURAND (C.), "La milice garde-côte en Bretagne de 1716 à 1792", thèse de doctorat, Rennes, 1927, 163 p.

  • LA LANDE DE CALAN (C.) (de), "La réforme de la milice garde-côte de Bretagne en 1756", Association Bretonnes, 1891, p. 259-264.

  • LA LANDE DE CALAN (C.) (de), "Les milices garde-côtes de Bretagne en 1766", Revue de Bretagne, Vendée et Anjou, 1891, p. 459-463.

  • PARIS-JALLOBERT (J.) (abbé). "La garde-côte du littoral de Saint-Malo". Sans réf., Archives Départementales d´Ille-et-Vilaine, 1894.

  • TOULEMONT (J.) (abbé), "La milice garde-côte", Mémoire de la Société d´Archéologie du Finistère, 1929, p. 38-43.

  • La révolution maritime du XIXe siècle, Service Historique de la Marine (avec la collab. de P. Masson et M. Battesti), Paris, Charles Lavauzelle, 1987, 127 p.

  • Les ingénieurs dont Vauban AUGER (D.), Bibliographie des ouvrages de Vauban ou concernant Vauban, Saint-Léger-Vauban, Les amis de la Maison Vauban, 3 tomes.

  • AUGOYAT (A.-M.), Aperçu historique sur les fortifications, les ingénieurs et sur le corps du Génie en France, Paris, 1858.

  • BLANCHARD (A.), Les ingénieurs du Roy de Louis XIV à Louis XVI. Étude du corps des fortifications, Montpellier, 1979, 635 p.

  • BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

  • BLANCHARD (A.), Vauban, Paris, Fayard, 1996.

  • BORNECQUE (R.), La France de Vauban, Paris, Artaud, 1984.

  • GUTTIN (J.), Vauban et le corps des ingénieurs militaires, Paris, 1957.

  • LAZARD (colonel), Vauban, Paris, 1934.

  • MONTALEMBERT (de) (capitaine), "Le marquis de Montalembert 1714-1800", Revue historique de l´Armée, 11ème année, n° 7, 1955.

  • ORTHOLAN (H.), Le général Séré de Rivières - le Vauban de la Revanche, Paris, Editeur Bernard Giovanangeli, 620 p.

  • PARENT (M.), Vauban, un encyclopédiste avant la lettre, Paris, Berger-Levrault, 1982, 217 p.

  • PUJO (B.), Vauban, Paris, édition Albin Michel, 1991.

  • PICON (A.) - YVON (M.), L´ingénieur artiste, Paris, Presses de l´École Nationale des Ponts et Chaussées, 1990.

  • THOMAS (G.M.), "Artistes, artisans et ingénieurs ayant travaillé à Brest et dans sa région aux XVIIème et XVIIIème siècles", thèse de doctorat, Rennes, 1980.

  • TOUDOUZE (G.G.), "Bibliographie de Vauban", Les cahiers de l´Iroise, 1955, 3, p.19-26.

  • VIROL (M.), Vauban, de la gloire du roi au service de l´État, éditions Champs Vallons, 444 p.

  • Vauban réformateur, Actes du colloque de l'association Vauban, 1983, Musée des Plans reliefs - Hôtel National des Invalides - 75007 Paris.

  • Le triomphe de la méthode ou le Traité de l'attaque des places de monsieur de Vauban, Paris, Gallimard, 1992, collection : Albums découvertes.

  • Soldats Ingénieurs, 140 biographies d'ingénieurs militaires du 16e au 20e siècle, École supérieure et d'application du Génie d'Angers, 1996.

Périodiques
  • DESCOTTES (abbé), "Garde-côtes et batteries de côte dans la région malouine", Annales de la Société d´Histoire et d´Archéologique de Saint-Malo, 1936.

  • CHAGNIOT (J.), "Vauban et la pensée militaire en France au 18e siècle", Journal des savants, Paris, de Boccard, 1982.

  • TOUDOUZE (G.), "Les carnets illustrés du Maréchal de Vauban et de Mur de l´Atlantique", Académie de Marine, février 1947.

  • "Vauban et l´architecture militaire", Caisse nationale des Monuments et des Sites, Monuments historiques, n° 126, 1983, 104 p.

Liens web

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne ; (c) Région Bretagne (c) Région Bretagne ; (c) Association 1846 - Lécuillier Guillaume - Jadé Patrick - Duigou Lionel