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L'hôpital de Louargat (Louargat)

Dossier IA22133231 réalisé en 2015

Fiche

Vocables Notre-Dame, Saint-Eloi, Saint-Michel, Saint-Jean
Dénominations chapelle, église paroissiale
Aire d'étude et canton Bretagne - Callac
Adresse Commune : Louargat

La charte énumérative des donations confirmées en 1160 par Conan IV en faveur des Hospitaliers entame la liste des toponymes bénéficiaires par In Trequer elemosina de Louergat, soit, dans le Trégor, l’aumône de Louargat. Dès le XVe siècle, la paroisse de Louargat dépend de la commanderie de La Feuillée et du Palacret, le patronage hospitalier de l’église paroissiale est confirmé en 1433 dans le cahier des plez de Lhospital à Louargat. Le 13 mars 1557, les époux du Dresnay verse trois somes de froment mesure de Guingamp pour la fondation d’une pierre tombale située en leglize du bourg de Louargat (…) de la seig.rie Du Pallacrest. En 1631, le commandeur de La Feuillée et du Palacret est patron et fondateur de l’église paroissiale dont il nomme le recteur. En plus des nombreuses quévaises, rentes et possessions en Louargat, il perçoit aussi les rentes et cheffrantes sur le beneffice dudit recteur et sa maison presbiteralle et aussy les biens et offrandes le jour du pardon de la dite eglize avec les coustumes et tous autres debvoirs. Il est ajouté des droits sur trois chapelles : lune appellee la chappelle sainct Jan Loguevel, lautre la chapelle Crechmicael et lautre sainct eloy quy sont bastyes en la terre de lad. commenderye et appartient au seigneur commendeur les offrandes oblations et revenus dycelles. En 1697, la chapelle Saint-Michel est encore entretenue grâce aux offrandes, la chapelle Saint-Eloi est affermée des droits de coutumes et foires, mais le commandeur n’est tenu à aucun service divin, enfin, à la chapelle Saint-Jean Loquenvel, le commandeur est préeminencier et fondateur et en droit de patronage. D’après le Procès-verbal des améliorations de la commanderie de La Feuillée de 1758, la chapelle Saint-Michel n’est desservie qu’une fois par an mais en bon état de reparation et lambrisé de neuff, la chapelle Saint-Eloi est pourvue de d’offrande suffisamment importante pour son entretien, la maçonnerie de l’église paroissiale, de son cimetière et la couverture en lambris sont en bon état, mais ce procès-verbal ne fait pas mention de la chapelle Saint-Jean. Ainsi, la paroisse de Louargat comptait encore quatre édifices hospitaliers tardi-médiévaux à la veille de la Révolution Française, mais depuis, la chapelle Saint-Michel a été détruite, l’église tréviale dédiée à Saint-Eloi entièrement rasée et reconstruite entre 1895 et 1897 par l’architecte Le Gerrannic et l’église paroissiale Notre-Dame, détruite par les paroissiens, a été presque entièrement reconstruite en 1869 par Alphonse Guépin. Bien que récemment restaurée, la chapelle Saint-Jean possède encore des aménagements des XVIes et XVIIes siècles.

Période(s) Principale : 14e siècle, 15e siècle, 16e siècle, 17e siècle, 19e siècle
Secondaire : 12e siècle

Il ne reste que peu de traces matérielles des Hospitaliers à Louargat, elles ne concernent que quelques réemplois assez ténus et une partie du pignon occidental. Ce dernier est percé d’un portail à voussures multiples brisées et moulurées en tore et cavet, surmontées d’une archivolte en accolade décorée de choux frisés et crochets, et coiffée d’un fleuron. Face au portail, on remarque les vestiges d’une croix monumentale dont les bras ont été amputés. Une Vierge surmontée de l’écu du commandeur René de Saint-Offange (d’azur au chevron d’argent, accompagné de 3 molettes du même) prend place à l’avers tandis qu’un Christ en croix figure au revers. On peut ajouter les nombreux culots figuratifs réemployés dans les portails contemporains, témoins de l’édifice antérieur et semblant remonter au milieu du XVIe siècle. À l’intérieur de l’église, les seuls éléments antérieurs aux chantiers de la fin du XIXe siècle, sont les élévations fragmentaires de la tour-escalier qui menait au clocher, à l’angle sud-ouest de l’édifice.

Quant à la chapelle Saint-Jean, là encore, les traces matérielles font presque défaut. C’est un modeste édifice de plan rectangulaire à nef unique flanquée d’une petite sacristie au nord. Les élévations principales accusent une restauration aux XVIIIes et XIXes siècles. Cependant, quelques éléments tardi-médiévaux ont été conservés, le remplage de la baie n°1, perçant le gouttereau sud de la nef, à deux lancettes trilobées surmontées d’un soufflet, une crédence en accolade, un bénitier réemployant un linteau monolithe et une console à l’écu effacé supportant une statue de Saint-Jean-Baptiste.

Murs pierre moellon
Toit ardoise
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau
Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : H512
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : H512
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : H516
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : H545
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : H609
  • Archives départementales de la Vienne : 3H1 444
  • Archives départementales de la Vienne : Registre 450
Bibliographie
  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dits Chevaliers de Malte en Bretagne, Nantes, 1902.

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