Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

La commanderie de Maël et Loc'h, Maël (Maël-Pestivien)

Dossier IA22133232 réalisé en 2015

Fiche

Vocables Saint-Laurent, Saint-Pierre, Saint-Jean
Dénominations église paroissiale, chapelle
Aire d'étude et canton Bretagne - Callac
Adresse Commune : Maël-Pestivien
Adresse :

En 1160, les Hospitaliers se voient confirmer une eleemosina de Mael par la charte de Conan IV. Dans le second quart du XVe siècle, le commandeur de La Feuillée, Pierre de Keramborgne, revendique la commanderie du Louc’h et de Mael. Les nombreux portraits et armoiries de la famille Coatgoureden et leurs alliances constellant la maitresse-vitre de l’église de Maël semblent indiquer que ce lignage est à l’origine de l’édifice paroissial au premier quart du XVIe siècle. De plus, l’antériorité de la possession de l’église de Maël par la famille de Coatgoureden est rappelée dans le registre inférieur de la première lancette où figurent Jean de Coatgoureden et son épouse Jouhanne du Vieux-Chastel présentés par Saint-Pierre, alors tous deux mariés entre 1395 et 1400, soit plus d’un siècle avant la restauration de l’église dans les années 1520. Pourtant, selon la déclaration de 1697, le membre de Mael et Louch est dépendant de la commanderie de Pont-Melvez, le commandeur a droit et est en possession de presenter Vicaire dans leglize paroissialle de Mael, et en leglize et treive du Louch. En ces deux possessions, le commandeur est seigneur Temporel et Spirituel et fait exercice sa dite juridiction prez lad. églize (du Loc’h) le lundy de chaque semaine. Lissüe dudit bourg est en partie sans bois de haute futaye, le moulin du louch consistant en un corps de logis avec son estang et bief au dessus avec les jardins. En 1705, les deux autres chapelles qui dépendent du membre de Maël sont arpentées et leur plan relevé, la chapelle Saint-Pierre de Querismael est représentée en plan rectangulaire à nef unique, ouverte à l’ouest et au sud. Elle est entourée d’un cimetière clos de fossés et talus. La seconde chapelle est dédiée à Saint-Jean de Locmaria, elle adopte un plan à nef unique, ouverte aussi à l’ouest et au sud, les vestiges du cimetière sont indiqués au nord et le placître est clos de murailles. En 1720, les armoiries du commandeur Jean-Baptiste de Sesmaisons se voyaient encore au sein de ces deux chapelles. Sur les aquarelles du terrier de la commanderie de La Feuillée levé en 1731, certains aménagements, aujourd’hui disparus, sont encore lisibles : on peut signaler la présence d’un reliquaire en l’angle sud-ouest ainsi qu’un clocher à doubles chambres de cloches surmontées d’une troisième, rappelant les aménagements du style Beaumanoir. L’église a subi de nombreux travaux de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle, mais son ordonnance n’a été que peu modifiée.

Période(s) Principale : 14e siècle, 15e siècle, 16e siècle, 18e siècle, 19e siècle
Secondaire : 12e siècle

L’église Saint-Laurent de Maël-Pestivien a été reconstruite dans les années 1520 par la noblesse locale. Il semblerait que le rôle du commandeur ne se cantonnait qu’au partage au tiers des prééminences de la paroissiale, sans aucun impact sur l’ordonnance de l’édifice. Les chapelles qui dépendaient réellement de la commanderie sont Saint-Pierre de Kerismaël et l’ancienne chapelle Saint-Jean de Locmaria autrefois au village de Coat-Maël. Au XVIIe siècle, la chapelle Saint-Pierre était dédiée à Notre-Dame, il semblerait qu’avant la construction de l’église Saint-Laurent, cette chapelle était l’église paroissiale de Maël-Pestivien. Totalement reconstruite en 1821, date portée sur une pierre du parement du mur pignon occidental, certains réemplois, comme le portail occidental, indiquent la charnière des XVes et XVIes siècles. La voussure supérieure en plein-cintre du portail occidental est moulurée en tore et cavet et surmontée d’une archivolte en accolade. Posés sur le perron de la chapelle, les fragments d’un remplage gothique et une pierre de taille fleuronnée forment, avec le portail occidental, les seuls souvenirs médiévaux de la chapelle.

Murs pierre moellon
Toit ardoise
Plans plan allongé
Étages 1 vaisseau

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales de Loire-Atlantique : B912
  • Archives départementales de la Vienne : 3H1 444
  • Archives départementales de la Vienne : 3H 447
Bibliographie
  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dits Chevaliers de Malte en Bretagne, Nantes, 1902.

  • Les Vitraux de Bretagne. Inventaire général du Patrimoine Culturel. Région Bretagne ; par Françoise GATOUILLAT et Michel HÉROLD. Rennes : Presses Universitaires de Rennes (P.U.R.), 2005. (Recensement des vitraux anciens de la France, Corpus Vitrearum, France - Recensement VII).

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • LAURENT, Jeanne. Un monde rural en Bretagne au 15e siècle. La quévaise. Paris, S. E. V. P. E. N., 1972. In-8°, 440 pages. (École pratique des hautes études, VIe section. Les hommes et la terre, XIV.)

(c) Région Bretagne (c) Région Bretagne ; (c) Stéven Lemaître - Lemaître Stéven