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La ville d'Erquy

Dossier IA22003926 réalisé en 2004

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesmaison, ferme, église, mairie, école, carrière, cimetière, lotissement, lavoir, chapelle, croix monumentale
Dénominationsville
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Pléneuf-Val-André
AdresseCommune : Erquy
Lieu-dit : le Bourg Caroual Plage Tu-es-Roc la Pouillouse le Val la Ville-Bourse le Noirmont Bellevent Langourian

Le bourg d'Erquy était le siège d'une autorité dépendant de la châtellenie de Lamballe dès l'époque féodale. Le toponyme la Mottesitué à proximité de l'église paroissiale, tout comme un document de 1516 relatant un accord passé entre Jacques de Quelennec, seigneur de Bienassis, et les paroissiens d'Erquy confirment l'existence d'une place forte sur le site au Moyen Age (d'après Gwyn Meirion-Jones et Michael Jones). Une dune naturelle s´est édifiée, constituant un marais derrière le cordon littoral. Au 12ème siècle, le bourg s´est construit à proximité de ce marais et d´une motte féodale. L´origine du bourg serait liée à la présence de l´eau et du rivage. Au 14ème siècle, d´autre noyaux urbains apparurent : Tu Es Roc, le Val et le Pussoué. Le marais du bourg, d´une surface de 2 ha 1/2 était régulièrement envahi par la mer. Il fournissait le roseau pour la confection des couvertures de chaume des maisons du bourg. A la fin du 16ème siècle, 252 aires de marais salants furent créées et entretenues par des paludiers de l´île de Ré. Ces salines furent probablement abandonnées vers 1638 comme celles de Dahouët. A la fin du 19ème siècle, les premières édifications de villas balnéaires causèrent l´urbanisation définitive du cordon dunaire. Vers 1950, le marais du bourg fut comblé et asséché, la dune stabilisée par un chemin empierré, favorisant ainsi la création du terrain des sports et de plusieurs habitations. Le long de ce terrain, le ruisseau passant par le village du Pussoué fut canalisé. Le contrôle des eaux était assuré. Le bourg s´étalait et englobait les hameaux de Tu Es Roc et du Pussoué. L´augmentation démographique depuis 1955 allait entraîné la création vers 1960 de lotissements et de nouveaux équipements tels que la mairie, la salle des fêtes, la poste, le collège et le tennis. Dans les années 1960, l'essor du tourisme familial en camping va fortement influencer le paysage urbain d'Erquy. La commune d'Erquy comprend aujourd'hui 15% des campings en Côtes d'Armor sur son territoire. Dés les années 1970, les estivants, originaires de la Mayenne, de la Sarthe et de Bretagne, délaissent leur caravane pour construire des maisonnettes et des chalets. Le domaine de Lanruen a été loti en 1965. A l'époque, la vue sur mer ne figure pas encore au premier rang des exigences. Cependant, les résidences secondaires poussent comme des champignons sur les zones les plus arides, au-dessus de Saint-Michel, sur le secteur du camping des Pins et du camping de Saint-Pabu. Les élus se trouvent vite confrontés à une situation devenue ingérable. Pour remédier à cette appropriation sauvage, les municipalités successives allaient construire des lotissements communaux dans les secteurs de Bellevent et de la zone du Gault. La partie est du bourg se construisit progressivement à partir de la fin des années 1980. En fait, ce fut entre 1995 et 2000 que la ville reçut la plus forte demande de permis de construire pour sa zone urbanisable et le secteur des Hôpitaux. Cependant, 40 % de la population jeune d'Erquy est installé en dehors du territoire communal, constate les élus réginéens ; 43 % de la population a plus de 60 ans. Le nombre de résidences a atteint le chiffre de 2600 pour 1800 résidences principales en 2004. L'alternative pourrait venir du développement des hameaux existants, à condition de respecter l'unité architecturale traditionnelle de ces hameaux autrefois agricoles ou abritant une population de pêcheurs et de carriers (les Hôpitaux, Caroual), en mettant en oeuvre des périmètres de protection sur des secteurs dont la richesse patrimoniale est à sauvegarder (ZPPAUP ou autre type de protection plus individualisée sur Tu Es Roc, le front de mer, le centre-bourg). Le paysage urbain d'Erquy de demain pourrait se dessiner dans l'arrière pays, sur le développement des zones constructibles existantes comme celles de la Couture et de Saint-Sépulcre, et comme les Hôpitaux dans sa partie sud. La côte nord d'Erquy reste sous la sauvegarde de la loi littorale qui préserve les espaces naturels à l'instar des secteurs boisés en périphérie du Guen, de la Moinerie, de la Fosse-Eyrand (forte densité de campings), de Saint-Michel et de la vallée Denis.

Période(s)Principale : 12e siècle
Principale : 13e siècle
Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle

Annexes

  • 1- Le bourg : (Guy Prigent)

    Les maisons du bourg ont une architecture de type traditionnel. Les matériaux de construction sont en grès rose taillé, les toitures sont en ardoise à deux pentes, les lucarnes sont simples ou en « gerbière » avec un linteau droit ou en forme (avec parfois un arc de décharge). Les murs et murets sont en grès rose avec un assemblage mixte de moellons et de petites pierre non taillées de calage.

    De nombreux éléments architecturaux sont construits dans ce matériau :

    - murs, murets, pierres levés en palis

    - édicules : lavoirs, puits, fours à pain, remises

    - façades de bâtiments

    - pavage des chaussées (sous l´enrobé), des places publiques, des caniveaux.

    Pour exemple, l´église Saint-Pierre et Saint-Paul a été réalisée en grès, poudingue et granit bleu de Saint-Brieuc. La tour de style néo-gothique est en granit gris. L´église primitive romane, construite en granit gris, disposait d´une couverture en chaume, posée sur une charpente de bois posée elle-même sur les murs goutteraux.

    2- Les maisons traditionnelles du port : (Guy Prigent)

    Ce sont des maisons de type traditionnel (rez-de-chaussée, un étage sous combles). Les façades sont en grés rose d´Erquy, poudingue violet et enduits à l´ancienne. Les ouvertures sont soulignées par des pierres d´une autre nature que la façade, toiture en ardoise et lucarne simple ou en « gerbière ». ces maisons de pêcheurs et de carriers se présentent en alignement, sur un front bâti continu, soit alignées sur la voie, soit en retrait derrière une cour jardinée et close.

    Pour exemple : la maison « Les moussaillons » : ancien garage à bateau de l´architecte Jean Gagey (remise du premier bateau de sauvetage). La sculpture sur le linteau est l´oeuvre d'Augustin Rault, maître carrier à Erquy en 1970.

    Le « Château de la Haute-Folie » comporte une Mazière appelée « loge ». Le plan étroit caractéristique témoigne de l´aspect fonctionnel de sa construction. Cette maison aurait appartenu à un charpentier de marine au 18ème siècle. Le plan cadastral de 1785 indique la présence de quatre loges ; celle-ci est la dernière.

    3- Le Boulevard de la mer : (Guy Prigent)

    Le Boulevard de la mer témoigne de l´architecture balnéaire du 1er quart du 20ème siècle à Erquy. Le Boulevard de la mer, anciennement appelé Boulevard de la Grève, n´était encore à la fin du 19ème siècle qu´un large chemin, que le sable recouvrait l´hiver. Une succession de villas non-mitoyennes, d´architectures variées et distinctives forme un ensemble continu de bâti en grès rose : la villa Gagey (1930), la villa Neis Goalen et la villa Saint Michel (1880), première villa construite à Erquy en bord de mer de M° Guérin de la Houssaye. Ces villas en location et les pensions de famille firent la réputation d´Erquy comme « station familiale de vacances ».

  • 20042208166NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 1 E 494.

    20042208199NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 1 E 494.

    20042208167NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 1 E 494.

    20042208172NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 1 E 494.

    20042208170NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 1 E 494.

    20042208181NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 1 E 494.

    20042208173NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 1 E 494.

    20042207524NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/10, Numplan 10.

    20042207525NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/20, Numplan 15.

    20042207526NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/20, Numplan 1.

    20042208622NUCB : Collection particulière

    20042207643NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 16 Fi, Erquy.

    20042207641NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 16 Fi, Erquy.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/10, plans cadastraux parcellaires de 1811.

    Numplan 10, section F, 1ère feuille
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/20, plans cadastraux parcellaires de 1846.

    Numplan 15, section C, 2ème feuille
Bibliographie
  • MEIRION-JONES, Gwyn, JONES, Michael, BRIDGE, Martin. Bienassis en Erquy. In : Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, actes du congrès de Lamballe, Bannalec : Imprimerie Régionale, 2003, 81.

    p. 563