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Lavoir, rue Émile Ferron (Tremblay fusionnée en Val-Couesnon en 2019)

Dossier IA35049447 réalisé en 2011

Fiche

Dénominations lavoir
Aire d'étude et canton Pays de Fougères - Antrain
Adresse Commune : Val-Couesnon
Lieu-dit : Tremblay
Adresse : Rue Emile Ferron
Précisions commune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de Tremblay

L´originalité de ce lavoir réside dans son plan carré. Il est composé d'un toit en pavillon, soutenu par quatre piles, qui couvre le bassin. Certains lavoirs étaient des bâtiments beaucoup plus simples que celui-ci, prenant la forme d´un préau, alors que d´autres avaient des formes plus insolites. C´est le cas des bateaux-lavoirs qui existaient sur les grands cours d´eau dans les villes (il en existe encore sur la Mayenne à Laval par exemple). Comme la majorité des autres lavoirs, la construction de celui-ci date de la fin du 19e siècle. C´est effectivement à cette époque que de nombreux lavoirs sont construits dans un souci de développement de l´hygiène dans les communes. Le lavoir servait au lavage et au rinçage du linge. Ce lavage pouvait également se faire à domicile, le lavoir ne servait alors qu´au rinçage du linge, étape de la lessive qui nécessitait de grandes quantités d´eau. Comme ici, le bord du lavoir était généralement incliné vers le bassin, les femmes s´agenouillaient donc à même le sol ou bien dans un bac en bois appelé « carrosse » afin de jeter le linge dans l´eau et de le frapper avec un battoir dans le but de l´essorer. Le « carrosse » évitait aux femmes d´avoir les genoux trempés, notamment en période hivernale. Les femmes qui fréquentaient les lavoirs étaient appelées des lavandières.

Certains lavoirs étaient équipés de cheminées pour faire bouillir le linge et pour la production de la cendre nécessaire au lavage et surtout au blanchissement du linge. Le linge était rapporté au domicile à l´aide d´une brouette avant d´être étendu et séché. Comme dans le cas présent, de nombreux lavoirs possédaient deux bassins, l´un réservé au lavage et l´autre au rinçage, ce qui permettait de conserver une eau claire pour cette seconde étape. Le rinçoir est souvent de taille plus restreinte que le bassin de lavage. Les lavoirs étaient utilisés quelque soit la saison, toutefois, les grosses lessives ne se faisaient que deux fois par an et pouvaient durer plusieurs jours.

Au-delà de leur rôle fonctionnel (lavage du linge), les lavoirs possédaient également un rôle social incontestable. Il s´agissait en effet d´un des rares lieux de rencontre et de discussion des femmes au cours de la première moitié du 20e siècle. La fréquentation des lavoirs était essentiellement féminine. Certaines femmes s´y rendaient à titre individuel, afin de laver le linge de leur famille, mais d´autres y exerçaient leur métier de laveuse, blanchisseuse et y lavait le linge d´autres familles.

L´utilisation des lavoirs publics a décliné à partir du milieu du 20e siècle, époque d´introduction des premières machines à laver le linge dans les foyers.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1863, porte la date

Ce lavoir est composé d'un bassin couvert d'un toit en pavillon en ardoise soutenu par quatre piles en pierre de taille de granite.

Murs granite pierre de taille

Toit ardoise
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété publique