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Les chapiteaux de l'église Saint-Magloire (Léhon fusionnée en Dinan en 2018)

Dossier IM22005745 réalisé en 2006
Dénominationschapiteau
Aire d'étude et cantonProjet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude - Dinan Ouest
AdresseCommune : Dinan
Lieu-dit : Léhon
Emplacement dans l'édificeextérieur de l'édifice: portail de la façade occidentale
intérieur de la nef et du choeur de l'église
Précisionscommune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de Léhon
Période(s)Principale : 4e quart 12e siècle , (?)
Principale : 13e siècle , (?)
Principale : 4e quart 19e siècle

Les voussures du portail de l´ancienne abbatiale reposent de chaque côté sur six colonnes couronnées chacune d´un chapiteau en granite. Leur tailloir est épais, à deux moulures et présente un angle droit. Au Nord comme au Sud, les six chapiteaux sont ornés de motifs identiques. La façade présente également deux autres chapiteaux au registre inférieur. Le portail est encadré de chaque côté de deux arcades aveugles jointes par une colonnette couronnée d´un chapiteau. Côté sud, la disposition du chapiteau semble se rapprocher de ceux observés dans les ébrasements du portail, mais ce chapiteau est très abîmé. Au Nord, au contraire, le chapiteau est très bien conservé. Cet exemple semble être à la frontière entre tradition et nouveauté. La corbeille est ornée de motifs de feuilles plates dont s´échappent sur plusieurs registres d´autres feuilles extrêmement courbées, prenant beaucoup de volume. Les colonnes engagées dans les murs goutteraux de la nef possèdent des chapiteaux en granite. Sous d´épais tailloirs moulurés, aux angles droits, les corbeilles sont entièrement recouvertes de motifs végétaux, prédominants dans les choix iconographiques du ou des artistes de l´abbaye de Léhon. Chaque support, formé d´une colonne engagée cantonnée de deux colonnettes est couronné par un ensemble de trois chapiteaux. Ils mettent en évidence une conception différente et novatrice par rapport aux sculptures de l´ancien cloître du 12e siècle. De grands motifs de stries en relief s´élancent de l´astragale et se divisent en multiples feuillages stylisés d´où s´épanouissent de petits mais nombreux et vigoureux crochets. D'autres chapiteaux de la nef sont ornés de grands limbes ondulés. Ces exemples reflètent un nouveau choix stylistique avec l'abandon progressif de la composition caractérisée par la superposition des éléments sculptés, issue du modèle corinthien. Dans le choeur les chapiteaux sont uniques, élancés et fins car ils couronnent de minces colonnettes. Ils sont couverts de multiples formes de végétaux, les feuillages sont variés et tendent vers un aspect plus naturaliste que dans la nef. Le traitement est également plus libre, moins contraint par la symétrie ; la sculpture devient plus fantaisiste. La composition moins formelle autorise le sculpteur à exprimer un nouveau répertoire iconographique qui s´enrichit d'éléments plus dynamiques, comme les bourgeons qui éclatent des feuillages. Les colonnettes du choeur reposent sur des culots formés d´un dosseret dans lequel s´inscrit un motif sculpté figuré. Ces culots représentent des visages d´une toute autre facture que les mascarons du portail ou des contreforts. Ce sont des grotesques. L´un des exemples présente un visage aux traits épais, à la chair joufflue, avec des mains qui semblent serrer le cadre dans lequel il s´inscrit. Un autre culot est traité plus finement : un visage aux grandes oreilles. Le traitement stylistique de ces éléments, de même que le granite employé et l'aspect de surface de la pierre, laissent penser qu'ils appartiennent à la campagne de restauration de la fin du 19e siècle.

Catégoriessculpture
Matériauxgranite
Précision dimensions

Iconographiesfeuille
volute
crochet
grotesque
Précision représentations

Le portail : Les chapiteaux nord : au registre inférieur se trouvent de longues feuilles plates nervurées, recourbées dans leur extrémité, supportant ainsi les motifs de la partie supérieure de la corbeille. Il s'agit de vifs enroulements de végétaux formant des volutes dans les angles, reliant les chapiteaux dans leur partie haute, sous le tailloir. Cette frise est soulignée par la moulure continue des astragales et par le tailloir. Au centre, le décor est plaqué entre les colonnes et chapiteaux sur les ébrasements à ressauts du portail, décor constitué de motifs de feuilles et tiges entrelacées. Côté sud : entre astragales et abaques existe un espace propice au développement d´un décor en frise, cependant, chaque chapiteau est distinct de son voisin et présente un traitement beaucoup plus en volume. Chacun des chapiteaux présente deux registres de crochets issus de grands lobes de feuilles en cuiller. Ces retournements vigoureux, ce traitement plus animé, cette sculpture plus détachée de son support témoigne d´une nouvelle conception.

États conservationsoeuvre restaurée
Statut de la propriétépropriété de la commune