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Les châteaux, manoirs et maisons de maître de la commune (Saint-Hélen)

Dossier IA22133401 réalisé en 2018

Fiche

Le château des Coëtquen

Ancienne bannière et ramage de la maison de Dinan, la famille de Coëtquen éteinte dans la famille de Combourg (Durfort-Duras), est connue grâce à Raoul V de Coëtquen (1370-1440), gouverneur de Dinan, amiral et maréchal de Bretagne. Grand diplomate (délivrance du comte de Richemont), il négocia, pour le compte du duc, plusieurs trêves avec les anglais sur les marches bretonnes (Pontorson, Fougères). Jean II de Coëtquen, chambellan du duc et rand maître de Bretagne, ambassadeur extraordinaire en France, gouverneur de Dol et de Dinan en 1491, conseiller des rois Charles VIII et Louis XII, fait aussi partie des illustres de cette famille.

De leur château fort du 15e siècle, en partie démantelé lors des guerres de la Ligue, subsistent d’imposants vestiges dont la base d’un grand donjon qui rend compte de l’importance de cette place forte au Moyen Âge. Le logis seigneurial plusieurs fois détruit est reconstruit sur des assises médiévales, après les troubles révolutionnaires. En 1953, ce grand château, rebâti dans le style malouin du 18e siècle, est en péril et la décision de le démolir est prise par la comtesse de Guéhéneuc de Boishue.

Abandon et nouveaux sites de manoirs

En dehors des Coëtquen, lors de la Réformation (contrôle de l’état de « noble » et des privilèges) de 1513 sont mentionnées à Saint-Hélen 18 familles et maisons nobles : - noble homme Guillaume de Fauteret, sieur du Plessix (vestiges en place), -noble homme Christophe Le Bigot au manoir du Gué (vestiges), -noble homme Jehan Cadiou, à la Folletière ( ?), - noble homme Jacques Cadiou à la Houssaye (logis reconstruit au 18e siècle), - noble homme Ollivier Cadiou qui possèdent les manoirs de la Ganterie (vestiges) et du Gage (détruit), - noble demoiselle Henrye Le Prevost, dame des Murs ( ?), - François Hus et Jeanne Galliot qui possède noblement des terres, - Gilles Pepin, sieur du Pont Ricoul ( en St Pierre-de-Plesguen), - noble homme Maistre Pierre Rehault et noble demoiselle Valence du Chesne, sa mère, qui possèdent la métairie de Trévallon (détruit),- Raoullet Rehault, gentilhomme, possède quelques terres, -Marguerite Bertrand et Julien Blanchart son fils possèdent noblement la métairie de la Bégacière (reconstruction), -noble homme Jean de Rougé, sieur de la Fallaize (reconstruction), possède noblement la maison des Portes, - Jean Rouxel, sieur des Vallées, possède la maison des Vallées ( détruite), - Vincent Hongatz (Hougaz) tient noblement une métairie, - noble homme Charles Grivel (Grinuel) l'aisné et ses enfants possèdent noblement la maison de la Thieullaye (détruite) - Sevestre Rongeul (Rougeul) et Allenette Ferron, sa mère, possèdent la maison du Gué, Olivier Vivien et Charlotte Flaud, sa femme, possèdent noblement la maison de la Ville-Davy (détruite), Guillaume Grignart tient une maison.

Les guerres de la ligue ont été particulièrement dévastatrices sur ce territoire. Jean V de Coëtquen (décédé en 1602) avait pris le parti du roi, contre le duc de Mercoeur et son propre gendre Saint-Laurent d’Avaugour. Cela pourrait expliquer la destruction massive des nombreux manoirs cités dans les Montres (revue d’armes) et Réformations du 16e siècle. Les maisons nobles qui subsistent, sont pour la plupart reconstruites au 17e siècle, à la Bégassière en 1643, ou au 18e siècle, à la Houssaye, à la Ganterie en 1758 , mais aussi au 19e siècle au Plessis. Enfin, d’autres logis voient le jour sur de nouveaux sites, à la Villais, au 17e siècle pour une famille de procureur fiscal de la seigneurie de Coëtquen.

Au 19e siècle, des châteaux et architectes liés au territoire

Le grand logis seigneurial de Coëtquen, détruit en 1953, avait été reconstruit au début du 19e siècle, pour la famille de Boishue, dans le style des ingénieurs du roi. Deux décennies, plus tard, vers 1840, celui de la Guerche terminé pour Marc Antoine de Guéhenneuc de Bois Hue affiche un autre style, plus urbain dans la mouvance de l’architecte rennais Louis Richelot. L’allure générale du nouveau château, composition et style, s’apparente, en plus petit, au grand château néo-classique de l’Argentaye à Saint-Lormel, édifié par l’architecte malouin Pierre Hamon (1779-1853). S’y retrouve, à la Guerche, sa manière de faire et tout un ensemble de détails qui permettent de lui en attribuer la paternité. Enfin, le petit château de la Croix du Frêne, de la fin du 19e siècle, édifié pour la famille Blanchard de la Buharaye, dans un style néo XVIIe siècle, est quant à lui attribuable à l’architecte dinannais A. Jousseaume. Ce dernier construit, à la même période, une maison d’école dans le bourg.

Aires d'étudesProjet de Parc Vallée de la Rance-Côte d'Emeraude
Dénominationsmanoir, château, maison
AdresseCommune : Saint-Hélen