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Les croix de la commune de Vildé-Guingalan

Dossier IA22133319 réalisé en 2017

Fiche

La commune de Vildé-Guingalan possède de nombreuses croix appartenant à différentes typologies, disséminées sur le territoire. L’enquête menée durant l’Inventaire a permis d’en identifier onze, toutes réalisées en pierre de taille de granite.

Les croix de Coavou, de Boculé, ainsi que celle du Tracin auraient été réalisées par un tailleur de pierre et exploitant agricole vildéen né en 1815, Pierre HÉRISSON à la suite d’un voeu. Deux croix ont été reconstruites en 1986 à la demande d'un petit-fils de Pierre HÉRISSON : la croix de la route des Noëls et celle de la Vallée des Noëls.

Cinq de ces croix ont un fût qui s’élargit en partie basse, ce qui assure leur stabilité. Trois des croix recensées possèdent des niches à Vierge. Les statues qu’on y trouve ne sont pas d’origine, elles semblent avoir été régulièrement remplacées au fil du temps, ce qui permet d’affirmer que les habitants leur portent toujours de l’attention.

Aires d'études Projet de Parc Vallée de la Rance-Côte d'Emeraude
Dénominations croix de chemin, croix monumentale, croix funéraire, croix de cimetière
Adresse Commune : Vildé-Guingalan

Les croix de la commune de Vildé-Guingalan datent des XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Il est probable que la présence des croix dans les lieux-dits de La Croix Nergan et de la Croix Moy soit à l’origine du nom de ces hameaux associé au patronyme des familles qui les ont érigé.

Plusieurs croix sont figurées sur le cadastre ancien de 1835 : le calvaire, la croix de chemin de la Croix Nergan, la croix de chemin de la Croix Moy et la croix de chemin du Férulais. Une croix disparue aujourd’hui, est également figurée à l'entrée de la rue de l'Orme.

Période(s) Principale : 18e siècle, 19e siècle, milieu 20e siècle, 4e quart 20e siècle

Les croix monumentales

Croix monumentale (rue des Templiers) : cette grande croix commémorative historiée se compose d’un Christ en croix accolé au fût. La croix comporte une inscription gravée sur sa base : “27 JUIN 1948”. Cette croix aurait été réalisée par un marbrier d’Évran (Gallée), à la suite d’une souscription faite par un particulier vildéen [cf. Vildé-Guingalan au fil du temps, p. 36]. La croix est placée sur un dé cubique monolithe, gravé de l’inscription “CRUX AVE JUBILE 1865” qui devait porter à l’origine une croix-jubilé.

Croix de cimetière (cimetière, 10 rue de la Commanderie) : cette croix au tronc conique repose sur un socle en pierres de tailles maçonnées au ciment. La croix serait datée du XVIIIe siècle et serait plus ancienne que son socle, réalisé durant la première moitié du XXe siècle. Ce socle se compose d’un dé cubique et d’une table. Cet ensemble à l’origine près de l’église paroissiale Saint-Jean Baptiste a été déplacé en 1965 en même temps que le cimetière.

Les croix de chemin

Croix de chemin dite “du Tracin” (La Croix Nergan) : cette croix a été réalisée durant le 3e quart du XIXe siècle. Elle daterait de 1866 et elle est scellée dans un socle en béton. Elle se situe à l’intersection de la rue de la Croix Nergan, de la route menant au lieu-dit Les Molières et de la route menant au lieu-dit Le Tracin. Une petite Vierge à l’Enfant est nichée dans le fût de la croix. La traverse est gravée d’une inscription : “HÉRISSON”.

Croix de chemin, dite “Hérisson des Noëls” (Les Noëls) : cette croix basse et son socle en granite datent du XXe siècle. La croisée est agrémenté d’un cercle ; elle est recreusée en bas relief et ses branches sont tréflées. Son socle polygonal à deux degrés ne correspond pas à la typologie de l’ancien socle, qui était octogonal à deux degrés. Elle fut reconstruite en 1986 à l'initiative de René BRIAND et d'André LEBRETON (aidés d'Eugène MOTREUIL), d'après le modèle original réalisé par un certain M. HÉRISSON et à la demande de son petit fils, né en 1905.

Croix de chemin de la route des Noëls (La Petite Croix) : cette croix basse est monolithe et de section rectangulaire et chanfreinée. Les extrémités de ses trois branches sont tréflées, alors que sa base est évasée et sculptée de formes triangulaires. Elle est scellée dans un socle fait de moellons de granite et de ciment. Tout comme la croix du lieu-dit Les Noëls, elle fut reconstruite en 1986 d'après le modèle original réalisé par M. HÉRISSON.

Croix de chemin (La Croix Moy) : cette ancienne croix de carrefour est entièrement réalisée en pierre de taille de granite et date du milieu XIXe siècle (1855). Elle surmonte un socle à angles abattus, posé sur une importante base pyramidale de plan carré à trois degrés, réalisée en pierres de taille et ciment. Le fût de la croix est fiché dans une pierre polygonale aux bords arrondis. Le revers de la traverse de la croix comporte une inscription : “F:P:M:J:FLEURIL:J:1855” (Fait par M. J. FLEURIL). Elle remplacerait une croix érigée au XVe siècle, à la frontière des trois paroisses de Vildé-Guingalan, de Trélivan et d’Aucaleuc. Elle est située à l’emplacement présumé de l’ancienne voie romaine reliant Corseul à Rieux.

Croix de chemin (Boculé) : cette croix date du 3e quart du XIXe siècle. Elle a été réalisée en granite monolithe, avec un fût et des branches de section carrée et chanfreinée. Le fût comporte une niche à Vierge, placée en son milieu. La croix comporte des inscriptions devenues illisibles et se dresse sur un socle de plan carré. Cette croix est datée de 1860 et aurait été construite suite à un vœu de Pierre HÉRISSON.

Croix de chemin (Le Férulais) : cette croix monolithe date du 4e quart du XVIIIe siècle. Son tronc de section carrée s’évase vers le bas. La partie inférieure de la croix comporte une inscription gravée dans un cartouche vertical : “J.MICHEL.MA.FAIT AN.1784” (J. MICHEL m’a fait en 1784). La base du fût est cimentée dans une petite pierre de taille carrée.

Croix de chemin dite “de Coavou” (Les Haîches) : cette croix monolithe appelée “Croix de Coavou”, du nom du lieu-dit adjacent, date du 3e quart du XIXe siècle. Elle a été construite en 1862, suite au voeu de Pierre HÉRISSON. Son apparence est similaire à la croix de Boculé : elle est de section carrée et chanfreinée. Toutefois, son fût comporte également des cannelures. La niche à Vierge est vide et les inscriptions que la croix comporte sont aujourd’hui peu lisibles : “F.P …HÉRISSON” (Fait par … HÉRISSON).

Les croix mortuaires

Croix (probablement mortuaire, visible dans la Venelle du Puits) : cette croix basse, qui date de la seconde moitié du XIXe siècle, se situe aujourd’hui sur un terrain privé. Selon toute vraisemblance, elle n’est plus à son emplacement d’origine. Le fût et la traverse sont de section ronde. Le bas du fût comporte des arêtes chanfreinées et s’évase vers une base de plan carré.

Croix mortuaire (La Croix Nergan) : cette croix mortuaire, réalisée en granite, date du XIXe siècle. Elle provient du cimetière et a été déplacée dans le jardin du n°6 de La Croix Nergan par d’anciens propriétaires de la maison.

Décompte des œuvres étudiées 11

Annexes

Références documentaires

Documents d'archives
  • Bulletin municipal de Vildé-Guingalan, n°21, décembre 1995

    Ville de Vildé-Guingalan
Documents figurés
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P388 001
Bibliographie
  • GAUTHIER, J. P. Croix et calvaires de Bretagne. Paris, 1944.

  • GOURBIL Jean. Vieilles croix du Pays de Dinan. Pornichet : Editions Jean-Marie Pierre, juin 1991.

  • CAVAN Christine, Vildé-Guingalan au Fil du Temps, 2016, 56 p. [PDF en ligne]