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Les croix et calvaires de la commune d'Hanvec

Dossier IA29005616 réalisé en 2013

Le territoire d'Hanvec compte 11 croix et calvaires, érigés entre la deuxième moitié du 15e siècle et le tout début du 18e siècle. Sur ces 11 édicules, 10 ont été sélectionnés pour étude. Neuf jalonnent les routes (cinq sur la route d'Hanvec à Braspart, un sur la route d'Irvillac, trois sur la route qui conduit à la chapelle de Lanvoy), le plus souvent érigés sur des carrefours. La croix figurée sur le cadastre ancien, route du Faou, au sud-ouest du bourg, a aujourd'hui disparu.

Aires d'étudesParc Naturel Régional d'Armorique
Dénominationscroix de chemin, croix de cimetière, calvaire
AdresseCommune : Hanvec

Les seigneurs de Kerliver sont à l'origine du plus ancien des calvaires de la commune, érigé sur le placître de la chapelle de Lanvoy. Sa composition serrée dans un bloc monolithe, sans découpes, est proche de celle d'autres calvaires du 15e siècle situés dans le PNRA (église paroissiale de Berrien, bourg de Saint-Ségal).

Les trois croix du 16e siècle sont probablement issues de commandes seigneuriales : croix de Lanvoy près de la chapelle, croix de Kerohan à quelques mètres du manoir disparu, croix du cimetière.

Parmi les six croix et calvaires du 17e siècle, trois sont l'oeuvre de l'atelier de Roland Doré, sculpteur à Landerneau dans la première moitié du 17e siècle (Quillafel, Kervezennec, Le Cranou). Si seule la croix du Cranou est signée de l'artiste, les deux autres portent son empreinte stylistique (Christ cambrés, têtes projetées vers l'avant, visages au profil tranchant et aux pommettes saillantes). L'origine des commanditaires est variée : prêtres, seigneur, commande locale. Les commandes ecclésiastiques, au nombre de trois, sont identifiables grâce au calice sculpté sur le noeud ou encore l'inscription explicite placée sur la traverse inférieure (Kervezennec, Croas ar Halvé, Quillafel). Le calvaire à double traverse est caractéristique de la zone située aux limites du Léon et de la Cornouaille. Les statues géminées posées sur la traverse inférieure ont parfois disparues Les bases à tables d'offrande latérales ou sur l'arrière sont rares sur le territoire, celles de Quillafel et de Croas ar Halvé constituent de beaux exemples, comparables à celui du bourg de la commune de Berrien.

L'utilisation de la kersantite pour les croisillons est la règle, à deux exceptions près (Lanvoy, Le Labou), les fûts et socles sont souvent en granite, parfois en kersantite, les bases en granite ou en pierre de Logonna (microdiorite quartzite).

Les croix et calvaires d'Hanvec se distinguent par la qualité de leurs sculptures, leurs limites chronologiques étalées sur deux siècles à peine (exceptée Quistillic datée 1700), et la présence du sculpteur Roland Doré. Elles forment un ensemble particulièrement intéressant et homogène. Ici, pas de grands calvaires du 16e siècle à l'image de ceux de Locmaria-Berrien, Braspart, Saint-Ségal, Commana, etc, mais des édicules plus modestes qui présentent cependant un réel intérêt patrimonial.

Période(s)Principale : 3e quart 16e siècle, 1er quart 17e siècle, 2e quart 17e siècle, limite 17e siècle 18e siècle, 1er quart 19e siècle , porte la date
Auteur(s)Auteur : Doré Roland

Références documentaires

Documents figurés
  • Archives départementales du Finistère, série 3P 2/19, 1824.

    Archives départementales du Finistère : 3 P 2/19
Bibliographie
  • CASTEL, Yves-Pascal. Atlas des croix et calvaires du Finistère. Société archéologique du Finistère, 1980.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
(c) Région Bretagne (c) Région Bretagne - Tanguy-Schroër Judith
Judith Tanguy-Schroër , né(e) Tanguy
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