Logo ={0} - Retour à l'accueil

Les croix monumentales et les monuments christianisés sur la commune de Locoal-Mendon

Dossier IA56005668 réalisé en 2006

Fiche

Voir

Aires d'étudesRia d'Etel
Dénominationscroix monumentale, monument
AdresseCommune : Locoal-Mendon

Le repérage porte sur les croix monumentales et les monuments christianisés généralement implantés en bordure de route : à l'entrée d'un village, au croisement de deux chemins. On en recense également dans des lieux isolés à la limite du territoire paroissial ou en commémoration d'un événement. Sur les vingt-cinq croix repérées sur la commune, vingt-et-une sont étudiées et traitées en dossiers individuels. Les croix repérées sont très tardives et ne présentent aucune particularité, elles datent toutes du 20e siècle. Les croix sélectionnées sont classées selon plusieurs catégories en fonction de critères établis par l'enquêteur, certaines d'entre elles figurent dans plusieurs catégories à la fois. Les monuments gaulois christianisés (6) Les vestiges gaulois sont particulièrement nombreux à Locoal-Mendon, notamment les lec'hs dont la commune est la plus riche en Bretagne. Les lec'hs sont des pierres taillées en forme de calottes sphériques ou de stèles, de section circulaire ou quadrangulaire avec les arêtes arrondies et les côtés plus ou moins galbés. Selon les spécialistes, il s'agirait de monuments celtiques de l'Age du fer, à destination funéraire. Les morts incinérés étaient mis dans des urnes cinéraires placées dans un tumulus ou regroupées en nécropoles, les "champs d'urnes". Ces ensembles comme les sépultures plus importantes étaient signalées par une stèle funéraire appelée lec'h. Certaines ont été christianisées en y gravant des croix ou en en implantant une à leur sommet, parfois aussi en y associant une croix monumentale à côté. Il n'est pas impossible qu'à l'époque gallo-romaine, les populations chrétiennes aient elles aussi taillé des pierres puisqu'elles continuaient de les utiliser, sans doute aux mêmes fins. Certains de ces monuments sont hauts, en forme de fuseau et ont une fonction commémorative comme celui de Prostlon à Pen-Pont ou celui appelé Quenouille de Brigitte implanté à l'entrée de la presqu'île du Plec. Il existe d'autres stèles, moins hautes, voir petites que l'on trouve fréquemment dans le voisinage des sanctuaires (cf. Le Moustoir, Locoal, Le Plec). On dénombre ainsi à Locoal-Mendon, une demi douzaine de stèles gauloises christianisées du Haut Moyen-Age au 18e siècle (cf. Lanitré, Kerdro). Les croix monolithes du Moyen Age (4) Il reste trois croix du Haut Moyen Age sur le territoire communal, elles témoignent d'une occupation humaine continue, sans rupture dans le temps. Les croix de Locoal, du Moustoir et de Lanitré pourraient être datées entre le 6e siècle et le début du 11e siècle, peut-être dès l'époque de la christianisation bretonne (6e-7e siècles) avec l'arrivée des Bretons en Armorique et les débuts de l'organisation religieuse du territoire. En granite monolithe, leur forme est caractéristique : de taille irrégulière, à bras courts, socle enfoui et sans décor. Si on sait qu'elles sont fort anciennes, il est cependant difficile de dater précisément ces croix en l'état actuel des connaissances. La croix de Groez er Vil implantée sur l'ancienne limite paroissiale entre Locoal et Mendon semble plus récente, peut-être du Milieu du Moyen Age, avec ses bras très courts et le haut du croisillon légèrement fuselé. Les croix à bras trilobés ou quadrilobés (5) Ces croix présentent des caractéristiques communes que l'on retrouve dans le reste du canton : fût circulaire ou chanfreiné, croix à bras courts tréflés ou quadrilobés, présence d'un socle monolithe (cf. Kerhel, Kerbonaccueil). Un losange est parfois sculpté en creux au centre du croisillon comme sur les croix du Coëdo, de l'Istrec et de Pen Pont. Cette forme de croix est datable, selon les spécimens, entre la fin du Moyen Age et le 17e siècle. Cette forme est reprise sur des croix du 19e siècle (cf. croix de cimetière de Locoal). Les croix des 17e, 18e et début 19e siècles (10 exemples) Ces croix sont, pour la plupart, d'une grande simplicité : légèrement chanfreinée pour les croix antérieures au 19e siècle, sur socle monolithe et soubassement en pierre de taille, avec un croisillon orné sur la face d'un Christ en croix fruste (cf. Kerdenot, Kerbihan, Sainte-Marguerite, Kerdro) associé, parfois, sur le revers avec un ostensoir, un Sacré Coeur ou une Vierge (cf. Kervérenton, Lanitré, rue des Sonneurs, Ty er Chir). Deux de ces croix sont implantées sur un socle taillé dans une ancienne stèle gauloise (cf. Kerdro et Lanitré). Seules les croix de Kervily et de Locqueltas, par ailleurs incomplètes, sont dépourvues de décor figuré.

Période(s)Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine
Décompte des œuvres repérées 25
étudiées 21