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Les demeures, manoirs ou châteaux sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande

Dossier IA35040730 réalisé en 2006

Fiche

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Les châteaux :

Le château du Haut Bois est une construction de style Louis XIV qui possède une chapelle et une ferme du 17e siècle. A la fin du 18e siècle, la propriété du Haut Bois était composée de la métairie du Petit Haut-Bois, de la métairie de la Chevrolais, de la ferme de la Morinais, de la métairie du Boisjean et de la métairie de la Porte.

Le château du Pélerinage se situait, quant à lui, dans le bourg de Saint-Jacques ; il a été totalement détruit pendant la seconde guerre mondiale. Il s'agissait d'un grand bâtiment composé d'un corps central flanqué de deux pavillons saillants. Le corps central était percé de deux travées, surmontées d'une lucarne à fronton triangulaire. Les deux pavillons étaient percés d'une travée. Un bandeau soulignait la séparation des niveaux. Une terrasse était aménagée entre l'avancée des deux pavillons ; elle possédait une balustrade. En façade postérieure, se trouvaient deux tourelles couvertes de toits en poivrière. Ce château est visible sur de nombreuses cartes postales du début du 20e siècle.

Les manoirs :

La commune possédait un nombre de manoirs importants. En effet, Paul Banéat en répertorie 12 dans son ouvrage Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments au début du 20e siècle. Pourtant, nombre de ces édifices ont disparu au cours des siècles passés mais également pendant la seconde guerre mondiale.

Le Manoir de la Maltière était une construction de la fin du 15e siècle ou du début du 16e siècle ; il était composé de deux bâtiments perpendiculaires, en "L", à l'intersection desquels se trouvait une tour ronde contenant un escalier en vis en pierre. La porte d'entrée était en arc brisé et surmontée d'une archivolte à moulures prismatiques. A l'intérieur, il existait des fenêtres à coussièges. Il existait également une chapelle de 1678. Ce manoir a été détruit en 1938 à cause de l'extension d'un terrain militaire.

Le Pavillon du Pas Hubert a aussi été détruit en 1907 ; il s'agissait d'un pavillon sans étage, dont la porte était précédée d'un grand escalier de pierre. Le toit en pavillon était percé d'une lucarne à fronton semi-circulaire. L'une des façades était percée de trous de boulins destinés à des pigeons.

Il reste toutefois certains vestiges des manoirs qui existaient dans la commune. En effet, le manoir de la Courrouze est une construction de la seconde moitié du 19e siècle, qui possède un plan quadrangulaire et une couverture à croupes. Les murs étaient enduits, et les encadrements de baies composés de carrés bois. La façade est rythmée par cinq travées ; les trois travées centrales sont surmontées de lucarnes à frontons triangulaires. La Courrouze fut vendue comme bien national en novembre 1794 ; à cette époque la propriété comptait une maison principale, une chapelle, un jardin, un vivier, un bois et une avenue. Il existait aussi une métairie de la Petite Courrouze.

Le Manoir était abandonné dans les années 1970. Il était, jusqu'à la moitié du 16e siècle, la résidence de campagne des évêques de Rennes. Le parc contenait des arbres exotiques et les douves, en forme de fer à cheval, entouraient le jardin.

La Piblais est un bâtiment en bauge qui possède un plan quadrangulaire et qui est couvert d'un toit en pavillon surmonté d'épis de faîtage. La façade sud est percée de trois travées composées de baies en arcs segmentaires.

L'ancien manoir de la Gautrais date du milieu du 17e siècle. Le bâtiment a été remanié, toutefois, à l'intérieur, il existait deux cheminées de style Louis XIV en bois. Le trumeau de l'une d'elle renferme, dans une grosse moulure octogonale accostée de deux losanges, une peinture représentant un Maréchal de France décoré du cordon de l'Ordre du Saint Esprit. Dans les années 1970, cette cheminée était "enfermée" dans un placard.

Les retenues :

La proximité des grands axes de circulation a favorisé l'implantation de maisons de rennais en campagne. Les faubourgs de Dinan, Fougères, Nantes ou Redon sont les premiers lieux de villégiature choisis aux 16e et 17e siècles pour leur facilité d'accès. Ces bâtiments appartenaient à des familles nobles ou à de riches bourgeois. La plupart du temps, une partie des bâtiments ou même le rez-de-chaussée du logis est loué à des fermiers. Le propriétaire se réserve certains bâtiments ou parties de bâtiment, il s'agit du système de la retenue. D'après Paul Banéat, il existait de nombreuses retenues sur le territoire de la commune ; à la Calvenais, une retenue appartenait à la famille Kermasson à la fin du 18e siècle, une retenue existait également au Temple de Blosne, celle-ci appartenait aux Vaugeois au début du 18e siècle. Au village de la Pitardière (nord-ouest du village), il existait deux maisons de retenue, dont l'une était la propriété de la famille Amiral en 1795. La demeure située à la Piblais était également une maison de retenue ; elle appartenait aux Béziel au 18e siècle. Par ailleurs, la tradition orale nous a rapporté qu'aux Maffeys, les propriétaires habitaient la maison principale, alors que les fermiers ne disposaient que de la petite pièce située à l'ouest.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Dénominations manoir, château, demeure, villa
Adresse Commune : Saint-Jacques-de-la-Lande
Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 5
étudiées 0

Annexes

  • 20063505013NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20063505012NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20063505008NUCA : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    19883500618XB : AD, Ille-et-Vilaine, 8Fi.

Références documentaires

Documents figurés
  • Château du Pélerinage. St-Jacques-de-la-Lande (I. et V.) . Carte postale, [s. d.] (A.D. Ille-et-Vilaine 6 Fi) .

  • Environs de Rennes. St-JACQUES-DE-LA-LANDE. Château du Pèlerinage. Carte postale éditée par E. Mary-Rousselière, édit., Rennes, [s. d.] (A.D. Ille-et-Vilaine 6 Fi) .

  • Environs de Rennes. St-JACQUES-DE-LA-LANDE (I.-et-V.) . Château de la Reuzerais. Carte postale éditée par E. Mary-Rousselière, édit., Rennes, [s. d.] (A.D. Ille-et-Vilaine 6 Fi).

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • BARBEDOR, Isabelle, BONNET, Philippe, CANNEVA-TETU, Odile (dir.), LAURANCEAU, Elise, RIOULT, Jean-Jacques. Rennes, mémoire et continuité d'une ville. Paris : Monum, Editions du Patrimoine, octobre 2004, (Cahiers du patrimoine).

  • BARDEL, Philippe, MAILLARD Jean-Luc. Architecture de terre en Ille-et-Vilaine. Rennes : Apogée, Écomusée du Pays de Rennes, 2002.

  • GRIMAULT, J. Ma paroisse de Saint-Jacques. Episcopale et suburbaine. Paris : Le Livre d'Histoire, 2005, (Monographies des villes et villages de France).

  • GRIMAULT, J. Ma paroisse de Saint-Jacques. La Révolution et le XIXe siècle. Paris : Le Livre d'Histoire, 2005, (Monographies des villes et villages de France).

  • INVENTAIRE GÉNÉRAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE. Région Bretagne. Le manoir en Bretagne. 1380-1600. Paris, Caisse nationale des monuments historiques et des sites/Éditions du patrimoine/Imprimerie nationale Éditions, 1999, (Cahiers du patrimoine).

  • LE COUEDIC, Daniel, TROCHET, Jean-René. Bretagne. L'architecture rurale française. Éditions A DIE, 1999.

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. Architecture, méthode et vocabulaire. Paris : Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France, Centre des monuments nationaux/Éditions du patrimoine, 2000.

  • "Groupe Mémoire" du Centre de la Lande. Mémoires de Saint-Jacques. Saint-Jacques-de-la-Lande, numéro 4, Mars 2005.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).