Logo ={0} - Retour à l'accueil

Les églises, chapelles, cimetière et croix monumentales sur la commune de Renac

Dossier IA35012944 réalisé en 2001

Fiche

Voir

Dans son Pouillé historique, le chanoine Guillotin de Corson mentionne une dizaine de sanctuaire sur le territoire de Renac, dont les deux tiers ont aujourd'hui disparues, à savoir neuf chapelles en sus de l'église paroissiale : Notre-Dame du Bois-Raoul, Saint-Fiacre de Trobert, Notre-Dame ou Saint-Marc de Gavrain, Notre-Dame de la Touche, Saint-Julien près du Pont du même nom, Saint-Méen de Coipel, ainsi que les chapelles de Virel, du Pinel et du Brossay dont il ne précise pas les saints patrons.

Paul Banéat mentionne une dixième chapelle, celle des Ports-Grimauld, située entre le hameau du Pré et la route de Langon

Situés dans les dépendances des manoirs, la plupart de ces sanctuaires n'étaient sûrement que de modestes oratoires décorés du nom de chapelle, à l'image de Notre-Dame du Bois-Raoul, pourtant édifiée par le baron de Renac vers 1500 et unique édifice de ce type conservé. La chapelle de Saint-Julien, si l'on en croit la tradition dont le savant chanoine se fait l'écho, "était de style ogival et ajourée de trois belles fenêtres, dont celle du chevet avait de riches meneaux". Fondation probable du seigneur du Pont dont le manoir s'élève encore à proximité, son importance devait être liée à la foire qui se tenait en bordure de la grande voie de Rennes à Redon le 28 août, jour de la saint Julien. La concentration des terres nobles entre les mains de quelques grands seigneurs fonciers qui voit le déclassement, dès le XVIIIe siècle de nombre de manoirs en simples métairies, dut être fatale aux chapelles domestiques de Virel, de Coipel et de la Touche ; cette dernière vraisemblablement abandonnée après l'incendie du château pendant la Terreur révolutionnaire. Il n'est cependant pas exclu qu'elles aient également fait office de sanctuaire particulier à l'usage des habitants des hameaux environnants. Les paroisses du diocèse de Vannes, étaient fréquemment divisées en un certain nombre de quartiers appelés frairies. Les deux frairies les plus éloignées du bourg paroissial, Trobert et Gavrain possèdent encore leurs chapelles, associées chacune il est vrai à une fontaine de dévotion sans doute très ancienne, ainsi qu'à un pardon nommé assemblée en Bretagne galèse, témoins d'une vitalité religieuse qui expliquerait leur bon entretien jusqu'à notre époque.

Si l'on ne peut produire aucune recension ancienne des croix de chemin, le cadastre de 1843 peut en tenir lieu. En effet dix sept croix y sont figurées, détruites pour la majeure partie d'entre elles. Seules, trois croix anciennes subsistent de ce corpus : la croix médiévale de l'Aunay Hingan, la Croix Pilet et la Croix Valet, érigée sans doute au XVIIe siècle et la mieux conservée.

La croix de l'enclos paroissial a vraisemblablement été détruite lors de la reconstruction de l'église en 1869. Les croix de placître des chapelles de Trobert et de Gavrain ont aussi disparues. Disparues également nombre de croix qui s'élevaient au bord des chemins, comme la croix de carrefour (au nord ouest de la Colunais, section A1), la Croix du Gué (à l'ouest du Val, section A5), celle du Val, vers la Colunais (section A2), la croix sise en bordure de la grande route de Rennes à Redon (face à la Soulaye section A3), de même que la Croix des Forges, (au nord de Trobert section G4).

Il faut incriminer la campagne de "restauration" entreprise sans doute à l'initiative d'un recteur au début du XXe siècle, pour expliquer la disparition d'un autre contingent. Ainsi, la Croix des Villes, la Croix du Frêche, la croix située en bordure de la départementale 177 (près de Catféon), la croix du Val comme celle de Trobert, sans oublier le Calvaire à l'entrée du bourg ont remplacé des croix plus anciennes qui se dressaient aux même emplacements. Il faut cependant attribuer cette campagne des créations qui sont venues enrichir le corpus des édicules religieux de la commune. Si la croix de Joseph Robert aux Piniaux (1885) et celle du Tertre (1958) sont des ex-voto offerts par des particuliers, on ne sait qui sont les commanditaires des croix du Haut-Gust, de la Piassais, de la Poussinais, de la Presselais, et de la Rochelle. La croix du cimetière et la croix de mission de Saint-Julien, élevées toutes deux en 1924, ont en revanche été commandées par la fabrique.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationséglise, chapelle, cimetière, croix monumentale
AdresseCommune : Renac
Période(s)Principale : 14e siècle
Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Décompte des œuvres repérées 34
étudiées 0

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral dit napoléonien. Tableau d'assemblage, échelle 1/10000e, levé par Mr.Ferré géomètre en 1843. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, Rennes. Tableau d'Assemblage du plan cadastral parcellaire de la Commune de RENAC Canton de Redon. Arrondissement de Redon, Département d'Ille et Vilaine, Terminé Sur le Terrain le 6 novemebre 1843, sous l'administration de Mr. Henry. Préft Mr. Delanoë, Maire et sous la Direction de Mr. Sauvageot, Directeur des Contributions directes Mr. Lesné Géomètre en chef Par Mr. Ferré, Géomètre du Cadastre..

Bibliographie
  • INVENTAIRE GÉNÉRAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE. Région Bretagne. Ille-et-Vilaine. Eglises et Chapelles, par ORAIN Véronique, avec la collaboration de BARBEDOR Isabelle, DUFIEF-MOIREZ Denise, RIOULT Jean-Jacques. Rennes : Association pour l' Inventaire Bretagne, 1996, (Indicateurs du patrimoine).

    p. 7 à 53
  • CHEVAL, Edouard. Histoire de Renac. Redon : Imprimerie Armoricaine, 1988.

    p. 139-144, 153-170, 225-237