Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Les fours à goémon (île-de-Sein)

Dossier IA29005592 réalisé en 2014

Fiche

Á rapprocher de

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Dénominations four
Adresse Commune : Île-de-Sein

Les algues sont omniprésentes sur les grèves de l'île-de-Sein, charriées à chaque marée haute.

Elles étaient traditionnellement utilisées comme engrais, combustible et complément alimentaire pour les vaches de l'île-de-Sein. La récolte du goémon était un travail essentiellement féminin. Peu rémunérateur, ce travail était cependant un complément financier aux familles sénanes et un élément incontournable de l'économie de l'île.

Au 17e et 18e siècles, les algues sont séchées puis incinérées dans les fours à goémon pour fournir de la soude (carbonate de sodium) aux manufactures de verre. Au 19e siècle, suite à la découverte du procédé d'extraction de l'iode (1811), les pains de soude, toujours issus de l'incinération des algues, sont acheminés vers les usines d'iode du Finistère qui se créent tout au long du 19e siècle : Le Conquet (1829), l'Aber Wrac'h (1870), Audierne (1895), Pont-Croix et Pont-L'abbé (1852).

La production de soude a perduré jusque dans les années 1950 où 42 tonnes de soude sont produites pour 8 000 Francs la tonne. La production cesse en 1955 Suite à l'arrêt des aides publiques, la production de soude française cesse en 1955.

La préservation de ces fours à goémon est fragile. Ils sont sujets à un envahissement végétal, à l'affaissement des structures de pierres et à l'érosion du trait de côte.

Période(s) Principale : 18e siècle , (?)
Principale : 19e siècle

Un four à goémon se présente sous forme de rigole longue d'une dizaine de mètres, large de 60 cm environ et d'une profondeur de 40 cm environ. Des pierres sèches, placées à la verticale, compartimentent la rigole, quand d'autres sont placées aux extrémités.

Murs pierre
Décompte des œuvres repérées 2