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Les lotissements (Saint-Gilles)

Dossier IA35132654 réalisé en 2018

Fiche

Aires d'études Mordelles, Rennes Métropole
Dénominations ensemble castral
Adresse Commune : Saint-Gilles

La ville de Saint-Gilles est fortement marquée par son entrée dans le district urbain de l'agglomération rennaise en 1970. La construction de la Route Nationale 12 participe également à l'essor urbain. Ces deux évènements viennent modifier l'aspect encore rural de la commune. Les lotissements avec leur habitat pavillonnaire, très présents dans le centre-bourg et au-delà constituent un élément paysager et identitaire important de la commune.

La nouvelle route qui relie Rennes à Brest passe au cœur de la commune, non loin du centre-bourg. Elle se situe en parallèle de l’ancienne voie royale. Saint-Gilles se retrouve à 15 min en voiture de la ville de Rennes ce qui accélère considérablement l’attrait et donc l’urbanisation de la commune.

Des lotissements sont créés, tout d’abord à l’est du centre-bourg. L’expansion s’intensifie au fil des années. En 1990 une nouvelle impulsion est donnée au développement de ces zones par la création d’un échangeur. De nouveaux lotissements vont alors voir le jour du coté ouest de la ville. En revanche, ces constructions restent dans une géographie relativement proche du centre-bourg puisque qu'elles sont cernées par des zones humides, qui seront par la suite protégées en tant que coulée verte dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU), mis en place en 2006.

Depuis les années 2000, les lotissements se développent au-delà de cette limite naturelle formée par le passage de deux cours d’eau. Par conséquent, de nouveaux lotissements se développent à l’ouest du bourg, et viennent encercler d’anciens hameaux isolés.

Période(s) Principale : 2e moitié 20e siècle, 3e quart 20e siècle

La première zone pavillonnaire de Saint-Gilles sort de terre au début des années 1970, à l'est du centre bourg. Il s'agit du lotissement de la Mousqueterie. Il s'étend sur plusieurs rues, il commence au nord sur la rue de Rennes jusqu'à la rue du Gui-Chalet au sud et de la rue Prieuré à l'ouest à la rue de la Poterne à l'est. Les maisons de cette zone construites par différents entrepreneurs et reprennent un modèle similaire. Elles mettent en évidence l'omniprésence de la voiture et de la recherche de verdure. Elles possèdent toutes une allée de garage, parfois un garage au rez-de-chaussée et l'entrée de la maison s'effectue par un escalier extérieur donnant accès au premier étage, où se trouve l'habitation. Elles sont toutes au centre des parcelles et offrent des jardins plus ou moins grands et arborés. Certaines sont de style néo-breton, d'autres plus rectangulaires, elles illustrent la diversité architecturale qui existe durant cette décennie.

Au centre de cette zone il y a un court de tennis qui illustre la recherche de loisir et de dynamisme de ce type de quartier. Des chemins piétons sont mis en place pour parcourir cet espace dans une idée de raccourcis, loin des trottoirs bitumés.

La rue du Gui-Chalet et la rue de la Janais se distingue du premier lotissement. En effet, ces maisons, bien que pavillonnaires, sont construites sur des parcelles plus petites et offrent des jardins moins importants. De plus, elles sont mitoyennes et non pas en centre de parcelles. Il s'agit de construction plus tardives que les maisons de la Mousqueterie.

En parallèle de ces lotissements une zone pavillonnaires privées voit le jour à l'est du centre bourg, autour de l'étang de la Motte. Cet espace a un passé houleux puisque les ancien marécageux ont été comblé pendant la Seconde Guerre mondiale afin de créer des pistes d’atterrissages pour les avions allemands. Dans les années 1970, un entrepreneur a pour projet de bâtir quarante parcelles avec vue sur un étang recréé. Les parcelles et les maisons sont toutes plus grandes que dans les autres zones pavillonnaires de Saint-Gilles. Elles sont construites sur une rue unique d'un côté et l'étang de l'autre. Comme dans le lotissement de la Mousqueterie des espaces de loisirs sont à disposition des riverains, il y a un cour de tennis, un boulodrome et un terrain de football. Un projet de parc de loisirs a même été envisagé de l'autre côté de l'étang. Toutefois, ce dernier projet n'a pas été mené à bien, seule une promenade a été mise en place sur les berges. La nature tient une place importante dans la physionomie de ce lotissement. Une grande quantité de chênes et de peupliers bordent le lac et les habitations. Le lotissement de l'Etang de la Motte est une propriété privée où les riverains gèrent les voiries et dispositifs électriques ce qui distingue ce lotissement des autres construits à Saint-Gilles.

Un autre lotissement en bord de lac se rapproche dans sa typologie à celui de l'étang de la Motte. En effet, le lotissement de la Janais, au sud du bourg, est composé lui aussi de quarante parcelles bâties autour de deux rues qui communiquent entre elles par le biais d'un chemin vert. Un autre chemin vert permet l'accès à lac du Guichalet, créé lui aussi à la fin des années 1970. Les maisons sont similaires à celles de la Mousqueterie, elles ont généralement un étage, un garage et peuvent être de style différent.

La zone nommée Guichalet sort de terre dans les années 1980. Elle occupe l'espace restée disponible au sud de la Mousqueterie jusqu'au lac du Guichalet. Elle se distingue de la Mousqueterie par le biais de ses rues qui sont plus rectilignes et l'absence de zones de stationnement. Bien que la voiture soit toujours omniprésente dans cette espace les places sont tracées au sol directement dans les rues devant les maisons pavillonnaires. De plus, les jardins sont plus restreints, et les maisons mitoyennes plus nombreuses. Ce lotissement est construit sur l'ancienne ferme du Guichalet, ce qui atteste du développement urbain important des années 1970 et 80.

Le dernier lotissement de la commune prend place à proximité directe d'anciennes fermes. Il s'agit de l'Ile au Bois construit au début des années 2000 ,ce qui explique sa différence avec les zones pavillonnaires de la commune. En effet, ce lotissement est composé de maisons mitoyennes, d'immeubles à deux ou trois étages. Les jardins sont plus petits et moins nombreux, ce qui atteste d'un changement d'habitude dans la manière de vivre et de construire. Il est bordé par la coulée verte de la ville à l'est et des champs à l'ouest ce qui limite son extension.

Références documentaires

Bibliographie
  • Hénault Philippe (Dir.), Les lotissements, Une histoire de l'habitat individuel groupé de 1940 à nos jours, Éditions la découverte, Paris, 2007.

(c) Université de Rennes 2 ; (c) Rennes Métropole (c) Rennes Métropole ; (c) Inventaire général (c) Inventaire général - Guillaumin Elodie - Bontemps Bénédicte