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Les maisons et les fermes de la ria d'Etel

Dossier IA56007897 réalisé en 2009

Fiche

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L´enquête sur le territoire de la ria d´Etel, qui s´est déroulée entre 2004 et 2011 a permis de recenser 3339 maisons ou fermes (1499 fermes et 1840 maisons, dont 964 agglomérées, parmi lesquelles 12 presbytères), certaines ayant une double dénomination, comme les maisons de prêtre de Kervarquer à Ploemel et Le Léré à Merlevenez plus tard associée à une ferme, sur un total de 13734 immeubles au recensement INSEE de 1999. Le nombre d´édifices repérés correspond aux deux tiers de l´évaluation INSEE pour la construction jusqu´à 1950, et à 24,2% du total du bâti, ce qui est peu et s´explique par l´abondance des constructions nouvelles liées à la proximité des villes d´Auray et de Lorient et du littoral maritime : le nombre de résidences secondaires, autour de 30 % des résidences (mais plus de 50% à Erdeven et Etel), est un corollaire de la situation côtière du territoire. La répartition entre les maisons et les fermes révèlent des disparités importantes entre les communes : si la petite commune d´Etel ne compte logiquement presque que des maisons (il s´agit d´une commune agglomérée autour de son port), le nombre des maisons de Belz (325) peut paraître plus étonnant en regard de celui des fermes (56) : il révèle comme à Etel un habitat maritime destiné aux matelots du port d´Etel, que l´on retrouve dans une moindre mesure à Plouhinec sur sa frange côtière. Les autres communes sont plus conformes à leur terroir agricole.

Belz : 381 repérés, 11 sélectionnés (4,8%) ; 325 maisons, dont 7 en agglomération, 56 fermes

Erdeven : 209 repérés, 23 sélectionnés (11%) ; 100 maisons, dont 57 en agglomération, 109 fermes

Etel : 332 repérés, 8 sélectionnés (2,4%) ; 324 maisons, dont 309 en agglomération, 8 fermes

Locoal-Mendon : 214 repérés, 28 sélectionnés (13%) ; 43 maisons, dont 33 en agglomération, 171 fermes

Ploemel : 141 repérés, 15 sélectionnés (10,6%) ; 46 maisons, dont 22 en agglomération, 95 fermes

Landaul : 232 repérés, 7 sélectionnés (3%) ; 131 maisons, dont 81 en agglomération, 101 fermes

Landévant : 290 repérés, 13 sélectionnés (4,5%) ; 153 maisons (dont 110 en agglomération), 137 fermes.

Kervignac : 368 repérés, 23 sélectionnés (6,2%) ; 87 maisons (dont 13 en agglomération), 281 fermes.

Merlevenez : 190 repérés, 8 sélectionnés (4,2%) ; 79 maisons (dont 43 en agglomération), 111 fermes

Nostang : 164 repérés, 15 sélectionnés (9,2%) ; 46 maisons, dont 33 en agglomération, 118 fermes

Plouhinec : 673 repérés, 17 sélectionnés (2,5%) ; 430 maisons dont 296 en agglomération, 243 fermes

Sainte-Hélène : 145 repérés, 4 sélectionnés (2,7%) ; 76 maisons dont 30 en agglomération, 69 fermes

Total : 3339 repérés, 172 sélectionnés (5,1%) ; 1840 maisons dont 964 en agglomération, 1499 fermes

Le recensement a été systématique, avec prospection de chacun des lieux-dits ; la limite chronologique du recensement a été fixée aux années 1940 à l´est du territoire, sachant que le deuxième quart du 20e siècle est une période peu représentée dans la construction rurale, excepté à Etel où cette période correspond à la période faste de la pêche thonière. Les critères de repérage ont cependant été différents entre l´est (canton de Belz) et l´ouest (CC Auray, CC Blavet Bellevue Océan) en raison d´un changement de méthode en cours d´enquête : à l´ouest, le repérage qui concernait l´ensemble du patrimoine bâti quelque soient les remaniements, s´est poursuivi jusqu´aux années 1950, en raison de la prise en compte des fermes de la reconstruction ; à l´est, la lisibilité de la structure du logis, ainsi que le maintien des dépendances souvent aujourd´hui obsolètes ont été privilégiés. C´est-à-dire que les remaniements tels que agrandissement d´ouvertures ou changement de couverture n´ont pas été suffisants pour empêcher le repérage : la disparition du chaume et le relèvement fréquent des murs gouttereaux lors du changement de toiture aurait limité le repérage aux maisons ou logis de fermes postérieurs à 1850. Cependant, plus la date de construction est récente, plus les remaniements opérés ont constitué un obstacle au repérage dans cette zone.

Sur les 3339 maisons ou fermes repérées, 172 d´entre elles ont été étudiées (soit environ 5 % du corpus), soit pour leur représentativité d´une « famille » d'édifices repérés en grand nombre identifiable à des caractères architecturaux communs et (ou) spécifiques à cette famille, soit au contraire pour leur caractère exceptionnel.

Caractères historiques

On constate de grandes disparités selon les communes quant à la datation des édifices conservés : en effet, les communes côtières voient le renouvellement presque total de leurs constructions rurales au 19e siècle, phénomène observé ailleurs en Bretagne, en particulier dans le Finistère. C´est en effet surtout dans les communes de Ploemel, de Locoal-Mendon, Landévant, Landaul et Nostang, un peu moins à Belz et Merlevenez, que se sont conservées des maisons remontant au 16e siècle (Belz, Kervoine, Locoal-Mendon, Kervihan, Ploemel, Trélusson, Landévant, Coet Crann) et à la 1ère moitié du 17e siècle : cette observation est révélatrice d´un territoire relativement prospère sous l´Ancien Régime. Les dates les plus anciennes sont relevées à Locoal-Mendon (1532, à Mané Coedigo sur un logis remanié), à Ploemel (1560, sur une maison de prêtre remaniée à Kerbrézel), Erdeven (1581, à Kerdelam, logis remanié), Landévant (1577, à Coet Crann). Cependant le véritable essor de la construction paysanne a lieu au 17e siècle ce que confirme le nombre important de logis repérés à cette période, même si beaucoup d´entre eux sont remaniés au cours du 19e siècle (changement de toiture, rehaussement des murs, agrandissement des ouvertures). C´est parmi ces fermes ou maisons les plus anciennes qu´ont été établis la majorité des dossiers de sélection à Belz, Locoal-Mendon, Landévant, Landaul, Nostang et Ploemel. Le remploi de portes et de fenêtres de cette époque dans les constructions plus tardives est également courant, en particulier à Landévant.

La construction ralentit dans la seconde moitié du 17e siècle et surtout dans la 1ère moitié du 18e siècle, période de déclin économique dans une grande partie de la Bretagne : les édifices repérés sont souvent plus modestes que pendant les périodes plus anciennes.

Cependant, dès la fin du 18e siècle, autour de la Révolution et dans la première moitié du 19e siècle, on assiste dans l´ouest de la Ria, à un renouveau de la construction, en raison entre autre des ventes révolutionnaires, qui voient l´acquisition de leurs terres par de riches paysans. Ceci est particulièrement vrai sur la frange côtière (Erdeven, Merlevenez et Plouhinec, mais également à Kervignac, commune la plus proche de Lorient. A compter du début des années 1840, la mise en chantier des nouvelles routes départementales et du futur pont Lorois, puis le développement de la grande pêche et de l´industrie de la conserve dans la commune d´Etel, à partir des années 1870, engendrent un essor de la construction destinée au logement de nouveaux habitants : ouvriers et pêcheurs (Etel, Plouhinec et Belz). A cet égard le destin des trois communes voisines est lié. Toutefois la tradition orale comme les études économiques et sociales faites sur le sujet, confirment qu´à Etel habitaient les armateurs et capitaines (patrons), à Belz les matelots ! Ainsi, 24,5% des maisons repérées à Belz datent du 19e siècle, 70% à Belz comme à Etel datent des années 1900-1939, tandis qu´à Plouhinec, cette période représente 50% des maisons : le fort pourcentage de maisons repérées pour la période précédant la seconde guerre mondiale correspond, dans les trois communes, à l´apogée de la grande pêche thonière. Est-ce un phénomène de contamination qui a vu les fermes et maisons d´Erdeven entièrement renouvelées (parfois en conservant des éléments anciens, tels que portion de murs, fenêtres ou portes), comme le confirme l'étude comparative des cadastres anciens et de l'actuel, ainsi que les dates relevées sur les façades au 19e siècle ? ou doit-on lier ceci au renouveau agricole qui connaît à Plouhinec, comme à Erdeven, son apogée avant la Grande Guerre ?

Dans les bourgs, les logis antérieurs au 19e siècle sont quasiment inexistants, malgré la conservation de quelques implantations anciennes (Erdeven, maison remployant la date de 1697), en particulier à Landaul, (3 maisons rue des Fuschias, dont une datée 1775). On note pourtant la présence de quelques fermes anciennes au bourg de Mendon, 13 rue de l'Abbé Bodo, une petite ferme de type logis-étable du 17e siècle encore couverte en chaume dans les années 1960 ainsi qu´au 9 rue des Sonneurs, un autre logis-étable du 17e siècle, inclus dans un alignement. A Ploemel, une maison de la Fabrique, bien que fortement remaniée, conserve des ouvertures du 16e siècle ; au vieux Bourg de Nostang, deux fermes place du calvaire, du 17e siècle ; de même à Landévant, deux maisons rue du Bois et rue de la Grange, ou à Plouhinec, place de l´église, une maison remployant des ouvertures du début du 17e siècle.

Moins nombreuses que dans d´autres régions, les dates relevées sur les bâtiments ne sont parfois pas en accord avec la proportion des bâtiments érigés à la même époque : certaines périodes, comme le 18e siècle sont peu « datantes », sauf à Erdeven. Elles sont pourtant plus fréquentes que les noms de commanditaires ; aussi la mention de « Le Guennec forgeron » portée en 1831 sur un puits dans une ferme de Keroulin à Ploemel apparaît-elle comme particulièrement intéressante, révélant une activité artisanale en milieu rural, activités dont il est aujourd´hui difficile de déceler les traces.

DESCRIPTION

1-Implantation et composition d´ensemble

La répartition de l´habitat est dense : les écarts sont en moyenne à moins d´un kilomètre les uns des autres. Ici dénommés ‘villages´, les hameaux importants, constitués de cinq à six fermes au minimum sont nombreux ; certains d´entre eux sont d´ailleurs plus importants que le bourg au 19e siècle, en particulier ceux constitués autour d´une chapelle : on mentionnera Saint-Laurent à Ploemel, Lapaul à Locoal-Mendon, Saint-Symphorien à Nostang, Trévelzun, ancien bourg de Merlevenez, Locadour à Kervignac, et surtout les grands villages de pêcheurs de Plouhinec et Belz : Kervarlay, le Vieux Passage (80 maisons recensées) et Saint-Cado, ou encore Le Moustoir à Sainte-Hélène. La majorité des constructions de ces villages est située de part et d´autre d´une ou plusieurs voies de desserte, sans réelle concertation d´ensemble. Au sud et à l´est du territoire, l´absence de relief n´a pas permis une implantation à l´abri des vents dominants, sauf à Landévant et Nostang où les villages sont situés soit sur des versants exposés au sud (Coet Crann). Pourtant, à Locoal-Mendon, Erdeven, Landaul, Sainte-Hélène et Ploemel, certains villages sont juchés sur de faibles hauteurs dominant un paysage autrefois marécageux (Saint-Sauveur à Erdeven, Locmiquel à Ploemel, Kergono à Landévant), voire maritime aux abords de la rivière (Langombrac´h à Landaul, Kerpuns à Locoal-Mendon, le Remoulin à Nostang). Les fermes y sont majoritaires, généralement bien individualisées séparées par des chemins ou des aires de travail ouvertes. Toutefois, comme elles privilégient pour la plupart la même orientation au sud, on rencontre soit une succession de fermes en barre (Trélusson en Ploemel, Kerallé en Landévant, Keroman en Kervignac), soit aussi des fermes en alignement constituées des logis et dépendances de chacune d´elles, en particulier à Erdeven, mais aussi à Belz (le Ganquis, Kervilaine), Landaul (Langombrac´h). Ceci est peut-être moins vrai dans l´ouest du territoire. Toutefois on remarque au nord de la zone (Landaul, Ploemel, Locoal-Mendon) quelques cas où l´orientation du logis se fait par rapport à la voie de circulation.

L´habitat ancien isolé reste marginal : habitat de lande ou de dune (Mane raz en Erdeven) se distinguant par l´absence de dépendances. Mais on rencontre aussi de rares fermes isolées (Penpont en Locoal-Mendon, Le Manetro ou Keranhouarn à Kervignac), parfois révélatrices d´un ancien lieu de manoir (Kerverrec en Ploemel, Keroual à Kervignac) ou peut-être d´une ancienne métairie exempte.

Dans les hameaux côtiers où se trouve une majorité de maisons de pêcheurs des 19e et 20e siècles, les maisons se sont implantées le long de voies existantes (Le Vieux Passage à Plouhinec, Saint-Cado à Belz). Elles sont souvent mitoyennes, plus rarement isolées, et, suivant l´orientation primitive du parcellaire par rapport au sud, elles s´organisent en barres parallèles ou perpendiculaires aux voies. Dans le cas d´une implantation perpendiculaire aux chemins, des servitudes de passage existent devant chacune des maisons alignées (Kervarlay, le Vieux Passage à Plouhinec).

La création de nouvelles routes départementales et l´augmentation sensible de la population au 19e siècle, ont engendré la construction d´un habitat récent implanté de façon linéaire le long des routes. C´est l´une des caractéristiques du développement urbain de Belz à cette époque, particulièrement sensible aux abords de Pont-Lorois, de Kernio, du Pont-Neuf ou de Bellevue, mais aussi à Erdeven à Croix Izan (sortie d´Etel), Plouhinec, (Passage neuf, Le Magouer)), Pont du Sac´h en Etel, Le long de la (ou de l´ancienne) route de Port-Louis à Kervignac, Plouhinec et Nostang et dans une moindre mesure aux abords de la gare de Ploemel le long du contournement ouest du bourg.

Quant aux habitations des bourgs, à l´exception des logis des anciennes fermes, elles adoptent presque systématiquement l´alignement le long de la voie de circulation.

2-Matériaux et mise en oeuvre

Le gros-oeuvre

La carte géologique montre deux plissements parallèles de granite encadrant des gneiss. Cet excellent matériau est principalement employé dans la construction ancienne. Mais le chaume utilisé en couverture qui participait à l´identité de ce pays a aujourd´hui presque complètement disparu, remplacé par de l´ardoise, du roseau, de la tôle, de la tuile..

Le granite, le gneiss et le bois

La demande en pierre à bâtir nécessitée par l´essor de la construction publique au 19e siècle (mairies-écoles, quais, phares et routes) est à l´origine de l´enquête administrative initiée en 1836 par la préfecture du Morbihan. Celle-ci révèle pour ce territoire un nombre élevé de carrières, mais réparties inégalement ; ainsi à Erdeven, le maire indique : « il y a seulement comme partout des excavations où chacun a extrait du moellon pour construire sa maison, ses fossés (talus), mais ceci se répète dans presque toute la commune dont le fond du sol est tout roc ». Celles de Belz sont particulièrement reconnues, quoique fermées : « « les pierres de taille de la carrière de St Cado ont servi pour la nouvelle construction du port de Lorient ; près du moulin des oies, carrière très conséquente qui a servi pour la construction du phare de Belle-isle en mer, pierre de tailles fendues à la dite carrière, près du bourg en pierre de taille fendues et en moellon, à la montagne de Mane Hallan, qui a servi à la construction de la mairie école et autres constructions dont à Fandouillec : ces carrières à l´exception de la dernière ont été abandonnées, mais pourraient être réouvertes et en tirer de grands avantages ».

Les carrières anciennes sont aujourd´hui difficiles à identifier, excepté sur le littoral de la rivière et sur quelques sites rocheux du rivage, où l´extraction a laissé des traces bien visibles. Certains mégalithes ont, comme ailleurs, servi de carrière.

Dénommé granite de Carnac ou de « Belz-Crac´h » par le géologue Louis Chauris, le plissement littoral est le principal fournisseur de pierre pour les communes du sud de la ria, Erdeven, Plouhinec, Belz, Sainte-Hélène et Merlevenez. C´est également la pierre constitutive des nombreux mégalithes du territoire (Kerzerho à Erdeven, dolmens de Belz). Prélevé en surface pour les constructions vernaculaires, il revêt une couleur jaune doré, alors que les carrières industrielles qui exploitent en profondeur le même filon fourniront un granite plus gris pour la construction publique (mairie de Belz), mais aussi à Belz, Etel, Plouhinec, Merlevenez, Sainte-Hélène et Erdeven, dans l'encadrement des baies des façades de maisons construites dans les bourgs entre 1910 et 1940, souvent traité en pierre de taille à la surface non polie ou volontairement éclatée. Dans quelques maisons de bourg du début du 20e siècle s'observent aussi des encadrements de brique, provenant sans doute par chemin de fer de briqueteries lorientaises ou vannetaises.

Un granite de qualité identique, dit granite d´Hennebont, forme le sous-sol au nord du territoire (Kervignac, nord de Landévant).

Généralement les façades sont en moellon, et les entourages des baies y compris les jours de combles, les rampants des pignons et les souches de cheminées, en pierre de taille. Le grain fin permet une mise en oeuvre de qualité, sous forme de moellon disposé en assises régulières proche de la pierre de taille dans les fermes les plus soignées du 17e siècle au 19e siècle (Nostang, Le Parc, fig.10, St Thomin, fig 11). Cette qualité de taille est la cause d´une réutilisation constante des matériaux anciens dans des constructions nouvelles, y compris dans de simples dépendances qui acquièrent alors une apparence prestigieuse souvent involontaire.

A la fin du 19e siècle, le moellon est souvent recouvert d´un enduit blanchi dans les fermes du littoral (en particulier à Erdeven) et dans l´habitat de marin. La tendance de la fin du 20e siècle a vu la disparition fréquente de cet enduit, la 'pierre' étant privilégiée, malgré la perte de la perception du contraste voulu à l'origine entre le mur blanchi et les encadrement des baies, corniche et soubassement en granite ocre. La pierre de taille, rare, se rencontre dans une trentaine de fermes et maisons (ou vestiges de logis) remarquables, (Keroret, Kerdelam en Erdeven, le Ganquis, Trébointel à Belz, Locqueltas, la Forest à Locoal-Mendon, Kermorhen, la Métairie du Parc, Kercadoret et Locadour à Kervignac, Lesteno à Merlevenez, Kerzo, Porh Berringue et Lezevry à Plouhinec, Seludiern et Kerallé à Landévant, Le Moustoir à Sainte-Hélène, Kermarham, Saint-Thomin et Keriolar à Nostang, ainsi qu´à Keristès à Ploemel (maison de prêtre du début du 17e siècle).

Entre ces deux gisements de granite, se trouvent des gneiss, moins propices à une taille régulière, dans une vaste zone qui couvre Landaul et Landévant, ainsi que le nord de Nostang et Kervignac. Cette difficulté de taille des pierres d´encadrement des baies a généré le recours à des linteaux de bois, parfois même un encadrement total de la baie, au lieu de granite coûteux car de provenance lointaine. Le bois est aussi massivement utilisé pour les linteaux de cheminée au 19e siècle.

Deux matériaux d´importation sont encore présents, mais dans des cas bien particuliers : le calcaire importé via les ports d´Hennebont ou de Lorient : employé dans les châteaux reconstruits au 18e siècle, il fait une apparition unique dans la lucarne d´une maison de marchand à Saint-Cado ; par contre, la brique qui débarque tardivement, à la fin du 19e siècle et au 20e siècle, est très utilisée dans la construction privée à Etel, où elle arrive par le port.

Les couvertures

La paille de seigle, jadis majoritaire dans les constructions rurales, a commencé à disparaître dès la fin du 19e siècle, des arrêtés municipaux en prohibant l´usage en raison des incendies fréquents (Sainte-Hélène, Conseil municipal du 27 juillet 1865, voir annexe 1 : ...défense est faite d'employer le chaume, la paille, les roseaux ou toute autre matière inflammable pour couvrir les bâtiments neufs d'habitation et d'exploitation (..)

Le chaume était pourtant encore très présent au nord du territoire après guerre et jusqu´aux années 1970 selon les enquêtes alors faites par l´Inventaire à Erdeven, Landaul et Landévant (Landaul, Kerguen, fig.1). Quelques cas de couverture végétale, du roseau, subsistent surtout dans l´est et le nord du territoire (à Ploemel, Poul Bleï et Kervarquer, Erdeven, Kergouët, Locoal-Mendon, Lapaul, Cochelin, Le Leslé, à Kervignac, Kermel, Kerarff et Trévidel, à Plouhinec, le Vieux Passage, à Landévant Séludiern entre autres). Mais on compte encore de très rares cas de paille de seigle (Erdeven, Keroulard, dépendance à Kervazic, Belz, dépendance à Kerdruelan et surtout Penpont à Locoal-Mendon fig.2, malheureusement en ruines depuis la fin de l´enquête). La disparition du chaume majoritairement survenue dans les années 1960-1970 (cf. photos enquête sur Erdeven, 1969) coïncide avec la révolution agricole et la modification des modes d´alimentation. Il a été progressivement remplacé par de l´ardoise, voire de la tôle ondulée, de la tuile ou du fibrociment ; matériau initialement provisoire, la tôle offre un grand intérêt, celui de ne pas modifier la charpente et la pente de toiture. Pour l´ardoise au contraire, le changement se signale la plupart du temps par une modification de la pente de toiture entraînant le relèvement des murs gouttereaux. La présence de pignons découverts est également significative d´une ancienne couverture en chaume ; cependant certaines toitures dès l´origine en ardoise arborent également des pignons découverts en particulier à Erdeven, Plouhinec et à Etel. A contrario, le relèvement des murs gouttereaux consécutifs au passage du chaume à l´ardoise peut parfois provoquer la suppression des anciens pignons découverts. Les modifications ou plutôt restauration les plus récentes, plus respectueuses des volumes, gardent parfois la pente initiale, mais aussi (hélas ?), l'encadrement courbe de la porte haute ou de la lucarne.

Les territoires marécageux autour des étangs de Plouhinec et Erdeven ainsi que les vasières du nord de la Ria ont encore fourni du roseau ou des scirpes pour les couvertures, mais celles-ci n´ont pas subsisté, le roseau de restauration actuel provenant de Hollande ou de Camargue.

L´ardoise, utilisée majoritairement dès le 19e siècle en zone littorale et à Kervignac, proche de Lorient, est aujourd´hui le matériau de couverture prédominant.

Quelques couvertures en tuiles mécaniques ont été observées sur des maisons et des fermes ainsi que leurs dépendances, datant de la première moitié du 20e siècle, en particulier à Kervignac ou deux briquetteries sont en activité vers 1900 à Saint-Sterlin : on note l´usage prédominant de ce matériau au village de Kernours. Pour autant, il s´agit presque toujours de réfection, sauf à la ferme-modèle de Kervernic en Ploemel, construite en 1898, qui conserve sur l´ensemble de ses dépendances, le seul cas d´origine de couverture en tuile mécanique du canton (fig. 3).

3- Structures, plans et élévations

On distinguera les maisons principalement concentrées dans les bourgs et dans les villages de pêcheurs le long de la rivière, rarement antérieures au 19e siècle, et les logis des fermes, même si dans le second groupe, les logis indépendants adoptent au 19e siècle une structure identique à celles des maisons.

LES MAISONS

Les maisons anciennes

Elles sont peu nombreuses : seules 28 ont été recensées sur la partie ouest du territoire, souvent remaniées. Dotées d´un étage pour la plupart, elles sont l´habitat de la frange supérieure d´une société rurale dont la profession n´est pas encore connue, sans doute de riches laboureurs pour beaucoup, mais peut-être pas uniquement. On pense en particulier à la maison de Kerzo à Plouhinec, du 16e siècle dont la structure proche de celle d´un manoir semble révéler l´habitat d´un officier seigneurial des Rohan, seigneurs de Plouhinec, à moins qu´il ne s´agisse de l´habitat d´un noble sur une terre non exempte ; le même interrogation se pose à Kervoine en Belz. Le cas de la maison de la Rodière à Landaul, datée 1779, semble également révéler un statut particulier, peut-être celui de régisseur du domaine de la famille de Robien, dont une petite pièce chauffée au rez-de-chaussée pourrait être le bureau.

L´habitat de marins

Sur les plans cadastraux anciens (vers 1840), seuls le port d´Étel, Kerévin, (bourg actuel d´Étel), Saint-Cado (Belz), et dans une moindre mesure le Vieux passage (Plouhinec) montrent des structures parcellaires propres à l´habitat de marins, des petits logements de plan carré en alignement, accompagnés de courettes. A l´apogée de la pêche sardinière, on retrouve des structures identiques dans les villages côtiers de Plouhinec, au Magouer et à Kervarlay, mais aussi à Kervran et Kerfaute, plus éloignés du rivage, sans doute en lien avec la petite mer de Gâvres. A Belz, où de nombreux pêcheurs-agriculteurs habitent dans les terres, leurs maisons ne se différencient pas des fermes très modestes.

Les maisons dites de pêcheurs représentent le degré le plus simple de l´habitation, une ou deux pièces en rez-de-chaussée, avec entrée axiale. Le modèle primaire est à pièce unique : on notera la présence d´une maison sans fenêtre sur la dune à Erdeven, Tehuen, regroupée sous le même toit qu´une autre maison à pièce unique (fig.5). Ces regroupements d´unités d´habitation sont fréquents.

Le type le plus représenté est à deux pièces symétriques d´un couloir axial, avec comble à surcroît éclairé par une lucarne. A Belz et Plouhinec, elles sont parfois complétées d´un appentis latéral, postérieur ou isolé dans la cour destiné au cochon lorsqu´il est doté d´une cheminée (d´angle) ou aux apparaux de pêche. Dans le cas de petites parcelles ou de voies d´accès en cul de sac telles la rue des Bons-Enfants ou l´impasse P. Loti à Etel, potager et dépendances sont aménagés de l´autre côté de la voie

Outre dans le bourg d´Etel, la plus grande concentration de ce type de maison se situe à Croix-Izan où l'habitat traditionnel de pêcheur s´étend en continuité sur les deux communes d´ Erdeven et Etel et reflète l'expansion urbaine d'Etel, à l'époque où croît une population maritime toujours plus nombreuse. Dans une moindre mesure, Pont Lorois à Belz participe du même phénomène, de même que sur la rive ouest les villages du Magouer et du Vieux Passage à Plouhinec.

- Les logis modestes de plan massé, à une ou deux pièces par niveau, sont en fait une variante des maisons précédentes. L´étage carré augmente la surface habitable mais il arrive également qu´il s´agisse de logis double à deux unités d´habitation, en particulier à Etel.

Les maisons traditionnelles et urbaines, de plan allongé et symétrique, à étage présentent le plus souvent une façade de type ternaire ordonnancée, avec ou sans lucarnes. Seuls deux exemples à Etel ont deux étages. Certaines maisons, souvent de notables ou de capitaines à Etel, Plouhinec et Erdeven, plus rarement à Belz, ont un plan double en profondeur. Elles s´identifient également par une toiture à croupes (à Erdeven, maison datée 1845 rue Nationale, à Plouhinec, le Magouer, maison 75 rue du passage d'Intel).

Les pavillons des années 1930 adoptent des plans et élévations variés dont les plus caractéristiques de la période sont de plan en L, avec rez-de-chaussée surélevé, escalier extérieur, et comble habitable dans le pignon sur rue.

LES FERMES

Les fermes ou maisons remontant à la fin du 16e siècle et au 17e siècle ont subsisté en raison de leur qualité architecturale, signe d´une période de prospérité. En ceci, la ria d´Étel ne diffère pas du reste de la Bretagne qui connaît alors un temps économiquement faste. On constate une proportion plus importante de fermes anciennes dans le nord du territoire (Landévant, Landaul, Ploemel, Nostang), la partie littorale étant plus touchée par les reconstructions et réaménagements du 19e siècle.

Si parmi ces fermes les plus anciennes, l´habitat mixte (hommes animaux) est largement prédominant, quelques cas même modestes montrent que la séparation entre hommes et animaux existe dès la fin du 16e siècle : elle peut se matérialiser par la présence de deux portes en façade desservant l´étable (ou la dépendance) et la salle (Nostang, St Thomin, fig.11), ainsi que par une cloison en bois ou en pierre séparant les deux espaces (maison de prêtre à Keristès en Ploemel, Pl.1, Keroual à Kervignac) ou encore la subsistance d´un massif de maçonnerie faisant office de mangeoires (Langombrac´h à Landaul, fig.7). Dans l´est du territoire, les combles sont souvent desservis par des portes hautes avec escaliers extérieurs selon un schéma très répandu en Morbihan.

Plus singulière est la conservation de plusieurs maisons à étage éclairées de larges fenêtres à croisées et appuis moulurés remontant à la fin du 16e siècle ou au début du 17e siècle. Dotées d´une ou deux pièces par niveau, ces maisons de qualité ont souvent perdu leur ancien escalier lors de la transformation de l´étage en grenier ; un petit escalier en vis logé dans l´épaisseur du mur pouvait comme au Lennic (Landévant) desservir la chambre haute ; un escalier en vis également, mais en bois, situé dans l´angle, dessert l´étage de l´ancien logis (devenu dépendance) de Kermorhen à Kervignac. L´absence fréquente de cheminée dans les pièces d´étage conduit à formuler l´hypothèse d´une réutilisation de ces baies ornées lors de réaménagements postérieurs ; pourtant rien ne prouve que les chambres hautes fussent systématiquement pourvues de cheminées.

Il est parfois difficile de séparer la maison de la ferme : ainsi le logis à étage sur dépendance de Nestadio à Plouhinec (fig.26), de la même époque que celles de Kerzo (Plouhinec) et Kervoine (Belz) appartient à un autre modèle, le logis sur dépendance, structure traditionnellement associée aux maisons de prêtres ou de notables ruraux. Plus tardive, la maison à étage malheureusement en ruine de Kermorin en Plouhinec, datée 1688, pouvait abriter à l´étage une chambre de retenue chauffée pour le propriétaire tandis que le rez-de-chaussée était réservé aux fermiers.

Les aménagements intérieurs, souvent de grande qualité, ont parfois peu à envier aux aménagements des demeures nobles. De grandes cheminées ont linteau et consoles de granite, en quart de rond ou moulurées en doucine se prolongeant par sur les piédroits largement chanfreinés par une pyramide renversée moulurée (Kermarham en Nostang) ; des armoires murales en plein cintre (Kerlivio à Belz, Kericu ou Manetro à Kervignac, Kermarham en Nostang, fig. 20), rectangulaires ou cloisonnées (Saint Thomin, fig. 18 et Bopérec, fig. 19 à Nostang, Kercadoret à Kervignac), sont parfois couplées à l´évier : placé sous la fenêtre de la salle ou sous l´armoire murale, l´évier éjecte l´eau à l´extérieur par une pierre monolithe creusée d´un canal, saillant sur la façade principale.

Les plafonds des logis et des étables sont traditionnellement hourdis à quenouilles (ou barasseaux) et chaulés. Cette technique offre une excellente isolation dont beaucoup d'exemples sont encore en place (Locoal-Mendon, Lapaul, Moulin de Cochelin, Kerivarho, cellier de Kerchir, Erdeven, Kerlavart). On remarquera entre autre la très belle restauration des quenouilles isolant la toiture du nouveau logis de la ferme de Kergatorn à Merlevenez (fig.4), ou l´isolation des combles de Kermarham (Nostang, fig. 17) ou Kervener (Plouhinec).

Le décor des baies est également remarquable, en particulier à Landévant, même si une partie de ces ouvertures sont probablement des remplois : épaisse mouluration des arcs en anse de panier, décor géométrique, losangé ou figuratif qui exprime à la fois le désir du propriétaire d´affirmer son aisance, et l´habileté et le goût des sculpteurs. L´ensemble de ces éléments tend à montrer que ces bâtiments, parfois des métairies nobles, sont le fait d´une élite rurale, de prêtres parfois, mais surtout de laboureurs aisés, ainsi que le confirment les recherches menées dans les archives notariales pour Nostang.

Au 19e siècle

A partir du 19e siècle, le schéma « logis-étable » n´est plus que rarement en usage et presque exclusivement dans l´est du territoire : à Locoal-Mendon, Kerohan appartient encore à ce type ; les dates portées (1824, 1845) sur la ferme de Kerhillio à Landaul témoigne plus vraisemblablement d´un remaniement des fenêtres que d´une construction dans le style du 17e siècle. La question se pose cependant pour la ferme de Kergroëz en Landaul, logis-étable à deux portes prolongé d´une salle ou chambre chauffée, un schéma récurrent dans le vannetais au 17e siècle : l´absence de visite intérieure n´a pas permis de voir les cheminées qui auraient pu apporter une réponse. A Nostang, la ferme du Magouero (fig.12) adopte un schéma original, unicum sur la ria d´Etel : sous un même toit, sont associés le logis à étage et l´étable surmontée d´un grenier ; cette association issue d´un schéma ancien contraste avec la régularité de l´élévation (malgré le décalage de niveau entre grenier et étage), ancrée dans le 19 siècle.

C´est dans l´ouest du territoire qu´apparaît d´abord le type ternaire (façade à trois travées, rez-de-chuassée avec étage et comble), type qui sera prééminent usité en France à la fin du 19e siècle : au Manétro à Kervignac, l´ensemble est daté 1793. Cependant, plutôt que d´étage habitable, il s´agit le plus souvent de grenier (sans exclure une utilisation comme chambre à la belle saison) car l´espace n´est pas chauffé et parfois non cloisonné (Lezevry, Plouhinec) : quelque soit la hauteur du logis, le type se décline de manière identique dans les logis à comble à surcroît ou à étage, avec simple ou double voire triple hauteur de grenier, comme à Locmaria er Hoet (Landévant), ou l´étage à usage de grenier se double d´un haut comble à surcroît éclairé de jours : c´est le seul exemple du territoire.

Dans les logis sans étage, à Talvern (Landévant), à Kervener et Kerdanvé (Plouhinec) ou au Gouhel (Landaul), les jours de comble non passant dessinent une élévation ordonnancée. C´est sans doute à Locqueltas (Nostang), que les fenêtres de l´étage du logis, fermées par de simples volets, montrent le plus clairement l´utilisation de l´étage comme grenier (fig.8). On citera encore les logis à deux travées de Kergatorn (Merlevenez), à trois travées de Kerniaven (Kervignac) tous deux à pièce unique surmonté d´un double grenier.

Le logis à élévation à travées est souvent ajouté en alignement de l´ancien logis étable qui devient une dépendance (Kergatorn, Lesteno à Merlevenez) : cependant en cas de hauteur différente des bâtiments, la rupture de la ligne de faîtage a provoqué dans l´ouest du territoire, l´insertion d´une ligne de pierres dans le pignon disposées le long de la toiture basse pour protéger le solin de chaume (à Plouhinec : Porh Berringue, fig.9, et Kermorin, à Merlevenez, Lesteno, à Kervignac, Kerguéné).

Les structures récurrentes sont celles de la partition en deux pièces en rez-de-chaussée, séparées par un couloir dallé limité par des cloisons de bois. A Lézevry, les portes étaient ‘avant la restauration) encadrées de pilastres à chapiteaux corinthiens. Dans cette même ferme, la distribution symétrique de deux pièces à vivre avec cheminées monumentales en granite sur chaque pignon (au lieu des cheminées à linteau de bois habituelles pour la période), éviers sous les fenêtres nord, indique-t-elle l´habitation de deux familles ? Dans la ferme voisine, l´habitation se prolonge dans la partie dévolue à l´étable, avec un 3e évier et une 3e cheminée. Mais la plupart du temps, il n´y a qu´un évier au rez-de-chaussée. La pierre d´évier, monolithe, occupe souvent l´entière épaisseur du mur : sa présence est donc facilement visible en l´absence d´enduit, même en l´absence de visite intérieure ; à Lézévry, les évacuations sont sculptées d´un visage.

Les deux fermes de Lézévry sont d´ailleurs exceptionnelles dans leur structure, chacune ayant une seule cheminée à l´étage, dont une de grande qualité indiquant sans doute une chambre de réserve. Des cheminées d´étage sont aussi présentes à Porh Berringue (Plouhinec).

De très rares logis sont établis sur des caves en raison de la déclivité du terrain (Lezevry à Plouhinec, Manetro et Lojean à Kervignac).

4-Toitures

La tradition des toitures à pignon découvert, toujours utilisé lorsque la couverture est en chaume, s´est maintenue au 19e siècle et jusqu´aux années 1920 pour les maisons et fermes couvertes dès l´origine en ardoise (Etel, Belz, Erdeven, Plouhinec). La différence se fait la pente de toiture, beaucoup plus importante pour les toitures de chaume (autour ou supérieure à 45°). Les rampants de toiture, découverts et soigneusement appareillés en grosses pierres de taille de granite taillées en sifflet Les toitures à croupes sont rares et liées aux maisons à étage de capitaines, de négociants et de notables (Erdeven maison au bourg datée 1845). On note pourtant de rares cas de maisons sans étage couvertes à croupes (maison de gardien de parc sur l´ilôt de Nichtarguer à Belz). Une seule maison présente un toit brisé à croupe : Le Coedic à Belz et une autre un toit brisé à pignon à Etel, rue du maréchal Foch.

Le remploi

Le remploi a toujours été pratiqué dans l´habitat rural, au moins pour des raisons d´économie. Il atteint cependant sur ce territoire un degré inégalé en particulier dans le nord du territoire, en particulier à Landaul et à Landévant, où la qualité du décor des ouvertures remployées pose la question de l´origine de ces ouvertures : anciens manoirs disparus ? Riches fermes reconstruites ? Ces ouvertures témoignent de la richesse agricole à la charnière des 16e et 17e siècles. La réutilisation de ces éléments indique-t-elle que malgré les nouvelles modes, on restait attaché aux anciennes formes et l´on reconnaissait le savoir-faire des sculpteurs ? Ou cette habitude est-elle lie à un bail de domaine congéable ? Les deux ont pu coexister, ainsi le remploi d´une porte à accolade à profonde mouluration des années 1600, au centre d´une façade du 19e siècle à élévation ordonnancée (Kericu, Kerjust à Kervignac) montre qu´elle en est l´ornement principal.

Parfois, le remploi est plus subtil : toujours à Kervignac, la ferme du Manetro regroupe deux bâtiments à l´élévation régulière identiques de 1793. Cependant, les portes principales du bâtiment ouest, en plein cintre comme les autres portes, sont un remploi du 17e siècle, vu l´épaisseur de pierres formant l´arc ; le mur enrier parait d´ailleurs un vestige de la première ferme.

D´autres fois, la modestie du nouvel édifice contraste avec la qualité du décor : à Coet Crann en Landévant, la porte datée 1577 moulurée de gros tores, sculptées d´une tête et la fenêtre ornée de losanges évoquant le décor de la Renaissance sont sans rapport avec le simple logis étable qu´ils éclairent. On pourrait multiplier les exemples : à Landaul (Trézédy), de quel édifice provient la porte en plein cintre à pilastres décoré de losanges, des années 1500 (fig. 90, dossier communal de Landaul) ? Idem à Landévant, Coetel, à décor très proche de celle de Trézédy, Coet Evenec, Kermoro (dossier communal de Landévant, fig. 197-200, 130-134, 146). L´ensemble de ces décors montrent une connaissance du répertoire décoratif Renaissance, même s´il est interprété maladroitement. Plus modeste mais presque systématique est le remploi de portes en accolade à épais tores et gorges sculptés de motifs animaux (le Listoir à Landévant, Le Grillec à Landaul, fig. 22) ou humains, ou à la pointe ornée d´une tête ou d´une fleur (Bot-erBolor à Landévant, Keryagune à Landaul, fig.24).

5- Les dépendances

A l´exception de l´étable toujours située dans le prolongement du logis, les dépendances sont le plus souvent isolées, disposées sans contrainte autour de la cour. Certaines pourtant peuvent être construites en prolongement du logis et de l´étable, voir en retour de l´alignement (en particulier pour les soues). Rarement est adoptée la composition en cour fermée (à Belz, Kerdruellen, à plouhinec, Gueldro Marrec, ferme reconstruite vers 1900.

Un certain nombre de dépendances ont été remarquées pour leur qualité ou leur caractère unique ; elles n´ont été prises en compte que dans la mesure où la ferme ou la maison dont elles dépendent a été recensée. Elles sont rarement contemporaines du logis. Outre les traditionnels granges et puits dits morbihannais, on soulignera la présence de dépendances plus rares, tel l´abri à bois sur piliers, le mur à abeilles, le puits à traverse en forme de cheval, la niche à chien en pierre de taille, ou encore d´un édicule couvert en dalles de pierre dont la fonction n´est pas encore identifiée (cellier ou soue ?). On remarquera également la présence de quelques pigeonniers, sous forme de ligne de boulins sur les murs de façade des fermes (Landaul, Kergolvy, fig.25).

Les étables

Jamais isolées, l´étable est située sous le même toit que le logis dans les périodes anciennes. Plus tard elle est construite en prolongement du logis avec lequel elle communique toujours par une porte. Outre les vaches, elle loge aussi le cheval, dont l´emplacement se repère au sol dallé (Lezevry à Plouhinec) ; des niches percées dans le mur postérieur ou sur le pignon (Kergonvo à Ploemel) servaient de nichoir aux poules.

Les soues à cochons

La plupart d'entre-elles sont en appentis, soit incluses dans le plan du logis ou de l'étable, soit en retour ; souvent disparues par manque d´utilité et d´entretien, elles sont visibles sur le plan cadastral ancien dans presque toutes les fermes (à Landévant, Le Penher, disparue, Brangolo, voir ce dossier, fig. 6). Elles peuvent aussi isolées et affrontées (Nostang, Keredo, fig.13)

Le ty er stal

Souvent mentionné, le ty er stal (prononcé ici techtal), c´est-à-dire maison ou pièce à feu, est une pièce réservée à la préparation de la nourriture pour les animaux ; elle n´offre pas de formes particulières qui permettrait de l´identifier. Souvent associé à une autre dépendance, quelquefois l´étable, elle en est séparée par un mur de refend. A Kerivilaine à Ploemel, ferme repérée, c´est un bâtiment ajouté à l´extrémité de l´alignement après l´étable. Le sol est parfois dallé de pierre, peut-être lorsqu´il servait aussi d´étable eu cheval. En raison de sa fonction, il comprend toujours une cheminée. On remarquera en bordure maritime les nombreux ty-er-stal isolés dans la cour de maisons souvent modestes ou en appentis derrière celles-ci, très bas et identifiables à leur cheminée d´angle.

Les granges

Les granges (qui peuvent être aussi utilisée comme cellier, four et remise à charrettes, comme à Trébointel à Belz) sont plus fréquentes dans l´est du territoire ; elles s´identifient par leur large porte charretière ouverte en pignon. En général isolées, elles peuvent être construites en prolongement du logis ou dans le volume du logis (Kerandin à Kervignac, Kerbernès à Erdeven). Elles donnent souvent sur l´aire à battre, plus souvent identifiable sur le plan cadastral ancien que sur le terrain en raison de la disparition des murets qui la clôturait (Ploemel, Kerran).

Une des plus remarquable de ces granges est située à Kervignac, à Branjouan : datée 1827, dépendance à structure mixte (habitat-stockage) qui est utilisée dans la région de Lorient et Quimperlé, (mais que l´on retrouve aussi à Nostang, Talvern, fig.14), elle se distingue par son décor, unique à Kervignac, décor religieux (ostensoir) chargé d´une protection symbolique des récoltes. La grande qualité de la mise en œuvre témoigne de la forte charge symbolique de ces bâtiments utilitaires (.à Sainte Hélène, Kerzerh, à Locoal-Mendon, Penpoul datée 1703) La plus ancienne datée 1667 a été repérée à Nestadio à Plouhinec. On citera encore à Kervignac, Keroman datée 1769, ou le Porzo, datée 1790, à Ploemel, Trélusson datée 1778. Cependant, elles sont pour la plupart datables du 19e siècle (à Landévant, la Demi-Ville datée 1854). A noter une très belle grange datée 1926, sur poteaux bois montant de fond, à Kerhiennic en Erdeven.

Les remises

Beaucoup de remises sont abandonnées ou détruites : complètement ouvertes sur un pignon (Kervignac, Kersabiance), leur ouverture est partiellement protégée par un toit en ardoise à demi-croupe dans l´ouest du territoire (à Kervignac, Saint-Sterlin, Brambillec). Ce système de couverture fragile, plus fréquent dans l´ouest du Morbihan, a provoqué la ruine de ces édifices, aujourd´hui peu utilisés. Comme les granges, elles peuvent être combinées à une fonction de logement (à Merlevenez, Beg er Lann).

Les celliers

Les celliers ou ty-er-chir (maison du pressoir ou du cidre) sont le reflet de l´abondante production cidricole destinée à la population locale signalée par l´intendant des Gallois de la Tour au 18e siècle. Cette production se signale également par le nombre de toponymes utilisant le terme « chir » (cidre) (Kerchir à Locoal-Mendon par exemple). Un des plus anciens, repéré en 1969 à Bot-er-Bolor à Landévant, daté 1655, a depuis disparu. A Kermenec à Kervignac (fig. 22), un cellier isolé au nord de la ferme, au remarquable appareillage, a conservé sa couverture de chaume. Ouvert d´une large porte sur gouttereau, il remonte au 18e siècle. Comme la grange, il peut avoir un autre usage, tel que four à pain à Kerzo à Kervignac.

Les puits

Chaque ferme disposait d'un puits, creusé dans la cour, devant la maison. Les puits communautaires, au sein des villages, sont rares. Si quelques-uns sont encastrés dans la maçonnerie (Saint-Thomin et Keredo, fig. 15, à Nostang, Penhoet à Kervignac), ils sont majoritairement isolés, de structure circulaire avec une margelle monolithe en granite. La présence de superstructures en pierre ajoutée au 19e siècle est courante : le linteau orné de boules sur piédroits est caractéristique de l´ouest du Morbihan. Certains font l´objet d´une ornementation soignée : linteau à deux, trois, quatre, ou cinq boules (censées définir le nombre de foyers autorisés à puiser l´eau), moulures, décor géométrique, décor à caractère religieux, têtes sculptées en haut-relief. Les bases des exemples les plus anciens, souvent moulurées, datent du 17e siècle (à Sainte-Hélène, Kerzerh, à Nostang, Kervihern). A Kervignac, Le Penher, la base est formée de quatre dalles incurvées surmontées de l´habituelle margelle monolithe, et les montants et traverses ornés de têtes et d´un pichet, plus tardifs) indiquent peut-être un ancien cabaret. Cependant, les exemples les plus singuliers sont situées à Plouhinec (Kercado, Kerbavec) et Nostang (aujourd´hui déplacé) : sur trois de ces puits (un 4e localisé à Sainte-Hélène n´a pas été retrouvé), la traverse prend la forme d´un cheval sellé, évoquant peut-être un élevage prospère : ce sont actuellement les seuls connus en Morbihan

Les fours à pain

Leur dernière utilisation remonte à la dernière Guerre, aussi beaucoup d´entre eux sont en mauvais état, malgré la construction soignée de leur voûte appareillée en pierre de taille et recouverte de terre. Ceux, nombreux, que termine un petit bâtiment destiné à la préparation du pain sont souvent mieux conservés (à Kervignac, Kerzo), ce bâtiment pouvant dans quelques cas faire office de remise ou de « cave » (cellier). Sur les plans cadastraux anciens, chaque hameau possède au moins un four à pain, voir deux, souvent construits un peu à l´écart de l´habitation, en raison des incendies qui se propageait facilement par les toitures de chaume (Kerdrain à Sainte-Hélène). Les fours de village sont peu fréquents (Kerhouarn à Locoal-Mendon, Langombrac´h à Landaul, four récemment restauré, Légevin à Nostang, fig. 16, ces deux derniers encore utilisés lors d´occasions festives).

Les abris à bois

Des trois hangar à bois sur piliers ronds maçonnés recensés, le plus complet se situe à Kerjean à Plouhinec : seul le toit de chaume a été remplacé par de la tôle. Celui du presbytère de Merlezvenez s´appuie à un mur de clôture de la cour. D´autres piliers sont visibles au Manéguen (toujours à Plouhinec), mais la disparition du toit de ce hangar ont rendu ces piliers énigmatiques. Ce type de dépendance se rattache aux bâtiments précaires, édifiés sans souci de durée par les paysans par un usage précis : la plupart ont aujourd´hui disparu : inadapté aux pratiques agricoles contemporaines, le savoir-faire s´en est perdu. On remarque un autre exemple à Lisveur à Erdeven, 04563399, où un muret bas est recouvert d´une vaste charpente, sans doute en cruck et aujourd´hui couverte de tôle), ou encore à Kervignac, Kergono, ou Brambillec, ou la base en pierre est complétée de bois .

La niche à chien

Le chien semble particulièrement choyé dans certaines fermes de la périphérie lorientaise (Kervignac, Merlevenez, Sainte-Hélène), où, au 19e siècle, une niche de granite souvent en pierre de taille lui est réservée : la mode de cet édicule ne franchit pas la rivière, mais la contamination se fait par le nord dans quelques cas à Landévant (La Demi-Ville), ou à Landaul (Le Gouhel) où elle est insérée dans le mur de façade, comme au Val et à Kerhaut en Landévant. Toujours située près de la porte du logis dont le chien défend l´accès, la niche adossée, plus rarement intégrée au mur (Kerandrun à Sainte-Hélène), adopte des formes variées, carrée ou circulaire (Sainte-Hélène, Le Moustoir), coiffée de dalles plates, de toits en appentis, tronconiques (Kervignac, Kerdrézec) ou pyramidaux. Les derniers exemples se rencontrent jusqu´après guerre : à Kervignac (Keroman), une niche en granite recouverte de ciment orné d´un cœur et datée 1922 révèle un attachement particulier à l´animal.

Les murs à abeilles

Ils ont été repérés en deux endroits à Plouhinec sous forme de niches alignées dans un mur de clôture, dont celles de Kerprat, de 1911, prouvent que cette activité était alors encore en usage. Les murs à abeilles ont peu survécu, probablement en raison du remembrement qui a fait disparaître beaucoup des murs de clôture dans lesquels ils étaient intégrés. Celui de Lojean à Kervignac est différent de ceux de Plouhinec : des supports saillants alignés insérés dans le mur sud d´une dépendance de la ferme accueillaient les ruches en paille (fig. 68). C'était également la forme adoptée à Landévant par celui de la ferme aujourd'hui disparue à Kervilio. Mais à la différence de ceux cités, celui-ci était inséré en hauteur dans le mur du grand logis-étable.

Aires d'études Ria d'Etel
Dénominations maison, ferme

Dates portées : 1560, 1577, 1581, 1601, 1602, 1608, 1609, 1612 (2 fois), 1617, 1620 (2 fois), 1622 (3 fois), 1624, 1625, 1627, 1631, 1634 (2 fois), 1635, 1639, 1641, 1644, 1645, 1650, 1651 (2 fois), 1652, 1653, 1655, 1656 (3 fois), 1658, 1660 (4 fois), 1664, 1665, 1668, 1675, 1677, 1678, 1681, 1682, 1687, 1688, 1690, 1693, 1696, 1703 (2 fois), 1706, 1716, 1720, 1722, 1725, 1726, 1729, 1730, 1731 (2 fois), 1738 (2 fois), 1740 (2 fois), 1741 (2 fois), 1742, 1743, 1744, 1745, 1752, 1760 (2 fois), 1764, 1765, 1767, 1771, 1773 (2 fois), 1775 (2 fois), 1776, 1777, 1779 (2 fois), 1781 (2 fois), 1782, 1783 (2 fois), 1785 (2 fois), 1787 (4 fois), 1788, 1789 (2 fois), 1790 (2 fois), 1791 (3 fois), 1792 (3 fois), 1793 (3 fois), 1794 (2 fois), 1796, 1797 (3 fois), 1798 (3 fois), 1799, 1800 (3 fois), 1801 (2 fois), 1802 (2 fois), 1805 (3 fois), 1806, 1807, 1808 (2 fois), 1810, 1811 (2 fois), 1812, 1813 (2 fois), 1814 (2 fois), 1816 (2 fois), 1817, 1818 (2 fois), 1819 (3 fois), 1820, 1821, 1822 (3 fois), 1823, 1824, 1825 (2 fois), 1826 (3 fois), 1827, 1828 (4 fois), 1829, 1831, 1832 (7 fois), 1834, 1833 (4 fois), 1834 (3 fois), 1835 (2 fois), 1836 (5 fois), 1837 (4 fois), 1838 (4 fois), 1840, 1841 (5 fois), 1842 (4 fois), 1844 (6 fois), 1845 (4 fois), 1846 (3 fois), 1848, 1849 (2 fois), 1850 (3 fois), 1851 (2 fois), 1853 (3 fois), 1855 (4 fois), 1856 (4 fois), 1857 (2 fois), 1858 (3 fois), 1859 (4 fois), 1860 (4 fois), 1862 (2 fois), 1864 (2 fois), 1865, 1866 (3 fois), 1867 (3 fois), 1868 (4 fois), 1869 (3 fois), 1870 (3 fois), 1871, 1872 (2 fois), 1873 (3 fois), 1875 (8 fois), 1876, 1878 (2 fois), 1879 (2 fois), 1880 (4 fois), 1881 (2 fois), 1882 (4 fois), 1884 (4 fois), 1885 (5 fois), 1886 (8 fois), 1887 (3 fois), 1888 (4 fois), 1889 (3 fois), 1890 (3 fois), 1893 (3 fois), 1894, 1895 (2 fois), 1896, 1898, 1899 (3 fois), 1900 (2 fois), 1902, 1903 (4 fois), 1904, 1905 (5 fois), 1906 (10 fois), 1907 (2 fois), 1908 (2 fois), 1909 (2 fois), 1910 (3 fois), 1911 (2 fois), 1912, 1913 (2 fois), 1914, 1916, 1918, 1925, 1926, 1927, 1929 (2 fois), 1930 (3 fois), 1932 (3 fois), 1933 (2 fois), 1934, 1935 (2 fois), 1936, 1937, 1938, 1946, 1953, 1955.

Période(s) Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Murs granite
Décompte des œuvres repérés 3339
étudiés 177

Annexes

  • LE TALLEC, Frédéric. Petite histoire de la paroisse de Sainte-Hélène. Mars 1971.

    Sainte Hélène

    Conseil municipal du 27 juillet 1865.

    "Arrêté relatif aux toitures de chaume

    "Considérant qu'il est urgent de prendre des mesures destinées à prévenir les incendies qui chaque année compromettent la vie et la fortune du citoyen

    considérant que ces incendies n'ont le plus souvent pour cause que le vice de construction des toitures en paille qui se rencontrent dans les plus grands centres de population, arrêtons

    1- défense est faite d'employer le chaume, la paille, les roseaux ou toute autre matière inflammable pour couvrir les bâtiments neufs d'habitation et d'exploitation, sauf les exceptions énoncées ci-après

    2- Il est défendu de renouveler les toitures existantes et d'y faire d'autre réparations que celles de simple entretien, sans autorisation préalable

    3- Toutefois ces défenses ne s'étendent pas aux bâtiments isolés ou éloignés de 100m. de toute habitation

    4- Défense est faite aux couvreurs, maçons et à tous ouvriers d'exécuter les travaux prohibés sous peine de poursuite (...).

  • 20105601503Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, 096_56_69_bande_01/23A.

    20105601513Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, 096_56_69_bande_03/33.

    20105601523Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, 096_56_69_bande_05/4A.

    20105601545Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, 096_56_69_bande_09/26A.

Références documentaires

Documents figurés
  • A. M. Lorient. 16 Fi 2127. 1ère moitié 20e siècle ? Nostang. Chaumière à Kergoh. Photographie, collection Crolard.