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Les maisons et les fermes sur la commune d'Orgères

Dossier IA35047501 réalisé en 2008

Fiche

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Les maisons :

Cette base de données est composée de 67 notices relatives à des maisons de la commune d'Orgères.

Implantation :

Les maisons de la commune d'Orgères sont principalement situées dans des regroupements de constructions, principalement dans le village, mais également dans des écarts importants tels que celui de l'Hermitière. Ainsi, les maisons de la commune étaient principalement habitées par des commerçants ou des artisans, ce qui explique leur localisation. Lorsque les maisons sont implantées dans un milieu plus isolé, il s'agit plutôt de maisons modestes d'ouvriers agricoles.

Matériaux :

Une large majorité des maisons de la commune est construite en moellon de schiste, pourpre la plupart du temps. L'usage de ce matériau s'explique par le fait qu'il s'agit du matériau local, issu directement du sous-sol de la commune. L'usage du matériau local permet effectivement d'éviter d'avoir recours à un mode de transport onéreux pour acheminer un matériau non local, comme le granite ou encore la pierre calcaire par exemple. Les maisons situées sur la place de l'église reflètent l'emploi du schiste local dans la maçonnerie.

Quelques maisons de la commune sont élevées en terre sur un solin composé de moellon de schiste ; la technique utilisée est celle de la bauge (levées de terre de 50 à 80 centimètres les unes au-dessus des autres, sans utilisation de coffrage). Une des maisons du village (rue de la Mairie) est construite en bauge. Toutefois, les autres maisons dont la construction témoigne de la bauge sont plutôt situées dans des écarts et non dans le village ; de plus, la bauge n'est souvent utilisée que pour la réalisation d'une partie des murs, le plus souvent, la partie supérieure et les pignons. Une des maisons du Bas Serrière illustre ce cas.

Enfin, une des maisons de la place de l'Eglise (numéro 10) est construite en brique. L'usage de la brique est lié à sa période de construction, la charnière des 19e et 20e siècles, époque durant laquelle le recours à ce matériau était fréquent.

Typologie :

Il existe deux types principaux de maisons sur le territoire de la commune d'Orgères ; il s'agit, d'une part, de la maison élémentaire et, d'autre part, de la maison à travées. La maison élémentaire est une maison composée d'une seule pièce à feu au rez-de-chaussée, surmontée d'un grenier. Des maisons de ce type existent à Lourme ou encore au Bas Serrière.

Les maisons à travées sont des maisons dont la façade est organisée, symétrique, c'est-à-dire que les baies sont alignées les unes au-dessus des autres. Les maisons de ce type sont fréquentes à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Elles se situent majoritairement dans le village, et plus particulièrement sur la place de l'Eglise (numéros 6 et10 entre autres).

Datation :

Un peu plus d'un quart des maisons recensées dans la commune datent totalement ou bien partiellement du 17e siècle. Les maisons de cette époque sont assez aisément identifiables car elles possèdent souvent une forte pente de toiture, un coyau (chevron rapporté à la base d'un versant pour adoucir la pente du toit). De plus, les baies sont de taille réduite et leur encadrement est souvent chanfreiné. Les portes en plein cintre sont également relativement fréquentes à cette époque. A l'intérieur, les poutraisons sont de forte section et la cheminée de la salle est monumentale. Certaines maisons d'Orgères de cette époque sont datées, il s'agit par exemple de celle de la Blanchetais ou encore de celles de l'Hermitière, respectivement datées 1654, 1636 et 1695.

Les maisons de la commune construites au 18e siècle présentent des caractéristiques proches de celles élevées au siècle précédent, entre autres, la forte pente de toiture. Des maisons de cette époque se trouvent notamment à l'Audinière ou encore au Chatenay.

Toutefois, comme dans les autres communes du département, l'immense majorité des maisons de la commune (75 % environ) remonte au 19e siècle et plus précisément à la seconde moitié de ce siècle. Les constructions de cette époque présentent certaines caractéristiques communes : pente de toiture plus faible qu'auparavant, régularité des percements, encadrements de baies en brique, poutraison régulière et de faible section. Il existe des maisons de cette époque dans le village, particulièrement rue de la Mairie.

Il existe également des maisons construites à la charnière des 19e et 20e siècles ; il s'agit souvent de maisons à travées, qui possèdent des encadrements de baies en brique. C'est le cas de la maison du numéro 6 place de l'Eglise ou bien encore d'une maison située au Wagon.

Les fermes :

L'habitat traditionnel de ce secteur du département est souvent représenté par un bâtiment uniquement composé d'un rez-de-chaussée, surmonté d'un grenier. Les pignons et le mur gouttereau nord sont le plus souvent aveugles, alors que la façade sud est largement ouverte. Un appentis se trouve généralement au nord de la construction ; il permet ainsi d'agrandir le bâtiment, tout en l'isolant.

Cette base de données est composée de 74 notices relatives à des fermes de la commune d'Orgères.

Implantation et composition :

La commune d'Orgères est composée de nombreux écarts ; il y existe donc assez peu de fermes isolées.

La majorité des fermes se trouve en effet au sein d'un groupe de constructions (l'Hermitière, Fort Joual, le Chatenay). Il s'agit donc de fermes de taille moyenne, possédant certaines dépendances propres mais également des dépendances communes, comme les fours ou les puits qui sont, la plupart du temps, mitoyens dans les écarts. Au contraire, les fermes isolées sont majoritairement de grandes fermes, qui possèdent de nombreuses dépendances et qui sont, par conséquent, autonomes. C'est le cas des fermes qui dépendaient de manoirs ou de châteaux comme celles de la Cour ou encore du Noyer.

Plus étonnant, plusieurs fermes se trouvaient en plein coeur du village et notamment sur le flanc sud de la place de l'Eglise.

Même si les anciennes fermes de la commune ne sont pas toutes de grandes fermes, elles possèdent tout de même un certain nombre de dépendances. La dépendance la plus fréquente était l'étable, ainsi, même lorsque la ferme n'était composée que d'un seul bâtiment, le logis et l'étable pouvaient se trouver sous le même toit. C'est le cas dans d'anciennes fermes du Bas Serrière ou de l'Hermitière par exemple. Certaines fermes de la commune présentent la particularité de posséder des étables équipées d'un auvent (le Pâty, la Gonnerais) ; celui-ci servait à abriter le fourrage destiné aux animaux.

La seconde dépendance la plus rencontrée est le cellier, qui est très fréquemment situé dans un appentis postérieur au logis situé au nord ; la façade principale étant généralement au sud. Il existe des celliers de ce type sur les anciennes fermes de la Moisonnais ou bien de Bouharée.

Dans les fermes de taille importante, des dépendances telles qu'une écurie et une grange/remise venaient souvent compléter l'étable et le cellier, les fermes du Noyer et du château d'Orgères illustrent ce cas.

Un nombre important de fours existe encore à Orgères, il est intéressant de le noter car, ce n'est pas le cas dans toutes les communes du département d'Ille-et-Vilaine.

Matériaux :

Quasiment toutes les fermes de la commune d'Orgères sont construites totalement ou partiellement en moellon de schiste et ce pour la même raison que les maisons sont construites avec ce même matériau, à savoir qu'il s'agit du matériau local. Les anciennes fermes situées sur la place de l'Eglise sont particulièrement représentatives à ce titre. L'autre matériau utilisé dans la construction des fermes de la commune est la terre, en employant la technique de la bauge. Parfois, seule une petite partie des murs est réalisée en terre, c'est le cas du Bas Serrière ou encore du Plessis, anciens bâtiments de fermes sur lesquels, seule la partie haute est réalisée en terre, alors que le reste de la maçonnerie est réalisé en moellon de schiste. Dans d'autres cas, le logis est construit en maçonnerie de moellon de schiste, alors que les dépendances sont réalisées en terre, c'est le cas au Pâtis par exemple. Enfin, parfois, la quasi-totalité de la construction est réalisée en bauge, comme l'une des anciennes fermes de la Violais.

Datation :

La construction des fermes les plus anciennes remonte au 17e siècle dans la commune. Les fermes construites à cette époque présentent les mêmes caractéristiques que les maisons, à savoir, forte pente de toiture, coyau, baies de taille réduite, chanfrein sur les encadrements de ces dernières... Les fermes de la Cour ou du Noyer datent de cette époque de construction. Par ailleurs, certaines fermes de cette époque portent la date de leur construction, c'est le cas de l'une des fermes de l'Audinière, qui est datée 1661.

Les fermes construites au 18e siècle possèdent des caractéristiques architecturales proches de celles du 17e siècle. Une des fermes de la Violais porte la date de 1699 et témoigne donc de la transition entre ces deux siècles. Ce bâtiment possède encore une forte pente de toit, un coyau, une poutraison de forte section... Toutefois, les linteaux des baies sont en bois et ils sont légèrement cintrés, ce qui est fréquent au 18e et au début du 19e siècle. Une des portes d'un bâtiment voisin possède d'ailleurs ce type de linteau cintré ; il est daté 1825, preuve que ce modèle de linteau a été utilisé pendant de nombreuses années.

La majeure partie des fermes de la commune a été construite ou reconstruite au cours du 19e siècle et plus particulièrement à la fin de ce siècle. Les logis des fermes construits à cette époque sont assez différents des logis les plus anciens, qui abritaient d'ailleurs parfois, sous un même toit, le logis et l'étable par exemple. Au cours de la seconde moitié du 19e siècle, le logis est de plus en plus souvent indépendant ; de plus, la pente de toiture est plus faible qu'auparavant, les percements sont réguliers et symétriques et les encadrements de baies sont fréquemment réalisés en brique.

Le presbytère :

A la fin du 19e siècle, Jules Louail décrit le presbytère comme un logis composé d'un pavillon flanqué de deux ailes. Le bâtiment était, semble-t-il, entouré de douves et une grille en permettait l'accès. Il possédait une grange.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationsmaison, ferme
AdresseCommune : Orgères
Période(s)Principale : 2e quart 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Toitsardoise
Mursschiste
calcaire
brique
moellon
Décompte des œuvres repérées 159
étudiées 0

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Ille-et-Vilaine. Série O : Administration et comptabilité communales. Edifices publics. Monuments et établissements publics. Presbytère : demande du conseil municipal de disposer de la maison presbytérale pour tenir les séances (an IX-1808) : 2 O 209/13.

  • A. D. Ille-et-Vilaine. Série O : Administration et comptabilité communales. Edifices publics. Monuments et établissements publics. Presbytère, location (1907-1932) : 2 O 209/14.

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • BARDEL, Philippe, MAILLARD Jean-Luc. Architecture de terre en Ille-et-Vilaine. Rennes : Apogée, Ecomusée du Pays de Rennes, 2002.

  • CHATENET Monique, MIGNOT, Claude (dir.). Le manoir en Bretagne. 1380-1600. Paris, Caisse nationale des monuments historiques et des sites/Editions du patrimoine/Imprimerie nationale Editions, 1999.

  • LOUAIL, Jules. Esquisse sur le pays d'Orgères. 1892.

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • ORAIN, Adolphe. Monographie de la commune d'Orgères à 15 kilomètres de Rennes. Revue de Bretagne, sept. 1909, T. XLII, 5e série, 8e année, p. 139-148.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).