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Les maisons et les fermes sur la commune de Gahard

Dossier IA35035608 réalisé en 2005

Fiche

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Les fermes :

Cette base de données comprend 134 fiches individuelles concernant les fermes antérieures au milieu du 20e siècle de la commune de Gahard.

Composition :

Les fermes de la commune sont par définition composées de plusieurs bâtiments, chacun lié à une activité particulière. Outre le logis, le bâtiment le plus fréquemment rencontré sur le territoire de la commune est l'étable. Elle a été identifiée dans près de 70 % des fermes de la commune. Ces étables peuvent être indépendantes et installées dans des bâtiments uniquement construits à cet effet, c'est le cas au Grand Clos par exemple où la construction de l'étable remonte à la fin du 19e siècle. Parfois, les étables sont situées sous le même toit que le logis, dans ce cas, leur taille est beaucoup plus réduite. Un bâtiment de la Colinais datant du 17e siècle possédait cette organisation. Après l'étable, les dépendances les plus fréquentes dans les fermes de la commune sont la grange, le cellier, le four ou fournil et l'écurie. Cette dernière dépendance est très souvent située à proximité immédiate de l'étable dans les exemples recensés. Enfin, il existe parfois des porcheries dans les fermes, le plus souvent il s'agit de refuges à porcs destinés à un ou deux animaux seulement. Dans la partie sud-ouest de la commune, il existe un type de porcherie intéressant qui semble particulier à ce secteur. Ces porcheries prennent la forme de petits bâtiments présentant un plan circulaire, élevés en moellon de grès et en terre. Il existe un refuge à porcs de ce type à la Martinais.

Les autres dépendances telles que la remise, la laiterie ou le poulailler sont un peu moins fréquentes dans les fermes de Gahard. Toutefois, le constat actuel concernant les dépendances n'est pas forcément représentatif de l'état originel des fermes car de nombreuses dépendances devenues inutiles ou encombrantes ont disparu avec le temps.

Implantation :

L'immense majorité des fermes de la commune est implantée dans des hameaux, relativement importants dans la plupart des cas. Ainsi, 70 % des fermes recensées sont situées dans un ensemble de construction. Il existe d'ailleurs un grand nombre de hameaux sur le territoire de la commune (36 au total). Les principaux hameaux où se trouvent des fermes sont par exemple la Godais ou la Chupinais au nord-est ou encore, la Mazure, L'Amplardais ou la Lézais au sud-ouest. Environ trente fermes de la commune sont isolées, preuves en sont les fermes de Tahan ou de l'Auvrairie par exemple. Enfin, quelques fermes se trouvent dans le village, notamment rue de la Rogerie et de la Guerche.

Matériaux :

Le matériau de construction le plus utilisé dans la construction des fermes de Gahard est sans conteste le grès sous la forme de moellon. Il n'existe pas vraiment de sites de carrières connus sur le territoire de la commune, cependant, dans la majorité des cas, la pierre utilisée dans la construction est de provenance locale.

Quelques bâtiments sont entièrement construits en bauge, mais la proportion est assez faible en comparaison avec le grès. La bauge est une technique de construction en terre crue qui ne nécessite pas de coffrage et qui se traduit par des levées de terre successives. De nombreuses dépendances de ferme sont construites en bauge. Certaines granges de la commune sont construites en bauge, c'est le cas par exemple au Val Joie, à la Godais ou encore au Couralay, dans des fermes où le reste des bâtiments est construit en pierre.

Les encadrements de baies sont quant à eux très souvent en granite sur les logis de ferme ; il en existe sur les fermes de la Gennevelais, de Borne ou encore sur certains logis de fermes du hameau de la Lézais. Ce granite provient vraisemblablement de carrières situées dans des communes plus au nord telles que Saint-Marc-le-Blanc ou encore Tremblay.

Typologie :

Il existe de grands types de fermes sur le territoire de la commune qui correspondent aux types rencontrés dans tout le département. Par exemple, un grand nombre de fermes de la commune présente des fonctions combinées, c'est-à-dire que le logis, composé d'une unique pièce à feu généralement, est situé sous le même toit que certaines dépendances. Cette disposition existe à de nombreux endroits de la commune, par exemple, à la Colinais, Beau Bouleau, la Rosière ou encore à la Penaudais. Cependant, dans le cas de bâtiments très anciens, il arrive qu'il existait deux ou trois logis en alignement et que l'un de ces anciens logis soit devenu par la suite une étable ou une écurie. La ferme des Marettes en est un exemple puisque l'étable est installée dans un ancien logis ; la porte en plein cintre de celui-ci est encore visible. Dans ce cas, la disposition à fonctions combinées n'est pas celle d'origine.

Par ailleurs, certaines fermes sont composées de logis à une seule pièce à feu et de dépendances logées dans des bâtiments indépendants. La ferme de l'Auvrairie et une des fermes du Bois Renault en sont des exemples.

Certains logis de ferme sont élevés comme des constructions urbaines et possèdent une façade percée de deux ou trois travées de baies. Les logis de certaines fermes de la Godais ou de la Hurlais en témoignent. Ce type d'organisation du logis est caractéristique des constructions de la fin du 19e siècle.

Dans les fermes, à partir de la fin du 19e siècle, l'adoption des modèles urbains entraîne une séparation des fonctions d'habitation et d'exploitation. De plus, avant cette époque, le logis de la ferme n'était souvent composé que d'une pièce unique ; dans la seconde moitié du 19e siècle, certains logis de ferme commencent a être divisés en deux pièces à feu. Des exemples de logis à foyers juxtaposés sont visibles dans les fermes du Pâtis et de la Barrerie.

Datation :

Comme dans les autres communes du département d'Ille-et-Vilaine, les fermes de Gahard sont nombreuses à présenter des parties construites au cours de la seconde moitié du 19e siècle. Certaines fermes comme Châteauneuf datent entièrement de cette époque.

Toutefois, le nombre de bâtiments construits au cours du 17e siècle est relativement important dans cette commune. En effet, dans certains écarts du nord de la commune tels que la Godais ou la Chupinais, il existe deux ou trois bâtiments de cette époque. A la Chupinais, il existe un logis de ferme daté de 1585. Toutefois, il faut rester prudent quant à l'interprétation de ces bâtiments car il est très probable qu'il ne s'agissait pas de fermes lors de leur construction.

Il existe également de nombreux bâtiments du 18e siècle, comme la Bécassière datée 1718 ou encore le Clairay daté 1766.

Le nombre de dates portées sur des bâtiments de la commune est d'ailleurs relativement important.

Les maisons :

Il existe 92 fiches individuelles concernant des maisons antérieures au milieu du 20e siècle à Gahard.

Implantation :

Plus de la moitié des maisons construites avant le milieu du 20e siècle incluses dans cette base de données sont situées dans le village. Il existe tout de même une trentaine de maisons situées dans des écarts comme la Mazure ou encore l'Amplardais. Dans ces maisons, logeaient des ouvriers, des tanneurs, des marchands, des artisans... Enfin, dix des maisons prises en compte par notre étude sont isolées. C'est le cas de Pontenard, maison qui abritait également un café épicerie et de Piguel par exemple, qui était la maison d'un chaisier selon ce que nous a rapporté la tradition orale.

Matériaux :

Comme pour les fermes, le matériau le plus employé dans la construction des maisons de la commune de Gahard est le moellon de grès. De plus, les encadrements de baies sont également très souvent en granite ; au début du 20e siècle, le granite est remplacé par la brique pour les encadrements de baies et les souches de cheminées, la maison du numéro 15 de la rue de la Guerche en témoigne par exemple.

Enfin, certaines maisons sont construites en bauge ; elles sont assez peu nombreuses et le plus souvent situées en campagne. Les maisons de Piguel ou de Saint-Georges sont des exemples de maisons construites en bauge.

Typologie :

Il existe une différence de composition entre les maisons du village et celles de la campagne. Celles du village, souvent plus récentes que les secondes d'ailleurs, présentent fréquemment une élévation ordonnancée ou même une façade percée de deux ou trois travées. Des maisons de ce type sont visibles aux numéros 15 et 22 rue de la Guerche ou encore au 11 place de la Mairie. Bien entendu, dans le village, il existe une typologie particulière liée au commerce, il s'agit de la maison à boutique représentée par le numéro 28 de la rue Jean Morin par exemple.

Les maisons situées en campagne sont quant à elles majoritairement des maisons élémentaires à une pièce à feu au rez-de-chaussée, surmontée d'un grenier. Les maisons du Petit Profit, de la Gerbaudais ou de Saint Georges illustrent cette typologie.

Enfin, il existe un type de maison présentant une organisation singulière à Gahard. En effet, à la Godais et à la Barrerie, se trouvent deux maisons possédant un rez-de-chaussée et un étage divisé en deux pièces, chaque pièce possède un accès indépendant. Au rez-de-chaussée, il existe une pièce à feu et une pièce sans feu, idem à l'étage. Cependant, l'originalité du plan réside dans le fait que les cheminées sont situées sur les pignons opposés, ainsi, elles ne sont pas superposées comme dans la majorité des cas. La fonction de la pièce sans feu du rez-de-chaussée reste difficile à identifier, peut-être s'agissait-il d'un cellier ou bien d'une pièce de travail liée à une activité particulière : tissage de toiles de chanvre ou de lin, tannerie ? Ces deux maisons datent de la fin du 16e ou du début du 17e siècle.

Datation :

Encore une fois, tout comme pour les fermes, les maisons de la commune datant du 17e siècle sont relativement nombreuses. Il en existe en effet une quinzaine, majoritairement situées en campagne. Certaines de ces maisons sont datées, c'est le cas de la maison de type ternaire des Viviers datée 1667 ou encore d'une petite maison de la Gerbaudais portant la date de 1630.

Il existe quelques maisons dont la construction remonte probablement au 18e siècle en campagne, à la Boë et à la Péraudais entre autre. Ces maisons sont souvent composées d'une seule pièce à feu au rez-de-chaussée.

La fin du 19e siècle et le début du 20e siècle est l'époque la plus florissante en terme de construction de maisons à Gahard. C'est en effet l'époque où le village se développe, ainsi certaines maisons du bourg portent des dates, 1905 pour celle du numéro 26 rue Jean Morin et 1904 pour celle du numéro 2 de la rue de la Guerche.

Le presbytère :

Le presbytère a été construit en 1893 comme l'indique un document d'archives, pour un coût s'élevant à 13 477 francs.

Ce presbytère a été construit à la fin du 19e siècle à l'emplacement de l'ancien presbytère qui figure sur le cadastre de 1828. L'ancien bâtiment possédait un plan relativement complexe, avec de nombreux décrochements à l'arrière.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationsmaison, ferme
AdresseCommune : Gahard
Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Décompte des œuvres repérées 244
étudiées 0

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Ille-et-Vilaine. Série O : Administration et comptabilité communales. Edifices publics. Monuments et établissements publics. Presbytère (1808-1934) : 2 O 119/15.

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • BARDEL, Philippe, MAILLARD Jean-Luc. Architecture de terre en Ille-et-Vilaine. Rennes : Apogée, Ecomusée du Pays de Rennes, 2002.

  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

  • LUCAS, Jules. Un coin d'Ille-et-Vilaine. Gahard. Gahard : Amicale Laïque de Gahard, Association Familles Rurales de Gahard, Association Gahardaise d'Initiatives et Réflexions, Association des Parents d'Elèves de l'Ecole Publique de Gahard, 1994.

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • PEROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. Architecture, méthode et vocabulaire. Paris : Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France, Centre des monuments nationaux/Editions du patrimoine, 2000.