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Les manoirs sur la commune de Mernel

Dossier IA35003288 réalisé en 1999

Plus exhaustive que celle du géographe Ogée qui ne cite que deux maisons nobles, à savoir Saint-Maur et la Guinebergère, la recension établie par Paul Banéat dans les années qui précèdent 1929 mentionne une dizaine de manoirs : la Châtaigneraye, la Pacaudaye, la Vieuville, Bépihan (Psihan, ?), la Tohinière, Pontrouault, la Guisnebergère, Poussehart et le Chastelet, auxquels il faut ajouter Saint-Maure.

Ces lieux nobles étaient inégalement répartis sur le territoire paroissial : la proximité des anciens grands chemins semble l'un des facteurs déterminant de leur implantation. Ainsi, on relève trois sites d'anciens manoirs échelonnés le long de la voie menant de Maure à Maxent, deux proches de la route reliant Rennes à Guer, enfin deux autres de part et d'autre de la route conduisant de Maure à Lohéac.

La plupart ont disparu à une époque indéterminée pour laisser place à des fermes, sans doute dès avant l'enquête qui a précédé la rédaction du dictionnaire d'Ogée vers 1780. Ainsi en est-il advenu des manoirs de la Pacaudais, du Châtelet, de Proud'Hart et des Tohinières. Hormis l'important manoir de la Châtaigneraie déja grandement ruiné sur le cadastre de 1836, toutes les anciennes maisons nobles subsistantes sont mentionnées comme fermes à cette date, à savoir : le Pont Rouault, la Guinebergère, la Vieuxville et Saint-Maure.

De la Guimbergère, fief de haute justice, ne subsistent que les vestiges - un morceau de logis ancien (début XVIe) d'un grand manoir dont le plan en équerre rappelle celui de la Châtaigneraie disparu. Le Pont Rouault n'a conservé que le fort volume d'un logis de type ternaire à faux plan double et coiffé d'un toit à croupes, sans doute édifié à la charnière des XVIe et XVIIe siècles. La silhouette du logis de Saint-Maure, avec son toit pentu à coyaux, trahit une construction ancienne (XVIIe siècle ?), édifiée sans doute sur un modèle ternaire avec un escalier hors-oeuvre en façade postérieure figuré sur le cadastre de 1836.

Curieusement, Banéat ne qualifie pas la "maison de Richebonne" de manoir, peut être parce que les sources archivistiques sont muettes à son égard. La typologie de l'édifice et la cheminée armoriée de la salle désignent pourtant l'édifice comme une maison noble.

La demeure de Tellian, enfin, s'avère un cas intéressant d'appropriation du modèle manorial d'Ancien régime par les notables du milieu du XIXe siècle.

Aires d'étudesIlle-et-Vilaine
Dénominationsmanoir
AdresseCommune : Mernel
Période(s)Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Décompte des œuvres repérées 5
étudiées 0

Références documentaires

Bibliographie
  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. nlle éd[1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

    T.II p. 31
  • BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine Histoire Archéologie Monuments Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, 4 vol.

    T.II p. 388-391